Coucou !
Me voilà avec du retard mais me voilà !
J'ai passé une bonne première semaine de boulot et tout s'est bien passé pour mon fils aussi !
Bonne lecture !
Chapitre 57
Harry se réveilla en sursaut. Il venait d'avoir une vision de Voldemort. Apparemment, celui-ci rentrait tout juste au Manoir et avait appris la disparition des prisonniers.
- Qu'est-ce que tu as vu ? demanda Drago, en le prenant contre lui.
- Il a tué Queudver… Euh, Peter Pettigrow, se reprit-il en sachant que son amant ne reconnaitrait pas le surnom du Maraudeur. C'était lui qui était chargé de surveiller les prisonniers.
Son amant ne dit rien, se contentant de le serrer contre lui.
- Pettigrow était l'un des meilleurs amis de mon père, lui confia Harry.
Il n'avait aucune idée de ce que connaissait Drago de l'histoire de Pettigrow et il ne savait pas pourquoi, il ressentait le besoin d'en parler.
- Mon père, Lupin, Sirius et Pettigrow formaient un petit groupe. Ils s'appelaient eux-mêmes les Maraudeurs, expliqua Harry.
- C'est donc eux qui ont créé la carte de Poudlard que tu possèdes, devina le Serpentard.
- Oui, Lunard, c'est Lupin, par rapport à son petit problème de fourrure, comme disaient les trois autres pour parler de sa lycanthropie. Patmol, c'est Sirius qui a été surnommé ainsi par rapport à son Animagus chien…
- Mais… si les surnoms existaient déjà à l'époque où ils étaient à Poudlard, ça veut dire que ton parrain a appris à être un Animagus alors qu'il était encore étudiant ! s'exclama Drago, stupéfait.
Harry eut un sourire fier devant l'ébahissement de son amant.
- Ils l'étaient tous, enfin, sauf Lupin, précisa-t-il. Ils voulaient pouvoir tenir compagnie à Remus durant ses transformations, mais en tant qu'humains, ça n'était pas envisageable. Ils le sont devenus durant leur cinquième année, sauf pour Queudver qui a été plus long à apprendre.
- C'est fascinant, dit Drago. Ton père prenait quelle forme ?
- Celle d'un cerf, répondit Harry avec un sourire doux.
- Comme ton Patronus.
Harry approuva et se serra un peu plus contre son amant. Il lui raconta ensuite l'histoire de la trahison de Peter, comment Sirius avait porté le chapeau et n'avait rien fait pour se défendre. Drago l'écouta, réellement intéressé, posant des questions parfois.
En cet instant, Harry se sentait parfaitement bien. Il avait le regard fixé sur le plafond, Drago à ses côtés, leurs mains liées, à parler. Il avait du mal à croire que quelques mois plus tôt, leur histoire était simplement partie d'un manque de contrôle sur leurs pauvres hormones d'adolescents. Il avait encore plus de mal à se dire qu'avant tout ça, il l'avait détesté.
Aujourd'hui, il connaissait réellement Drago Malefoy et il en était complètement amoureux. Il n'arrivait pas à imaginer le futur, mais ce qu'il savait c'était que s'il y en avait un, Drago devait forcément en faire partie.
Il aurait vraiment beaucoup aimé réussir à songer à ce que pourrait être une vie paisible aux côtés du Serpentard mais à cause de la prophétie, il n'arrivait pas à s'imaginer survivre à tout ça. Dumbledore avait parlé d'un pouvoir qu'il possédait et que Voldemort ne connaissait pas, mais Harry avait du mal à y croire. Comment pourrait-il survivre à un affrontement contre le plus grand Mage Noir de tous les temps ?
- Drago ? demanda-t-il en se tournant vers son amant.
- Hum ? répondit celui-ci en gardant ses yeux fixés sur le plafond.
- Tu vois quoi après la guerre ?
Il avait envie de se projeter et s'il n'y parvenait pas, alors il se contenterait d'écouter son amant. Drago se tourna vers lui pour le regarder avec attention.
- Pourquoi cette question ?
- Je n'arrive pas à me projeter, mais j'en ai envie. Je dirais même que j'en ai besoin, maintenant, répondit simplement Harry.
Drago fixa ses yeux dans ceux de Harry un moment avant de passer ses doigts sur la joue du Gryffondor.
- Il faut vraiment que je t'aime pour répondre à une demande pareille, tu en as conscience ? s'amusa le Serpentard.
Harry lui offrit un sourire. Il savait que Drago apprenait tout juste à exprimer ses sentiments. Ses « je t'aime » sortaient de plus en plus facilement et il assumait de mieux en mieux son petit côté romantique lorsqu'ils étaient seuls.
