Oh mon dieu, je poooooooooooooooost ! Je n'y croyais plus ...
Bonjour à toutes et tous !
Ici votre fidèle autrice, DevilK. et aujourd'hui nous nous retrouvons pour la reprise tant espérer de mes fictions Harry Potter.
Ces derniers mois ont été trés compliqués, je ne vais pas vous le cacher. Entre les changements radicaux dans ma vie perso, la panne ultra-sèche d'inspiration, mon pc qui m'a lâché mais que j'ai réussi à remettre en état et plein d'autres petites choses, je n'arrivais plus à écrire. Voilà, c'est dit !
Donc je reprends tranquillement, depuis une petite semaine déjà. Lentement mais sûrement !
Que souhaitais-je vous dire d'autre ... Ah oui !
Puisque l'inspiration semble être de nouveau avec moi, il y aura quelques updates au programme. Très important également concernant la fic "On the way to Love", je me suis pas mal relu et ce que j'ai pu écrire auparavant ne me convient plus. Dans le sens où, je pense pouvoir faire mieux que cela. Détailler un peu plus peut-être, m'attarder sur des scènes que je n'ai pas inclus au final, ce genre de chose quoi. Du coup, je pense qu'il y aura pas mal de changement à venir concernant cette fic. Je pense également changer quelque petite chose au niveau du scenario mais on y reviendra le moment venu.
Quoi d'autre ?
Concernant ce morceau-ci, il s'agit bien évidemment d'une page test que je pense inclure dans "Once Upon A time" puisqu'elle se déroule exclusivement avant la saga Harry Potter. Qui dit page test, dit évidement changements potentiels une fois inclus dans la trame principale. Pour le moment, ce n'est qu'un premier jet d'une idée qui m'était venue.
Eeeeeeeet ... bien je crois que c'est tout pour le moment.
Petit rappel tout de même :
Màmag = traduit plus ou moins par maman
Mo leannan = regroupe un peu tout les petits surnoms affectueux mais c'est très difficile d'en être sûre à 100% puisque trouver de bonne traduction en Gaélique écossais est presque mission impossible. Donc, il se peut que j'ai employé ce terme de la mauvaise manière. Pardonnez-moi.
m 'aingeal = mon ange
Bruadar milis, m 'aingeal beag = Fais de beau rêve, mon ange. Là encore, traduction approximative. Peut-être pas tout à fait exacte du coup. Je m'en excuse.
mo nighean = ma fille
Voilà, je pense n'avoir rien oublié.
Je vous souhaite donc une agréable lecture et n'hésiter pas me laisser vos impressions, vos commentaires.
Amicalement,
DevilK.
Harry Potter
Lexia McGonagall & Hermione Granger
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Résumé : Certaines rencontres sont parfois orchestrées par le Destin. Des âmes se rencontrant, se lient pour la vie sans qu'elles ne s'en rendent compte. Les années passent, l'inexplicable attraction prends alors du sens et tout s'explique enfin.
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Une rencontre oubliée
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C'était un bel après-midi de Mai à Poudlard. Le soleil, fidèle et chaleureux ami, bénissait les chatoyantes verdures d'Écosse de ses rayons. Le printemps, sans nul doute l'une des saisons la plus agréable de l'année, avait enfin débuté. Accompagné bien sûr d'un événement des plus attendu à Poudlard. Albus Dumbledore, homme très occupé qu'il était, faisait Merlin ne savait quoi dans son bureau lorsqu'à sa grande surprise, la Directrice Adjointe entra vivement.
« Elle est enfin arrivée, Albus. » s'exclama-t-elle simplement en se dirigeant vers son bureau, un rouleau de parchemin dans la main.
Le vieil homme, une douceur au citron à mi-chemin vers sa bouche ouverte, cligna des yeux avant de la reposer dans un bol qui en débordait. Il se caressa alors la barbe, l'air pensif.
« Je vois, je vois. Cette période de l'année est donc arrivée n'est-ce pas ? Comme le temps passe vite. »
Minerva l'observa un instant ne sachant que dire. D'abord déconcertée par le comportement nonchalant de ce personnage haut en couleur, elle se reprit et n'y prêta pas plus d'attention.
