Coucou tout le monde !

Me voilà sans retard ce qui est plutôt rare ces temps-ci ! XD

Bonne lecture à tous.


Chapitre 51


Lorsqu'Harry se leva dans l'idée de rejoindre la cuisine pour prendre son petit déjeuner, son œil fut attiré par une enveloppe se trouvant au sol, dans l'entrée. Elle avait dû être glissée par-dessous la porte et Harry en déduisit qu'elle ne pouvait venir que de Ron ou de Remus. Ils étaient les seuls à avoir accès à la maison depuis qu'Harry avait refait le Fidelitas.

Le jeune homme s'empara de la lettre et vit qu'elle lui était adressée. Il l'ouvrit sans attendre tout en priant pour qu'elle vienne de Ron. Il adorait Remus et il espérait vraiment avoir de ses nouvelles aussi, mais son meilleur ami n'avait donné aucun signe de vie depuis son départ, presque un mois plus tôt.

Un grand sourire éclaira son visage lorsqu'il reconnut l'écriture brouillonne de Ron. Il s'excusait d'être parti de cette manière et d'avoir essayé d'attaquer Drago. Il promettait de s'excuser auprès de lui en personne. Il lui disait ensuite qu'il allait bien et qu'il s'était réfugié chez Bill.

Il lui indiquait ensuite qu'il y avait un petit morceau de parchemin à l'intérieur de l'enveloppe et qu'elle contenait l'adresse de son frère aîné, écrite de sa main. Enfin, Ron demandait à Harry s'il pouvait venir le rencontrer à la chaumière aux coquillages.

Apparemment, il ne se sentait pas encore prêt pour faire face aux deux autres mais voulait s'assurer que tout allait bien pour eux et prendre des nouvelles de leur avancée en son absence. Harry fut heureux que Ron fasse ce premier pas vers lui et il était plus que déterminé à le rejoindre au plus vite. Il se dépêcha de remonter à l'étage et même s'il savait que ça n'allait pas lui plaire, il réveilla son amant pour le prévenir.

Celui-ci fut de mauvaise humeur autant en raison de son réveil en sursaut que par la raison pour laquelle Harry voulait lui fausser compagnie.

- Drago, il s'agit de mon meilleur ami et je peux enfin tenter d'arranger les choses. De plus, je serai dans un endroit aussi sécurisé qu'ici et je prendrai le miroir à double sens qu'Hermione m'avait donné à la fin de notre sixième année. Tu sais, pour maintenir le contact pendant que j'étais chez toi. Tu n'auras qu'à lui demander l'autre morceau pour me voir pendant mon absence…, plaida Harry, survolté.

- C'est bon, Potter, c'est bon, va donc retrouver Weasley, le coupa Drago avec un sourire en coin.

Harry embrassa son amant avec passion et quitta le lit rapidement. Avant de sortir de la pièce, il se retourna vers le Serpentard.

- Tu pourras tout expliquer à Hermione ? demanda-t-il.

- Elle au moins, elle va pouvoir continuer à dormir, ronchonna Drago, pour la forme.

Harry laissa échapper un petit rire avant de redescendre et de partir du Square Grimmaurd. Il arriva à l'adresse indiquée par Ron quelques secondes plus tard et apprécia tout de suite l'endroit. Le petit cottage se trouvait en bord de mer et respirait le calme. Même s'il en avait envie, Harry ne s'attarda pas plus sur les alentours et se dirigea vers la maison. Il tapa à la porte et elle s'ouvrit rapidement sur Fleur qui lui offrit un grand sourire.

- Ron nous avait prévenu que tu risquais de venir. Je suis contente de te voir ! dit-elle dans son accent français.

Elle se déplaça pour permettre à Harry d'entrer et poursuivit.

- Bill n'est pas là, il est au Terrier pour voir Molly et Arthur. Tu pourras trouver Ron dans la première chambre de l'étage, la porte de droite, lui indiqua-t-elle.

- Merci beaucoup, Fleur.

- Tu as pris ton petit déjeuner ?

- Heu… Non. J'ai vu la lettre de Ron à mon réveil et du coup, je suis parti dans la précipitation, expliqua-t-il, gêné, en réalisant qu'il avait faim.

- Il n'y a pas de soucis. Ce sera prêt dans cinq minutes.

- Oh, je ne voudrais pas te déranger…

- Mais non, Harry ! Tu as sauvé la vie de ma petite sœur, tu seras toujours le bienvenu chez moi. Va donc retrouver Ron, je m'occupe du petit déjeuner.

Le jeune homme s'exécuta et trouva Ron dans la pièce indiquée par la maîtresse de maison. Celui-ci se redressa dès qu'il aperçut le Survivant et l'étreignit fortement.

- Je suis désolé, vieux, vraiment désolé, dit-il.

- Je sais, Ron, ça va, ce n'est rien. Je suis tellement content que tu aies laissé cette lettre ! J'avais peur qu'il te soit arrivé quelque chose depuis ton départ…

- Ouais, j'aurais dû écrire plus tôt pour vous rassurer… J'ai été idiot. Surtout que Malefoy avait raison, même si ça m'emmerde de le reconnaître, s'il doit y avoir un coupable dans toute cette histoire, c'est bien moi.

