Hello !

Aujourd'hui, je suis dans les temps ;)

Je vous laisse à votre lecture.


Mimily : Eh oui, je ne pouvais pas tuer Harry XD Je te remercie et j'espère que ce chapitre te plaira. Bisous !


Chapitre 54


Drago se réveilla en sursaut et sut tout de suite pourquoi. Son amant était à ses côtés et bougeait dans tous les sens. Le Serpentard comprit qu'il était en proie à un cauchemar, mais il eut beau tenter de le réveiller, rien n'y fit. Alors qu'il commençait sérieusement à s'inquiéter, son petit-ami revint à lui, essoufflé.

- Ça va ? s'enquit Drago, en caressant le front d'Harry qu'il serrait contre lui.

- Non, j'étais… J'étais lui…, bafouilla-t-il dans un état second.

Harry lui avait déjà parlé des « visions » qu'il avait. Drago ne pouvait pas s'empêcher d'être sceptique mais les faits étaient là, dans certaines circonstances, son amant pouvait voir ce que Voldemort faisait et ressentir ce qu'il ressentait.

Discrètement, Drago faisait des recherches sur ce phénomène dès qu'il le pouvait, mais il n'avait rien trouvé qui se rapproche un tant soit peu de ce que lui racontait Harry.

- Tu veux me raconter ? lui proposa Drago, tout de même curieux.

- Il a dit son nom… Grindelwald… Il voulait quelque chose qui lui avait appartenu mais Grindelwald lui a dit qu'il devait se douter qu'il ne l'avait plus. Je ne sais pas où ils étaient…

- Ils étaient à Nurmengard, c'était la prison que Grindelwald avait créée pendant son ascension, et Dumbledore l'y avait enfermé à l'intérieur après sa victoire, quand il l'a battu en duel en je ne sais plus quelle année, l'informa Drago.

- Oui, ça devait être ça, je ne sais pas grand-chose à part que, sans magie, il aurait été impossible de venir et de partir de l'endroit où il était. Donc, Vol… Enfin, Tu-sais-qui, voulait quelque chose que Grindelwald n'avait plus et après, il a fouillé dans son esprit pour savoir où était cette chose, mais je n'ai rien vu, je ne sais pas pourquoi...

- Tu ne sais pas ce que c'était exactement ?

- Non, ils n'ont pas nommé ce qu'il cherchait, mais c'est quelque chose qui a appartenu à Gregorovitch que Grindelwald lui a dérobé et qu'il n'a plus maintenant, récapitula Harry.

Drago se souvenait des rêves qu'Harry avait eues ces derniers mois, mais il ne savait pas comment celui-ci avait réussi à les relier entre eux. Alors, il le lui demanda.

- Je ne sais pas, j'ai dû louper des choses puisque je ne suis pas tout le temps dans sa tête, mais j'ai l'intime conviction que ce qu'il cherchait auprès de Gregorovitch est la même chose qu'il cherchait aujourd'hui auprès de Grindelwald et qu'il va continuer à chercher. J'ai le sentiment que c'est vraiment crucial pour lui.

Gregorovitch était un fabricant de baguettes, ça, il le savait, et Harry aussi puisque c'était lui, Drago, qui le lui avait rappelé. Voldemort avait aussi capturé Ollivander. Il était plus qu'évident que Grindelwald ne possédait plus de baguette à présent, donc, se pourrait-il que le Lord soit à la recherche d'une baguette bien spécifique ? Le Serpentard fit part de sa théorie à son amant mais celui-ci parut plus sceptique.

- Il a capturé Ollivander et il paraît qu'il est le meilleur. Pourquoi donc Vol… Tu-sais-qui, aurait besoin de Gregorovitch pour une baguette bien spécifique ? Pourquoi se donnerait-il tellement de mal pour retrouver une baguette quand Ollivander peut lui faire celle qu'il veut ?

- Hum, je ne sais pas, avoua Drago. Ceci dit, quand tu parles à un Britannique, il te dira qu'Ollivander est le meilleur. Si tu t'adressais à un sorcier des pays de l'Est, il en ferait autant pour Gregorovitch. Honnêtement, je ne sais pas qui est le meilleur, je sais juste qu'ils sont tous les deux réputés par chez eux.

Harry acquiesça, pensif. Finalement, ils décidèrent de se rendormir et Drago se réveilla plusieurs heures plus tard. Il avisa la place vide à ses côtés mais n'en fut pas étonné. Harry avait été blessé avant-hier et Drago avait veillé à ce qu'il ne quitte pas le lit la veille, comme le lui avait dit Rogue. Son amant l'avait assez mal vécu donc il n'y avait rien de surprenant à ce qu'il s'en soit extirpé à peine éveillé.

