Hey !
Et me revoilà comme promis pour le chapitre 7 ! J'espère que vous l'aimerez ^^ pour ma part je le trouve plutôt pas mal, et j'ai apprécié l'écrire - sans doute parce que j'aime beaucoup faire des descriptions.
Alors, comme toujours, merci à tous ceux qui prennent le temps de lire cette fanfic, qui la follow et la fav, et également un grand merci à Miss Homme enceinte 2, akane keiko holmes, impero et la nouille pour toutes vos reviews, vous êtes super :D et également Méline Withman, excuse moi je t'avais oublié :0
Allez, j'arrête de papoter, et je balance la sauce ! Bonne lecture ;)
PS: J'ai supprimé l'annonce qui expliquait le retard de ce chapitre, pour ceux qui ne l'ont pas lu, retenez simplement que le chapitre est maintenant posté ^^
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Ce chapitre a été réécrit ! Je vous invite à le relire si vous êtes des vieux de la vieille :)
Chapitre 7 : Rencontre
- Tu n'aurais pas dû dire ça !
Bunny se retourna presque instantanément en direction de la voix, sur le qui-vive. Ses yeux détaillèrent soigneusement les alentours, ses boomerangs sortis et prêts à repousser une hypothétique attaque. L'esprit était totalement silencieux, mais sa tête était emplie de questions. Quelle était cette voix ? Qui pouvait donc se trouver dans ce qui restait de cette forêt ? Et surtout, pourquoi cette personne, quelle qu'elle soit, prenait-elle la défense de l'esprit de l'hiver ? De toute évidence, il s'agissait d'un autre esprit - seuls les enfants croyaient en Bunny, et la voix n'avait pas semblée particulièrement juvénile. Et de toute manière, aux dernières nouvelles, aucun humain ne pouvait voir Frost. Tout en continuant d'analyser la situation, le lapin laissa son regard glisser sur les arbres gelés, inspectant les branches recouvertes de givre et de neige, cherchant la moindre trace du mystérieux personnage qui avait parlé.
Rien.
Bunny commençait presque à douter avoir véritablement entendu quelque chose, lorsque la voix s'éleva à nouveau dans les airs, frêle et timide, mais décidée.
- Tu... tu n'aurais pas dû dire ça !
Le Gardien de l'Espoir fit volte-face, et cette fois, il put apercevoir une tâche de couleur disparaître prestement derrière ce qui restait d'un grand chêne. Méfiant, il s'approcha à pas feutrés du tronc noirci, avant de s'immobiliser un instant, un détail le frappant.
Noirci ? Comment ça, noirci ? Le gel ne pouvait pas être responsable de ces étranges tâches... Si ?
Bunny secoua la tête, revenant à l'instant présent. Quelle importance ? Pour l'instant, tout ce qu'il voulait savoir était l'identité de son mystérieux interlocuteur, qui, caché derrière l'imposant fût, semblait retenir son souffle.
Le Gardien hésita. Quelle attitude adopter ? Apparemment, l'être invisible ne lui voulait pas de mal, et paraissait plus craintif qu'autre chose... De plus, à en juger par le son de sa voix, Bunny n'avait pas affaire à un quelqu'un, mais plutôt à une quelqu'une. Non pas qu'il n'existait pas de femmes dangereuses, non loin de là – une certaine Grande Déesse de la Nature en étant un parfait exemple - mais le lapin avait la curieuse impression que la propriétaire de cette voix ne représentait absolument aucun danger... Finalement, il décida d'opter pour une approche pacifique, et, bien qu'il restât sur ses gardes, choisi de ranger ses croissants de bois meurtriers afin de ne pas effrayer l'inconnue. Il prit ensuite la parole.
- Je ne sais pas qui vous êtes, dit-il d'un ton très calme et qui se voulait rassurant, ni ce que vous voulez, mais soyez certain que je ne vous veux aucun mal. Alors montrez-vous, s'il-vous-plaît. Je ne suis pas très doué pour parler aux arbres...
Bunny attendit quelques minutes, immobile, les oreilles dressées sur sa tête dans une vaine tentative de discerner un quelconque mouvement de la part de « l'autre ».
Finalement, celui-ci se montra, se penchant légèrement sur le côté du tronc, et dévoilant son visage aux yeux du lapin géant.
Ce dernier resta bouche-bée lorsque l'énigmatique personnage sortit entièrement de sa cachette, apparemment pas très rassuré. Il se rapprocha à petits pas avant de s'immobiliser à distance respectable de Bunny, comme effrayé que celui-ci décide soudainement de changer d'avis et de passer à l'attaque.