« Espérons qu'ils soient plus nombreux que les années précédentes. »
Elle soupira simplement et comme de nombreuses fois avant celle-ci, brisa le sceau de cire du parchemin avant de le dérouler. Le Directeur acquiesça, impatient de connaître les futurs étudiants de l'établissement. Chaque année, le Ministère de la Magie leur faisait parvenir un document où était recensé tout les potentiels sorciers nés dans leur monde mais aussi ceux nés de parents moldus pour que Poudlard leur réserve une place. Depuis que Dumbledore était à sa tête, l'établissement surveillait de prés ces derniers et Minerva s'était toujours chargée de prendre contact avec les parents, parfois dépassés par les dons particuliers de leur bambin.
Ses lunettes perchés sur le haut de son nez, elle l'étudia très attentivement et semblait plutôt satisfaite.
« Et bien, elle est certainement plus satisfaisante que prévue. » s'étonna-t-elle même.
« Màmag. »
Interpellée et surprise, Minerva écarquilla les yeux. Elle ne s'attendait certainement pas à entendre cette petite voix somnolente. Une légère pression sur le bas de sa robe ne tarda pas à se faire ressentir, lui faisant baisser la tête. Se tenait là, à ses pieds, une petite tête brune qu'elle ne connaissait que trop bien. Délaissant sa liste en la posant sur l'imposant bureau du Directeur, le Professeur tourna pleinement son attention sur l'enfant à ses pieds.
« Lexia ? Mais que fais-tu ici, mo leannan ? »
Elle était bien curieuse de le savoir, même si la réponse lui paraissait évidente. Lexia finissait toujours avec Albus, peu importait le nombre d'elfe à la surveiller. Cette petite friponne parvenait sans peine à leur échapper. Elle ne serait pas étonnée d'apprendre que sa nièce s'était encore faufilée ici pour trouver un peu de compagnie. Comment pourrait-elle lui en vouloir ? A 7 ans, être la seule enfant à vivre en ces murs n'était pas chose aisée et Minerva en avait parfaitement conscience. La vie au château pouvait être monotone et solitaire pour une petite fille de son âge.
Son vieil ami lui sourit, l'air coupable et complice.
« Elle a passé les deux dernières heures à dormir dans mon bureau. Je l'ai trouvée en pleine conversation avec Fumseck avant qu'elle ne tombe de sommeil sur le sofa. »
Le phénix poussa un petit cri de contentement. La fillette bailla simplement, une main devant la bouche avant de se frotter un œil avec paresse. Attendrie, le professeur de Métamorphose n'avait pas le cœur à la réprimander. Elle sourit tendrement et lui caressa les cheveux avec douceur. La petite brune sourit en retour, les joues rougies par l'embarras.
« Je n'ai pas eu beaucoup de temps à t'accorder dernièrement. » constata-t-elle, tristement.
Un doux regret au goût amer. Elle devait bien avouer ne pas avoir eu autant de temps libre qu'elle l'aurait souhaité pour s'occuper convenablement de sa nièce. Entre ses responsabilités de professeur, celles de directrice adjointe et de directrice de la maison Gryffondor, Minerva avait un emploi du temps chargé. Ses journées n'étaient plus assez longues et ses nuits, bien trop courtes. Les jours s'enchaînaient les uns après les autres et sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte, les mois devenaient des années. Lexia s'épanouissait et grandissait si vite … trop vite à son goût.
« Tu n'es pas trop fâchée ? » demanda timidement la fillette.
« Pas du tout, m 'aingeal. »
Poussée par un élan d'amour maternel, Minerva porta sa nièce et la serra. Ses petits bras autour de son cou, elle la berça avec tendresse. L'effet était instantané. Elle sentait déjà le stresse et la fatigue accumulés disparaître peu à peu, remplacé par un sentiment d'apaisement. Oui, les journées étaient longues et le travail n'en finissait plus parfois mais quelques minutes passées ainsi avec sa nièce suffisaient à lui redonner la force d'en venir à bout. Elle lui caressa le dos avec affection et paresse. Assez pour la replonger dans les bras de Morphée.
Albus en rit doucement, invitant la sorcière écossaise à s'accorder une petite pause. Il s'occuperait lui-même de repartir la visite aux familles entre les différents professeur. Suite de quoi, il la congédia et lui conseilla de profiter de cette fin de semaine avec Lexia.
N'aillant guère le choix, Minerva quitta le bureau pour regagner ses quartiers. Une fois à l'intérieur, elle se dirigea vers leur chambre et coucha la petite brune sur le lit. Prenant garde à ne pas la réveiller, elle attrapa une fine couverture qu'elle déposa sur elle.
