Coucou tout le monde !
Voilà, je vous avez promis la réponse à vos questions dans un délai de une à deux semaines mais je ne l'ai pas fait. Il y a une bonne raison à ça et c'est tout simplement parce que j'ai écrit un bonus avec plusieurs scènes.
Ce bonus, je l'ai écrit pour vous tous qui m'avez tant fait plaisir avec vos reviews mais plus particulièrement pour Lamourloi.
J'espère que ça vous plaira !
Bonus
NDLA : Petit rappel parce que tous mes bêtas m'ont fait la remarque que la date n'était pas logique vu que la bataille se passait le 2 mai 1998 dans le canon. Sachez que même si je n'ai pas mis les dates en début de chapitre, elles y étaient dans mon plan et que dans ma fanfiction, la bataille de Godric's Hollow (la bataille finale) se déroule le 29 mars 1998. Voilà !
31 mars 1998
Les obsèques de Severus Rogue venaient d'avoir lieu, Harry avait choisi de l'enterrer à Godric's Hollow, près de sa mère. C'était lui qui s'était chargé de l'organisation et il n'avait convié que Drago, Ron, Hermione, quelques membres de l'Ordre comme Kingsley, Lupin et les Weasley et les Professeurs de Poudlard. Bien sûr, pour que ces derniers consentent à venir, Harry avait révélé le vrai rôle de Rogue dans cette guerre.
Harry se trouvait à présent à la sortie du cimetière avec la plupart des invités. Il profita d'avoir la Directrice McGonagall et Kingsley à portée pour aborder un sujet qui lui tenait à cœur.
- Quand est-ce que le portrait du Professeur Rogue sera installé à sa place ? s'enquit-il, son regard allant du nouveau Ministre à la nouvelle Directrice. Il ne savait pas qui gérait ça.
Il sut qu'il y avait un problème lorsqu'il vit le regard gêné que l'ancienne professeur de Métamorphose échangea avec Kingsley.
- Nous ne savons pas encore si son portrait sera réalisé, finit-il par avouer.
- Et pourquoi ça ? demanda Harry d'une voix froide.
Il sentit la main de Drago se glisser dans la sienne. Son amant savait très bien que tout ce qui touchait à Rogue était sujet sensible et que ça pouvait faire dérailler Harry en quelques secondes. Cet homme, il l'avait détesté pendant longtemps, mais il avait eu tort. Rogue avait passé ses dix dernières années à se morfondre dans ses regrets et à tout faire pour racheter ses erreurs.
Certes, il avait été imbuvable… bien plus que ça en fait mais maintenant qu'Harry savait tout, il ne pouvait que pardonner. Il n'avait jamais cherché à l'influencer. Il devait beaucoup à cet homme, toute la communauté magique devait beaucoup à cet homme et il était hors de question qu'il laisse quoi que ce soit passer le concernant.
- Certains membres du Ministère émettent des réticences…, commença Kingsley.
- Je veux les voir, décréta Harry.
- Harry, écoute, la journée a été dure. Demain si tu veux…, tenta le Ministre.
- Avec tout le respect que j'ai pour vous Kingsley, c'est une question que je veux régler tout de suite. J'essaie de contenir mes nerfs parce que je sais que vous ne faites pas partie des réfractaires, mais c'est difficile alors s'il-vous-plaît, emmenez-moi voir les personnes à convaincre.
Et c'est ainsi que Kingsley, McGonagall, Harry et Drago, pour intervenir en cas d'excès de colère venant de son petit-ami, abandonnèrent les autres pour se rendre dans le bureau Ministériel. Harry ne tarda pas à voir arriver Herbert Gamp, Griselda Marchebank, Gawain Robards, Mafalda Hopkrik, Gisèle Greengrass et Cornelius Fudge que Kingsley avait convoqués. Les mêmes à qui il avait déjà eu affaire après la bataille et plusieurs fois depuis.
- Monsieur Potter, vous vouliez nous voir ? demanda Marchebank.
- En effet, je voulais savoir pourquoi il y avait des problèmes concernant le portrait de Rogue.
- Tout simplement parce que Rogue a laissé des choses plus que discutables se passer à Poudlard pendant son année en tant que Directeur, intervint Fudge.
- Autant que vous au Ministère il me semble, répondit Harry.
- Oui mais moi, je n'étais pas Ministre, je n'avais pas d'emprise sur ce qu'il se passait contrairement à Rogue qui était le Directeur de Poudlard.
