Salut bande de gens !

Oui, je sais, ça fait 2 mois... Enfin, vous me connaissez, maintenant, hein ?

En ce moment, ben... je crois que j'ai jamais été aussi stréssée, avec tout ce que je dois faire pour mes concours, mes écoles, et les cours... HELP

Enfin, ce matin je me suis mis un coup de pied dans le derrière et... bah... en résulte ce (monstrueux) chapitre de quasi 3000 mots ^^

En tout cas bah... AH ! OUI ! BONNE ANNEE ! (en retard, très trèèèès en retard...)

Sinon, merci à tous, ceux qui review, qui follow, qui favorite, et tout simplement ceux qui lisent, et qui sont au rendez-vous pour chaque chapitre, vous êtes les meilleurs :D

Bonne lecture, et pensez à laisser une review ! Ca prend 2 mn et ça me fait ma journée :)

PS : MERCI POUR LES 50 REVIEWS ! JVOUZAIME !


Chapitre 19 : Blizzard

Appuyé contre le rebord de la fenêtre, sa tête posée sur ses bras, Jamie contemplait d'un regard morne le paysage enneigé qui s'étalait devant ses yeux. Habituellement, il serait dehors, à jouer dans la neige avec Sophie et leur chien, et Jack...

Le jeune garçon soupira, déprimé. Son ami lui manquait… La neige, c'était beaucoup moins fun quand un certain esprit de l'hiver n'était pas présent… Si seulement les parents de Jamie n'avaient pas décidé sur un coup de tête de partir fêter Noël ailleurs… Mais Jamie n'était qu'un petit garçon, et il ne pouvait rien y faire.

Le brun fut sorti de ses pensées moroses par sa petite sœur, Sophie, qui utilisa son arme fatale pour persuader son frère de venir jouer avec elle dans la neige.

- Aaargh, non, Sophie… Pas les yeux de chiot ! Tu sais très bien que je peux pas résister…

La blondinette soutint son regard, avant de gonfler ses joues tel un hamster, achevant son frère.

- D'accord, d'accord, maugréa l'ainé en pinçant les joues de la petite, qui pouffa. Je viens, espèce d'esclavagiste !

Sophie sauta de joie et se précipita à l'étage du chalet pour prendre son manteau. Jamie la suivit à pas plus mesurés, se laissant néanmoins gagner par l'excitation contagieuse de sa petite sœur. Très vite, les deux enfants se retrouvèrent devant la porte, fin prêts.

- Maman, Papa, Sophie et moi allons jouer dehors, clama Jamie en replaçant son bonnet.

- D'accord, mais n'allez pas trop loin ! Heureusement, la météo prévoit un grand soleil, aujourd'hui.

Leur mère n'avait pas fini de parler que les deux enfants couraient déjà dans la neige en criant et riant.

-Ah, les enfants, soupira la femme en riant légèrement. Elle les observa par la fenêtre quelques instants avant de se détourner et de reprendre sa place aux côtés de son mari, près du feu de cheminée.

Dehors, Jamie, sa tristesse oubliée, construisait à présent avec l'aide de sa sœur un gros bonhomme de neige ressemblant suspicieusement à un lapin géant…


Bunny soupira, découragé, en refermant un vieux volume d'un geste sec. Un nuage de poussière s'échappa des pages, et North jeta un regard courroucé au lapin.

- Ce livre est ancien et précieux, Bunny, tu seras bien gentil de le traiter correctement !

Le fautif grommela dans sa barbe inexistante, avant de relever la tête et de fusiller l'autre du regard.

- S'il était si important que ça, il aurait des informations à nous donner ! Mais il est aussi inutile que les autres, cracha l'esprit avec colère, sa patte désignant d'un geste accusateur la pile conséquente d'ouvrages se situant au milieu de la bibliothèque de North.

Ce dernier soupira, mais choisit de ne pas répondre. Il savait que c'était l'inquiétude de Bunny pour son cadet qui le rendait aussi brusque et cassant, et il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir… Chacun d'entre eux avait sa propre façon de gérer ses émotions, et pour Bunny, c'était la colère.

Le russe soupira en descendant de l'échelle sur laquelle il était perché dans sa tentative d'accéder à certains volumes situés sur les plus hautes étagères. Cela faisait plusieurs heures qu'ils cherchaient ce signe étrange, mais sans succès.

Bunny se détourna des livres et laissa son regard s'échouer sur les étendues de neige du grand Nord, qu'il pouvait apercevoir par la fenêtre.

Rien. Ils n'avaient rien. Des heures de recherches, et aucun résultat.
C'était rageant.

Le lapin géant laissa ses pensées se tourner, comme à chaque fois, vers la source de son désarroi.

Dire que Jack n'allait pas bien était sans doute l'euphémisme du siècle. Dire qu'il allait mieux était juste un mensonge.

