Hola !

Bon, je vais commencer par mes plus plates excuses pour la semaine sans chapitre. Beaucoup trop de choses à faire et à penser avec l'adaptation de mon fils chez sa nounou, le boulot que je commence samedi... Les semaines passent à une vitesse...

Promis, dès que ça se calme un peu de mon côté, je verrais pour vous poster un chapitre de plus en cours de semaine (ne l'attendais clairement pas cette semaine par contre...) Genre, un mardi ou un mercredi.

Enfin voilà, je vous laisse à votre lecture !


Chapitre 56


Il était plus de minuit et Drago se trouvait dans le salon, accompagné d'Harry, d'Hermione et de Weasley. Kreattur n'était toujours pas revenu avec Dobby et ils attendaient. Pourtant, alors que le Serpentard s'apprêtait à proposer d'aller se coucher, les deux Elfes apparurent.

- Bonsoir Dobby, dit Harry, visiblement soulagé de le voir.

- Bonsoir Harry Potter, Monsieur, répondit l'Elfe, en souriant.

Il salua toutes les autres personnes présentes et retourna son attention sur son idole.

- Kreattur a dit à Dobby que Harry Potter avait besoin de lui alors Dobby est là. Dobby s'excuse de ne pas avoir pu venir plus vite, mais il avait des obligations à Poudlard qu'il ne pouvait pas abandonner. Heureusement, Kreattur l'a aidé afin de finir plus rapidement, expliqua-t-il.

- Tu pouvais prendre tout ton temps. C'est vrai que c'est urgent, mais je n'exigeais pas de toi que tu viennes de suite. Je n'exige rien de toi d'ailleurs, le tranquillisa Harry.

- Harry Potter est bien trop gentil pour exiger, Dobby le sait, mais Dobby fera toujours de son mieux pour aider Harry Potter et ses amis parce que Harry Potter l'a aidé à se libérer, dit l'Elfe avec de l'adoration dans la voix.

En disant cela, Drago ne put que remarquer que la créature lui avait jeté un coup d'œil craintif, comme s'il avait peur que le Serpentard réagisse mal au fait qu'il soit heureux de s'être libéré des Malefoy. Toutefois, le jeune homme n'eut pas la moindre réaction négative.

Son père était horrible avec les Elfes de Maison et lui-même, voulant ressembler à son géniteur, n'avait pas été très tendre non plus, il devait l'avouer. Certes, il n'avait jamais usé de violence sur Dobby ou l'autre Elfe que sa famille avait pris après son départ, mais il n'y avait pas que la violence physique qui comptait. Alors, il comprenait très bien que l'Elfe soit heureux de ne plus être soumis à eux.

- Je voulais savoir si tu pouvais entrer au Manoir Malefoy sans te faire repérer par qui que ce soit, demanda Harry.

Le visage si heureux de l'Elfe se contracta et devint apeuré, ce que tous purent remarquer.

- Est-ce que cela est indispensable ? Dobby le fera si c'est le cas, mais il doit avouer ne pas avoir envie de retourner dans l'ancienne demeure où il travaillait, avoua l'Elfe.

- Je ne te force pas à accepter Dobby, mais une amie est retenue là-bas et il faut que nous la sortions de là à tout prix. Si tu ne veux pas t'y rendre, je te promets que je ne t'en voudrai pas et nous trouverons une autre solution, promit Harry.

L'Elfe n'hésita pas une seule seconde avant d'afficher une expression déterminée.

- Dobby se rendra au Manoir Malefoy et ramènera l'amie de Harry Potter saine et sauve. Dobby en fait la promesse sur sa vie.

- Non, surtout pas, Dobby ! l'interrompit Harry en posant une main sur son épaule. Je sais que tu feras tout ton possible pour aider Luna mais je ne veux pas que tu prennes de risques ou pire, que tu te punisses en cas d'échec, tu comprends ?

Drago eut du mal à se retenir de lever les yeux au ciel. L'Elfe, déjà en adoration devant son amant, s'inclina, ses grands yeux pleins de larmes et un regard pour Harry qui était proche de la vénération.

- Harry Potter est un grand homme.

- Heu… merci…, dit Harry, rouge de gêne.

- Dobby va tout de suite aller chercher l'amie de Harry Potter. Harry Potter devra venir la chercher à l'entrée car à cause des protections, Dobby ne pourra pas la ramener directement à l'intérieur de la maison, avertit-il.