- Et qu'auriez-vous fait si vous aviez été Ministre pendant le règne de Voldemort ? questionna Harry, ne masquant son mépris dans sa voix. Vous avez toujours été un lâche, Fudge…
- Harry, intervint Drago avant que Fudge ne s'offusque.
- Quoi ?! Non mais tu te rends compte ?! Qui est-il, lui, pour juger des actes de Rogue ?! s'écria Harry. Il a peut-être laissé des choses se faire, mais c'était pour protéger sa couverture et continuer à pouvoir nous aider de l'intérieur. Sans lui…
- Je sais Harry, le tranquillisa Drago en caressant sa joue. J'étais là, tu te souviens ?
- Mais tu ne sais pas tout.
Et c'était vrai, Harry ne lui avait jamais parlé de la discussion qu'il avait eue avec Rogue, le soir avant la grande bataille. Drago ne savait pas que Rogue l'aurait aidé à fuir, lui et les autres. Cependant, il avait raison, il devait rester maître de ses émotions, il n'arriverait à rien en disant ses quatre vérités à Fudge. Il devait influencer les autres pour faire plier l'ancien Ministre.
- Ecoutez, vous savez tous le rôle qu'a joué Severus Rogue dans cette guerre, je vous ai tout raconté en détails. Sachez juste que s'il ne reçoit pas les honneurs qui lui sont dus, alors le Ministère devra faire sans mon soutien.
- Vous nous avez donné votre parole Monsieur Potter, vous ne pouvez pas nous menacer de tout arrêter à chaque fois que vous voulez obtenir quelque chose de nous, dit Robards.
- Cela fait partie de mes conditions de base. Lorsque nous nous sommes réunis au lendemain de la victoire, ici-même, je vous avais dit que je collaborerais avec vous tant que je trouverais que vous traitez les différents problèmes avec justesse. Si vous refusez qu'un portrait de Rogue soit installé dans le bureau Directorial au même titre que ceux des autres Directeurs, alors ça ne sera pas juste.
- Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre le soutien de la communauté…, commença Fudge.
- Non Cornelius, ce que nous ne pouvons pas nous permettre, c'est de perdre le soutien de Monsieur Potter car avec lui, la communauté suivra, le contredit Herbert. De plus, il a raison, ça n'aurait rien de juste. Si cet homme a vraiment accompli ce qui a été dit, et je n'en doute pas, alors il mériterait même un Ordre de Merlin à titre posthume. Pour l'instant, contentons-nous de faire réaliser son portrait.
Plusieurs hochements de tête suivirent cette déclaration et Harry sentit les larmes lui monter aux yeux. Il se sentait tellement sous pression depuis sa victoire. Entre la difficulté qu'il avait à gérer les deuils, particulièrement celui de Rogue, et sa volonté d'aider son entourage et le Ministère, il n'en pouvait plus. Il se mettait en colère à la moindre contrariété quand il ne fondait pas en larmes.
Le seul qui arrivait à calmer rapidement ses humeurs, c'était Drago, sans rien dire, juste en lui montrant sa présence en lui touchant la main ou en le prenant dans ses bras. Il avait peut-être sauvé la communauté magique, mais c'était Drago qui lui permettait de ne pas sombrer aujourd'hui.
.
2 mai 1998
Harry se trouvait dans le bureau directorial de Poudlard en compagnie de la Directrice McGonagall qui était occupée à poser le portrait du Professeur Rogue, juste à côté de celui du Professeur Dumbledore. Lorsque ce fut fait, elle enleva le rideau qui protégeait le tableau et ils se retrouvèrent face à l'ancien Directeur.
- Bonjour Professeur, dit Harry avec bien plus de respect qu'il ne lui avait jamais accordé.
- Potter, répondit l'autre avec un hochement de tête.
Un silence gênant s'installa. Maintenant qu'il était face à lui, Harry ne savait plus du tout quoi lui dire. Un simple merci semblait bien en-dessous de ce qu'il lui devait, mais exprimer toute sa gratitude lui était impossible tant il avait peur d'être tourné en dérision par Rogue.
- Bienvenue parmi nous, dit le portrait de Dumbledore pour briser le silence.
- Bonjour Severus, Harry s'est donné beaucoup de mal pour que votre portrait soit ici, intervint la Directrice.
- Saint Potter, toujours à défendre les bonnes causes, ironisa-t-il.