Assise sur le bord du lit, elle lui caressa le visage. Lexia grogna faiblement, s'enfonçant d'avantage dans le moelleux de son oreiller, la faisant sourire. Elle se pencha alors.
« Bruadar milis, m 'aingeal beag. » murmura-t-elle avant de lui donner un baiser sur le front.
Puis, sans le moindre bruit, elle se leva et quitta la pièce, laissant la porte entre-ouverte. Si elle voulait lui consacrer son week-end, il fallait qu'elle s'acquitte rapidement de toutes ces corrections qui l'attendaient. Elle se dirigea donc vers le salon et s'installa à son bureau, sous la grande fenêtre. Plume en main, elle se mit au travail.
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Juillet débutait. Poudlard avait fermé ses portes jusqu'à la prochaine rentrée. Le château était bien calme et surtout très vide. Durant ses quelques semaines de fermeture estivale, Lexia était autorisée à se promener librement en ses murs. Elle avait bien conscience des dangers qui pouvaient rôder et ne s'aventurait donc jamais bien loin. Son existence n'était connue que du personnel de l'établissement et des entités immortels qui habitaient le château. Cependant, rares étaient ceux qui pouvaient la voir en personne.
« Attends-moi, Toupoilu ! »
Le bruit de pas pressés frappant la pierre résonnait soudain. Une petite boule de poil rebondissait joyeusement sur le sol en émettant un bourdonnement grave. Lexia lui courait après, inquiète qu'il s'aventure là où il lui était interdit d'aller. Mais ça, son petit compagnon n'en avait que faire. Il n'avait d'yeux que pour un papillon qui avait eu le malheur de lui passer sous le nez, bien décidé à en faire son casse-croûte.
La créature pleine de poil tournait, virait et finit bien vite par les conduire à l'extérieur.
« Arrête-toi, Màmag nous a interdit de quitter le château ! Je te donnerais mes restes si tu reviens sans faire d'histoire ! »
Mais Toupoilu était un Boursouf très gourmand. Bien qu'il soit d'une nature obéissante et écoutait toujours sa maîtresse, il ne résistait jamais dès qu'une opportunité de manger se présentait à lui. D'un bond particulièrement énergique, il sauta, toute langue dehors. Ce papillon serait bientôt dans son estomac ! Mais hélas, il manqua sa cible de peu. Redoublant alors d'effort, il rebondissait sans s'arrêter.
A bout de souffle, Lexia s'arrêta au pied de la Tour de l'Horloge. Elle était bien loin de son terrain de jeu habituel car à plusieurs centaine de mètres se dressait déjà la Forêt Interdite. Jamais encore elle ne s'était aventurer plus loin. Pourvu que Toupoilu ne s'y risque pas non plus ! Lui aussi n'était jamais aller au-delà des murs du château puisqu'il l'accompagnait en permanence. Comment ferait-il pour retrouver son chemin ? Et si quelque chose de plus gros que lui essayait de le manger ? Elle ne pouvait pas le laisser tout seul.
S'armant de courage, elle traversa ce mur invisible et se mit rapidement à la recherche de son ami. Elle ne voulait pas désobéir mais ne souhaitait pas non plus l'abandonner. Avec prudence, elle emprunta le pont recouvert devant elle. Celui-ci menait vers la Forêt Interdite mais elle n'était pas idiote au point de s'y promener.
La fin du pont en vue, elle quitta prudemment le chemin de terre et se dirigea vers les berges du Lac Noir. Bien qu'elle ne risquait rien pour le moment, savoir la forêt aussi proche ne la rassurait pas beaucoup. Qui sait quelle genre de créatures se cachaient en ces bois.
« Toupoilu, où es-tu ?! »
Puisqu'elle n'avait jamais visité cette partie du domaine, elle n'osait pas vraiment courir sans savoir où elle mettait les pieds. Elle espérait seulement ne pas se faire prendre à rôder dans les parages. Si Minerva l'apprenait … Elle devait vite retrouver son Boursouf et rentrer sans tarder !
Regardant partout autour, elle réitéra son appel laissé sans réponse. Inquiète de ne plus voir son compagnon velu, elle continua son exploration. Où était-il donc passé ?
Après plusieurs minutes de recherche infructueuses, elle finit par revenir sur ses pas.