- Drago n'aurait jamais dû te dire les choses de cette façon…

- Non, peut-être pas, mais je n'ai pas non plus été très sympa. Franchement, je le déteste et je crois que ça ne changera jamais. Chaque fois que je le vois, je me souviens de toutes ses insultes et ses coups bas. Peu importe qu'il soit amoureux de toi, car ça se voit qu'il l'est, peu importe aussi qu'il soit cool avec Hermione, je n'arrive pas à voir une autre personne que celui que j'ai connu à Poudlard. Cependant, que je le veuille ou non, il fait partie de l'équipe et je vais faire des efforts, de vrais efforts pour l'accepter.

Harry acquiesça sans rien ajouter. Il ne pouvait pas demander plus à Ron, tout comme il ne pouvait pas demander mieux à Drago. La tolérance de l'autre était déjà un gros pas en avant pour ces deux-là, il ne fallait pas trop pousser.

- En ce qui concerne Hermione, je dois me faire une raison, j'ai laissé passer ma chance, si elle a réellement existé un jour. J'essaie de me convaincre, de me dire que si ça ne s'est pas fait, c'est qu'il y a une bonne raison à ça. Une fois que toute cette merde de guerre sera derrière nous, je trouverai peut-être une fille faite pour moi et puis, si ça n'est pas le cas, je suis jeune, ça viendra…

Encore une fois, Harry se contenta d'opiner, ne sachant pas quoi dire. Il voyait que son meilleur ami disait ça sans vraiment y croire. Comme il l'avait dit, il essayait de se convaincre et ça prendrait du temps.

- Alors, quelles sont les nouvelles des recherches ?

Harry raconta les visites qu'ils avaient faites depuis qu'il était parti et l'absence totale de progrès. Ron l'encouragea à garder espoir et à persévérer et Harry se sentit apaisé… Malgré ses manquements tout au long de ces dernières années, Harry n'oubliait pas qu'il avait toujours pu compter sur lui dans les pires moments.

Ron n'était pas parfait, il avait ses faiblesses mais qui n'en avait pas ? Quel genre d'ami Harry serait-il s'il se focalisait sur les moments où les défauts de Ron avaient pris le pas sur ses qualités ? Non, Ron était qui il était mais il n'en restait pas moins important pour lui et pour leur mission.

- Je compte bien revenir, promit Ron au bout d'un moment. J'attends juste que Ginny rentre pour les vacances de Noël, pour être rassuré. Elle multiplie les mutineries contre Rogue et on craint que des Mangemorts s'en prennent à elle sur le chemin du retour. Elle ne se rend pas compte qu'en agissant comme ça, elle ne rend service à personne.

- Tes parents doivent être morts d'inquiétude.

- Ils le sont tout le temps et pour chacun de nous en ce moment, tu te doutes bien, mais oui, Ginny ne les aide pas du tout.

Harry comprenait pourquoi la dernière des Weasley agissait ainsi. Elle combattait de la manière dont elle le pouvait, comme ils le faisaient tous, mais il aurait préféré qu'elle se tienne tranquille, pour son propre bien et pour le bien de sa famille. Les Weasley étaient déjà suffisamment en danger sans avoir besoin d'en rajouter.

Le Survivant resta à la chaumière jusqu'après le repas du midi et il rentra ensuite au Square Grimmaurd où il retrouva Hermione et Drago dans le salon, en train de lire chacun un ouvrage. Sans attendre les questions de sa meilleure amie, Harry lui rapporta tout ce que Ron lui avait dit ou du moins, ce qu'il pouvait lui confier. Il passa sous silence toutes les confessions de son meilleur ami sur ses sentiments pour la jeune femme.

- C'est bon de savoir qu'il se porte bien et qu'il regrette d'être parti, dit-elle simplement en se pinçant les lèvres.

- Tu lui en veux, devina Harry.

- Bien sûr que je lui en veux ! Il s'est passé presque un mois depuis qu'il est parti. Un mois où je me demandais s'il était en sécurité ou s'il s'était fait prendre je ne sais comment. Puis, il a essayé d'attaquer Drago et il nous a plantés, là, comme ça… Je sais qu'il a un caractère plutôt difficile et qu'il réagit souvent à chaud en regrettant plus tard mais là, il a mis un mois avant de chercher à nous rassurer.

Harry acquiesça, compréhensif. Pour sa part, il s'était contenté des excuses de Ron, heureux de le retrouver mais il comprenait qu'Hermione n'en fasse pas autant.

- Il m'a aussi dit qu'il comptait faire ses excuses à Drago en personne, ajouta Harry.

- C'est bien la moindre des choses, dit sèchement Hermione.

Drago la regarda, un sourcil haussé et un petit sourire en coin.

- Voilà que tu me voles mes répliques, Granger.

- S'il vous plaît, lorsqu'il sera de retour, ne faites pas d'histoires en ressassant son départ. Il est désolé, c'est l'important, non ?