Cette remarque, bien loin de vexer Harry, le fit rire.
- Qu'y-a-t-il de drôle ? s'enquit Severus, un sourcil froncé.
- Non, non, rien, répondit Harry, pris d'un fou rire. C'est juste que… C'est bien qu'ils n'aient pas trop tardé à vous installer. Je crois que je commençais à trop vous idéaliser. J'avais oublié à quel point vous étiez insupportable.
Le portrait d'Albus suivit Harry dans son hilarité et même McGonagall ne put s'empêcher de pouffer. Rogue, lui, croisa les bras sur son torse, un air mécontent sur le visage.
- Quelle ingratitude, s'outragea Phineas Nigellus.
- Plus sérieusement Professeur Rogue, dit Harry après s'être repris. Merci, merci pour tout. Sans vous…
- Ça va Potter, j'ai compris l'essentiel du message, pas besoin de nous mettre plus dans l'embarras, le coupa-t-il.
- J'aurais aimé que… que les choses se passent autrement…, balbutia le Survivant, les larmes lui montant aux yeux.
- Je sais, répondit simplement Rogue, sincère, bien loin de sa froideur habituelle.
Ces mots, c'était les mêmes qu'Harry avait dits dans la cuisine du Square Grimmaurd, la veille de la grande bataille après leur première vraie discussion. Leur seule vraie discussion.
- Ne passez pas trop de temps à vous lamenter pour moi Potter, je suis bien placé pour savoir qu'une vie de tristesse et de regrets est bien loin d'être une vie agréable.
- Mais… c'est injuste, vous auriez dû enfin pouvoir aller de l'avant…
- Honnêtement, je ne sais pas si j'en aurais été capable, pas après toutes ces années mais vous, vous êtes bien entouré, ne gâchez pas votre vie à plaindre des gens qui savaient dans quoi ils s'engageaient.
Harry savait que ça ne serait pas facile et qu'il lui faudrait du temps mais il hocha la tête.
- Au revoir Professeur Rogue, au revoir professeur Dumbledore, conclut-il, sachant qu'ils s'étaient dit ce qu'ils avaient à se dire.
- Harry, je vais vous raccompagner, annonça Minerva.
- Au revoir Harry, dit Dumbledore avec son éternelle bienveillance.
- Potter, se contenta de dire Rogue dans un nouvel hochement de tête mais avec un micro-sourire qu'Harry ne manqua pas.
.
NDLA : Là aussi, l'un de mes bêtas a eu du mal à resituer le moment. Sachez que cette scène a lieu juste après l'épilogue qui se termine avec le départ du Poudlard Express. Voilà !
1er Septembre 2017
Drago et Harry étaient encore sur le quai de la voie 9 ¾. Harry avait du mal à se faire à l'idée que son petit Severus était en route pour Poudlard. Il savait qu'il allait mettre plusieurs jours pour s'y habituer, ça lui avait pareil après le départ de James.
Finalement, Harry finit par soupirer et se tourna vers son époux. Ils devaient emmener Lily chez ses grands-parents ensemble, mais un appel d'urgence rappela Drago à Sainte-Mangouste.
- Ne t'inquiète pas, je peux emmener Lily sans toi. De plus, j'ai encore un peu de travail avant de pouvoir me libérer pour ce soir, dit Harry avant même que Drago ne s'excuse.
- Merci, répondit-il avant d'embrasser son époux et sa fille.
Sans plus attendre, il quitta le quai, n'ayant pas les mêmes libertés qu'Harry en matière de transplanage. Le Ministre de la Magie serra sa fille contre lui et disparut pour réapparaître devant les grilles du Manoir Malefoy.
Il n'eut pas à signaler sa présence. Les grilles s'ouvrirent d'elle-même une fois qu'il les eut frôlées. Lorsque Narcissa lui avait annoncé qu'il pouvait dorénavant rentrer sans autorisation de leur part, il avait été très touché. Les seules autres personnes qui pouvait le faire était Drago et ses enfants à présent. Il avait compris que c'était une façon de lui montrer qu'il faisait partie de la famille.
Arrivé aux portes d'entrée, il frappa et fut accueilli par Polly, l'Elfe de Maison du Manoir.
- Bonjour Maître Harry, s'inclina la créature. Bonjour jeune Maîtresse Lily.
- Bonjour Polly ! s'exclama l'enfant en l'étreignant.