« Toupoilu, reviens ! Màmag vas vraiment nous gronder ! »
Mais là encore, aucune réponse. A ce rythme là, elle devrait se résigner à rentrer sans lui et demander de l'aide. Quand même attristée à l'idée d'avoir perdu son compagnon, elle sentait quelques larmes lui monter aux yeux. Fatiguée d'avoir tant marché, elle s'assit sur un gros rocher et observa l'horizon. D'ici, elle pouvait voir les tentacules d'Albert le calamar géant, l'une des nombreuses créatures qui habitaient le fond du lac, sortir de l'eau et s'agiter joyeusement.
Tout à coup, un bourdonnement retentit sur sa droite. Toupoilu faisait enfin sa réapparition, pourchassé par un énorme crapaud.
« Te voilà enfin ! » s'exclama-t-elle.
Mais alors qu'elle se levait pour le chasser à son tour, elle glissa et tomba en avant.
« Ah ! »
Ses genoux, nus de tout vêtement, s'écorchèrent alors au contact du sol. La douleur ne tarda pas à se manifester, la faisant grimacer. Alarmé par son état, Toupoilu bondit en sa direction en faisant de drôle de bruit. Seulement, son poursuivant ne semblait pas vouloir le laisser tranquille.
« Va-t'en, vilain crapaud ! » gronda-t-elle alors, en lui lançant un cailloux.
L'animal rebroussa rapidement chemin et s'en jeta à l'eau.
« Ah, si c'est pas la petite Lexia ! »
Elle sursauta, surprise par cette grosse voix bourrue. Une ombre gigantesque surgit, elle la voyait sur le sol. Elle se retourna vivement. Hagrid, le Garde-chasse, revenait tout juste de la Forêt Interdite, son arbalète à la main. Il se pencha sur elle, le sourire aux lèvres.
« Que fais-tu là ? Le Professeur ne sait pas que tu te promènes dans l'coin ? »
Il remarqua alors ses genoux écorchés et fronça des sourcils. Il posa un genoux à terre, l'examinant de plus prés.
« Oh. Il faut vite soigner ça avant que ça s'infecte. Viens, je t'emmène voir Mme Pomfresh ! »
Il l'enveloppa de son imposant bras et la souleva avec aisance. Toupoilu grimpa rapidement sur sa maîtresse lorsque le demi-géant se releva.
« Je sais que je n'ai pas le droit de venir ici mais Toupoilu s'est enfui. Je ne pouvais pas le laisser tout seul. Ne dis rien à Màmag, s'il-te-plaît Hagrid. »
Il écarquilla les yeux, perplexe. Omettre des informations ? Au Professeur McGonagall qui plus est ! Il n'était pas vraiment d'accord avec l'idée. Lexia était très importante pour le Professeur, il le savait. Si quoique ce soit lui arrivait, elle ne s'en remettrait jamais. Non, non ! Il ne pouvait pas lui cacher ça ! Cependant … La petite brune le regardait avec ses grands yeux bleus larmoyants et innocents. Comment pouvait-il résister ? Il détourna le regard, maugréant dans sa barbe.
« D'accord. Pas un mot, à personne. »
La fillette lui sourit et le remercia. Le géant soupira avant de se mettre en route pour le château, bien trop attendri par ce petit bout de femme.
Dans l'infirmerie, Pompom Pomfresh faisait l'inventaire lorsqu'elle entendit beaucoup de bruit dans la salle principale. Intriguée, elle quitta la réserve et rejoignit la pièce adjacente.
« Allons donc, qui fait tout ce raffut ? »
Quelle fut donc sa surprise quand elle découvrit Hagrid. Ce dernier lui tournait le dos, debout devant l'un des lits. Voilà qui était plutôt rare.
« Hagrid ? Est-ce que tout vas bien ? »
Le géant se retourna alors.
« Ah, bonjour Mme Pomfresh ! Je vous apporte un patient. »
Un patient ? De quoi parlait-il donc ? Il n'y avait plus aucun élève pourtant. De plus en plus interpellée, l'infirmière en chef s'approcha. C'est alors qu'elle comprit. Cachée derrière l'imposante silhouette d'Hagrid se trouvait Lexia, son Boursouf dans les bras et les genoux en sang.
« Lexia ?! Mais que t'est-il arrivé ?! »
La fillette, déjà minuscule à coté du Garde-chasse, l'était encore plus en cet instant. Elle rougit un peu, ne sachant plus où se mettre. Le géant le remarqua et s'empressa de répondre.
