Bonjour à vous ami(e)s lecteurs et lectrices !
Nous nous retrouvons aujourd'hui pour ce que j'appellerais, "ma page test". Je compte poster ici des bouts, plus ou moins longs, que je réutiliserais ou non pour ma fic principale. Des moments aléatoires principalement situés après la guerre de Poudlard.
Il faut savoir également, que je les considère comme des tests parce que je change régulièrement de scénario pour trouver celui qui me convient le mieux. Exemple : l'histoire entre Hermione et Lexia, le moment et la façon dont elles sont tombées amoureuse change un peu de la première version écrite dans "About Love".
Voilà, je trouvais sympa de vous partager ce qu'il se passe dans ma petite tête. Aucun spoil majeur sur la fiction principal, qui se déroule bien avant le début d'Harry Potter.
Merci à vous de suivre mon travail.
Bonne lecture,
DevilK.
Ps : Les paroles en italique dans les dialogues, désignent un mot ou une phrase prononcés dans une langue différente. N'oublions pas que l'histoire se déroule chez nos amis Anglais et que par conséquent, la langue parler par les personnages est la leur. Lexia parle français à certain moment donc bon je vous fait pas de dessin pour comprendre le problème qui se pose ... A savoir également que notre charmant professeur à grandi avec les Weasley et les connait donc très bien. Ne soyez pas étonné par leur familiarité du coup.
Et dernière chose. Oui, Ron est un gros c**** et s'en prends plein les dents mais ça vas s'arranger après. Il est jaloux et la jalousie, parfois, c'est une plaie totale. On préfère blesser les personnes que l'on prétends aimer, voulant leur faire autant de peine qu'eux nous en font. C'est débile mais c'est comme ça. L'être humain est c** voilà.
D'ailleurs, je pense réellement faire une fiction à part entière vu comment le chapitre 5 et 6 se suivent et que d'autre bout du même genre les rejoignent. Donc bon, je sais pas encore. On verra bien.
Harry Potter
Lexia McGonagall & Hermione Granger
- x -
Résumé : -
- x -
Random moments – After the war
- x -
- x -
Elle courait à travers la forêt, une course effrénée sans jamais se retourner. Ses camarades à ses cotés, ils fuyaient les impardonnables lancés dans leur dos mais ses jambes ne la portaient plus, elle trébucha.
« Debout ! »
Une main la souleva avec facilité pour la remettre sur pieds, l'entraînant avec force. Lancés dans cette course folle, l'arrêt signifiait la mort. La notion du temps lui échappait depuis longtemps, la fatigue pour seul repère. Pris au piège dans cette forêt sans fin, leurs chances de survis diminuaient à chaque levé de soleil.
« Tu dois continuer ! »
Puis, l'un d'eux succomba, frappé par l'un des sorts ennemi. Elle voulu riposter mais la prise sur son bras l'en dissuada, ne cessant de la faire courir.
« Ne te retournes pas, cours ! »
Soudain, tout devient flou, tout devient fou. La sortie apparaît enfin, le château se dessine au loin. Son cœur bat avec frénésie, l'adrénaline lui brûlant les veines. A terrain découvert, ils devenaient des proies mais les attaquants aussi, leur plan depuis le départ. Un poids lui tomba alors sur le dos, dans un grognement à glacer le sang. La douleur est instantanée, lui arrachant un hurlement. Le sang lui gicla dans la bouche et les yeux, brouillant sa vue avant de sentir l'impact avec le sol. Fenrir avait finit par la rattraper, mordant son cou avec ardeur tandis que ses ongles s'enfonçaient dans la chair de son épaule.
« Lexia ! »
Elle ouvrit brusquement les yeux, le souffle court et incertain. Les battements dans sa poitrine étaient douloureux, frénétiques. Elle transpirait, ses cheveux et vêtements collés à sa peau mais la panique s'estompa rapidement quand elle prit conscience de son environnement. Elle inspira profondément pour calmer son cœur affolé et expira longuement en fermant les yeux. Cette action répétée jusqu'à calmer ses nerfs, elle les ouvrit à nouveau. Le jour s'était déjà levé et l''infirmerie était bien calme. Elle regarda un peu partout autour et remarqua sa robe, posée au pied du lit. Intriguée, elle souleva les draps. Sur sa peau nappée de sueur, elle portait encore ses sous-vêtements et un simple débardeur. Quelqu'un l'avait visiblement changée dans une tenue plus confortable pour dormir. Elle rougit d'embarras avant de sentir une sensation familière se réveiller lentement dans sa cuisse. Il ne manquait plus que ça. Le prix à payer pour avoir voulu faire plaisir aux élèves. Un coup d'œil sur la table de chevet, elle aperçue la potion qui soulagerait son mal. Elle l'attrapa et en dévissa le bouchon avant de l'apporter à ses lèvres et d'en prendre une grande gorgée. La réaction de son corps était immédiate. Elle frissonna de dégoût en grimaçant légèrement, les papilles en feu. Un moindre mal quand on sait que sans elle, sa jambe la ferait tellement souffrir qu'elle prierait pour qu'on la lui coupe. Par Merlin, elle s'était montrer beaucoup trop imprudente. Elle n'avait plus le choix que d'en assumer les conséquences.