Harry pinça les lèvres pour retenir son rire en voyant l'air toujours aussi surpris de Polly. Pourtant, sa fille le faisait à chaque fois qu'elle arrivait.
- Salut Polly et je te l'ai déjà dit, tu n'as pas besoin de m'appeler Maître, dit Harry en entrant dans le Manoir, à la suite de sa fille.
- Monsieur Potter est uni par les liens sacrés du mariage mais aussi par ceux de la magie au fils de mes maîtres. Cela signifie que Monsieur Potter est le maître de Polly, au même titre que le Maître Drago et leurs enfants, répondit Polly avec fierté. Si Maître Harry interdit à Polly de l'appeler Maître, alors elle le fera mais sinon, c'est une fierté pour elle.
- Ok Polly, comme tu voudras, céda Harry, une fois de plus. Est-ce que Narcissa est là ?
Bien sûr, ses relations avec Lucius s'étaient grandement améliorées, surtout après la naissance de James, le premier de leurs enfants, mais il ne comptait pas s'attarder et à choisir, il préférait avoir affaire à la Matriarche.
- Non, la Maîtresse est partie passer la journée chez sa sœur. Le Maître est ici, dans son bureau. Polly doit-elle aller le prévenir ?
- S'il-te-plaît.
L'Elfe s'inclina et disparut. Lily se dirigea sans attendre dans le salon où un coin lui était dédié, plein de poupées. Harry s'appuya à l'encadrement de la porte et regarda sa fille jouer, un sourire tendre sur le visage.
La fillette avait le teint pâle et les yeux gris de la famille de Drago. Les cheveux aussi raides que les Malefoy mais de la couleur de ceux d'Harry. Une vraie petite Blanche-Neige s'amusait souvent à dire Harry.
- Celle-ci, vous ne l'avez pas ratée, dit Lucius en regardant l'enfant, lui aussi.
- Nous n'avons raté aucun de nos enfants, se révolta Harry.
- C'est vrai, concéda le patriarche. Que me vaut le plaisir de sa visite ?
Harry leva les yeux au ciel face à ce que venait de dire son beau-père mais ne le prit pas mal. Il savait que ce genre de piques étaient plus pour la forme que pour le blesser. Souligner que seul la visite de Lily lui faisait plaisir n'était pas la plus méchante dont il était capable.
- On se demandait si vous seriez d'accord pour garder Lily jusqu'à demain soir ?
- Aucun problème, accepta Lucius sans prendre le temps de réfléchir.
- Vous allez vous en sortir sans Narcissa ? s'enquit Harry avec un sourire en coin.
Il n'y avait pas que Lucius qui s'amusait à taquiner l'autre.
- Je suis redoutable Potter, répondit simplement Lucius avec dignité.
Harry pouffa alors que la fillette releva la tête, se rendant compte de la présence de son grand-père. Elle courut alors vers lui et déposa un baiser sur sa joue tandis qu'il la prenait dans ses bras. Harry ne tarda pas à s'éclipser pour retourner au Ministère.
Avant de se plonger dans son travail, il regarda les cadres sur son bureau. Une photo de ses trois enfants au dernier Noël qu'ils avaient fêté et une de son mariage avec Drago, seulement deux ans après la guerre.
- Monsieur le Ministre, dit sa secrétaire, dans l'entrebâillement de la porte.
- Oui Selly ? répondit-il en se reprenant.
- Le Directeur du département de la Justice Magique est là, annonça-t-elle.
- Bien, faites-le entrer.
Harry passa sa journée à recevoir ses rendez-vous, à en programmer de nouveau et à répondre aux différentes demandes. Contre toute attente, il adorait son boulot et le milieu de la politique, surtout pour les changements qu'il y avait apportés et qu'il y apportait toujours, mais il fut heureux de rentrer chez lui.
Après la guerre, Harry, Drago, Ron et Hermione étaient restés vivre ensemble au Square Grimmaurd, le rénovant petit à petit. Ron avait déménagé quelques mois plus tard pour un petit appartement sur le Chemin de Traverse et Hermione, quelques semaines avant le mariage d'Harry, pour s'installer avec Théo.
Aujourd'hui, cette maison qu'avait détesté Sirius à cause des mauvais souvenirs et de l'ambiance glauque était lumineuse, remplie de rires et de bonheur. Harry trouvait que c'était un bel hommage pour son parrain.
Une fois chez lui, le Ministre de la Magie monta dans sa chambre et fit un passage rapide sous la douche avant d'enfiler des vêtements plus décontractés que son costume et sa robe de sorcier.
