Bonjour tout le monde ! Me voici avec une nouvelle fiction, cette fois-ci dans l'univers de Harry Potter. Cette histoire se passera durant "l'ère des Maraudeurs" et contiendra de nombreux chapitres, dont j'ai déjà écrit la plupart, ne vous inquiétez pas.
Evidemment, rien si ce n'est mon OC ne m'appartient, je ne le répéterais plus.
Attention au rating M, dont la plupart sera dû au sexe qui interviendra plus tard, je vous préviendrai en début de chapitre. Il y aura aussi des morts, et un petit peu de mal-être par moment, mais rien de trop important pour ces deux choses-là.
Pardon pour ce chapitre que vous trouverez peut-être long, mais bon, il faut bien poser les bases de mon histoire, non ?! Promis, l'histoire deviendra plus intéressante plus tard.
Les choses en gras et italique sont des souvenirs ou des rêves/cauchemars.
Celles en italique seulement sont ses pensées.
Un garçon se tenait là, accroupis, grognant sur deux policiers comme un animal. Ses cheveux noirs gouttaient de sang. Et autour de lui, trois corps sans vie. L'un avait la gorge déchirée, l'autre les deux bras arrachés, et le dernier corps, le ventre ouvert, les boyaux répandus partout sur le sol, était encore secoué de convulsions. Un véritable carnage.
Soudain, le garçon rugit et sauta en l'air. Vitesse, hauteur, puissance. Sauvagerie. C'est ce qui se dégageait de lui. Il retomba sur un homme en uniforme et allait lui déchiqueter la gorge de ses dents quand il poussa un hurlement de douleur et sauta un peu plus loin d'un bond. Il se retourna et fonça sur l'autre qui venait de lui tirer dessus. Il s'arrêta avec la deuxième détonation mais se remit presque instantanément en marche, telle une force de la nature. De nouveau, il se prit un tir en pleine poitrine, du premier policier cette fois-ci. Il tomba au sol mais se releva rapidement, déterminé à abattre ses cibles, soufflant comme une bête. Ses yeux noirs reflétaient la folie qui l'habitait. Il était comme possédé. Quiconque aurait eu peur de lui. Il semblait avoir la puissance d'un dieu, la détermination d'un affamé, l'agilité d'un félin. Il ressemblait à une panthère chassant. Rien ne semblait pouvoir l'arrêter dans sa folie meurtrière.
Pourtant, la nouvelle salve de balles réussit à le stopper. Et il ne se releva jamais, retrouvant juste avant sa mort la raison. Et il mourut, horrifié par ses actes, dans l'incompréhension et la solitude, alors que plus loin, un horrible cri retentissait, déchirant le silence qui s'était imposé en maître. Un cri de pure douleur.
- Eh ! Eh ! Quelqu'un me secoua durement. Réveille-toi Davis !
Je sortis en sursaut de mon sommeil agité. Immédiatement, je sautais sur mes pieds et posais ma baguette sur le cou de l'individu en face de moi. Lupin. Remus Lupin se tenait devant moi, les sourcils haussés, les mains en l'air bien en évidence.
- Hey ! Doucement ! Ce n'était qu'un cauchemar, je ne te veux pas de mal.
Lentement, les sourcils froncés, je retirais ma baguette de son cou. Sans le quitter des yeux, je me rassis sur le canapé qui me faisait office chaque nuit de lit et analysais du coin de l'œil notre entourage. Il était seul. Et il faisait encore nuit. Je me tendis encore plus. Qu'est-ce qu'il pouvait bien foutre la nuit, seul, sans ses petits copains ? Je ne lui faisais pas confiance. A vrai dire, je ne faisais confiance à personne…
- Ca va ?
Je ne répondis rien. Bien sûr que non ca n'allait pas, et il le savait très bien. Il s'assit alors de l'autre côté du canapé. Il ne va tout de même pas camper sur mon lit, non ?! En réponse, je ramenais mes jambes contre moi et me collais le plus possible à l'accoudoir de droite, le plus loin possible de lui, sans jamais, une seule seconde, le quitter des yeux. Réellement, il devait plutôt croire que je souhaitais ne faire plus qu'un avec mon ami le canapé tellement je m'enfonçais dedans.
Ou alors, il avait très bien compris que je le fuyais comme la peste, comme je fuyais tout le monde d'ailleurs. Après tout, n'était-il pas le plus intelligent des Maraudeurs, malgré les facilités des deux autres à avoir de bonnes notes sans rien faire ? Quant à Pettigrow, il était plutôt à la ramasse. Un peu trop petit, un peu trop gros, ce qui lui avait valut son surnom Petit-Gros, et un peu trop idiot. En faite, non, il n'était pas idiot, il avait juste un peu plus de mal en cours, comme beaucoup d'autres. C'était simplement plus voyant à côté de ses « supers amis ».