En fait, son état continuait de se dégrader, malgré les efforts de Tooth et Sandy pour baisser sa température. La dernière fois que Bunny avait jeté un œil sur son glaçon préféré, il gémissait de douleur et se débattait faiblement dans son lit, comme en proie à un cauchemar.

Un cauchemar que Sandy ne pouvait faire disparaître, et c'était sans doute ce qui effrayait le plus Bunny.

Le gardien revint abruptement au présent. Ressasser les problèmes n'aidera pas à les résoudre. Pour la première fois depuis le début de cette mascarade, Bunny pouvait aider Jack.

Et il n'allait certainement pas s'en priver.

Il l'avait trop fait.

Rempli d'une motivation nouvelle, l'esprit s'apprêta à saisir le volume suivant, lorsqu'une couleur vive saisie au coin de l'œil attira son attention.

En tant que lapin de Pâques, Bunny se devait d'avoir un sens de l'esthétique certain, et il se targuait d'avoir l'œil pour les couleurs. Ainsi, ses yeux pouvaient discerner beaucoup plus de nuances que le commun des mortels, et rien n'échappait à son regard acéré.

Il ne se rappelait pas, cependant, s'être senti aussi heureux de sa vision améliorée, que lorsque ses pattes se refermèrent sur la couverture d'un manuel scolaire, sur lequel se trouvait, perdu au milieu de chiffres et de signes mathématiques aléatoires, le symbole décrit par Jack.

Sans voix, Bunny leva les yeux et lut le titre, abasourdi.

Mathématiques, niveau Seconde

Le lapin eut soudain une envie irrésistible de se taper la tête contre chaque mur de la fabrique.

Pendant deux heures, ils avaient parcouru les livres les plus rares et les plus anciens, la plupart étant quasiment uniques… et la réponse se trouvant dans un bouquin que n'importe quel ado de la Terre possédait.

Bunny se força à garder son calme, et ouvrit fébrilement le manuel, cherchant une explication. Il la trouva au bout de deux minutes (Calme, Bunny, calme. Pas taper mur, pas taper !) et ses yeux scannèrent les quelques lignes en moins de temps qu'il ne lui en fallait pour créer un tunnel – ce qui était beaucoup dire, d'ailleurs.

Ce qu'il lut le laissa figé sur place.

North se retourna avec un autre livre dans les mains, quand il aperçut la silhouette de Bunny, immobile, et agrippant un livre si fort que ses pattes étaient légèrement blanches. Son visage était figé en une expression d'horreur si intense que le russe devina immédiatement que son ami avait trouvé.

Et que les nouvelles n'étaient pas bonnes.

North s'approcha à grands pas, alarmé, mais avant qu'il ne puisse ouvrir la bouche ou atteindre l'autre gardien, la porte de la bibliothèque s'ouvrit avec violence.

Tooth se tenait dans l'encadrement, haletante, un regard terrifié hantant son beau visage. Le bruit avait tiré Bunny de son état catatonique, et les deux gardiens échangèrent un regard horrifié, la même angoisse serrant leur cœur.

- Jack-

- Ce n'est pas Jack, le coupa Tooth, enfin, pas directement… Je veux dire, dit-elle en reprenant son souffle, son état n'a pas vraiment changé, enfin, si, il empire toujours, mais…

La fée des dents prit une grande inspiration, sachant pertinemment qu'elle n'était absolument pas claire. Mais comment expliquer l'impensable ? Elle choisit donc de ne pas le faire. Ses yeux rencontrèrent le regard de ses confrères, et elle ouvrit la bouche, décidée.

- Il faut que vous voyiez ça.


Assise sur le canapé, la tête d'April sur ses genoux, caressant les cheveux de la cadette somnolente, et bavardant de tout et de rien avec les deux autres saisons, Mère Nature n'entendit pas les pas précipités d'un esprit se rapprochant de la porte menant à ses quartiers.

Ce fut pour cela qu'elle sursauta violemment lorsque la porte s'ouvrit avec fracas et violence, dévoilant un esprit échevelé, et qui peinait à reprendre son souffle. La Dame se leva, obligeant sa fille à se redresser, et son regard détailla le nouveau venu.

- Samson ? Dois-je te rappeler que je ne tolère pas qu'on rentre dans mes appartements sans toquer ou s'annoncer ?

Le dénommé Samson tenta de répondre, mais son souffle trop rapide se bloqua dans sa gorge, et il partit dans une quinte de toux, s'appuyant contre la porte ouverte pour conserver son équilibre. Adam se leva rapidement et vint soutenir l'esprit, tout en lui tapant le dos gentiment. Le jeune homme parvint finalement à reprendre une respiration normale, et releva son regard vers Mère Nature, une expression à la fois coupable et terrifiée sur son visage.