« Je l'ai trouvé dans la Cour, à courir après son Boursouf ! Les pavés sont dangereux, très dangereux. »
Pompom, bien que visiblement perplexe, semblait s'en contenter.
« Je vois. Je m'en occupe, merci Hagrid. »
Le Garde-chasse hocha simplement de la tête.
« Bon et bien, je vous laisse. A plus tard, Lexia. Et tâche de faire plus attention la prochaine fois. »
La petite brune acquiesça, le remerciant d'un sourire. Il lui caressa le haut de la tête de sa grande main et quitta l'infirmerie. Il était attendri, trop attendri.
« Bien. Voyons un peu cela. »
Après inspection minutieuse de ses plaies, Pompom les avait nettoyé et désinfecté. Un pansement pour les protéger et dans quelques jours, ce serait vite oublié !
« Voilà. J'ai terminé. » annonça-t-elle avec le sourire.
« Merci. »
« Vas-tu savoir retrouver ton chemin où dois-je appeler Minerva ? »
A la mention de son prénom, Lexia secoua vivement la tête.
« Je peux me débrouiller. »
Elle descendit du lit et la remercia une dernière fois. Bien qu'elle aurait préféré l'accompagner, Pompom la laissa quitter l'infirmerie à son tour. Lexia serait une étudiante de Poudlard dans quelques années, autant la laisser se familiariser avec les lieux.
Arrivée en bas des escaliers, la petite brune s'arrêta quelques instants. Ses genoux lui faisaient un peu mal. Son Boursouf dans les bras, elle le réprimanda.
« Ne t'enfuis plus comme ça, Toupoilu. Si tu te perdais, je ne saurais pas te retrouver. Màmag sera très en colère contre nous si on s'éloigne de trop, tu le sais aussi bien que moi ! »
La boule de poil gargouillait en réponse, conscient d'avoir fait une bêtise. Ne sachant pas vraiment quoi faire à présent, Lexia prit naturellement le chemin du bureau du Directeur.
Lorsqu'elle se présenta devant la gargouille gardienne, impossible de se souvenir du mot de passe. C'était pourtant un drôle de mot. Quel était-il déjà ? Elle ne savait plus. Zut. Comment allait-elle pouvoir monter sans le mot de passe ?
Très ennuyée de ne pouvoir aller plus loin, elle commença à rebrousser chemin lorsque le bruit de la pierre en mouvement l'interpella. Elle se retourna donc, curieuse de savoir qui allait se montrer. La gargouille avait bien dégager le chemin et les escaliers en colimaçon étaient bien sortis du sol mais personne en vu. Intriguée, la fillette s'approcha et toujours personne. Étrange. Comment le passage s'était-il ouvert dans ce cas ? Oh et puis, quelle importance ? Poudlard était magique après tout. Elle devrait plutôt s'en réjouir.
Sourire aux lèvres, elle grimpa les escaliers. Une fois en haut, elle toqua à la porte et entra.
« Oncle Albus ? » demanda-t-elle, regardant autour.
Le bureau semblait vide. Mince alors. Toupoilu lui sauta des bras et bondit jusqu'au canapé où il trouva un coussin confortable sur lequel somnoler. Lexia referma derrière elle et ne tarda pas à le rejoindre. Lui courir après avait été fatiguant. La pièce, bien que remplie d'objets étranges aux bruits l'étant tout autant, était plutôt calme. Cette cacophonie de légers bourdonnements et autres mécanismes était même très relaxante. Bercée par tout ces bruits ambiants, la petite brune commençait à s'endormir lorsque Fumseck, installé sur son perchoir en or, se secoua les plumes. Elle sursauta légèrement, également alertée par le son d'une voix.
La porte du bureau s'ouvrit alors. Albus entra, suivit par Minerva.
« Je pense que le plus tôt sera le mieux. Mieux vaut les avertir dès maintenant sur la situation, qu'ils ne s'alarment pas si les premiers signes venaient à se montrer prématurément. »
« Je suis d'accord. J'ai déjà pris l'initiative de leur faire parvenir une lettre pour les avertir de ma visite. Espérons simplement qu'ils n'appellent pas les autorités de leur monde. »
Ils remarquèrent alors sa présence ainsi que les deux jolis pansements qu'elle portait. Albus l'observa par dessus le verre de ses lunettes en demi-lune.
