Bonjour tout le monde !
Voilà le chapitre 44.
J'espère que tout va bien pour vous, moi, je meurs de chaud !
Bonne lecture ;)
Chapitre 44
Drago se réveilla en sursaut en sentant son amant faire de même. Il ne savait pas ce qui l'avait réveillé, et l'absence de luminosité l'empêchait de voir quoi que ce soit. D'un geste rapide, il s'empara de sa baguette, posée sur la table de chevet, et lança un lumos.
Il vit alors Dobby qui se balançait au pied du lit. Toute envie de récrimination le quitta lorsqu'il s'aperçut que l'Elfe tenait le médaillon entre ses mains. Ils avançaient, enfin.
Son petit-ami parvint enfin à glisser ses lunettes sur son nez et avisa l'Elfe à son tour. Il se leva d'un bond avant de s'agenouiller devant Dobby.
- Tu as réussi ! s'exclama-t-il en prenant le médaillon que lui tendait la créature.
- Oui, Harry Potter, Monsieur. Dobby s'excuse de n'être de retour que maintenant et de l'heure qu'il a choisie pour venir mais il s'est dit que Harry Potter serait content même si Dobby le réveillait.
- Ne t'excuse de rien, Dobby, tu as bien fait. Est-ce que tu vas bien ? Tu n'as eu aucun souci ? s'enquit le Gryffondor.
- Dobby va bien, Harry Potter, Monsieur. Il s'est contenté de suivre la sorcière pour connaître ses habitudes et surtout, pour savoir ce qu'elle utilisait pour se protéger. Comme elle posait le médaillon sur sa table de chevet, Dobby n'a eu aucun souci à le lui prendre. La sorcière risque d'être très contrariée à son réveil.
Drago et Harry échangèrent un sourire en coin. Le Serpentard aurait aimé être invisible pour voir comment elle allait réagir en se rendant compte de la disparition du bijou.
- Allons réveiller Ron et Hermione pour leur annoncer ça, dit Harry.
D'un coup de baguette, Drago s'habilla et fut imité par le Gryffondor. Une fois sortis de la chambre, ils se séparèrent. Harry alla réveiller ses deux meilleurs amis tandis que Drago et Dobby se rendirent directement dans le salon, peu enclins à se rendre dans les chambres des deux autres Gryffondor.
L'Elfe sembla se rendre compte qu'il se retrouvait seul avec le fils de son ancien maître. Il se balança d'avant en arrière, triturant nerveusement ses mains.
Drago n'était clairement pas à son aise non plus. Il trouvait que la nervosité de la créature était contagieuse car, avant de la remarquer, il n'avait même pas relevé le fait qu'ils étaient seuls. Il fallait dire qu'il se foutait un peu de ses serviteurs. Il ne les avait jamais maltraités, contrairement à son père, mais on ne pouvait pas dire qu'il était particulièrement bienveillant non plus.
Heureusement, son petit-ami arriva très vite, trépignant d'impatience en attendant les autres qui eux, mirent plus de dix minutes à les rejoindre.
- Sérieusement, vieux, ça va pas de nous réveiller à des heures pareilles sans même dire pourquoi ?! ronchonna Weasley.
Puis Granger avisa la présence de Dobby et toute trace de sommeil quitta son visage.
- Dobby ! Comment vas-tu ? Tu as réussi ?
Une fois de plus, Dobby assura qu'il se portait très bien et que rien de fâcheux n'était arrivé. Harry eut l'idée d'appeler Kreattur pour que lui aussi voie que le médaillon était dorénavant en leur possession. Drago fut une fois de plus frappé par la bonté de son amant. Celui-ci se comportait avec les Elfes comme il se comportait avec d'autres humains.