- x -
Dans le grand Hall de l'école, les mains chargées de bagages, les élèves se faisaient leur adieux en se souhaitant de passer de bonne fêtes. Parmi eux se trouvait le trio d'or et Ginny. Celle-ci et Harry, étaient plutôt souriant alors que Ron avait les mains dans les poches, l'air renfrogné. Sa sœur le remarqua et roula des yeux devant son attitude avant de reporter son attention sur Hermione.
« Je t'enverrais une lettre pour noël et une autre pour le nouvel an. Si tu as besoin de quoique ce soit, n'hésite pas à nous contacter. »
Avec un petit sourire coupable, la plus brillante sorcière de sa génération la remercia.
« Je suis désolé, ce n'était absolument pas prévu au programme. J'espère que tes parents ne seront pas trop déçus. »
La cadette Weasley sourit doucement et la serra dans ses bras, lui soufflant quelques mots à l'oreille.
« Ne t'inquiètes pas, je leur expliquerais. C'est l'occasion rêvée, profites-en. Détendez-vous, profitez de la compagnie de l'autre sans vous préoccupez des qu'en-dira-t-on. Et ne t'en fais pas pour Ron, il s'y fera. »
Hermione soupira doucement avant de s'éloigner de son amie et sourire une dernière fois.
« Passer le bonjour à tout le monde de ma part et mes meilleurs vœux surtout. »
« Ce sera fait. Passe de bonne fêtes Hermione, on se verra après les vacances. »
Harry la serra doucement dans ses bras à son tour et lui glissa quelques mots tout bas.
« Prends bien soin de notre professeur. »
Il recula d'un pas avec un sourire complice. Elle fut d'abord surprise mais finit pas lui rendre son sourire et lui soufflé un 'merci' silencieux.
« Qu'est-ce que tu peux bien avoir à faire ici de toute façon ? Tu serais beaucoup mieux au Terrier, à fêter noël et nouvel an avec nous. » grommela soudainement Ronald. Il attira l'attention sur lui, brisant leur instant de complicité. Hermione ne savait plus quoi faire avec lui, qui persistait à la penser sienne. Cette situation commençait à devenir très problématique et étouffante, elle devrait mettre les choses au clair une bonne fois pour toute mais pas ici, et certainement pas maintenant. Elle croisa les bras et le fixait avec des yeux réprobateurs, fatiguée de subir ses remarques dès qu'elle avait le malheur de faire quelque chose qui ne lui convenait pas.
« On m'as chargée d'une mission que je ne pouvais pas refuser. »
« Pendant les vacances, vraiment Hermione ? Si tu ne veux pas passer les fêtes avec nous, il suffit de le dire plutôt que t'inventer des excuses ! »
« Excuse-moi ?! » rugit-elle alors, indignée.
« Tu m'as très bien entendu ! Tu crois que je suis idiot au point de ne pas remarquer que tu passes de moins en moins de temps avec m- nous ! » renchérit-il, le visage rouge de colère.
Une nouvelle fois, ils attiraient plus d'attention que nécessaire sur eux. Ginny soupira d'exaspération, prête à remettre un peu de bon sens dans la pauvre tête de son frère. Il faisait encore une scène, ici, en plein milieu du Hall. Harry tenta de calmer le jeu mais c'était peine perdue. Hermione explosa de colère mais il s'agissait là d'une colère dangereusement calme, ce qui l'inquiétait d'autant plus. La préfète dégageait soudainement une aura menaçante avant d'empoigner son ami par le col de sa veste et le tirer à part. Cette fois c'était vraiment mauvais signe …
A l'abri des regards, elle le projeta le long d'un mur.
« Maintenant tu vas m'écouter attentivement. » gronda-t-elle doucement. « Je suis fatiguée de devoir me justifier à longueur de journée et subir tes crises de jalousie. J'ai essayer d'être compréhensive mais tu me fatigues Ron ! Je suis parfaitement consciente d'être la fautive parce que je t'ai laisser m'embrasser mais … Bon sang, nous avons eu cette conversation des dizaines de fois et tu ne comprends toujours pas ?! De quelle façon suis-je censé te le dire ?! Je ne t'appartiens pas Ronald Weasley ! Je suis encore en droit de faire ce qu'il me plaît, il me semble et tu n'as pas besoin d'en savoir d'avantage à propos de mes projets ! Ce sont mes affaires, pas les tiennes. Pourquoi est-ce si difficile pour toi de le comprendre ?! »
Hermione croulait sous le poids de la culpabilité mais elle devait être honnête et claire sur ses intentions.
« Mais- » commença-t-il avant d'être brusquement coupé.
« Je suis amoureuse de quelqu'un d'autre ! » gémit-elle, plaintive.
Le silence qui suivi cette soudaine affirmation était pesant. Il n'y avait plus de retour en arrière possible après cet aveux, elle le savait. Il devait comprendre et l'accepter ou leur amitié serait perdue à son tour. Ron la regardait, les yeux écarquillés de surprise, muet.
