Salut à tous !
Nan mais... Keskispas ? Je suis à l'heure ? AWMYGOD mais... serais-je devenue... RAISONNABLE ? :O
Bref, en tout cas, voici le 16eme chapitre, qui est également officiellement devenu mon chapitre préféré ! (en tout cas, pour l'instant...).
Jvous prévient, c'est un touuuut ptit peu triste... Mais j'ai vraiment aimé l'écrire... Je suis donc une sadique certifiée ;D
Comme d'hab, merci à tous ceux qui ont posté une review, follow, fav, ou tout simplement lu ! Merci également à Serelya Prongs pour sa review, étant une guest, je n'ai pas pu t'envoyer un PM, je te remercie donc ici :D
Je vous dit donc à dans au moins trois semaines pour le chap 17, puisque je part deux semaines en Asie, et que... ben, faudra bien une semaine pour que je l'écrive ^^
Bonne lecture mes chers/chères ami(e)s !
PS : OUAAAH PLUS DE 4000 VUES ? JVOUS AIIIIME ! *smoutch smoutch*
PPS : Comme ça, on a l'impression que le titre est un peu, genre, drôle ? Genre "oh nan pas luiiii..." LOL ! Lisez et pleurez, pauvres fous !
Chapitre 16 : Pas lui !
- Je suis là, Maître. Je vous prie de me pardonner mon retard. Cela ne se reproduira plus.
- AH ! Enfin, tu te décides à apparaître ! Nous allons pouvoir commencer le rituel. Approches.
La jeune femme s'exécuta docilement, tandis que Pitch se saisissait à nouveau de l'étrange parchemin avec une excitation à peine contenue. Finalement, l'heure était venue... Le roi des cauchemars n'arrivait pas à en croire sa chance : dire qu'à peine six mois auparavant, il était bloqué dans son repaire, battu à plates coutures par les Gardiens et forcé de se cacher de ses propres créations de sable noir ! L'esprit eut un grognement en repensant à ces jours et ces nuits d'errance, passés à se cacher des humains comme des esprits, sans aucun espoir d'avoir à nouveau des croyants...
Mais alors que tout semblait perdu, il l'avait rencontrée. Cette fille. Il l'avait su dès qu'il l'avait vue, et plus il en apprenait sur elle, plus cela le confortait dans son choix. Ses pouvoirs, ses relations, ses connaissances... Elle était parfaite. Et aujourd'hui, elle allait lui permettre d'enfin se venger, en scellant le destin du plus jeune des gardiens.
Pitch stoppa ici ses digressions pour se recentrer sur le morceau de papier. D'un simple signe de la main, il intima à l'étrange femme de s'approcher davantage. Il se retourna finalement et fit face à celle-ci, lui présentant précautionneusement le précieux artefact sur lequel s'étalaient, peints dans une encre noire, d'étranges symboles. La jeune femme s'empara du parchemin avec un respect presque religieux, et se racla la gorge. Ses yeux se posèrent sur le papier jauni et racorni, brûlé par endroits. Sur un signe de tête de Pitch, elle commença à lire.
- Toi qui lit, soit averti :
Les mots qui suivront tueront.
Use de ce sort avec sagesse et justesse,
Ou soit prêt à regretter ton geste.
A ces mots, l'esprit de la peur renifla d'un air condescendant. Bien sûr, sur ce genre d'artefact, une mise en garde était à prévoir... Mais qu'importe, cela ne lui faisait pas le moins du monde hésiter. Il ordonna à la femme de continuer son œuvre. Celle-ci reporta son regard sur le texte, et entama la lecture de la formule inscrite à la suite d'une voix basse et mécanique, quoi qu'emprunte d'une étrange douceur presque malsaine.
Recitem scripturam hanc
Vocavi potestatem vitae
Quod mortem, vita ac natura
Subiecerint desiderio
A l'instant où la mélopée fut entonnée, les yeux de la mystérieuse femme revêtirent à nouveau leur voile de sang, et c'était deux iris rubis qui fixaient à présent le parchemin millénaire...
Mortem, elegit servus tuus
Constituit spiritus
Oculi sanguis profecti sunt
Quod esse quidem niam notatum
Per idem lunares exolvultur
Et infudit munera
Au fur et à mesure des paroles, le parchemin commença à luire faiblement d'un halo rougeâtre, halo qui s'accrut rapidement.
Guttae purpura
Guttae diaphanum
Submersi sunt et abierunt
Absorptus a terra matrem suam
Et voluisse sat est ut
Quod aeternum
In perpetuum amoveatur
Tum sic erit terminus
La lumière qui émanait de l'artefact, devenue presque aveuglante – bien que cela, étrangement, ne gêne absolument pas la jeune femme dans sa lecture – se condensa en plusieurs filaments qui se mouvèrent d'abord paresseusement, puis de plus en plus rapidement, hors du repaire du roi des cauchemars, vers une destination inconnue.
His autem vibirus quo
Dabit uirtutem
Et corpus infirmare
Et extremum eius incipiam
Et nota videbitur
Et fatum suum,
Et per septem dies illius tibi,
Tunc venit mortis suae
Les traînées rouges parcouraient à présent les cieux vers une destination précise, perdant petit à petit leur pigmentation pour ne laisser aucune trace de leur existence, invisibles filaments toujours guidés par la voix enjôleuse.