-M-mes excuses, Mère, croyez bien que si ce n'étais pas aussi grave, je n'aurais jamais- je veux dire, je ne veux pas vous manquer de respect, et-

- Grave ? S'inquiéta immédiatement la Dame. Que se passe-t-il ? Oh, je le savais, que quelque chose allait arriver ! Je le savais !

- Mère, s'il-vous-plaît, calmez-vous. Paniquer ne servira à rien, intervint l'esprit de l'été d'une voix calme mais ferme. Son regard se tourna vers Samson. Celui-ci était en réalité un des esprits secondaires de l'été, comme le suggérait son nom, et Adam et lui étaient de bons amis.

- Samson, reprit-il, que se passe-t-il ? Et soit clair, s'il-te-plaît.

L'esprit prit une inspiration et obtempéra.

- Voilà, je… j'étais de garde à la salle du Globe, quand il s'est passé quelque chose… Je- je n'avais jamais vu ça avant, je ne sais même pas comment l'expliquer, mais… Mère, je pense que c'est vraiment très grave !

Samson fixa son regard sur Mère Nature, et acheva :

- Il faut que vous voyiez ça.


Après plusieurs minutes de course dans les couloirs innombrables de l'Arbre du Monde, Mère Nature arriva finalement devant la double porte qui scellait la salle du Globe. Elle ne perdit pas de temps à reprendre son souffle ou à vérifier si ses enfants l'avaient suivi, et poussa les lourdes portes comme si elles ne pesaient rien.

Celles-ci entrèrent en collision avec les murs de bois, et la Dame fit quelques pas dans la salle, avant de s'arrêter net.

Les trois saisons et Samson, qui l'avaient suivie, arrivèrent finalement aux portes de la grande salle. Les trois esprits qui ignoraient la nature du problème s'avancèrent, curieux de voir leur Mère figée à seulement quelques mètres de l'entrée.

Silencieux, ils la contournèrent, avant de s'immobiliser de la même manière que la Dame.

Samson soupira, secouant la tête. Lorsqu'il avait pris son tour de garde de la salle du Globe, il s'était dit qu'il allait passer quelques heures à se tourner les pouces et à compter les mouches… Pas… ça. Quoi que ça puisse signifier.

Le Globe immense qui était posé au centre de la salle avait plusieurs utilités, la première étant de mesurer le nombre de croyants sur Terre. Evidemment, tous les humains croyaient en la nature, c'était donc assez inutile… Mais Mère Nature se servait de ce compte pour plusieurs choses : vérifier les emplacements des humains, leurs lieux de vie, mais aussi leurs actions sur la nature. En effet, le Globe était une réplique exacte de la Terre, jusqu'au moindre arbre. La seule différence était que les êtres vivants étaient représentés par des points lumineux. Jaunes pour les humains, verts pour les animaux… Mais ce n'était pas le seul intérêt de l'énorme sphère. En effet, il avait été conçu pour que les quatre saisons du monde y soient représentées. Quatre halos entouraient les régions du monde selon la saison qui s'y déroulait. Ainsi, un halo jaune entourait celles touchées par l'été, un marron pour l'automne, un rose pour le printemps… et un bleu glacé pour l'hiver. Les quatre halos étaient censés se succéder dans les parties du monde, chacun d'une égale grosseur, dans une boucle infinie.

L'équilibre des saisons était fragile et précieux. Un déséquilibre, même minime, pouvait signifier la mort de millions d'êtres vivants.

Samson déglutit, et posa son regard sur le globe.

Le halo bleu pâle grandissait toujours, écrasant toujours plus les trois autres, prenant toujours plus de place sur la sphère. Déjà, la surface du monde blanchissait sous la neige qui recouvrait villes et forêts.

L'équilibre était brisé.


Sophie esquiva une boule de neige en riant, avant de contre-attaquer. Son frère reçut la boule dans le cou, et fit semblant de s'effondrer en hurlant, simulant sa défaite. Sa petite sœur riait tellement qu'elle ne pouvait plus tenir debout, et se mit à quatre pattes pour refaire son stock de munitions. Jamie, lui, avait cessé de bouger, et faisait le mort, la tête contre la neige.

Sophie pouffa au début, avant de commencer à s'inquiéter légèrement quand plusieurs minutes passèrent. Elle s'approcha de son ainé et le secoua, disant qu'il n'était plus drôle, et qu'il devait se lever.
Jamie se retint d'éclater de rire, et laissa sa petite sœur tenter de le « réveiller », et même de le retourner. Heureusement pour lui, elle n'avait pas assez de force pour le faire, car il savait bien qu'il serait incapable de ne pas craquer.