« Je suis amoureuse de quelqu'un d'autre et je l'ai toujours été mais je n'avais pas le courage de le lui avouer. Tout est ma faute et j'en suis profondément désolé, je n'ai jamais voulu te faire souffrir. » reprit-elle doucement. « Nous ne pourrons jamais rester ami si tu ne passe pas à autre chose, Ron. Tu m'étouffes, on ne fait que se crier dessus à longueur de journée et ça m'épuise. Est-ce que tu comprends ? »
Elle le suppliait du regard, soutenant leur contact visuel pour qu'il voit, qu'il ressente sa détresse. Mais celui-ci se décomposait d'autant plus, comprenant qu'il n'y avait plus aucun espoir pour lui. Hermione ne l'aimait pas de cette façon et pourtant il voulait y croire. Il s'approcha d'elle doucement et posa ses mains le long de ses bras.
« Est-ce que … je connais ce garçon ? » hésita-t-il à demander avant de réaliser quelque chose. « Ne me dit pas que tu es réellement tombée amoureuse de ce gorille de Viktor Krum ! » hurla-t-il soudain.
« Quoi ? Non ! »
« Mais tu as dis que tu l'aimais depuis longtemps ! »
Il pâlit avant de continuer à s'enfoncer dans sa paranoïa.
« C'est ce sale mangemort de Draco Malfoy ?! Je me disais bien que ta haine envers lui était trop intense, tu l'aimes en fait ! Je peux pas croire que tu le préfère à moi ! » pestiféra-t-il, indigné.
« Krum ? Malfoy ? Sérieusement ?! As-tu perdu la tête ?! »
Elle le poussa et soupira une nouvelle fois, exaspérée par sa réaction.
« Je ne te dirais rien, pas temps que tu réagiras de cette façon, alors n'insistes pas. »
« J'ai quand même le droit de savoir non ?! »
Il tenta de lui prendre le bras mais elle l'évita, clairement agacée et plus qu'épuisée par leurs incessantes confrontations. Elle s'attendait à ce qu'il ne prenne pas très bien la nouvelle mais pas qu'il se montre aussi envahissant.
« Non, tu n'en as aucun ! Je ne suis pas ta chose, je n'ai aucun compte à te rendre et si tu continues comme ça, tu peux définitivement tirer un trait sur notre amitié ! J'espère que ces quelques jours loin l'un de l'autre te feront sérieusement réfléchir. Bonnes vacances, Ron ! »
Elle tourna les talons et emprunta le chemin inverse.
« Hermione, attends ! Cette discussion n'est pas terminée ! »
La brune ne l'écoutait plus, accélérant même le pas. Parler avec lui était inutile, c'était aussi fructueux que de discuter avec un mur. Il n'écoutait et ne comprenait que ce qui l'arrangeait bien. Elle était déçue mais aussi, émotionnellement et moralement épuisée par lui. Pourquoi était-il si virulent, si têtu ? Son comportement, oserait-elle le dire, frôlait l'obsession et elle n'aimait pas du tout ça. Il tentait de l'emprisonner dans son amour étouffant mais elle ne le laisserait pas faire et lui ferait accepter la situation, d'une façon ou d'une autre. Seulement, l'affronter seule consommait son énergie à une vitesse folle et malheureusement, elle ne pouvait pas demander à Lexia d'intervenir sans risquer de compromettre leur relation. Non, elle devrait se débrouiller seule pour le moment. Au moins jusqu'à la fin de l'année mais c'était si difficile. La sensation d'être prise au piège faisait ressortir de vieilles craintes en elle. Son cœur battait plus vite, éprouvant quelques difficultés à respirer normalement. Il n'y avait plus de doute, elle reconnaissait les signes.
D'un pas pressé, elle retourna auprès d'Harry et Ginny. Celle-ci fronça les sourcils en la voyant arriver et la tenu par les épaules, inquiète.
« Est-ce que tout vas bien ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce que cet idiot à encore fait ?! »
« Je ... » commença-t-elle difficilement avant de fermer les yeux et prendre une inspiration fragile avant de les ouvrir. « Tout vas bien, désolé. Passer de bonnes vacances. »
Ginny l'observa un moment, de plus en plus concernée par son état.
« Hermione … S'il a fait quoique ce soit … »
Sa voix grondait avec colère. Cet imbécile ! Mais Hermione lui sourit un peu, inconsciente d'avoir les yeux luisant de larmes prêtes à tomber.
« Non, tout vas bien. Je dois partir avant qu'il ne revienne, s'il te plaît. Il m'épuise et je n'ai plus la force de l'affronter pour le moment. » souffla-t-elle ensuite, tout bas.
« Hermione ! »
Trop tard, il était là, se frayant un chemin vers eux. Elle soupira, les épaules affaissées. Ne la laissera-t-il donc jamais tranquille ? Harry se positionna d'instinct entre lui et les filles, les bras croisés.
« Ron. » l'avertit-il tranquillement. « Hermione a besoin d'air. Je pense que tu lui as assez cassé les pieds pour aujourd'hui. »
Le jeune homme fronça des sourcils, étonné par son attitude mais tenta de passer malgré tout. Cependant, et même s'il n'était pas aussi corpulent que lui, Harry l'en dissuada.