- Mais… la dernière fois, vous avez réussi à passer le Fidelitas. Kreattur et toi aviez déposé Mondingus dans la cuisine, fit remarquer Harry.

- C'était grâce à Kreattur. Harry Potter avait demandé à Kreattur de ramener le voleur à la maison, alors Kreattur a pu passer les protections car telle était la volonté de son maître, expliqua Dobby.

Drago aurait pu expliquer ça Harry, mais il oubliait souvent que son amant avait grandi en ignorant tout du monde magique et qu'il y avait donc un certain nombre de choses qui lui semblait évidentes et qu'il ignorait, en fait.

- D'accord ! s'exclama Harry. Dans ce cas, confie-lui ceci pour qu'elle se mette en dessous. La maison est souvent sous surveillance et elle prendrait des risques en restant devant, ne serait-ce que quelques secondes.

Son amant tendit à la créature sa cape d'invisibilité. Drago fut, une fois de plus, surpris par la présence d'esprit d'Harry. Quoi qu'en fait, il n'aurait pas dû être étonné, le Gryffondor était toujours plus prudent lorsque ça concernait les autres que pour lui-même.

L'Elfe n'attendit pas plus et disparut. Ils n'eurent pas à attendre longtemps avant de le voir revenir.

- L'amie de Harry Potter se trouve devant la porte, annonça-t-il.

Harry se précipita hors de la pièce et en revint quelques secondes plus tard avec Lovegood. Cette dernière semblait aller bien. Drago s'était attendu à voir des traces de coups sur son visage ou sur ses bras mais il n'y avait absolument rien. De plus, elle se déplaçait avec aisance, signe qu'elle n'avait aucune fracture ou contusion mal placée. Il était content pour elle, bien sûr, mais il trouvait cela très étrange étant donné les personnes qui l'avaient enlevée.

La jeune fille enlaça brièvement chaque personne présente dans la pièce, y compris Drago, à sa plus grande surprise. Elle s'agenouilla ensuite vers Dobby et fit de même qu'avec les autres.

- Merci Dobby, c'était très gentil à toi de venir me chercher là-bas.

- Dobby est heureux d'avoir aidé une amie d'Harry Potter et une fois de plus, il remarque que la Miss est tout comme Harry Potter, gentille et douce avec les Elfes. Harry Potter et ses amis sont de bonnes personnes, répondit l'Elfe avec des yeux brillants.

Drago tâcha de cacher son rire en voyant l'air gêné de son amant. Décidément, il n'était clairement pas à l'aise face à la vénération de Dobby.

- Harry, je n'étais pas seule dans les cachots. Il y avait Dean, Ollivander et un Gobelin, annonça la jeune femme. Je n'ai pas demandé à Dobby de les ramener en même temps que moi pour ne pas te mettre devant le fait accompli, mais…

- Dobby, tu pourrais…, commença Harry.

- Dobby va ramener tout le monde un à un. Harry Potter, Monsieur, vous devriez attendre devant la maison.

Le jeune homme accepta et sortit devant la maison du Square.

- On ferait mieux de se mettre près de la porte. Ollivander et le Gobelin sont vraiment en piteux état, intervint Luna.

En effet, si Thomas semblait, lui aussi, plutôt bien se porter, Ollivander portait des marques impressionnantes et semblait presque squelettique. Il ne savait pas depuis combien de temps l'homme était retenu au Manoir, mais cela faisait plusieurs mois, ça ne faisait aucun doute. Le Gobelin aussi était dans un état effrayant.

Hermione, Weasley et Lovegood n'attendirent pas pour prendre en charge les deux blessés et les mener à l'étage, dans une des chambres libres.

En toute honnêteté, Drago n'aimait pas trop l'idée qu'il y ait plus de monde au Square, dont deux blessés de surcroît. Il était persuadé qu'Hermione n'hésiterait pas à le mettre à contribution pour jouer les infirmiers et ça n'était clairement pas son truc. Tout comme le fait qu'il allait devoir faire des efforts envers tout ce petit monde, comme si supporter Weasley n'était pas déjà assez.

Une fois rentré, son amant s'excusa pour aller s'assurer que les autres n'avaient pas besoin de son aide. Drago alla se réfugier dans la cuisine et ouvrit le livre qu'il avait laissé plus tôt dans la journée.