Il s'étonna au passage de ne pas avoir été accueilli par Kreattur et Dobby, non pas qu'il tenait à ce qu'ils le fassent, mais c'était ce qu'il se passait à chaque fois que lui ou qu'un membre de la famille rentrait.
Il comprit l'absence de ses deux Elfes en arrivant à la cuisine et en y trouvant Drago, déjà occupé à préparer le repas. Son mari avait dû leur donner la soirée pour qu'ils se retrouvent vraiment en tête à tête.
Harry resta quelques instants à l'entrée de la pièce en regardant Drago devant les fourneaux et fut pris d'une de ces bouffées de bonheur à l'état pur qu'il ressentait parfois… souvent. Il se sentait réellement heureux, tellement que parfois il se donnait l'impression d'être sous Elixir d'Euphorie.
Il avait un boulot qu'il adorait, une maison où il se sentait en sécurité, trois merveilleux enfants qu'il aimait plus que tout, autant qu'ils le rendaient chèvre parfois, et Drago. Drago, son ancien ennemi devenu l'amour de sa vie. Malgré toutes les épreuves qu'il avait dû traverser, si quelqu'un se présentait devant lui aujourd'hui en lui proposant de remonter le temps, il refuserait car il ne prendrait jamais le risque de changer le présent.
Il était en paix avec son passé et il savourait simplement chaque nouvelle journée en se demandant parfois si un jour, il pourrait être plus heureux qu'il ne l'était en ce moment même.
- Monsieur le Ministre, que penseraient vos électeurs s'ils vous voyaient avec un tel air béat ? se moqua Drago en regardant Harry.
Le survivant sursauta, il ne s'était même pas aperçu que Drago s'était rendu compte de sa présence. Cependant, ça faisait bien longtemps qu'il ne se sentait plus gêné d'être surpris dans de telles circonstances.
- Ce serait terrible, ils sauraient que je suis l'homme le plus heureux de la terre et ils seraient tellement jaloux qu'ils ne voteraient pas pour moi aux prochaines élections, répondit Harry avant d'embrasser tendrement son mari.
- Tu es définitivement trop sentimental, s'amusa Drago.
- Dit celui qui a dressé une table romantique pour deux, rétorqua Harry, tout aussi joueur.
En effet, la table de la cuisine avait été préparée et au milieu, on pouvait y voir des chandelles et une rose rouge.
- Ça, c'est juste pour m'assurer qu'on fasse des choses très sexuelles ce soir.
Harry pouffa, pas dupe pour deux noises. Aucun d'eux n'avait besoin de sortir le grand jeu pour attiser le désir de l'autre, il fallait souvent faire des efforts pour le calmer, bien au contraire.
- Je suis heureux de passer cette soirée seul avec toi, finit par avouer Drago avant de serrer Harry dans ses bras.
Harry l'étreignit à son tour. Il était vrai qu'avec les enfants mais surtout, leurs deux emplois qui demandaient beaucoup d'investissement, de responsabilités et de temps, leurs moments en amoureux étaient plutôt rares.
Cependant, l'un comme l'autre comprenait et ça n'était pas une cause de tension entre eux. Ils avaient juste appris à chérir ces moments en tête à tête un peu plus qu'auparavant.
- J'ai envie de toi, souffla Harry, à l'oreille de Drago.
- Nous avons toute la soirée…, commença Drago.
- Oui, je sais, souffla Harry. Je vais patienter.
- Non, je voulais dire qu'on avait toute la soirée pour cuisiner et pour manger.
Sans attendre Drago s'empara de la main d'Harry et l'entraîna à l'extérieur de la pièce. Ils s'arrêtaient de temps à autre pour échanger un baiser rempli de désir puis finalement, arrivés en bas des escaliers Harry s'arrêta.
- On ne l'a jamais fait sur les escaliers, dit Harry avec un sourire coquin.
- Pas sur ceux-là, non, approuva Drago. Peut-être parce qu'ils sont juste en face de l'entrée.
Harry commença alors à déshabiller son mari qui en fit autant. Les gestes étaient un peu maladroits et empressés, mais ils soupirèrent de bien-être en sentant la peau de l'autre une fois nus.
Harry fit asseoir Drago sur une marche et se posa entre ses cuisses. Sa bouche embrassa son cou, son torse, son nombril avant d'arriver à son sexe dressé. Il le lécha alors sur toute sa longueur avant de la prendre dans sa bouche et d'entamer des va-et-vient énergiques.