« Allez, arrête ça. On se donne en spectacle. »
« Écarte toi Harry, c'est entre moi et Hermione. Elle me doit des explications ! »
Mais le jeune homme à la cicatrice ne bougeait pas, ce qui commençait à agacer le rouquin.
« Tu es déraisonnable. Viens, nous allons finir par rater notre train. »
Potter essayait vraiment de détendre l'atmosphère mais son ami de longue date ne voulait rien entendre.
« Déraisonnable ? Moi ?! »
La colère parlait pour lui, le visage rougit. Tout le monde avait l'air d'être contre lui, ce qui ne faisait qu'alimenter cette dernière. Il pointa son doigt accusateur sur la préfète-en-chef et hurla de plus belle.
« C'est elle qui joue avec les sentiments des autres, pas moi ! Moi au moins, je n'aguiche pas les hommes avec mes airs de sainte-nitouche pour mieux les jeter comme une chaussette par la suite en se justifiant d'en aimer un autre ! »
Hermione sentait la colère faire trembler son corps. Elle serra les poings mais tenta de garder son calme. Ses mots ne devaient pas l'atteindre, il était juste sous l'emprise de la colère, il ne pensait pas ce qu'il disait.
« Je suis quand même curieux de savoir qui est le sombre idiot à s'être fait avoir ! Tu n'as pas changé depuis notre première année, tu prends encore les gens de haut parce que tu es plus intelligente, mademoiselle je-sais-tout, la sorcière-la-plus-brillante-de-sa-génération ! » cracha-t-il avec dédain.
Le Hall était bien silencieux. Harry attrapa son ami par les épaules.
« Ça suffit Ron ! »
Son avertissement, cependant, était tombé dans l'oreille d'un sourd. Ron semblait hors de lui, le rejet ne passait pas. Son comportement, en revanche, choquait beaucoup les spectateurs de cette scène invraisemblable. Il était comme fou, possédé !
« Te connaît-il vraiment, cet amant inconnu ? Lui as-tu dévoilé ta véritable personnalité ? Celle que personne ne supporte à part nous ?! Je suis certain qu'il ne voit que ton physique. Mais j'y pense, voudrait-il encore de toi s'il savait ce qui se cache sur ton bras ? Sang de bou- »
Le coup était parti. Le son désagréable d'os se brisant résonna dans ce silence de mort alors qu'il n'y avait plus un geste autour. Le temps semblait s'être figé, comme immortalisé. Ron tomba lourdement au sol, le nez en sang. Hermione se tenait droite, la respiration haletante. Son poing était fermé et ensanglanté. L'adrénaline coulait à une vitesse ahurissante dans ses veines. Les larmes qu'elle tentait de garder, glissaient sur ses joues mais elle ne s'en préoccupait pas. Sa colère avait eu raison de son calme.
Soudain, le gémissement douloureux du jeune homme résonna à son tour. Ce coup dévastateur avait brisé sa transe, le faisant prendre conscience de ce qu'il avait fait. Il se tordait de douleur, une main sur le nez et l'autre levée en direction de la brune.
« Hermione. » supplia-t-il, les larmes aux yeux. « Je suis déso- »
« Je te déteste. » articula-t-elle alors calmement. La froideur de sa voix le faisait trembler. Il essaya de se lever et l'approcher mais elle recula. « Je te déteste ! » répéta-t-elle, plus fermement. Il avait osé … Il avait osé ! Lui, son soi-disant ami ! Elle recula encore et finit par prendre la fuite en courant loin des lieux. Elle avait senti les regards interrogateurs sur elle, entendu les chuchotements autour. Les larmes aux yeux, elle couru aussi vite et loin que ses pieds pouvaient la porter. La jalousie ne justifiait pas ses actions et jamais elle ne lui pardonnerait, dégoûtée par la personnalité qu'elle venait de découvrir chez lui. La déception cependant, était un sentiment beaucoup plus fort mais par dessus tout, Hermione se sentait trahie. Comment avait-il pu faire une chose pareille, devant autant de témoins ?! Les rumeurs iraient bon train et cet accident se propagerait aussi vite qu'une traînée de poudre en feu. Qu'elle le veuille ou non, ses mots perfides et mesquins avaient touchés la corde sensible. Elle le détestait, plus que tout en cet instant. Comment osait-il révéler ce en quoi elle avait le plus honte. Cette fichue cicatrice resterait encré sur sa peau jusqu'à la fin de ses jours, n'était-ce pas suffisant ?! Ces propres cris d'agonie la hantait toutes les nuits, ne la laissant pas dormir et se reposer convenablement. Hermione était épuisée, moralement et physiquement. Ron n'était qu'un problème de plus, un problème de trop. Elle pleurait, tellement, sans vraiment avoir où ses pieds la conduisait, son cerveau était trop occupée mais son cœur, lui, le savait.
Sa course ralentit, elle ouvra de grandes portes et tomba à genoux, une main sur la bouche pour couvrir le son disgracieux qui en sortait.
« 'mione ? »
Elle leva brusquement la tête. Lexia était assise sur le lit et la regardait avec beaucoup d'inquiétude. Ses pas l'avaient donc conduit ici, à l'infirmerie.
« Qu'est-ce qui ne vas pas ? » demanda-t-elle avec empressement, concernée par son état.