Il s'agissait d'une toute jeune femme d'une saisissante beauté. Elle avait de magnifiques cheveux d'un vert profond qui descendaient en cascade sur ses épaules en ondulant gracieusement, et noyaient une partie de son visage aux traits fins et subtils. Une délicate coiffe faite de lierre et de minuscules fleurs blanches ceignait son front, et autour de ses bras s'enroulaient de frêles tiges de lierre. Elle était habillée d'une longue robe faite de feuilles de chêne, de mousse et de vigne vierge, qui camouflait jusqu'aux pieds de l'inconnue. Mais ce qui avait retenu toute l'attention de Bunny était les yeux de la jeune fille. Délicatement en amande, ils étaient d'un violet améthyste si pur que le lapin crut s'y perdre pendant quelques secondes. Puis ses yeux descendirent à son cou et il entrevit un fragile pendentif. Au bout de son fermoir d'argent délicatement ciselé se trouvait une émeraude très pure, taillée dans une forme de feuille extrêmement détaillée. Les yeux de Bunny s'écarquillèrent alors qu'il prenait conscience de la signification du bijou. Il l'avait déjà vu, sous la forme d'une esquisse, dans un des livres de la grande bibliothèque qui se trouvait dans l'atelier de North - une sorte de vieux grimoire qui traitait des différents esprits, majeurs ou mineurs, qui peuplaient le monde.
C'était une copie exacte du bijou que Mère Nature avait supposément offert à trois de ses filles, qu'elle avait nommées Gardiennes des Forêts. Personne d'autre ne pouvait prétendre porter ce bijou. Ce qui signifiait que l'une de ces Gardiennes se trouvait en face de lui.
Bunny se força à recommencer à respirer. Il ne parvenait toujours pas à y croire...
Devant lui se trouvait une des trois Dryades.
Toothiana, qui avait porté sa tasse à ses lèvres, écarquilla des yeux et recracha la quasi-totalité de sa gorgée dans le verre, faisant s'interrompre Bunny. La fée toussa faiblement, et Sandy lui tapota gentiment le dos pour l'aider à dégager ses voies respiratoires. Lorsqu'elle eut repris son souffle, Tooth releva les yeux vers Bunny d'un air estomaqué.
- Tu as rencontré une des trois dryades et tu ne me l'as pas dit ?! Hurla-t-elle d'une voix outrée. Tu sais parfaitement que j'en ai toujours rêvé ! Comment as-tu pu me cacher ça ?! Si tu me l'avais dit, j'aurais pu aller la voir et -
Les trois autres légendes soupirèrent de concert. Toothiana était en effet réputée pour être une véritable groupie des dryades. Elle avait épluché toutes les informations les touchant de près ou de loin, et avait même tenté d'aller demander à Mère Nature où elles se trouvaient, et si elle pouvait leur rendre visite - tenté, car Bunny l'avait rattrapée avant qu'elle n'atteigne Yggdrasil, la sauvant (selon ses propres mots) d'une mort certaine et douloureuse aux mains de la Dame - qui, avouons-le, pouvait être légèrement surprotectrice lorsqu'il était question de sa progéniture.
Bunny grogna pour couper la fée, qui s'était mise à voleter dans la pièce, et dont le flot de paroles ne semblait pas prêt de se tarir de sitôt. Cela eut l'effet escompté, et Tooth se rassit en maugréant, ses yeux lançant des éclairs. Le lapin leva les yeux au ciel.
- C'est exactement pour cette raison que je ne t'ai rien dit, je te signale. Tu es complètement obsédée, ma vieille. J'ai pas vraiment envie de me faire égorger par Mère Nature pour avoir jeté une de ses filles en pâture à une hystérique...
- Comment ça, hystérique ?! Moi, je suis hystérique ?! Dit Tooth d'une voix perçante. North, dis-lui que ce n'est pas vrai !
Le père Noël grimaça. La fée était la définition même de l'hystérie, à cet instant, mais il n'était pas fou. Il voulait vivre longtemps, lui aussi !
- Allons, allons, calmez-vous... Bunny ne faisait que plaisanter, Tooth, je t'assure...
Bunny ouvrit la bouche, s'apprêtant sans aucun doute à réfuter ces propos, mais un signe menaçant de Sandy se passant le doigt sous la gorge en regardant le lapin avec de gros yeux l'en dissuada.
Tooth, à peu près calmée, se rassit. Elle adopta malgré tout une moue boudeuse, et envoya un regard déçu au lapin. Celui-ci leva les yeux au ciel, mais ne put s'empêcher de se sentir un peu coupable.
- Ecoute... on sait tous que les dryades aiment pas trop les visiteurs... et puis, ça m'étonnerais qu'elle ait décidé de rester dans la même forêt, après... enfin bref. J'ai pas fini mon histoire.