Pourtant, bientôt, les appels de la cadette se firent plus pressants, et Jamie discerna de la peur dans sa voix. Il fronça les sourcils en entendant un sanglot, et décida que la plaisanterie avait assez duré. Quand il releva la tête, il comprit soudain le désespoir de sa sœur. En seulement une dizaine de minutes, une véritable tempête de neige s'était formée, et il lui était difficile de voir à plus de quelques centimètres devant lui. Terrifié, il attrapa le poignet de sa sœur, qui laissa échapper un sanglot de soulagement en le voyant bouger.

Lentement, Jamie se dirigea vers le chalet que ses parents avaient loué. Il lui était impossible de le voir, mais il lui semblait bien que c'était la bonne direction… Soudain, il cru entendre un appel. Le jeune garçon s'immobilisa et dressa l'oreille. Oui ! C'était la voix de son père, qui criait leur nom ! Lentement, Jamie se fraya un chemin vers le son, tenant toujours solidement sa sœur, utilisant toutes ses forces pour avancer. Il savait qu'il n'avait aucune chance de se faire entendre de son père, mais il espérait pouvoir l'atteindre.
Les appels se rapprochèrent, et Jamie se retourna vers sa cadette, qui tremblait de froid, et dont les lèvres commençaient à bleuir. Il s'arrêta quelques secondes pour la placer sur son dos, avant de lui ordonner de crier aussi fort qu'elle le pouvait. Il n'avait aucun doute que sa voix perçante se ferai entendre dans la tempête. La petite fille s'exécuta, faisant grimacer son frère, puis sourire, lorsqu'il entendit son père répondre.

Bientôt, il discerna la silhouette de l'adulte, tandis que celui-ci courrait vers eux aussi vite que possible dans la poudreuse.

Poussant un énorme soupir de soulagement, l'homme souleva Sophie et verrouilla sa main à celle de son fils, avant de commencer à progresser vers leur abri.

La mère de Jamie les accueillit avec un grand cri de soulagement, des couvertures et du chocolat chaud. Juste avant que la porte ne soit fermée, Jamie risqua un coup d'œil au dehors. Le blizzard régnait, et seuls les flocons étaient visibles. Jamie se mordit la lèvre, inquiet.

- Jack… Mais que se passe-t-il ?


Tooth voleta jusqu'à la grande entrée de la fabrique, avant de se poser et de faire volte-face pour regarder ses compagnons. Sandy était toujours au chevet de Jack, mais il était déjà au courant… La fée inspira, et demanda à North d'ouvrir les portes principales.

North fronça les sourcils, mais obtempéra. Les deux yétis gardant la porte obéirent à son ordre, et poussèrent les lourds panneaux de bois, avec beaucoup plus de mal que d'habitude, nota North.

La raison de ce changement fut expliquée quelques secondes plus tard, lorsqu'une bourrasque de vent et de neige s'engouffra dans l'atelier, et envoya voler Tooth et plusieurs lutins « innocents ». Bunny planta ses griffes dans le bois, et North recula malgré lui de plusieurs centimètres sous la puissance des éléments.

- FERMEZ LES PORTES ! Hurla-t-il, tentant de se faire entendre de ses yétis par-dessus les hurlements du vent et de la tempête. Soit les yétis l'entendirent, soit ils décidèrent d'eux-mêmes qu'ils ne voulaient pas être ensevelis sous la neige, mais tout ce qui importait, c'était qu'ils avaient réussi à refermer les portes. Non sans mal, d'ailleurs, puisqu'il avait fallu le concours d'une bonne dizaine d'entre eux.

Le calme revint dans la fabrique, et un soupir de soulagement collectif se fit entendre. Tooth revint se poser près de ses camarades, un peu secouée mais indemne. Une bonne partie de l'atelier était à présent recouvert d'une épaisse couche de neige, et plusieurs jouets avaient volé à traves toute la fabrique pour finir leur course contre un mur, se brisant en mille morceaux. La fée des dents regarda le carnage d'un air coupable, avant de se tourner vers North.

- Je suis vraiment désolée, mon ami, dit-elle d'un air ravagé, la tempête n'était pas aussi forte, tout à l'heure…

North soupira, regardant ses yétis s'affairer à réparer les dégâts, et à sauver ce qui pouvait l'être.

- Ce n'est pas ta faute, Toothiana… Mais ce que tu nous as montré est autrement plus grave.

North croisa le regard de ses amis, et vit qu'ils étaient tous arrivés à la même conclusion. Tooth se mordit la lèvre, ses ailes se repliant sur son dos. Les oreilles de Bunny tombèrent, et son regard s'assombrit. North résuma la pensée de tous en une phrase.

- Jack a perdu le contrôle de l'Hiver.


OUAWOUU ! 2850 MOTS BABY ! Mon plus long chapitre depuis le début de cette fic !

(Bon en même temps je vous devais bien ça ;))

PS : Hey "Anna", j'attends toujours ma review :P