La préfète se leva d'un bond et se jeta dans ses bras, incapable de retenir la douleur de son cœur. Elle se blottit contre sa poitrine, y cachant son visage avant de sentir une douce étreinte autour d'elle. Lexia posa son menton sur sa tête et lui caressait le dos. Elle ne comprenait rien à la situation, certes, mais voir sa jeune lionne dans cet état lui donnait beaucoup de soucis. Hermione pleurait tellement, accrochée à elle avec tant de désespoir, qu'elle pouvait le ressentir très clairement. Que diable s'était-il passé ?!
« Ne pleure plus, je suis là. » lui murmura-t-elle calmement.
Il lui était évident, que dans son état actuel, elle n'aurait aucune réponse. Cela pouvait bien attendre, la réconforter était une priorité mais son agonie lui brisait le cœur. Elle était vraiment inquiète maintenant, elle devait savoir malgré tout. Avec délicatesse, elle glissa ses doigts sous le menton de la préfète et le souleva avec facilité mais celle-ci gardait les yeux fermés.
« Hermione, regarde-moi. » souffla-t-elle doucement.
La jeune femme secoua faiblement la tête, n'aillant aucun contrôle sur ses émotions. Lexia ne devrait pas la voir aussi faible, brisée et pourtant, son corps l'avait naturellement conduite vers elle.
« Regarde-moi » souffla-t-elle encore, sentant deux mains posées sur ses joues.
Lentement, elle ouvrit ses paupières avant de se noyer dans une mer agitée.
« Ma chérie, dis-moi ce qu'il s'est passé. »
Hermione pleurait sans bruit, perdue dans son regard. Ma chérie, qu'était-ce donc que cela ? Son cerveau ne comprenait pas ses mots, venant probablement d'une autre langue. Du français, peut-être. L'inquiétude dansait dans le bleu de ses yeux, l'interrogation aussi mais elle ne pouvait pas lui dire. Ron avait raison sur ce point, elle lui avait caché l'existence des cicatrices sur son bras. Jamais elle ne pourrait les lui montrer, elle en avait bien trop honte. Ses doigts ensanglantés, se crispèrent sur le blanc immaculé de son débardeur. Lexia le remarqua enfin et senti la panique faire vibrer son cœur.
« Mais qu'est-ce qu- »
« Ce n'est pas le mien. » chuchota faiblement la préfète, sentant son agitation soudaine.
Mais cela ne rassurait pas vraiment la jeune McGonagall.
« Peu importe, Hermione ! Montre moi ta main. »
N'attendant pas son approbation, elle inspecta soigneusement son poing.
« Je ne pense pas qu'elle soit cassé mais c'est tout de même bien enflé. »
Lexia pensait à voix haute, comprenant un peu la situation, ses yeux rivé sur l'état de sa main.
« Qui as-tu frappé bon sang ? » grommela-t-elle.
« Je suis désolé, je ne sais pas ce qui m'a pris. »
Hermione s'excusa mollement, baissant honteusement les yeux.
« J'étais si en colère. Il n'avait pas le droit de me faire ça. »
« Quoi? »
Lexia leva les yeux vers elle, incertaine d'avoir bien entendu.
« Qui … n'avait pas le droit de te faire quoi ? » articula-t-elle lentement, les sourcils froncés. Elle n'était pas du genre à sauter en conclusion mais quelque chose bouillonnait subitement au fond de ses tripes. La colère était rarement un bon sentiment à associer avec l'inquiétude. Il ne fallait pas être un génie pour comprendre l'équation. Hermione avait le poing ensanglanté par celui de quelqu'un d'autre et jamais elle ne frapperait une personne de la sorte sans une bonne raison.
« Le professeur McGonagall vas me renvoyer de l'école. »
La jeune enseignante ne savait que dire et la regardait étrangement, tiraillée entre son envie de rire et celle de paniquer.
« Tu … Tu t'inquiètes pour ça alors que tu as la main en sang ? Hermione, tu dois me dire ce qu'il s'est passé pour que je puisse comprendre la situation et peut-être, t'aider. »
« Lexia. »
Interpellée, la jeune femme tourna son attention sur l'entrée de l'infirmerie. Minerva et Poppy marchaient en leur direction. L'infirmière s'empressa de prendre Hermione par l'épaule, sa main ensanglanté soutenu par le poignet.
« Venez avec moi Miss Granger, je vais m'occuper de votre main. »
Elle lui frotta doucement le bras et la guida plus loin. Minerva resta au pied du lit et observa les deux femmes s'éloigner.
« Màmag, que se passe-t-il ? »
La directrice tourna son attention sur elle et soupira doucement.
« Tu as remarqué l'état de sa main, non ? »
« Mais qui a-t-elle attaqué de cette façon enfin ?! Et pourquoi ? »
« Je ne suis pas sûr que te raconter cette histoire soit une bonne idée. Après tout, tu en es amoureuse … »
La jeune femme ne dit rien, ne sachant pas vraiment comment le prendre.
« Mais il n'y a que toi qui puisse l'aider, j'en ai bien peur. »
La vénérable sorcière s'installa sur le lit, retirant ses lunettes avant de la regarder dans les yeux. Mais alors qu'elle s'apprêtait à tout lui dévoiler, Ginny entra et attira son attention. Elle avait son frère sous le bras, l'aidant à marcher, lui qui titubait. Harry suivait et croisa son regard quelques secondes.