- Tu veux en parler ? Reprit Lupin que j'avais oublié.
Erkkk ! Le silence lui répondit une nouvelle fois. Je ne comprenais même pas pourquoi il m'avait posé cette question ? Comme si j'allais me confier à quelqu'un que je ne connaissais pas ! Enfin, je ne connaissais pas grand monde, pour ne pas dire personne…
Etait-ce pour ça, parce qu'il avait pitié, qu'il me demandait ça ? Mais alors, ça voulait dire qu'il m'avait remarqué pour savoir que je ne parlais à personne. Pourquoi m'avait-il remarqué ? Bon, je m'emballais. Peut-être ne m'avait-il jamais vraiment remarqué, après tout, nous avions parfois du faire équipe en Potion, c'était normal qu'à la fin de l'heure, il remarque que je n'attendais personne. Ou qu'il ait retenu mon nom de famille. Après tout, n'avais-je pas moi-même retenu le sien ? Mauvais exemple, tout le monde connaît son nom, moi plus que les autres…
- Dans ce cas, tu devrais aller te coucher dans ton dortoir, il n'est que 5h. M'apprit Lupin.
Il commençait à me taper légèrement sur le système… Ne pouvait-il pas juste me laisser tranquille ? Je voulais être seule bon sang ! Eh bien, au moins il m'a donné l'heure, il n'est pas tout à fait inutile…
- Tu devrais faire de même. Répliquais-je sèchement sans pour autant bouger.
- Je devrais… Mais je n'ai plus sommeil.
- C'est très bien pour toi… Grognais-je en comprenant qu'il comptait rester ici. Par contre, ce n'est absolument pas mon cas, j'aimerais donc que tu quittes ce canapé, que je puisse finir ma nuit.
- Tu compte continuer à dormir ici ? S'étonna-t-il.
- Et pourquoi pas ?
- Tu as un lit.
- Le canapé est plus confortable. Contrais-je, butée.
Il s'arrêta (enfin !) de parler puis se leva en soupirant.
- Très bien, je vais aller faire un tour du côté des cuisines. Tu veux quelque chose ?
- Juste du sommeil. Grinçais-je, acide.
Je me rallongeais sans un regard, et à peine la porte de la salle commune se refermait derrière lui, je retombais dans les bras d'un Morphée beaucoup plus calme que tout à l'heure.
XXXXX
1h plus tard, je me réveillais en sursaut. Lupin était assis dans le fauteuil face à moi avec un énorme plateau de croissants, petits pains, brioche, confitures… Il y avait même du chocolat fondu !
- Comme tu ne m'as pas répondu, j'ai pris un peu de tout.
Je m'assis, les yeux grands ouverts. Bon Merlin, c'est trop beau pour être vrai !
- Pourquoi tu fais ça ? Demandais-je, suspicieuse, les yeux plissés.
- La gentillesse, ça existe aussi.
Je haussais les sourcils. Là, au moins, on pouvait dire qu'il m'avait soufflé ! Il attaqua sans attendre de réponse. Il attrapa 3 petits pains, mit du chocolat ou de la confiture à l'intérieur, les trempa dans un bol de lait froid et les avala avant même que je n'ai pu décider si je devais manger ou partir.
- Tu devrais manger un peu avant que tout ne disparaisse. Me conseilla-t-il.
Un micro sourire apparut sur mon visage. J'acquiesçais, mis mes gants sans y penser et attrapais à mon tour un croissant et un verre de jus d'orange, ce qui ne l'empêcha pas de continuer à manger tout se qui se trouvait sur le plateau.
- Besoin en énergie ? Demandais-je, essayant de paraître la plus innocente possible, me souvenant que la Pleine Lune était dans deux nuits.
Il fronça les sourcils, les yeux posés sur moi, un petit pain au miel stoppé net à quelques centimètres de sa bouche ouverte. Position très comique en passant. Il finit par enfourner le petit pain dans sa bouche en haussant les épaules. Personne ne pouvait savoir son secret ! Et il le cachait plutôt pas mal, je devais le reconnaître.
- Euh… Ouais, peut-être bien.
Nous finîmes de manger tranquillement, en silence. Quand il eut finit, il reposa lourdement son dos contre le fauteuil dans lequel il était assis. Il me fixa un long moment, mettant ma patience à l'épreuve.
- Ce sont les filles qui t'ont jetées à la porte ? Demanda-t-il soudainement.
C'était si évident qu'il allait me poser cette question, j'en aurais ris. A la place, je ne répondis rien. Jusqu'à ce que je comprenne que cette fois-ci, il ne lâcherait pas le morceau. Je me levais donc.
- Merci pour le petit-déjeuner, c'était très gentil.