Drago se contenta de lever les yeux au ciel sans rien dire et Harry comprit qu'il ferait de son mieux pour ne pas compliquer les choses. Hermione, par contre, ne semblait pas du tout d'accord.

- Je ferai ce que je juge bon de faire, trancha-t-elle. Il s'en est toujours sorti à bon compte avec nous. Je n'ai rien dit lorsqu'il m'a reproché pendant des mois la perte de son rat. Tu n'as rien dit lorsqu'il a refusé de te parler par rapport au Tournoi. Je ne parle pas de la sixième année car là, je suis la seule en cause, au final. Bref, il a souvent abusé et revenait vers nous la bouche en cœur…

La jeune femme poussa un profond soupir avant de continuer.

- C'est trop facile, Harry. Il s'est engagé à nous suivre et il nous a lâchés. Certes, nous sommes en sécurité ici, mais quelque chose aurait pu mal tourner et il n'aurait pas été présent pour nous aider. Jusque-là, c'était des histoires de gamins mais je trouve que cette fois-ci, c'est bien plus grave ou ça aurait pu l'être, termina Hermione.

Harry décida qu'il ne servait à rien d'insister, sa meilleure amie pouvait se montrer bornée, elle aussi, et seul le temps allait lui permettre de revenir à de meilleurs sentiments.

- Bon et si nous décidions du prochain endroit où nous rendre ? lança Drago dans le but évident de clore le sujet « Ron ».

- Je voudrais aller à Godric's Hollow, répondit Harry sans même prendre le temps de la réflexion.

- Harry, on en a déjà parlé, intervint Hermione, presque lasse. C'est trop dangereux d'aller là-bas, il doit s'y attendre et on sait très bien qu'il n'y a aucune chance qu'il ait laissé un Horcruxe dans ce village.

En effet, le village ne représentait, à leur connaissance, rien pour Voldemort. La seule chose qu'il y avait vécue devait être sa défaite le soir d'Halloween lorsqu'il avait attaqué les Potter. Bref, rien à voir avec les Horcruxes mais, Harry avait besoin de voir l'endroit où il avait vécu un peu plus d'une année avec ses parents. Il avait aussi besoin de se recueillir sur leurs tombes, qu'il n'était encore jamais allé voir.

- On sera sous Polynectar…, tenta Harry.

- Oui et là encore, il s'y attend. Bien sûr que nous prenons des risques à chaque fois que nous sortons mais là, c'est en prendre beaucoup trop alors qu'on a la certitude que ça ne nous fera pas avancer dans notre recherche.

Harry détestait quand sa meilleure amie trouvait de si bons arguments pour défendre un point de vue à l'opposé du sien. Il ne trouvait absolument rien à dire pour plaider sa cause.

- Ecoute, Harry, je comprends que tu veuilles t'y rendre mais une fois que tout sera réglé, tu auras tout ton temps pour le faire en toute sécurité, ajouta la jeune femme avec plus de douceur.

La première pensée d'Harry fut qu'il pourrait le faire, si seulement il survivait à cette guerre… Bien sûr, il ne le dit pas à haute voix. Il se contenta d'hocher la tête sans cacher sa déception et assista au reste de la conversation sans participer, sans ni même sans réellement écouter.

Il était coincé. S'il insistait pour qu'ils y aillent, il se montrerait trop égoïste en exposant les autres juste pour un besoin personnel. S'il se décidait de s'y rendre seul, il le serait tout autant car il forcerait les autres à partir à sa suite ou à s'inquiéter.

Pourtant, il n'avait aucune envie de renoncer. Peut-être qu'il devait juste se montrer patient et soumettre cette idée chaque fois qu'ils abordaient le sujet du prochain endroit où se rendre. Ça restait très égoïste, mais Harry commençait à se faire à l'idée qu'il l'était un peu.

Un peu plus tard, Harry demanda à Kreattur d'aller se reposer car il avait envie de préparer le repas lui-même. Il n'était pas particulièrement doué en la matière. Jusqu'à très récemment, ses connaissances étaient limitées au bacon et aux toasts que sa tante Pétunia lui avait demandés de préparer pour le petit déjeuner lorsqu'il vivait encore chez les Dursley.

Cependant, il avait appris quelques trucs auprès de son Elfe et cuisiner des pâtes en sauce était à présent dans ses cordes. De plus, ça lui occupait l'esprit et il en avait cruellement besoin. Son meilleur ami serait bientôt de retour et ça, ça le rendait heureux mais à côté de ça, ils n'avançaient pas d'un pouce par rapport aux Horcruxes.


Et voilà pour ce 51. Comme vous le voyez, il était plus centré sur l'amitié Ron/Harry.
Qu'avez-vous pensé de ses excuses ? De la réaction d'Hermione ? De celle de Drago ? Bref, qu'avez vous pensé de ce chapitre ?

Pour le chapitre suivant, nous serons du pdv de Harry et il y aura du danger ! De plus, je vous promet une fin bien... sadique ! Héhé !

Bisous à tous et à toutes et à la semaine prochaine ;)