« C'est pas vrai ... » soupira-t-elle, comprenant maintenant qui était la victime.
« Nous en reparlerons plus tard. » lui glissa Minerva avant de se lever. « Déposer-le sur ce lit Miss Weasley, Madame Pomfresh s'occupera de lui dans un instant. » dit-elle alors, désignant un lit près de l'entrée.
La jeune femme s'exécuta, aidant son frère à s'asseoir. La directrice s'approcha d'eux et ne semblait pas d'humeur joyeuse.
« C'est le deuxième avertissement en moins de 24h, Monsieur Weasley. » commença-t-elle, le ton tranchant par son accent écossais. Oui, elle était vraiment mécontente. « Soyez assuré que vos parents auront connaissance de cette histoire et j'espère que ce nez brisé vous fait comprendre l'extrême importance de vos mots et actions. Si vous ne changez pas rapidement d'attitude, je vous renverrais immédiatement de cette école. M'avez-vous bien comprise ? »
Il acquiesça péniblement tandis que la sorcière écossaise s'éloignait. Lexia secoua tristement la tête, n'osant imaginer ce qu'il avait fait. Harry en profita pour s'installer sur le lit près du sien.
« Bonjour Professeur, comment vas votre jambe ? » demanda-t-il avec un sourire. « Oh, en voilà un sacré hématome. Vous ne vous êtes pas ratée pendant votre chute, dite-moi. » conclu-t-il en grimaçant.
Cette question interpella la jeune femme, comment savait-il ? Et pourquoi diable parlait-il si fort alors qu'elle était juste à coté de lui ? Elle le regarda, intriguée, avant de discerner quelques chose dans ses yeux. Quelque chose qui lui demandait silencieusement d'entrer dans son jeu. Tout ceci était bien étrange. Y aurait-il un rapport avec le fameux incident ?
« Bonjour Harry. » soupira-t-elle. « Les escaliers de Pouldard ont toujours été très dangereux. » continua-t-elle en roulant des yeux. « Pour ma jambe, eh bien … Douloureuse me semble être le mot qui convient. Je suis alitée pour le reste des vacances, hélas. Madame Pomfresh insiste pour que je ne pose pas le pied par terre. C'est un défi de taille pour quelqu'un d'aussi actif que moi. » finit-elle en souriant légèrement, à même hauteur de voix.
« Allez-vous réellement … en perdre l'usage ? »
Elle garda le silence un moment, de plus en plus interpellée par les informations qu'il semblait avoir. Hermione avait été contrainte au bavardage, sans aucun doute.
« C'est un peu extrême mais … » commença-t-elle, hésitante, avant de soutenir son regard. « Oui … Il y a de forte chance pour que cela arrive et ma petite chute de la vieille, n'a pas vraiment tourné les choses à mon avantage. »
Les trois jeunes gens la regardait, un peu sous le choc. Ginny prit place sur son lit, prenant garde à ne pas la gêner.
« Maman voulait savoir pourquoi tu ne venais pas à noël, elle vas faire une crise si je lui raconte ça. »
« Dis-lui simplement que j'ai beaucoup de travail mais que je viendrais pour les vacances d'été. »
« La directrice à demander à Hermione de t'aider à préparer tes cours pour la rentrée. Dans ton état, je pense que son assistance ne sera pas de trop. »
Lexia soupira en levant les yeux au ciel, évidemment qu'elle l'avait fait.
« Je n'étais pas au courant … mais je suppose que je ne peux pas refuser l'aide apporter. »
« Non, tu ne peux pas. Tu as vu ton épaule ? Comment arrives-tu à bouger le bras avec un bleu aussi énorme ?! En plus, si tu ne sais pas tenir sur ta jambe, tu ne peux rien faire seul c'est évident. Et puis, Hermione a accepter de toute façon donc c'est trop tard pour t'y opposer. »
Ginny lui poqua affectueusement la joue, un sourire moqueur aux lèvres. Elle fronça des sourcils, soucieuse mais sourit un peu malgré tout. Pourquoi avaient-ils cette conversation et surtout, pourquoi devant Ron ? Ces deux là étaient au courant de choses censée rester secrètes, c'était clair comme de l'eau de roche. Que s'était-il donc passé entre Hermione et Ron ? Elle jeta un cou d'œil sur ce dernier, qui était blanc comme un linge et ce n'était pas seulement à cause de cette perte de sang. Oui, le rapprochement se faisait lentement.
« Je peux savoir ce que tu as fait pour qu'Hermione te brise le nez de cette façon ? »
Mais le jeune homme resta muet comme une tombe. Harry détourna le regard, soudainement mal à l'aise alors que Ginny se raidit brusquement. Leur comportement chatouillait de plus en plus sa curiosité et elle n'aimait pas beaucoup les hypothèses qui se formaient dans son esprit. Elle croisa ses mains sur les draps, ne quittant pas le blessé du regard.