Remarquer ce fait avant que leur relation ne change aurait fait qu'il se serait moqué d'Harry mais aujourd'hui, il avait seulement l'impression de l'aimer un peu plus fort. Il était tout ce qu'il ne serait jamais : généreux, désintéressé, courageux…
Bien sûr, Drago avait beaucoup changé ces derniers mois au contact d'Harry mais si demain Harry venait à le quitter, il redeviendrait probablement comme avant de le côtoyer aussi étroitement ou presque.
Il sortit de ses pensées en sentant un choc sur son front. Weasley venait d'essayer un Reducto sur le médaillon, ce qui n'avait fait que le projeter en direction de la tête du Serpentard. Celui-ci se frotta à l'endroit de l'impact et sentit déjà une bosse se former alors que quelques larmes incontrôlables lui échappaient.
- Bordel Weasmoche ! Tu ne peux pas faire attention ?! s'énerva le Serpentard.
- Ouais, ça va, j'ai pas fait exprès, rétorqua l'autre.
- Sérieusement, tu es atrophié du bulbe ou quoi ?! Qu'est-ce que tu n'as pas compris la dernière fois quand on a énoncé les moyens de détruire ces foutus objets ?!
- Eh, parle-moi mieux ! Je me suis excusé et je t'ai dit que je ne l'avais pas fait exprès, alors ça va ! s'écria Weasley en se levant et en s'approchant de Drago.
- Non, justement, tu ne t'es pas excusé !
- Ok, tout le monde va se calmer, intervint Harry en se glissant entre les deux jeunes hommes.
- Non, mais regarde mon front, Harry ! Je suis défiguré à cause de ce débile profond !
Alors que Weasley s'apprêtait à répondre, probablement pour insulter le Serpentard à son tour, Hermione le supplia de quitter la pièce pour mettre fin à la dispute. Sous l'insistance de la jeune femme, le Gryffondor finit par partir. Hermione se dirigea alors vers son petit sac en perle, laissé dans un coin du salon et se planta devant Drago, un baume entre les mains.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda le Serpentard, soupçonneux.
- Un baume fait par les jumeaux Weasley. Il est très efficace contre toute sorte de contusions, expliqua la jeune femme en ouvrant le pot.
- Tu crois vraiment que je vais te laisser soigner mon visage avec quelque chose fabriqué par les jumeaux ?! s'exclama Drago, horrifié.
- A toi de voir, c'est ça ou alors, tu vas garder la trace du coup pendant plusieurs jours, rétorqua Granger.
- Va savoir ce qu'il risque de m'arriver une fois que tu m'auras mis ce truc sur le front….
- Malefoy, je m'en suis déjà servi et je t'assure qu'il fonctionne très bien. La bosse aura disparu demain matin à ton réveil, lui assura Granger d'une voix apaisante.
Drago hésita quelques instants avant de hocher la tête. La jeune femme prit donc une dose généreuse de baume et l'appliqua sur la jolie bosse. Le Serpentard devait avouer que la douleur s'était apaisée quasi instantanément, preuve que le produit était au moins efficace pour ça.
- Fred et George testaient leurs produits eux-mêmes et ils avaient souvent besoin de faire disparaître les contusions. Comme les produits venaient de leurs propres imaginations, les baumes de soin classiques étaient souvent inefficaces, d'où la création de celui-ci, expliqua Granger tout en continuant à frotter la pommade sur la bosse.
Tout le long du traitement, Harry était resté aux côtés de Drago, lui tenant la main. Le Serpentard ne pouvait pas s'empêcher de se sentir touché par ce geste. Pourtant, c'était assez ridicule, il n'était pas en danger de mort, mais ça lui plaisait tout de même.
- C'est bon, Malefoy, demain, tu n'auras plus rien.
La jeune femme se leva et rangea le baume dans son sac.
- Hum… Merci, finit par dire Drago.