- Je te dérange ?

Le Serpentard leva les yeux de son ouvrage pour apercevoir Lovegood.

- Non, répondit-il, neutre.

- Je voulais juste te dire que j'avais vu ton père pendant que j'étais retenue au manoir.

- Oui, tu étais chez nous, précisa Drago. Tu-Sais-Qui a établi son Quartier Général là-bas.

- Ton père n'a pas l'air d'être content de ça.

- En effet.

Drago ne voyait pas bien où elle voulait en venir.

- Je crois que c'est grâce à lui que Dean et moi n'avons pas été torturés. Je l'ai entendu à plusieurs reprises éloigner d'autres Mangemorts des cachots, finit-elle par dire.

Drago ne savait pas si elle avait raison. Il voyait mal son père se mettre en danger pour qui que ce soit en dehors de sa famille, même s'il s'agissait d'enfants ou d'adolescents.

- Tu sais, j'aimerais que tu dises vrai, mais… Même si mon père n'est pas celui que tout le monde imagine, il n'est clairement pas du genre à venir en aide à autrui.

Elle lui offrit un sourire doux qui le bouleversa. Cette jeune fille l'intriguait au plus haut point. Elle ne savait rien de l'histoire de Drago et aurait dû se questionner sur sa présence auprès du trio et pourtant, elle ne l'avait pas fait. Elle l'avait salué de la même manière que les deux autres. Aucune question, aucun jugement… Elle était déroutante.

- Il ne faut jamais se fier aux apparences. Toi, en surface, tu n'étais qu'un enfant gâté, jaloux et plutôt mesquin mais tu es plus que ça, non ?

- Je… Je suppose, avoua Drago, plutôt amusé par le portrait qu'elle venait de faire.

- Je crois que ton père et toi avez plus en commun que ce que ce que tu veux bien croire. Tous les deux, vous me donnez l'impression d'avoir adhéré à des idées plus pour rendre fier une autre personne que par réelle conviction. Ton père pour toi et peut-être le sien pour lui.

Drago ne dit rien, elle n'avait pas tout à fait tort mais pas raison non plus. Certes, son père avait rejoint les Mangemorts pour obéir à son père qui en était un lui-même, mais il l'avait aussi fait par conviction personnelle. Il avait juste déchanté en se rendant compte de ce qui était attendu de lui.

- Ce que je sais, c'est qu'en toute logique, une bande d'adolescents, même menée par Harry, n'aurait pas dû faire un pli devant une bande de Mangemorts aguerris, reprit Lovegood. Tu ne trouves pas ça étrange qu'on s'en soit tous sortis avec des blessures superficielles ? Tu ne trouves pas intriguant que ton père ait juste laissé tomber une sphère par maladresse alors que son maître la voulait ?

En effet, Drago s'était posé des questions dès qu'il avait appris ce qu'il s'était passé pour que son père se retrouve à Azkaban. Comment le grand Lucius Malefoy avait pu perdre la face devant des gosses ? Puis il avait été chargé des deux missions par le Lord et avait fait cette sixième rentrée qui avait changé sa vie.

- Enfin, tout ça pour dire que je pense que ton père nous a protégés, Dean et moi. Il n'est probablement pas quelqu'un de bien, mais je suis persuadé qu'il n'est pas non plus mauvais ou du moins, pas complètement…

Puis sans crier gare, elle fit demi-tour et sortit de la cuisine en sautillant d'un pied sur l'autre. Drago resta un moment les yeux fixés sur la porte qu'elle venait de franchir avant que son amant n'arrive par le même endroit.

- Hum, toi tu as parlé à Luna, devina-t-il avec un ricanement.

- Comment tu sais ? demanda Drago en accueillant Harry contre lui.

- Elle a le don de sonner ses interlocuteurs, répondit le Gryffondor avant d'embrasser le cou du Serpentard.

- Il paraît que mon père a fait en sorte qu'il ne lui arrive rien, confia Drago sans oser regarder son amant dans les yeux.

Quelque part, penser que son père pouvait faire de bonnes choses lui plaisait et il avait envie d'y croire encore un peu. Il ne voulait pas que son amant gâche ça avec un regard dur ou même compatissant.

- Ce n'est pas impossible, Drago, dit pourtant Harry, doucement.

- Tu crois ?!