- Harry…, souffla Drago, les mains dans les cheveux de son époux, sa tête en arrière, ses yeux fermés sous l'effet du plaisir.
Sans se contrôler, les hanches de Drago vinrent à la rencontre de la bouche d'Harry, accentuant la pénétration. Sentant très vite l'ancien Serpentard au bord de l'explosion, le Survivant recula et l'incita à se retourner.
Harry caressa les fesses de Drago puis les écarta pour regarder l'entrée de son anus qui l'accueillerait bientôt mais avant, il avait d'autres projets en tête. Doucement, il souffla sur le petit orifice et sentit son mari se tendre de plaisir puis il y passa sa langue avant de souffler de nouveau, faisant frissonner Drago d'anticipation.
- Harry, répéta-t-il, pantelant et impatient.
Ledit Harry poursuivit ses caresses sans se soucier du ton suppliant de Drago. Il voulait le rendre fou comme ils s'amusaient souvent à le faire l'un et l'autre. Au moment où il comprit que son époux allait se retourner pour prendre les choses en main, Harry le pénétra d'un doigt, le faisant gémir de plaisir et le coupant dans son élan.
- Prends-moi, maintenant, lui ordonna Drago.
- Un peu de patience, souffla Harry avant d'enfoncer un deuxième doigt et de mordre gentiment l'une des fesses de son mari.
Drago prit son sexe en main et commença à se masturber doucement.
- Comme tu voudras mais je vais partir sans toi, menaça l'ancien Serpentard.
Harry s'empara de la main de Drago pour le faire lâcher et donna un dernier coup de langue sur son anus avant de remonter. Sans plus attendre, il le pénétra, les faisant crier de plaisir en même temps. Pour plus de facilité, Harry posa fermement ses mains sur les hanches de Drago et commença à aller et venir en lui avec force.
Les gémissements d'extase de son époux, le claquement de leurs deux corps à chaque poussée et la sensation chaude autour de son sexe ne tardèrent pas à lui faire atteindre le point de non-retour.
Pourtant, alors qu'il était sur le point de venir, il se retira, incita de nouveau Drago à se retourner et s'empala sur son membre dressé. Il occulta vite la légère douleur due à la pénétration sans préparation. Il montait et descendait aussi vite qu'il le pouvait tandis que Drago était complètement pris dans son plaisir, les mains sur la taille d'Harry.
L'ancien Gryffondor se pencha pour s'emparer des lèvres de son époux et c'est dans un dernier baiser qu'ils jouirent ensemble. Complètement épuisé et comblé, Harry se laissa tomber sur Drago qui l'enlaça tendrement en embrassant son épaule.
- Tu sais que tu vas me tuer un jour, n'est-ce pas ? demanda Drago, essoufflé.
- Mourir pendant qu'on fait l'amour, franchement, tu connais meilleure mort ?
Drago pouffa et après quelques instants pour se reprendre, les deux amoureux se levèrent. Ils se lancèrent un sort de nettoyage et se rhabillèrent avant de rejoindre la cuisine. Le repas se déroula parfaitement bien, chacun racontant quelques anecdotes du travail ou parlant simplement de tout et de rien ou du prochain voyage qu'ils feraient.
Ils refirent encore l'amour dans le lit, plus tendrement que la fois précédente et s'endormirent dans les bras l'un de l'autre après un dernier je t'aime.
Oui, dix-neuf ans plus tard Harry pouvait dire que même si les choses avaient été difficiles, à présent, tout allait bien et tant que Drago serait auprès de lui, ça continuerait.
.
31 janvier 2020
Severus Potter-Malefoy était en troisième année et pour la première fois, il se retrouvait dans le bureau de la Directrice McGonagall. Le moins que l'on puisse dire, c'était qu'il n'en menait pas large.
La Grande Minerva McGonagall était face à lui, le fixant d'un regard aussi pénétrant que sévère, les mains jointes face à elle et le silence perdurait depuis plusieurs minutes. Cependant, il était le fils de Drago Malefoy et il avait l'habitude de cette technique d'intimidation. Plus petit, son père lui avait fait avouer toutes sortes de choses de cette façon et il en avait à présent l'habitude. Il fallait juste qu'il fasse le tri sur ce qu'il voulait bien dire et sur ce qu'il devait garder pour lui.