Drago prit son temps dans la salle de bain et descendit une fois prêt. Il trouva Hermione et Harry en train de discuter de la suite.

- Vous pouvez faire un récapitulatif de ce que vous avez dit ou décidé ? Puisque vous n'êtes même pas capable de m'attendre, leur reprocha Drago en feignant d'être vexé.

- Pour ça, il faudrait que tu te lèves avant dix heures du matin, le railla Hermione.

- Et pour ça, il faudrait que mon très cher Potty me laisse dormir, rétorqua Drago avant de boire une gorgée du thé qu'il venait de se servir.

Il vit Hermione grimacer et comprit les conclusions qu'elle avait faites par rapport à ce qu'il venait de dire.

- Je ne veux rien savoir, lâcha-t-elle.

- Oh, ce n'est pas du tout ce que tu crois… Pour une fois… Malheureusement, s'amusa Drago.

Cette fois, ce fut au tour d'Harry d'être gêné et Drago adorait ça. Se jouer de ces petits Gryffondor si prudes juste après le réveil, c'était très divertissant.

- Tu as fait un cauchemar ? demanda Hermione à son meilleur ami, les sourcils froncés.

- Euh… Oui, c'est ça, répondit Harry en détournant le regard.

Drago pensa en cet instant que si son petit-ami pouvait être doué pour mentir à certaines personnes, il n'avait aucune crédibilité lorsqu'il tentait de le faire envers Hermione.

- C'était une vision, devina-t-elle sans mal.

- Oui, avoua piteusement Harry.

- Harry…, commença Hermione sur un ton de reproche.

- Oui je sais ! Je suis censé essayer de contrôler ça mais tu sais bien que je n'y arrive pas ! se révolta le jeune homme.

- Eh bien essaie, tu sais très bien quels sont les risques de ce genre de vision, insista-t-elle.

A présent, Drago s'en voulait, c'était à cause de lui que le sujet avait été abordé et que son amant avait été contraint de dire la vérité. Il trouvait Hermione un peu dure. Tout le monde ne pouvait pas être doué pour l'occlumancie. De plus, on ne pouvait même pas être certain que ça soit efficace pour bloquer les visions du Lord.

Cette connexion était unique et donc, on ne pouvait être sûr de rien sur le pourquoi elle existait et sur le comment elle pouvait être combattue. Une fois de plus, Hermione jouait un peu trop les moralisatrices sans même savoir si elle ferait mieux.

- C'est bon, Granger, lâche-le un peu, intervint Drago.

- Granger ? s'étonna la jeune femme.

- Ouais, quand tu es lourde, c'est Granger, railla le Serpentard.

- C'est pour son bien, se justifia-t-elle.

- Je n'en doute pas mais tant que tu ne sais pas si tu ferais mieux, évite de trop lui faire de reproches.

Là, il vit clairement la vexation de la jeune femme mais il n'en démordit pas. Il fallait bien que quelqu'un lui fasse remarquer ses défauts de temps en temps.

- Dumbledore a dit qu'il fallait qu'il s'entraîne à l'occlumancie pour bloquer les visions et…

- Et Dumbledore n'était qu'un homme. Aussi sage qu'il ait été, il n'en reste pas moins que ces visions ne sont pas normales. Je n'ai jamais entendu parler de quelqu'un capable d'utiliser la Legilimancie à distance. De plus, le Lord, lui, est plus que doué dans les deux domaines et donc, Harry ne devrait pas être capable d'entrer dans son esprit. Je doute que l'occlumancie lui soit d'une grande aide, Hermione.

Il venait de piquer la curiosité de la jeune femme, si bien qu'elle en oublia toute sa mauvaise humeur. Harry lui adressa un sourire de remerciement.

- Tu me revaudras ça ce soir, lui chuchota Drago à l'oreille en passant derrière lui tandis qu'il débarrassait sa tasse.

Harry lui répondit d'un haussement de sourcil équivoque, promesse de délices à venir. Ce soir, il n'allait pas s'ennuyer.

- Et si nous en revenions à ce que nous allons faire ? leur proposa Drago en se réinstallant.

- Je pensais partir en Albanie dès le retour de Ron, dit Harry.

Le Serpentard se garda bien de montrer son agacement à l'idée que Weasmoche serait bientôt définitivement de retour parmi eux.