- Après tout, il a laissé ta mère partir. Sans la dénoncer à Tu-sais-qui, il aurait tout de même pu l'empêcher de s'enfuir s'il l'avait voulu.

Content que son petit-ami y croie, ou du moins, qu'il fasse bien semblant, Drago l'embrassa doucement jusqu'à ce qu'un petit raclement de gorge les fasse sursauter.

- J'ai fait ce que je pouvais pour Ollivander et Gripsec. Autant Ollivander est assez facile à contenter, autant pour Gripsec ça va être compliqué. Ron a déjà proposé de l'envoyer chez Bill dès qu'il pourra bouger. Il travaille chez Gringotts, il a plus l'habitude d'avoir affaire à eux, expliqua Hermione en se laissant retomber sur le banc de la cuisine.

- Il faut que je parle à Ollivander, annonça Harry en se décollant de Drago.

Sans attendre de réponse, le Survivant quitta la pièce. Drago soupira et s'installa face à Hermione.

- Il veut lui parler du bâton de la mort, dit-il à la jeune femme.

Celle-ci fronça les sourcils, contrariée. Comme lui, elle ne croyait pas en cette légende et elle était agacée qu'Harry puisse perdre ne serait-ce qu'une seconde à penser à ces absurdités.

- Il mettra vite ça de côté quand on avancera pour les Horcruxes, minimisa-t-elle avec un haussement d'épaules.

- Le seul problème, c'est qu'on n'est pas près d'avancer et que ça commence à devenir une obsession, tu sais comment il peut être, dans ces cas-là, tu le connais mieux que moi.

- Dans ce cas, peut-être qu'on pourrait accepter pour l'Albanie. Nous n'avons aucune autre piste dans l'immédiat et un petit voyage ne lui ferait pas de mal, lança Hermione.

- Tu oublies qu'on s'est transformé en infirmerie pour vendeur de baguettes et pour Gobelin, ironisa Drago.

- Eh bien vous n'aurez qu'à partir tous les deux. Je suis certain que l'idée de t'éloigner d'ici ne te déplaît pas, non ?

- En effet, je n'ai aucune envie de jouer au bon samaritain en soignant les autres, approuva Drago.

Hermione se releva avec un petit sourire et vint jusqu'à lui pour poser sa main sur son épaule.

- Tu sais, tu as beau faire de ton mieux, un jour, d'autres personnes que Harry ou moi verront que tu es bien plus gentil que tu ne le laisse paraître, s'amusa-t-elle.

- Je ne suis pas « gentil », Granger, rétorqua Drago, faussement outré.

- Un petit cœur de Poufsouffle dans un emballage de Serpentard arrogant, Malefoy, continua-t-elle à le taquiner.

- Continue et tu verras ce qui arrive à ceux qui me contrarient, menaça Drago en se levant.

- Me voilà terrifiée ! s'exclama Hermione. Bon, on fait ça ? L'Albanie, juste lui et toi ?

- Ouais, ça me permettra de ne plus voir ta sale face de castor.

A sa plus grande surprise, Hermione pouffa, pas vexée le moins du monde.

- Tu as déjà trouvé mieux comme insulte, tu sais ?

En levant les yeux au ciel, Drago quitta la pièce. Il avait beau dire, il aimait vraiment bien Hermione. Sans aucun doute sa deuxième véritable amie après Théo.

Le soir, ils parlèrent de leur idée à Harry et le virent s'emballer pour le projet et mettre de côté ces histoires de baguette. Hermione connaissait vraiment bien le Survivant et savait parfaitement s'y prendre avec lui.

Maintenant, il n'avait plus qu'à patienter quelques jours pour qu'ils mettent leur voyage au point. Il avait vraiment hâte de quitter la maison qu'il trouvait surpeuplée, à présent. En espérant qu'ils auraient envoyé tout ce beau monde chez les Weasley avant leur retour. Eux, ils avaient l'habitude des maisons surpeuplés… Sans méchanceté aucune…


Et voilà pour le chapitre 56 !

Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?

Moi, j'ai beaucoup apprécié l'écrire, surtout la discussion entre Luna et Drago et les chamailleries entre Hermione et Drago.

Pour le 57, nous serons du PDV d'Harry et ils parleront d'avenir.

Je vous remercie et vous dis à très vite !

Ah, je commence à songer à déplacer la publication au jeudi donc, peut-être à jeudi ou à vendredi si je ne change pas d'avis ;)

Bizzzz.