- Alors Monsieur Potter-Malefoy, je vous écoute. Pourquoi avez-vous fait exploser l'enclos à Niffleurs du professeur Hagrid et qui était avec vous ?
L'ironie du sort voulait que ses autres complices avaient eu l'idée d'aller se réfugier chez Rubeus Hagrid qui, malgré leur acte, les avait accueillis. Severus, lui, avait choisi de partir vers la forêt, après avoir fait fuir les créatures qu'ils étudiaient en cours, n'ayant pas eu le cran de demander de l'aide au demi-géant, qu'il connaissait pourtant tout aussi bien que les autres.
- J'ai fait exploser l'enclos parce que je trouvais que ces créatures méritaient de vivre en liberté, répondit Severus d'une petite voix.
- Nous ne sommes pas des monstres Monsieur Potter-Malefoy, après avoir été étudiées, les créatures sont relâchées dans un environnement adapté. Savez-vous les dégâts que peuvent faire des Niffleurs en liberté dans un endroit comme Poudlard ? Vous avez de la chance que les professeurs aient réussi à tous les rattraper. Maintenant, dites-moi qui était avec vous, insista la Directrice.
- J'étais seul, Madame la Directrice, mentit Severus.
En réalité, avec lui, il y avait eu Léa Nott, fille de Théo et Hermione, deux des meilleurs amis de ses parents. C'était elle qui s'était révoltée contre la captivité des créatures. Fred Weasley, que Severus considérait comme un cousin, avait proposé de les libérer et James, qui était venu pour le fun. Severus avait suivi, même s'il avait su dès le début que c'était une mauvaise idée, ne voulant pas passer pour un lâche ou un insensible auprès de Léa.
- Vous mentez, Monsieur Potter-Malefoy.
- Avec tout le respect que j'ai pour vous Madame la Directrice, vous n'avez aucune preuve de ça, répondit Severus en tâchant de se faire plus assuré qu'il ne l'était.
La Directrice plissa les yeux, mais au moment où elle allait reprendre la parole, une note volante arriva à son intention. Elle en prit connaissance et se leva.
- Attendez-moi ici, je n'en ai pas pour longtemps, dit-elle avant de quitter la pièce.
Une fois seul, Severus regarda tout autour de lui. Si la décoration était fortement inspirée de l'Ecosse, ce ne fut pas ce qui retint son attention. Il préféra se concentrer sur la multitude de portraits tout autour de la salle. Certains étaient vides, d'autres voyaient leurs occupants endormis, d'autres encore regardaient le jeune garçon avec sévérité.
- Hum, des cheveux noirs mal coiffés, des yeux verts, vous êtes un Potter, devina l'un des portraits qui venait tout juste de revenir dans son cadre.
- Bonsoir, je suis Severus Potter-Malefoy, se présenta-t-il.
- Votre père, celui à qui vous ressemblez, est un vrai sentimental, se moqua le portrait.
- Qui êtes-vous ? demanda le jeune garçon, vexé que quelqu'un se moque d'un de ses papas.
- Je suis Severus Rogue, répondit-il.
- C'est vrai ?! Wow, mes papas parlent souvent de vous, surtout papa Harry ! Il dit que c'est pour vous rendre hommage que je m'appelle comme vous. Il paraît que vous êtes un héros ! Il va souvent vous rendre visite à Godric's Hollow. Un jour, il m'a dit que c'était plus simple de parler à votre tombe qu'à votre tableau…
Rogue garda le silence. On pouvait voir qu'il était touché par les déclarations de l'enfant et qu'il avait du mal à trouver quoi répondre.
- Je lui ai dit que c'était nul ce qu'il disait parce que les portraits magiques, ça peut parler, pas une pierre, poursuivit-il.
Rogue ricana.
- C'est vrai mais pour sa défense, votre père n'a jamais été une lumière. Cependant, je le comprends, il y a des choses qui sont plus faciles à dire quand on sait qu'on n'aura pas de réponses, surtout à moi. Alors, pourquoi êtes-vous là ?
Le jeune garçon baissa les yeux, gêné.
- J'ai fait exploser l'enclos à Niffleurs du Professeur Hagrid, avoua-t-il.
- Par Salazar ! Vous êtes vraiment le fils de votre père ! Enfin, le fils de Potter mais pourtant, vous êtes à Serpentard…
- Je… Ce n'était pas mon idée mais…
- Mais vous avez suivi, certainement par loyauté, ça, c'est une qualité Poufsouffle, votre cas ne s'arrange pas très cher, poursuivit Rogue.