Cum enim ultima est duodecim resonate
Animam suam non videbis amplius.
Le halo de lumière s'effaça doucement, presque avec regret, annonçant la fin du rituel, tandis que les dernières phrases résonnaient encore dans l'antre. Un petit sourire se forma sur les lèvres de Pitch, sourire qui se transforma bien vite en un grand rire. Le sort avait fonctionné, la malédiction était jetée. Et Jack Frost allait payer.
A des milliers de kilomètres de là, alors que Jack venait de terminer ses explications sur sa blessure à la main et l'apparition de cette mystérieuse jeune femme, les ondes incolores s'approchèrent dangereusement du jeune esprit de l'Hiver, telles des prédatrices s'apprêtant à bondir sur leur proie.
Soudain, une violente bourrasque les projeta dans le fond de la pièce qu'ils avaient infiltrée, sous les exclamations de surprise des occupants de la chambre.
Mais même un esprit millénaire et aussi puissant que Wind ne pouvait rien faire contre la force du sortilège destiné à l'adolescent, et alors que celui-ci questionnait son meilleur ami infructueusement, les traînées repartirent à l'attaque, tentant par tous les moyens d'atteindre leur cible. L'esprit du vent déployait à présent toutes ses forces pour tenir en échec les stries, mais dans un espace aussi confiné, et avec la présence de son protégé et des autres gardiens, il était fortement désavantagé.
Ceux-ci, d'ailleurs, peinaient à comprendre la situation. Jack, inquiet, tentait de communiquer avec son ami, mais sans succès. C'était comme s'il se battait avec un ennemi invisible... Les quatre autres gardiens, eux, paraissaient totalement dépassés par les événements, et essayaient tant bien que mal de se protéger de l'espèce de mini-tornade qui avait commencé à se former dans la pièce.
Wind se battait à présent avec l'énergie du désespoir. Il ignorait ce qu'étaient ces étranges ondes qui dérangeaient ses courants et semblaient comme animées d'une volonté propre, mais il sentait parfaitement bien l'aura malfaisante et mortelle qui les entourait. Ces... choses voulaient faire du mal à Jack.
Son Jack.
Son fils.
Il se fichait des conséquences. Eut-il à y laisser sa vie, il protégerait son enfant. Quoi qu'il en coûte.
Non, il ne les laisserait pas le toucher, l'approcher. Il ne laisserait plus personne blesser son fils. Il ne laisserait plus rien le faire souffrir, encore.
Pas lui.
Pas lui !
Mais c'était sans compter la puissance de la malédiction... Un pouvoir qui, une fois libéré, ne pouvait être arrêté.
Soudain, les ondes s'immobilisèrent, et se détournèrent de leur but initial.
Pour converger vers la présence de l'esprit millénaire qui leur faisait face.
Tout devint calme dans la pièce. Les cinq gardiens se tinrent immobiles, les yeux écarquillés, l'esprit plein de questions sans réponses.
C'était comme si le temps s'était arrêté. Équilibre précaire qui ne durerait pas.
Puis tout bascula.
Les traits incolores se précipitèrent sur celui qui protégeai leur cible, et le traversèrent de part en part. Wind, qui était censé ne pas être constitué d'un corps matériel, sentit son être se désagréger, et avant qu'il ne puisse murmurer un seul mot d'adieu à son précieux compagnon de toujours, il disparut.
Juste comme ça.
Jack fixa l'espace au-dessus de son lit, soudain comme assommé.
Wind... avait disparu.
Il était parti.
Le cerveau du jeune immortel n'arrivait pas à intégrer cette information.
Ne voulait pas l'intégrer.
Non.
Non.
Pas lui.
Pas lui !
Ce n'était pas possible.
Car il lui avait dit qu'il ne le quitterait jamais.
Il lui avait promis.
Il devait y avoir une erreur.
Il y avait forcément une erreur !
Telles étaient les pensées qui agitaient l'esprit de Jack, alors qu'il sentait des ondes s'infiltrer dans son corps tels des serpents, et qu'il hurlait et hurlait de douleur, et que ses amis gardiens s'évertuaient à le maintenir sur son lit, effrayés et ignorants de la tragédie qui venait de se produire sous leurs yeux.
Et Jack, juste avant de sombrer dans l'inconscience, ne pouvait former qu'un seul mot dans son esprit. Un mot ami, un mot aimé, qu'il murmura faiblement avant de laisser les ténèbres l'envahir.
-Wind...
* Je tiens à préciser que les passages en latin (oui c'est du latin) ont été traduits en mode total freestyle avec google trad, donc ils n'ont aucune chance d'être exacts, mais bon, à moins que l'un d'entre vous sache parler latin... :/ Je voulais juste un langage qui fasse mystérieux et ancien et voilà. Ca donne un style, non ? :D Et pis ce serait dommage de casser le suspens :3
Oui je sais, je suis atrocement sadique... ne me tuez pas sivouplé :(
Et dire que vous ne connaîtrez pas la suite avant trois semaines minimum... :D
*fuit trèèèès loin en Asie pour sauver sa vie*