Il était étrange de constater comme certains mots lui posaient encore problème. Pourtant, il était vraiment reconnaissant envers Granger. Elle aurait pu le laisser comme ça, il n'en serait pas mort. Elle aurait aussi pu lui laisser le baume pour qu'il se débrouille mais non, elle l'avait soigné. Ce n'était peut-être pas grand-chose mais ça lui prouvait qu'elle se souciait de lui, tout comme après le mariage, lorsqu'elle l'avait étreint tellement elle était soulagée de le revoir.
- De rien, Malefoy. Je ne te demanderais qu'une chose en échange…
- Je croyais que vous, les Gryffondor, vous ne demandiez jamais rien en échange de votre aide, fit semblant de ronchonner Drago.
- Pas toujours, s'amusa Hermione. Je disais donc, qu'en échange de mes bons soins, je te demande de t'excuser envers Ron demain matin…
- M'excuser ?! Moi ?! s'exclama Drago en lâchant un petit rire nerveux. Sérieusement, Granger, je ne m'excuserais pas même si j'étais en tort, et là, je ne le suis pas. Il a utilisé un sort de destruction alors qu'il savait très bien que ça ne fonctionnerait pas. Je me suis pris ce foutu médaillon en plein dans le front et j'ai réagi sous le coup de la douleur. Note aussi qu'il ne m'a pas une seule fois demandé pardon. Alors non, je ne vais pas demander pardon à Weasmoche. Par contre, si lui me présente ses excuses pour son imbécilité, je les accepterais, pour te faire plaisir, rétorqua Drago.
- Tu es tellement gentil, Malefoy, tu devrais faire attention, bientôt tu seras aussi doux qu'un agneau, se moqua Hermione.
- Ouais, je sais, ma bonté me perdra.
C'est dans un éclat de rire qu'Hermione quitta la pièce, le laissant seul avec Harry qui riait aussi. Ensemble, ils retournèrent se coucher pour finir leur nuit. Il regarda son amant mettre le médaillon dans sa table de nuit avant de s'allonger et de rabattre la couverture sur eux deux.
- Bonne nuit, dit le Gryffondor avant d'embrasser le Serpentard.
- Bonne nuit, répondit celui-ci en se lovant contre le corps d'Harry.
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Il fut réveillé le lendemain matin par le bijou que lui avait offert Harry pour son anniversaire. Il prit tout de même le temps de s'étirer et de bailler en oubliant toute notion de classe, avant de se lever et de rejoindre le bureau qu'il y avait dans la chambre. Là, il ouvrit le pendentif et trouva une petite note à l'intérieur.
« Bonjour, mon fils. Donne-moi de tes nouvelles, je commence à être inquiète. »
Drago se dépêcha de retourner la note et écrivit au dos :
« Tout va bien, maman, je suis en sécurité. Tu seras contente d'apprendre que la plupart du temps, je m'ennuie comme pas possible. Je t'embrasse. »
Il ne tarda pas à recevoir une nouvelle note :
« Bien, prends soin de toi et passe mon bonjour à Harry. Je t'embrasse aussi. »
Drago sourit en jetant le morceau de parchemin et décida d'aller se laver. Une fois propre et prêt, il descendit jusqu'à la cuisine où un magnifique petit-déjeuner l'attendait.
- Kreattur ne connaît pas encore bien les goûts de chacun alors il a fait un peu de tout, mais si le compagnon du Maître a envie d'autre chose, il n'a qu'à demander à Kreattur…, commença l'Elfe.
- C'est très bien ainsi, Kreattur, le coupa-t-il avant de s'attabler.
- Merci, ajouta une voix réprobatrice derrière lui.
- Mes mercis sont implicites Granger, rétorqua Drago en se servant du thé.
- Eh bien ils seraient beaucoup plus appréciés s'ils étaient explicites.
- Merci pour cette leçon de morale Granger.
La jeune femme n'ajouta rien et s'installa face à Drago tout en remerciant Kreattur et en lui disant qu'il n'était pas obligé de faire ça. La créature lui assura qu'il l'avait fait avec plaisir et qu'il avait oublié pendant trop longtemps ce qu'était qu'être un vrai Elfe de maison.