J'attrapais mon sac de cours, qui était écrasé par terre à côté du canapé et partit vers la sortie. Finalement, alors que j'allais sortir, je me retournais vers le garçon qui n'avait pas bouger.
- Et pour info, c'est moi qui m'auto-exil du dortoir, et ce depuis la Deuxième Année, pas que je m'étonne que tu ne l'ais pas remarqué.
BAM ! Dans vos dents, toi et ta sale curiosité !
XXXXX
Après m'être préparée dans la salle-sur-demande pour la journée de rentrée, j'avais malheureusement été obligée d'aller dans la Grande Salle pour récupérer mon emploi du temps pour l'année. Je n'avais même pas pris la peine de m'assoir à la table des Griffondors, j'avais juste intercepté Madame McGonagall quand elle parlait avec les préfets de Griffondor, avais pris le bon morceau de papier après avoir échangé quelques banalités avec le professeur qui m'aimait plutôt bien, et j'étais repartie de la salle qui ne contenait qu'une trentaine de personnes seulement. Il était encore tôt.
Ensuite, j'étais allée à la bibliothèque. Madame Pince, la bibliothécaire, me donna une crispation des lèvres. Je m'en contentais. Elle ne faisait pas mieux avec le directeur Dumbledore, c'est pour dire. Au moins, elle savait que je préférais me taillader les veines que de plier une seule page d'un de ses précieux livres.
- Je me doutais que vous viendriez à la première heure dès le premier jour de la rentrée, Davis. Me salua-t-elle de sa voix de crécelle.
- Pourquoi changer les bonnes vieilles habitudes sous prétexte que c'est la rentrée…
Je lui fis un petit sourire et partis me cacher dans une rangée de la grande bibliothèque, qui venait à peine d'ouvrir. Personne n'allait jamais venir à la bibliothèque si tôt le premier jour. En fait, personne ne venait pour le plaisir de la lecture, tout le monde venait pour trouver des réponses afin de faire les devoirs demandés par les professeurs.
C'est pourquoi d'habitude, j'allais dans la section des soins aux créatures magiques, la section la moins utilisée car nous avions déjà tous eu à acheter un livre complet sur le sujet pour notre troisième année. Clairement, j'étais maintenant une pro des créatures magiques. Je pouvais tout vous réciter sur n'importe quelle créature. En plus de cela, sa position était parfaite. Assez loin du devant de la bibliothèque où tous les bosseurs étaient assis sur les tables, et pas trop proche des dernières rangées où certains couples s'exploraient les amygdales les uns les autres.
Aujourd'hui, je décidais du fait du manque de personne, de me faire plaisir. Je me dirigeais au fond, dans la section des runes anciennes. Peu de personnes avaient pris cette option en troisième année, et encore moins pour la sixième année, c'est pourquoi seuls les couples trainaient dans cette partie-là de la bibliothèque. J'avais pris cette option, en plus du soin aux créatures magiques et de l'arithmancie. Et j'adorais ça. Ca devait certainement venir de mon père, « l'antiquaire du monde sorcier ». Il m'avait transmis sa passion pour les runes, un peu plus que pour les vieux objets. Je lui laissais ses cadavres de poterie et gardais les gravures des temps anciens.
Une heure plus tard, les cours débutèrent, en commençant par trois heures de potions. Je m'assis seule au fond à chacune de mes classes comme d'habitude. J'étais restée silencieuse, avait à peine pris des notes car je savais déjà la plupart des choses enseignées dû à mes nombreuses lectures, j'étais retourné à la bibliothèque le midi, et le soir après les cours, j'avais fuie tout contact avec les humains. A la fermeture de la bibliothèque, j'étais allée me cacher dans la salle-sur-demande, que peu de personnes connaissaient, ce qui tombait plutôt bien. Je n'étais revenue dans la salle commune de Griffondors qu'à environ 11h du soir, une fois que j'étais sûre qu'il n'y aurait plus personne debout.
C'était une habitude que j'avais prise, et je me sentais plus en sécurité en la perpétuant même si je savais que demain matin, tout comme ce matin, aucun hibou ne me réveillerait en tapotant sur la vitre de la salle commune avec une lettre accrochée à la patte, comme j'en avais pris l'habitude ces 5 derniers années. Lui et moi n'avions pas été mis dans les mêmes écoles, mais ça ne nous avait jamais empêchés d'être ensembles de toutes les manières possibles. Les lettres étaient un peu notre rituel. Il se couchait tard pour me l'envoyer et je me levais tôt pour la recevoir. Je m'endormis sur ces pensées.
Le lendemain, je me réveillais tôt, comme d'habitude. Mais cette fois-ci, comme je l'avais prévu la veille, aucun hibou n'attendait à la fenêtre. Ca n'arrivera plus jamais… Je restais un long moment là, allongée sur le canapé à observant le plafond avec des yeux vides.