Tooth soupira, et après avoir fait promettre à Bunny de lui redécrire la totalité de sa rencontre avec la Dryade en détail plus tard - afin qu'elle prenne des notes, Bunny en était sûr - le lapin reprit son récit.
Bunny ne comprenait pas. Les trois Dryades étaient connues pour être d'une extrême timidité, ne se montrant jamais, même aux autres esprits élémentaires, leurs frères et sœurs. Elles préféraient la compagnie des animaux à celle des autres esprits, ou des humains. Ceux-ci croyaient pourtant en elles, bien qu'elles fassent de leur mieux pour rester invisible à leurs yeux. En vérité, c'était la première fois depuis qu'il était devenu un esprit que Bunny en voyait une ; et il ne pensait pas se tromper en affirmant qu'il devait être la première légende depuis un très long moment à voir, et même parler, à une des Trois Gardiennes des Forêts.
La jeune fille suivit le regard de Bunny toujours vissé sur son pendentif, puis sourit timidement. Lorsqu'elle se remit à parler, sa voix, douce et craintive, parut ramener le Gardien au présent.
- Bien sûr, murmura-t-elle, j'en oublie les convenances... Je me nomme Caïssa, et, comme tu as dû le comprendre, je suis une des trois Dryades des Forêts.
Cette dernière s'inclina légèrement, un peu gênée, deux tâches de couleur s'étalant sur ses joues pâles, avant de lever les yeux vers son interlocuteur, qui la fixait avec toujours autant de stupéfaction.
- Et... tu es... Bunnymund, c'est exact ?
Le concerné hocha la tête. Il aperçut le regard de la jeune légende le détailler timidement, comme pour être sûre qu'il n'était pas un imposteur. Cependant, lorsqu'elle releva les yeux, son regard était ferme et Bunny put clairement y voir du reproche avant qu'elle ne reprenne la parole, d'une voix légèrement plus assurée.
- Tu n'aurais pas dû dire ça. Il ne méritait pas ces paroles.
Le Gardien de l'Espoir écarquilla les yeux, abasourdi, avant de secouer la tête. Il parut reprendre tout-à-fait ses esprits, car, lorsqu'il parla, il avait retrouvé son ton habituel.
- N-Non mais tu plaisantes, là ? Il ne les méritait pas ? Mais enfin, regardes autour de toi ! Regarde ce qu'il a fait à ta forêt ! Tout est détruit et gelé ! Non seulement il a gâché Pâques, mais en plus il a dû tuer toutes les plantes et les animaux à 10 kilomètres à la ronde ! Comment toi, une Gardienne des Forêts, peux cautionner ça ?
Caïssa ferma les yeux en soupirant. Comment expliquer au lapin qu'il avait commis une terrible erreur ?
- Tu ne comprends pas... Bien sûr, je peux comprendre, après tout, tu viens juste d'arriver... Mais tu aurais quand même pu lui laisser une chance de t'expliquer, au lieu de sauter directement aux conclusions... Marmonna-t-elle comme pour elle-même, en triturant son collier.
Bunny inclina la tête, complètement perdu. La Dryade - Caïssa, elle avait dit s'appeler Caïssa - parut le remarquer car elle soupira une nouvelle fois, laissant retomber son pendentif sur sa poitrine avant de se rapprocher à petits pas de l'autre esprit et de s'asseoir sur l'herbe gelée. D'un geste timide, elle invita le lapin à en faire de même.
Bunny se tâta. Que faire ? Partir ? Rester ? Il voulait vraiment comprendre ce qu'il s'était passé, et pourquoi l'esprit de l'Hiver avait semblé aussi bouleversé - et ce, avant même que le lapin... comment dire... s'en mêle. Bunny était déjà passé dans tous les autres pays pour vérifier le bon déroulement de Pâques, et ici, il s'était bien rendu compte qu'il n'y avait aucun moyen pour lui de rétablir les choses... Il choisit donc d'obéir, et s'installa relativement confortablement sur le sol givré, ne pouvant réprimer une grimace au contact glaçant de celui-ci. Il reporta son attention à la jeune fille qui le fixait toujours de ses grands yeux violets, et avec un soupir résigné, lui indiqua qu'il l'écoutait.
Caïssa se mordit brièvement la lèvre, semblant rassembler ses souvenirs. Elle paraissait tendue, et le lapin n'était pas vraiment en reste. Quelque chose lui disait qu'il n'allait pas du tout apprécier ce qu'elle allait lui dévoiler... mais il fallait qu'il comprenne. Il fallait qu'il sache.
La Dryade prit une grande inspiration, semblant s'être décidée, et avant que le premier mot ne sorte de sa bouche, elle avait l'attention totale de l'autre esprit.