« Je pensais pourtant avoir été claire, hier. Je ne tolérerais aucun écart de conduite de votre part et si la directrice menace de te renvoyer, quelque chose me dit que tu n'as pas compris mon message. Alors je t'écoute, que s'est-il passé ? »
Sa voix grondait légèrement dans sa gorge. Son regard, pourtant si doux d'ordinaire, ne l'était plus tant que ça et lui donnait un air menaçant. Même assise dans un lit avec une jambe immobilisée, Lexia McGonagall n'en restait pas moins effrayante.
« A nous, monsieur Weasley. Voyons un peu ce nez. »
Madame Pomfresh apparut soudainement, baguette en main. Son intervention soulageait un peu les trois Gryffondor. Sans elle, Ron était perdu. La vieille femme s'approcha de lui et inspecta l'os brisé avant de soupirer.
« Heureusement, ce n'est pas trop grave mais je tiens à vous prévenir tout de suite, ce sera douloureux. »
Sans lui laisser le temps de se préparer mentalement à souffrir, elle pointa sa baguette vers lui et lança son sortilège.
« Episkey ! »
Ron gémit de douleur en sentant les os de son nez se remettre en place. Le saignement cessa mais la boursouflure restait.
« Voilà, tout est réglé. Vous pouvez partir. »
Il ne se fit pas prier pour s'échapper à toute jambe en remerciant tout de même l'infirmière en chef, agaçant néanmoins le jeune professeur. La vieille femme ne dit rien mais son air voulait tout dire. Harry et Ginny se levèrent à leur tour mais rien ne pressait puisque leur train était sûrement déjà parti. Heureusement pour eux, Arthur leur avait fait cadeau d'un Portoloin qu'ils ne manqueraient pas d'utiliser.
« Nous ferions mieux de le rattraper. » soupira Ginny.
Son compagnon hocha simplement de la tête et tout deux firent leur adieux avant de quitter la salle à leur tour. Poppy se tourna alors vers son autre patiente.
« Comment vas-tu ce matin, Lexia ? As-tu bien dormi ? »
Le regard qu'elle lui lança à cette dernière question lui mettait quelque peu la puce à l'oreille.
« Avais-je l'air d'avoir un sommeil tranquille ? » questionna-t-elle doucement, un petit sourire aux lèvres.
« Encore ce cauchemar ? » demanda la vieille femme à son tour, soulevant les draps pour inspecter sa cuisse mais Lexia resta silencieuse, les yeux fixés droit devant. La veille, elle s'était endormie sans vraiment s'en rendre compte. Une erreur qu'elle ne commettait pas pourtant. Consciente d'être en proie à des terreurs nocturnes, elle insonorisait toujours la pièce dans laquelle elle dormait pour prévenir les possibles cris qui lui arrivait de pousser en se réveillant brusquement.
« Veux-tu que je te prépare quelques 'potions pour un sommeil sans rêves' ? » proposa la vieille femme, en la massant prudemment.
« Non, ça ira. Il finira bien par ne plus me hanter si je l'affronte dignement sans sourciller. »
Une réflexion qui faisait soupirer l'infirmière mais qui ne l'étonnait guère. Affronter ses peurs chaque nuit ne devait pas lui laisser beaucoup de temps pour se reposer et pourtant, elle ne manquait aucune journée, s'attelant à ses responsabilités en assurant chacun de ses cours.
« Je vais quand même t'en laisser quelques unes, au cas où. »
La jeune enseignante ferma les yeux un instant mais ne dit mot et Poppy savait qu'elle ne s'y opposait pas. Son inspection maintenant terminée, elle repositionna le drap sur sa jambe.
« Très bien. La contracture est encore présente mais ton muscle semble un peu plus souple qu'hier. Le massage a l'air de porter ses fruits. Voyons un peu ton épaule maintenant. »
Elle se pencha vers elle et fronça les sourcils.
« Voilà qui n'est pas très beau à voir, jeune dame. Je vais t'appliquer un peu de crème puisque je n'ai pas eu l'occasion de le faire hier soir. Retire donc ton débardeur, veux-tu ? » ordonna-t-elle en prenant le pot de crème sur la table.
La brune retira son haut, non sans quelques difficultés, gênée par son épaule. La bretelle de son soutient gorge subit rapidement le même sort. Poppy en appliqua une bonne couche avant de masser la toute la zone. Lexia soupira doucement, les yeux sur son débardeur. Le sang, à présent séché, ne partirait probablement plus mais ce n'était pas très important à l'heure actuelle. Elle commençait à avoir sa petite idée sur l'origine de ce fâcheux incident et comptait bien confirmer ses soupçons.
Plusieurs minutes ainsi passées, Poppy lui indiqua qu'elle avait terminé et qu'elle pouvait se rhabiller avant de s'éloigner pour se laver les mains dans les sanitaires. Lexia remit son haut et remonta les couvertures pour se garder au chaud. Elle repensa alors à Hermione et se posait beaucoup de question à son sujet. Où était-elle maintenant ? Allait-elle bien ? Quel sort lui était réservé ? L'expulsion était-elle à envisager pour elle aussi ?
« Minerva a laissé quelques vêtements chaud en passant te voir ce matin. Tu dormais encore cependant. »
La vieille femme la sortie de ses pensées et était déjà à sa hauteur. Elle ouvrit le petit placard de la table de chevet avant d'en sortir un pantalon et un polaire, qu'elle garda en main.