- Après la guerre, je nous imagine passer nos ASPIC, je suis certain que tu réussiras à nous obtenir le droit de les passer en candidat libre, peu importe l'âge qu'on aura quand ce sera terminé, commença-t-il. Ensuite, on fera nos études, mais on rentrera tous les soirs chez nous parce que oui, il est hors de question que l'on revive séparément après tous ces mois ensemble ici.
Harry était plus que d'accord, il s'était bien trop habitué à dormir avec Drago pour renoncer à ça un jour.
- On aurait une vie bien tranquille mais pas chiante, tu vois ? continua-t-il. Je veux dire, on aurait notre routine mais on ne s'ennuierait pas. Hermione et Théo se marieraient avant nous. On se moquerait d'eux mais en fait, ce serait juste pour cacher notre envie d'en faire autant puis finalement, tu prendrais ton courage à deux mains et tu me demanderais de t'épouser…
- Pourquoi moi ? s'amusa Harry.
- Parce que tu es bien plus courageux que moi, ça, c'est une évidence. Donc j'accepterais, mais je me paierai un peu ta tête, pour le plaisir. Evidemment, je serais plus beau que toi le jour de notre mariage mais ça, toi-même tu peux l'imaginer.
- Evidemment, approuva Harry en riant. Et les enfants ? Tu veux des enfants ?
- Tu en veux toi ?
- Oui, je crois.
- Alors, on pourrait en avoir un, je suppose. On se disputerait pour le nom de famille, mais je finirais par céder parce qu'après tout, ce serait toi qui l'aurais porté…
- Quoi ?!
- Eh bien oui, tu te doutes bien qu'il est hors de question que je passe des mois enceint…
- Mais… Quoi ?! Euh… On peut pas…
Harry était complètement perdu, ils étaient des hommes, ils ne pouvaient pas porter d'enfants. Quand il parlait d'en avoir, il avait pensé à l'adoption.
- Harry, les sorciers peuvent donner la vie grâce à une potion.
- Mais… Non… Ce n'est pas possible, j'en aurais entendu parler…
- Parce que tu t'es intéressé à la question ?
- Non, c'est vrai, mais…
Puis il avisa le petit sourire de son amant et comprit. Il s'empara de son coussin et en donna un coup sur la tête de Drago qui était en plein fou rire, à présent.
- Tu t'es bien foutu de moi !
- Oh amour, si tu avais vu ta tête !
Harry remit son coussin en place et s'y reposa, les bras croisés sur son torse, faussement boudeur.
- Tu profites de mes lacunes sur le monde magique.
- C'était trop tentant. Dire que j'ai réussi à te faire croire qu'un homme pouvait porter la vie… Non mais sérieusement, il rentrerait par où ? Et surtout, par où il sortirait ?
- Oui, bon, ça va. Ça n'aurait pas été la première fois que la magie permettait de réaliser l'impossible.
Drago ricana un peu puis se rapprocha de Harry.
- Je peux t'embrasser ? demanda-t-il.
- Tu ne le mérites pas vraiment.
Doucement, Drago posa ses lèvres dans le cou du Survivant.
- S'il-te-plait.
Harry ne tint plus et posa ses lèvres sur celles du Serpentard et se laissa aller aux caresses qu'il lui prodiguait. Plus tard, ils finirent par céder de nouveau au sommeil, sexuellement comblés.
Au matin, ils arrivèrent dans la cuisine après s'être préparés. Une fois le petit déjeuner pris, Harry, Hermione, Drago et Ron allèrent s'isoler des autres. Il partirait le lendemain avec son amant et ils avaient encore des choses à mettre au point.
- Tenez, c'est l'adresse du Square écrite de ma main, annonça Harry en déposant un morceau de parchemin au centre de la table. Comme ça, Ron, si jamais quelqu'un de ta famille a besoin de se réfugier ici ou même un membre de l'Ordre, vous n'aurez qu'à vous servir de ça pour le faire entrer en mon absence.
Les deux acquiescèrent et Hermione s'empara du papier pour le mettre en sûreté.
- Bien sûr, je vous fais confiance pour que le Square ne devienne pas un moulin. On a toujours notre mission à accomplir et il ne faudrait pas que trop de monde comprenne ce que nous faisons, précisa Harry.
- Bien sûr. En parlant de discrétion, je pense que Gripsec ne sera plus ici lorsque tu reviendras. Pareil pour Luna et Dean, ils veulent rejoindre Ginny chez Muriel, annonça Hermione.