- Vraiment, Harry, je ne pense pas qu'on trouvera quoi que ce soit en Albanie. Il s'y est réfugié après sa chute, il était plus que diminué à ce moment-là, je ne vois pas ce qu'on pourrait y trouver, contra Hermione.

- S'il est allé là-bas, c'est bien parce qu'il avait dû connaître l'endroit de son vivant, non ? demanda Harry.

- Oui, en théorie, et je suis persuadée qu'il est allé dans pleins d'autres endroits au cours de sa vie sans pour autant y avoir caché un Horcruxe, insista Hermione.

- Il y a passé des années, on pourrait apprendre des choses, même si ce n'est pas pour y trouver un nouvel Horcruxe, répondit Harry, qui n'en démordait pas.

Drago soupira en ouvrant un livre au hasard, pour s'occuper pendant que les deux autres débattaient. Il se demandait comment ils pouvaient tous être aussi liés avec le nombre de prises de bec, plus ou moins graves, qu'ils avaient.

Finalement, le soir arriva et après le repas, ils n'avaient toujours aucune idée de leur prochaine destination. Sachant qu'ils n'arriveraient pas à choisir aujourd'hui et qu'ils risquaient juste de déboucher sur une nouvelle dispute, Harry et Drago montèrent après avoir souhaité une bonne nuit à la sorcière.

A son plus grand plaisir, le Gryffondor n'avait pas oublié la demande du Serpentard faite plus tôt dans la journée, lorsqu'il l'avait tiré d'affaire par rapport à Hermione.

- Alors comme ça, il paraît que je t'en dois une ? s'enquit Harry avec un air tout sauf innocent.

Drago avait encore du mal à réaliser que l'amant complètement gauche qu'il avait connu au début soit devenu aussi sûr de lui, aussi doué également.

A dire vrai, le changement s'était fait rapidement. Drago étant autant inexpérimenté que Harry, il n'aurait pas su dire si cela était normal ou si c'était parce qu'ils étaient particulièrement compatibles sur le plan sexuel.

Drago aimait à penser qu'il ne trouverait jamais si bon partenaire que Harry et que l'inverse était vrai aussi. Ils avaient le même besoin plutôt important mais ils étaient aussi complémentaires et surtout, ils étaient toujours sur la même longueur d'onde sans qu'ils n'aient à en parler.

Harry savait quand Drago avait besoin de douceur et faisait attention à calmer ses ardeurs. A contrario, Drago savait quand son amant avait besoin d'ébats plus rudes et il s'appliquait à le satisfaire. Que ce soit doucement ou plus durement, ils appréciaient tout autant, de manière différente, certes, mais ils appréciaient indéniablement.

- Est-ce que je dois me sentir insulté ? s'enquit Harry après avoir sorti l'érection de son amant de sa bouche dans un bruit hautement excitant.

- Pardon ? demanda Drago.

- Je suis en train de te sucer et toi, tu as l'air complètement ailleurs, fit remarquer Harry, mécontent.

- Hey, je ne vois pas ce qui te fait dire ça, je pense être autant réceptif que d'habitude, le contredit Drago.

- Bien sûr que tu l'es, rétorqua Harry avec une suffisance toute Malefoyenne. Mais je le vois, tes yeux sont perdus vers le plafond alors que d'habitude, tu adores me regarder faire.

Drago ouvrit la bouche, stupéfait. Il n'aurait jamais cru qu'Harry puisse se montrer aussi observateur, encore moins dans ce genre de circonstances. De plus, celui-ci lui avait carrément volé son air suffisant pour l'afficher sur son visage d'habitude tellement innocent. Il était en train de créer un démon et qu'est-ce que ça lui plaisait ! Tant qu'il restait son Harry, la plupart du temps en tout cas.

Drago se releva et se mit sur ses genoux. Il avança vers son amant et s'empara de sa bouche avec envie. Ses mains s'agrippèrent aux fesses du Gryffondor et leurs érections se touchèrent. Finalement, Drago fit comprendre Harry qu'il voulait qu'il se retourne et il s'exécuta avec un plaisir non dissimulé.

Son petit-ami était à présent à genoux, les mains sur le montant du lit pour se soutenir et le postérieur offert au regard gourmand du Serpentard.

- Ne te sens pas insulté, amour, j'étais en train de penser à quel point j'aimais que tu me fasses toute sorte de choses, autant que j'aime t'en faire, lui susurra Drago à l'oreille avant de la mordre avec tendresse.