« De très jolis motifs. Je reconnais bien là les goûts de Madame Pomfresh. » annonça-t-il avec nonchalance, un sourire aux lèvres.
Minerva fronça des sourcils, marchant vers elle.
« Que t'est-il arrivé, mo leannan ? »
« Je suis tombé en courant après Toupoilu. »
Ce n'était pas complètement un mensonge, elle omettait simplement beaucoup de détails. La sorcière, maintenant assise à ses cotés, l'examina d'un peu plus près. Hormis ses genoux, aucune autres blessures n'étaient à déplorer. Plusieurs traces de terre sur sa peau et ses vêtements pouvaient se remarquer sans peine mais rien de méchant, ce n'était que superficiel. Un bon bain et ce ne serait plus qu'un mauvais souvenirs. Soulagée de constater qu'il ne lui était rien arrivé de grave, elle la prit dans ses bras et lui caressa les cheveux.
« Tu dois être plus prudente à l'avenir, mo nighean. »
Albus lui tendit un petit bonbon, qu'elle accepta volontiers. Elle retourna ensuite son attention sur Minerva.
« Tu as encore beaucoup de travail, Màmag ? »
« Il me reste encore une dernière chose à faire avant la prochaine rentrée mais je m'en occuperais dans quelques jours. Après cela, nous pourrons enfin profiter de nos vacances. » répondit-elle simplement avec le sourire.
Fière de ses nombreuses années d'expérience d'enseignante, Minerva connaissait le programme éducatif par cœur et s'était déjà occupée de préparer ses différents cours pour l'année à venir. Il ne lui restait plus qu'une dernière tâche à accomplir et elle se serait acquittée de toutes ses responsabilités. Elle pourrait donc lui accorder tout son temps, ce qui réjouissait grandement la fillette. Mais avant d'envisager quoique ce soit, Lexia devait prendre un bain et changer de vêtement.
« Viens, nous allons te nettoyer et changer tes vêtements. Un bon bain te fera le plus grand bien. » lui dit-elle en lui prenant la main. « Et n'oublie pas Toupoilu. »
Lexia attrapa son compagnon, qui dormait à point fermé, et se laissa conduire. Albus leur souhaita de passer un bon après-midi et s'attela à ses propres devoirs.
Lorsqu'elles arrivèrent dans les quartiers privés du Professeur de Métamorphose, Minerva conduisit sa nièce dans la salle de bain et lui en prépara un.
La pièce était grande et très lumineuse, entièrement carrelée. Elle se divisait en deux parties, le bain d'un coté, les toilettes de l'autre. Puisque Lexia était encore une enfant, Minerva avait enchanté la pièce pour la rendre plus vivante. Sous leur pieds, un fond marin où les créatures le peuplant s'animaient alors qu'au plafond, un ciel bleu sans nuage. Sur les murs, une crique aux sirènes ainsi qu'une mer à perte de vu sur laquelle passait parfois un bateau pirate. Le Capitaine Barbapapa et son équipage lui tenait compagnie, à faire hurler les canons et à chanter avec entrain. Pour le reste, les couleurs prédominantes étaient le bleu et le blanc, de différentes teintes mais s'accordant parfaitement. Dans un coin, une grande baignoire d'angle aux robinets dorés. De long rideaux blancs l'entouraient et pendaient sur les cotés. Un évier se tenait non loin de là, accompagné d'un miroir. Un meuble porte serviette se tenait entre les deux. Les toilettes étaient à l'opposé, pour des raisons évidentes.
Elle laissa la petite brune se déshabiller, s'occupant plutôt de vérifier la température de l'eau et y ajouter toute sorte de produit. Lexia aimait prendre ses bains avec beaucoup de mousse, surtout si la dite mousse volait partout dans la pièce. La petite friponne ne se fit d'ailleurs pas prier pour se jeter dans l'eau. Heureusement, Minerva avait eu le bon réflexe en jetant un sort anti-débordement sur leur baignoire.
Probablement attirées par l'agitation soudaine, les sirènes sortirent de leur cachettes et nagèrent vers la fillette en longeant le mur. A hauteur de la baignoire, elles sortirent de l'eau et semblaient se tenir au rebord. Elle les salua et commença même à leur faire la conversation. Amusée par son comportement, Minerva décida de la laisser jouer un peu dans son bain. Elle quitta la pièce, laissant la porte ouverte derrière elle et ne tarda pas à entendre le chant des sirènes. Une douce mélodie, presque enchanteresse. Sa nièce en était très friande et fredonnait toujours pour les accompagner.