- Ce n'est pas plus mal. Ça nous laisserait juste Ollivander à gérer et on ne peut pas dire qu'il soit très embêtant… Non pas que Luna ou Dean le soient… Je m'enfonce là, s'amusa Harry.
- Un peu, approuva Ron en ricanant. Mais j'ai compris, c'est plutôt le fait de faire tout le temps attention à ce qu'on dit qui est usant.
Harry acquiesça puis tendit sa cape d'invisibilité aux deux autres.
- Je pense que vous en aurez plus besoin que moi.
- Tu es sûr, Harry ? Tu ne sais pas ce qu'il t'attend là-bas, fit remarquer Hermione.
- C'est vrai, mais vous allez devoir transférer Luna et Dean, Gripsec aussi… Je serai plus tranquille si vous l'avez.
Hermione finit par accepter et la prit.
- Souviens-toi de prendre le miroir à double sens que je t'ai confié avant de quitter Poudlard l'année dernière.
- Déjà fait mais dans tous les cas, je compte bien vérifier mon sac une dernière fois ce soir.
- Parfait.
- Ron, quand tu iras chez tes parents, tu caresseras Hedwige pour moi ? demanda Harry.
Le jeune homme accepta. A la fin de sa sixième année, il avait confié sa chouette à Ron qui l'avait emmenée au Terrier et il ne l'avait plus vue depuis le mariage de Bill. Enfin, il savait qu'elle était en sécurité auprès des Weasley et qu'à défaut de pouvoir voler librement, elle pouvait au moins le faire dans la limite des protections qu'il y avait chez eux.
Si elle était venue au Square, elle n'aurait eu que le petit jardin qui n'offrait guère de possibilités. Sachant comment Hedwige pouvait devenir désagréable lorsqu'elle se sentait enfermée, Harry avait trouvé plus sage de ne pas la prendre avec lui et il s'en félicitait, même si elle lui manquait beaucoup.
- Vous ferez bien attention en transplanant, dit Hermione. Arrêtez-vous au moins trois fois et dormez quelques heures avant de repartir.
- Ne t'inquiète pas Hermione, hors de question que je me désartibule, la rassura Drago.
Voyant que tout avait été dit, Ron partit rejoindre Luna et Dean. Harry en profita alors pour sortir sa carte du Maraudeur qu'il tendit à Hermione.
- Je sais que tu aimes bien la regarder de temps à autre, alors prends-là.
- Merci Harry, accepta-t-elle en souriant.
En effet, régulièrement, elle activait la carte pour voir où se trouvait Théo.
- Bien, je pense que tout est prêt pour demain, dit finalement Harry en se levant.
- Dire que je vais dormir dans une tente, se lamenta Drago.
- Une tente magique tout confort, nuança Hermione.
- Encore heureux ! Il aurait été hors de question de me faire dormir à même le sol. Je ne fais pas de… Comment vous appelez ça chez les moldus ?
- Camping, répondit Hermione avec un sourire en coin.
- Voilà, je ne fais pas de camping.
- Tu devrais, c'est amusant.
- Je ne vois pas ce qu'il y a d'amusant à dormir en pleine nature avec toutes les bestioles qu'il y a. Sans parler du confort… Enfin, là, comme tu as dit, nous aurons une tente magique alors je prendrai sur moi pour le reste.
- Hum, j'ai comme l'impression que ta définition de prendre sur toi veut dire passer des heures à te plaindre, s'amusa Harry.
- C'est possible, avoua Drago presque contrit.
- Bon courage ! s'exclama Hermione en posant sa main sur l'épaule de son meilleur ami.
Sur un dernier rire, ils quittèrent la pièce et rejoignirent les autres. Grâce à leur présence, le réveillon du nouvel an avait été plus joyeux que s'ils étaient restés juste eux quatre. Enfin, de toute façon, tout était plus joyeux lorsque Luna était présente.
Le jeune homme passa donc la soirée à profiter de la présence de ses deux amis sachant qu'ils ne seraient plus présents à son retour. Il aimait ces moments où il en venait presque à oublier la guerre qui faisait rage au dehors.
Voilà, j'espère que ça vous a plu !
Vous l'aurez compris, le départ sera pour le prochain chapitre !
Qu'avez-vous pensé de la vision de l'avenir de Drago ?
De sa petite blague sur le MPREG ? Je vous ai fait marcher aussi ?
Bref, qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?
Pour le prochain nous serons du PDV de Drago et sans surprise, nous irons en Albanie !
Bizzz à tous et bonne semaine !