- Enfin, mon cher Severus, n'embarrassez pas ce garçon, intervint un autre portrait, juste à côté de celui du Professeur Rogue. Voyez ses joues rouges, il a fait ça pour impressionner une jeune fille, c'est évident.
- Je… mais non… ce n'est pas… c'est… balbutia Severus. Comment vous avez deviné ?
Rogue ricana tandis que l'autre portrait offrit un clin d'œil au jeune garçon. Le vieil homme du second tableau allait dire autre chose mais ils furent interrompus par le retour de Minerva McGonagall.
- Alors Monsieur Potter-Malefoy, vous ne voulez toujours rien me dire sur les personnes qui vous accompagnaient ?
- J'étais seul Madame la Directrice, répéta Severus.
Derrière lui, il vit Rogue secouer la tête, l'air dépité, tandis que l'autre portrait lui fit un nouveau clin d'œil.
- Bien, dans ce cas, j'enlève 50 points à Serpentard et vous serez collé pour les deux samedis à venir. Ce sera à Hagrid de décider de ce que vous ferez, annonça-t-elle.
Severus retint tout juste un soupir de soulagement à l'idée que ses heures de colles seraient faites avec l'ami de son père Harry.
- N'ayez pas l'air aussi content Monsieur Potter-Malefoy, je n'avais pas terminé.
Le jeune garçon écarquilla les yeux, se demandant ce qu'elle pouvait ajouter.
- Je vais aussi écrire à vos parents.
Là, Severus sut qu'il allait en baver. Son père Drago n'oublierait pas d'ici les prochaines vacances, nul doute qu'il serait aussi puni chez lui. Il espérait juste qu'il serait indulgent, après tout, c'était la première fois en trois ans que ses parents recevraient un mot le concernant. Pas comme James qui faisait les quatre-cents coups.
.
12 février 2020
Harry et Drago se trouvaient dans un petit restaurant du Chemin de Traverse. Aujourd'hui était un jour très spécial pour eux. Ils fêtaient leur vingtième anniversaire de mariage. Leurs trois enfants étaient à Poudlard et pourtant, ils n'avaient pas pu faire mieux qu'un dîner en amoureux.
A cause de leurs obligations professionnelles respectives, ils n'avaient pas pu poser de congés avant le mois de mars, le voyage attendrait donc.
- Tu as l'air pensif, fit remarquer Harry au bout d'un moment.
- Non, ce n'est rien, c'est juste un truc auquel je viens de penser… C'est amusant, finit-il par répondre avec un sourire en coin.
- Ah ? questionna Harry.
- Nous deux, ça ne s'est fait que grâce à tes heures de rattrapage en potion. Sans tout ce temps passé rien que tous les deux, les choses n'auraient pas dérapé et on n'en serait pas là aujourd'hui, commença Drago.
- Drago, ça fait environ vingt-trois ans que j'ai compris ça. Dire que c'est censé être toi le plus brillant de nous deux, se moqua Harry.
- Mais non, laisse-moi terminer ! se défendit-il. Tu as accepté ces heures de soutien juste pour pouvoir devenir Auror, ton rêve de l'époque et au final, tu t'es lancé en politique, là où ton ASPIC en Potion est totalement inutile. Tu te rends compte que si tu avais réalisé quelle était ta vraie vocation avant notre sixième année, rien de tout ça ne serait arrivé ?
Harry resta quelques secondes sans rien dire, à imaginer ce qu'aurait pu être sa vie sans ses heures de soutien et en frissonna d'horreur. Il repensa aussi à ce début de sixième année, à son désarroi de devoir passer autant de temps auprès de celui qui était aujourd'hui son mari… Le bonheur tenait tellement à peu de choses que ça en était effrayant.
Finalement, ce qui lui avait paru être la pire chose qui pouvait lui arriver à l'époque était devenu la meilleure.
- Je n'ai jamais été aussi heureux de m'être trompé dans mes désirs d'avenir, dit Harry avant d'embrasser Drago.
Et voilà pour ces petits moments de vie ! Cette fois, c'est vraiment là fin ;)
Si vous avez encore des questions, c'est le moment où jamais. Je reviendrais ici pour poster la réponse à celles déjà posé d'ici une à deux semaines et je le ferais cette fois ;)
Bizzz à tous et à toutes !