Ils furent bien vite rejoints par Weasley qui s'attabla sans un mot pour Kreattur, s'attirant ainsi le regard noir de Granger, ce qu'il ne sembla même pas remarquer tant il était occupé à se servir. Harry arriva peu après et ils gardèrent tous le silence pendant qu'ils mangeaient.
Ce ne fut qu'une fois la table débarrassée qu'ils se mirent à parler du médaillon et de ce qu'il convenait de faire dans l'immédiat.
- J'ai pensé qu'on aurait pu demander à Dobby de voler l'épée ou des crochets de Basilic dans la Chambre, suggéra Ron.
- Non, Dobby accepterait peut-être mais là, on parle d'un endroit où il travaille. Je ne veux pas le pousser à faire ça. Pour ce qui est de la Chambre des Secrets, je doute qu'il puisse passer les barrières Fourchelang, même avec ses pouvoirs, expliqua Harry.
- Donc, on en reste au même point, on ne prend aucun risque tant qu'on ne sait pas qui sera à la tête de l'école, intervint Hermione.
- On prendra des risques s'il le faut mais autant attendre de voir qui deviendra directeur.
Les quatre acquiescèrent, ils étaient au moins d'accord sur ça.
- Sinon, je pense qu'il y a toujours une possibilité de se procurer du venin de Basilic dans l'Allée des Embrumes mais à savoir si le venin seul réussira à détruire le Médaillon. Avec un crochet ou l'épée, on a l'arme qui servira à le distiller mais sans rien, je ne sais pas trop, dit Drago.
- L'Allée des Embrumes n'est déjà pas un endroit sûr en temps normal, je pense qu'il l'est encore moins depuis que Voldemort a pris le contrôle du Ministère.
Harry n'avait pas tort. Drago y était allé à plusieurs reprises et il savait que sans la présence de son père qui était un personnage très respecté, il n'en serait jamais ressorti vivant.
- De toute façon, nous avons assez à faire pour nous permettre de mettre la destruction du médaillon de côté au moins quelques semaines. Nous n'avons qu'à nous concentrer sur les autres Horcruxes, ajouta Harry.
Commença alors une discussion sur les endroits où ils devaient commencer à chercher. Plusieurs lieux furent énoncés, comme Poudlard, Godric's Hollow, Pré-au-Lard, une forêt d'Albanie, un orphelinat dans Londres, la boutique de Barjow et Beurk… Enfin, toutes sortes d'endroits que le Lord avait fréquenté au cours de sa vie.
En fait, Drago réalisa rapidement que son amant n'avait aucune idée d'où pouvaient se trouver les objets. Il n'y avait que pour Poudlard qu'il paraissait sûr de lui mais Granger ne semblait pas partager son avis. Drago était plutôt d'accord avec elle dans le sens où le Mage Noir n'aurait pas laissé un de ses précieux Horcruxes sans protection et Dumbledore aurait forcément ressenti la concentration de magie noire.
Finalement, ils optèrent pour les endroits les plus faciles à atteindre, ceux qui se trouvaient dans le monde moldu, et il y en avait peu. Quelque chose disait à Drago que le temps de l'ennui était passé et il avait presque envie d'en sauter de joie.
Cependant, avant même de partir à la recherche des objets, ils devaient se refaire un stock de Polynectar. Il ne leur restait plus grand-chose et ce n'était pas le genre de potion à laquelle il fallait penser au dernier moment.
Et voilà pour ce chapitre 44.
Avez-vous aimé ?
Qu'avez-vous pensé de l'altercation entre Ron et Drago ?
Pour la semaine prochaine, nous serons du pdv d'Harry et nous aurons une visite de Lupin.
Je vous souhaite une bonne semaine et vous dit à vendredi !
Bisous à tous et à toutes.