Harry lâcha un gémissement de désir et Drago n'aurait pas su dire si c'était en réponse avec ce qu'il venait de dire ou grâce au petit coup de dents.

L'avantage d'être ensemble à toute heure et d'avoir un gros appétit sexuel était qu'ils pouvaient parfois faire l'impasse sur la préparation, aussi Drago n'attendit pas plus longtemps avant de pénétrer son amant.

Il adopta vite un rythme profond et rapide, impitoyable, tout comme Harry le préférait et il put profiter de ses cris, aux anges.

Drago se retrouva vite à bout de souffle mais comblé, sur le dos de son amant. Après un dernier baiser dans la nuque d'Harry, il se retira et se laissa glisser à ses côtés.

- On devrait aller se doucher, dit Harry en posant sa tête sur le torse de Drago.

- Hum, hum, se contenta de répondre Drago.

Il ferma les yeux, se laissant bercer par les petits cercles que faisait Harry sur ses flancs pendant que lui, lui caressait les cheveux.

- Tu ne m'aides pas à me lever, finit par dire Harry.

- Tu peux parler, rétorqua Drago, amusé.

Finalement, il sentit un petit coup de frais le parcourir et comprit que son amant avait usé d'un sort de nettoyage. C'était moins plaisant qu'une douche mais c'était tout de même efficace. Les deux jeunes hommes ne se souhaitèrent même pas bonne nuit et s'endormirent en se caressant.

Drago se réveilla bien trop tôt à son goût avec l'impression d'avoir été piétiné par un troupeau d'Abraxans. C'était souvent ainsi lorsqu'il adoptait le rythme d'Harry, bien que ce fût amplifié lorsque les rôles étaient inversés.

- Harry ? demanda-t-il.

Il se rendit compte que celui-ci était, une fois encore, en proie à un cauchemar. Après avoir plusieurs fois essayé de le réveiller, sans succès, il comprit qu'il s'agissait encore d'une de ses visions venant de l'esprit du Lord.

- Là, ça va, lui chuchota Drago en le prenant contre lui lorsque son amant revint à lui.

- Drago ?

- Oui, c'est moi, tout va bien, répondit-il d'une voix apaisante en caressant son dos.

- Il était à Poudlard, dit Harry au bout de quelques minutes, la respiration plus calme.

- Pourquoi ? demanda Drago, curieux.

- Pour Dumbledore. Il a ouvert… Il a ouvert sa tombe, chuchota Harry, dégoûté.

Drago eut une grimace de répulsion. La profanation de sépulture était ignoble.

- Il a pris sa baguette et lorsqu'il l'a eue dans les mains, il a dit : Enfin, le bâton de la mort est à moi.

Drago haussa les sourcils. S'il n'était pas encore sous le choc de la profanation, il aurait ri tant ce que venait de lui dire son amant était ridicule. Le bâton de la mort était une pure légende mais en plus, elle ne faisait pas partie de celles qui étaient plausibles. Trois hommes qui auraient défié la mort et qui se seraient vu offrir un présent de sa part.

Certes, ceux qui voulaient y croire sans passer pour des illuminés aimaient dire qu'en fait, les trois objets avaient été créés par des sorciers extraordinairement doués. Si Drago pouvait croire en l'existence d'une cape d'Invisibilité d'une plus haute qualité que les autres, il se refusait tout simplement à croire en l'existence d'une pierre de résurrection ou d'une baguette hors normes.

Si on sortait du conte, alors la baguette avait été créée par un sorcier et, dans ce cas-là, pourquoi serait-elle meilleure que les autres ? Le Lord était-il devenu aussi fou pour croire en de telles fables ?

Le Serpentard dut raconter la légende à son amant pour qu'il comprenne tout le ridicule de la situation mais cela n'eut pas du tout l'effet escompté.

En même temps, vu la naïveté crasse dont pouvait faire preuve Harry de temps à autre, il n'était pas si surprenant qu'il puisse croire à une telle histoire.

Ce n'est qu'aux premières lueurs du jour qu'ils se rendormirent, après que Drago ait insisté pour que son amant cesse de parler de cette maudite légende.


Et voilà, beaucoup se demandaient si j'allais utiliser les reliques de la mort, voilà, maintenant, vous avez votre réponse ;)

Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?

Pour le prochain chapitre, nous serons du pdv d'Harry et nous aurons le retour définitif de Ron et des nouvelles du monde extérieur.

Je vous remercie de m'avoir lu et vous dis à la semaine prochaine !

Bisous !