Au fond, je le savais, j'attendais. J'espérais sans but qu'un hibou arrive soudainement, comme avant. Mais c'était impossible. Il n'aurait jamais oublié de me soutenir pour le jour de la rentrée, et il n'aurait jamais été en retard aujourd'hui. Il avait toujours été si ponctuel en ce concernait nos lettres, si stricte. C'est pourquoi, quand je ne lui renvoyais pas immédiatement une lettre pour qu'il la reçoive pendant son repas le midi, je recevais une beuglante de sa part le lendemain matin.
Un sourire triste étira mes lèvres à nos souvenirs ensembles. La réalité m'écrasa soudainement, plus qu'elle ne l'avait jamais fait en déjà deux mois. Mais qu'est-ce qu'était deux mois quand je ne le voyais généralement pas pendant des mois et des mois de cours ? Deux mois, c'était trop peu pour se rendre compte de tout ce qui allait changer. Cette fois-ci, j'étais réellement toute seule. Depuis la Deuxième année, plus personne ne me parlait à l'école, et maintenant, j'étais même seule en dehors de ses murs.
Le trou dans ma poitrine s'agrandit à cette évidence. J'avais ressentis la solitude depuis deux mois, maintenant je comprenais ce que ça entraînait. Je suis définitivement seule…
Dès que je sentis mes yeux commencés à s'humidifier face à la douleur dans ma poitrine, je grognais de colère. Je n'avais pas le droit de pleurer. J'avais assez pleuré. Ici, je ne pouvais pas me permettre de tomber en panne et de redevenir le même zombie que j'avais été pendant les vacances. Il fallait que j'avance, pour lui. Ou au moins que j'ai mon diplôme. Il le voulait.
Je me levais brusquement et partis prendre une douche dans la salle-sur-demande. Ensuite, comme un robot, j'imitais mes gestes de la journée précédente. Bibliothèque, cours, bibliothèque, cours, bibliothèque et le soir, cours d'astronomie de 23h à 01h du matin. Dès que ce fut fait, je me dépêchais de retourner à la salle commune. Pourquoi je continuais à aller dans la salle commune chaque soir me dépassait. J'aurais pu dormir sur un bon lit doux et moelleux dans la salle-sur-demande, mais non. J'imagine que je m'accrochais aux souvenirs de toutes les lettres que j'avais pu recevoir de sa part, chaque matin depuis ma première journée à Poudlard. Il n'en avait jamais manqué aucune…
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En me réveillant ce mercredi, je laissais échapper un gémissement. J'avais des courbatures dans tout le corps, un mal de crâne affreux et mon ventre grognait comme s'il n'avait pas été nourris depuis deux jours. Eh bien, en réfléchissant, il n'avait pas été nourri depuis le petit-déjeuner que Remus avait partagé avec moi, alors ça faisait bien deux jours que je n'avais rien mangé. Je me levais douloureusement, attrapais mon sac et sortis en courant direction les cuisines. Là-bas, je rattrapais largement mon manque de nourriture. Ensuite, ma routine reprit, bien que je fus sur les nerfs toute la journée et quasiment hyperactive.
J'avais déjà vécu de nombreuses fois ce genre de choses, mais je ne pouvais pas m'empêcher d'appréhender ce soir. J'avais peur de ce qui pourrait se passer maintenant, mais surtout, j'avais mal. Les souvenirs étaient encore plus vifs ce jour-ci, alors que j'allais de cours en cours tel un robot. Ce serait seulement la deuxième Pleine Lune depuis… depuis cette nuit-là, qui avait été un désastre complet et où… NON ! C'est trop tard maintenant, arrête d'y penser Shaé !
A côté de ça, plus la journée avançait et plus mon corps se retrouvait pris de frénésie et d'excitation. Et ça me faisait juste plus mal encore d'être excité par ça. Je ne voulais plus être comme ça, mais je ne pouvais pas m'empêcher d'apprécier ces moments et d'en redemander toujours plus. C'était presque malsain, mais c'était ce que j'étais…
Alors ?! Dites-moi ce que vous en pensez, et posez vos questions si vous en avez. Proposez moi aussi vos théories, je suis très intéressée.
Que pensez vous du cauchemar ? Pourquoi Shaé dort-elle sur le canapé ? Pourquoi n'a-t-elle pas d'amis ? Qui est ce IL dont elle ne prononce pas le nom et qui semble ne plus être présent pour elle ? Pourquoi est-elle si sensible le jour de la Pleine Lune ? Eh eh, je pense que vous avez la réponse pour cette dernière question !
S'il-vous-plait, les reviews sont toujours très appréciées, même si c'est pour casser ma fiction, au moins je saurais qu'elle vous aura apportée des émotions XD.