« Essaie de t'asseoir au bord du lit et dis-moi comment tu te sens. »
Lexia obéit sagement. Elle se libéra de ses couvertures et, d'une main, guida sa jambe hors du lit. La potion faisait son effet, la douleur était inexistante. Seul restait la raideur de son muscle, une sensation désagréable. Elle se laissa quelques secondes pour s'habituer à la position de son genoux plier dans le vide, lui qui était resté tendu depuis plusieurs heures sans bouger.
« Pour l'instant, je dirais que tout vas bien. Aussi bien que possible dans mon état en tout cas, ça pourrait définitivement être pire. »
Elle frissonna un peu, sentant bien le changement de température maintenant que sa peau n'était plus à l'abri, cachée sous les draps.
« Enfile ça, tu te sentira mieux. »
Poppy lui tendit son polaire, qu'elle enfila rapidement, avant de l'aider avec son pantalon.
« Maintenant, debout mais interdiction de t'appuyer sur ta jambe gauche. »
« Je ferais de mon mieux. »
La jeune femme se leva difficilement, raide de partout. Son équilibre était difficile à trouver, debout sur un pied mais elle s'en sortait plutôt bien. L'infirmière lui le remonta rapidement avant de se redresser.
« Voilà, tu peux te rasseoir. Je vais t'enfiler tes chaussettes à présent. »
Aussitôt dit, aussitôt fait. Lexia se sentait vraiment gênée et s'excusa mais Poppy préférait en rire, lui rappelant que 23 ans plus tôt, elle lui changeait les couches. Cette remarque lui arracha un petit sourire désolé mais ces pieds étaient maintenant à l'abri du froid.
« J'espère avoir fait le bon choix en prenant cet ensemble. »
Interpellée par la voix de Minerva dans son dos, Lexia sourit d'autant plus en se retournant légèrement.
« Évidemment, tu me connais si bien. »
Celle-ci s'arrêta à coté de l'infirmière en chef.
« Comment te sens-tu, mo leannan ? »
« Fatiguée mais au moins, je n'ai pas si mal que ça. Où est Hermione ? »
« Retournée dans la salle commune des Gryffondor. Je lui ai demandé de rester sagement dans sa chambre jusqu'à ce que les choses se calment un peu. »
« Je vois. As-tu … déjà pris une décision à son sujet ? »
« Un avertissement et quelques point en moins. »
« Ron s'est encore montrer … très éloquent je suppose, pour qu'elle lui brise le nez. »
Minerva soupira et ferma les yeux quelques secondes.
« Entre hier et aujourd'hui, je n'ai plus le choix que d'avertir Molly. Leur disputes incessantes deviennent nocives et perturbent grandement les autres élèves. S'ils ne trouvent pas rapidement une solution, je serais contrainte de renvoyer l'un deux avant qu'ils ne se blessent plus sérieusement. »
« Hermione ne l'aurait jamais attaqué aussi violemment sans une bonne raison. Que lui a-t-il fait ? »
« Viens, je vais te ramener dans tes quartiers. Nous en discuterons là-bas. »
Lexia acquiesça. Minerva l'aida à transporter ses affaires et transplana directement à leur destinations, c'était beaucoup plus rapide et moins fatiguant. La jeune femme s'assit dans son canapé, indiquant à sa màmag de tout laisser ici pour le moment. Elles avaient plus urgent à discuter. La directrice s'installa près d'elle et lui conta ce qu'elle savait. Les versions d'Harry et Ginny, confirmait celle d'Hermione, qui contenait plus de détails puisque ses deux amis n'étaient pas présent lors de son tête à tête avec Ron. Celui-ci ne supportait pas le rejet dont il fut victime et se laissa emporter par la colère, blessant la jeune femme de la pire façon qui soit. Bien entendu, elle omis de mentionner beaucoup de passages, trop humiliant à son goût. Ce n'était pas à elle de les lui raconter.
« Il serait peut-être sage d'en discuter avec elle. Il est des choses, qu'il ne m'appartient pas de dévoiler. »
Lexia était songeuse et mitigée dans ses ressentiments. Ron était encore le déclencheur de tout. Bien sur, il serait si simple de laisser la colère diriger ses actions et lui mettre une correction mais elle ne serait pas mieux que lui dans ce cas. Elle n'était pas comme ça et puis, ce ne serait pas non plus très pédagogique de sa part. Même si elle était en droit d'intervenir, elle n'en ferait rien. L'enseignante ne devait pas se laisser dominer par l'impulsivité de l'amante. Molly devrait se charger de son fils et elle, s'occuperait d'Hermione. C'était sans aucun doute, la solution la plus sage pour le moment.
« Que vas-tu faire alors ? Envoyer une lettre à tante Molly ? »
« Je ne peux pas tolérer ce genre de comportement dans mon école. Encore une altercation de ce genre et je le renvois sur le champ. Il ne me laisse pas vraiment le choix. »
Avec ses dernières paroles, les deux femmes savaient que le point de non retour pouvait être atteint à tout instants. Restait à savoir lequel des deux le franchirait en premier ?