Lorsqu'elle entra à nouveau dans la salle de bain, une bonne heure plus tard, Lexia était seule. Il n'y avait plus de sirènes pour lui tenir compagnie. Elle déposa les vêtements propres qu'elle avait en main sur le meuble.
« Tout vas bien, mo leannan ? » lui demanda-t-elle alors, en s'asseyant sur le rebord de la baignoire.
La fillette acquiesça, lui faisant part de son désir de sortir de l'eau. Minerva ne pouvait qu'être d'accord avec l'idée. Après autant de temps passé dedans, sa peau devait sûrement être toute fripée. Elle lui attrapa une grande serviette qu'elle enroula autour d'elle lorsqu'elle sortie de l'eau. Elle l'aida ensuite à se sécher avant de la laisser se rhabiller en toute tranquillité.
Elle regagna le salon et s'installa sur le sofa, une tasse de thé à porter de main. Après plusieurs minutes, Lexia finit par la rejoindre et prendre place à ses cotés. De nature très affectueuse, elle se blottit naturellement contre elle. Minerva, toujours très réceptive à ses démonstrations d'affection, lui ouvrit les bras et l'accueillit volontiers.
« Tu vas pouvoir te reposer maintenant, Màmag. »
Ce n'était qu'un murmure étouffé dans sa robe mais elle l'avait très distinctement entendu. Son cœur se gonfla alors d'adoration. Elle la serra tendrement, lui embrassant le dessus de la tête.
Bien qu'elle soit très occupée, Lexia ne se plaignait jamais de son absence. A son grand regret, elle avait même appris à s'occuper seule et attendait toujours son retour. Elle lui tenait compagnie, curieuse d'entendre le déroulement de sa journée avant de l'embrasser et aller se coucher sans faire d'histoire. Sa vie à Poudlard était solitaire, elle le savait. Elle était isolée du monde, ne côtoyant d'autre enfant de son âge que lorsqu'elle la confiait à Molly Weasley. Minerva n'avait confiance qu'en elle. Parfois, elle se demandait si elle ne ferait pas mieux de la lui confier définitivement. Molly pouvait aisément lui apporter tout ce dont elle avait besoin pour grandir dans les meilleures conditions. Elle avait le temps et assez d'expérience en la matière pour s'occuper d'une petite fille de son âge. Cependant, cette idée était vite chassée chaque fois qu'elle lui effleurait l'esprit. Se séparer d'elle, ne serait-ce qu'une journée, lui était déjà difficile alors la confier à une autre pour une durée indéterminée était tout bonnement impensable ! Lexia était son enfant, sa nièce, sa fille … Elle pouvait s'en occuper, elle avait juste besoin d'optimiser son emploi du temps pour lui en consacrer d'avantage. Chose qu'elle ferait dès la prochaine rentrée !
Pour l'heure, elle était bien décidée à passer le reste de l'été à la choyer. Puisqu'elle était maintenant assez grande, elle pouvait la sortir du château et lui montrer d'avantage le monde extérieur.
« Que dirais-tu d'aller faire une promenade à Pré-au-lard ? Il y a un très bon restaurant que j'ai très envie d'essayer. »
Lexia ne s'y attendait pas et resta sans voix. Son cerveau semblait traiter l'information lorsque son visage s'illumina enfin. Ses yeux bleus pétillaient soudainement d'excitation.
« Oui, allons-y ! »
Minerva en sourit doucement, lui caressant les cheveux. C'était donc décidé. Ce soir, elles mangeraient dehors.
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Confortablement installée dans le canapé, un livre sur les genoux, Lexia lisait paisiblement. Perdue dans son petit monde imaginaire, elle n'entendit pas tout de suite Minerva l'appeler.
« Lexia. »
Ce n'est quand sentant une main sur son épaule qu'elle releva brusquement la tête, surprise.
« Oui ? »
C'est alors qu'elle remarqua sa tenue, bien inhabituelle. Elle l'observa alors de bas en haut, les yeux grands écarquillés. De bas talons noirs, sur sa peau nue. Un pantalon de même couleur, fin et moulant. Un pull en V d'un vert émeraude très foncé, les manches remontées. Elle tenait dans sa main, une pochette des plus discrètes. Ses longs cheveux d'ébènes n'étaient plus tirés en chignon serré mais lui tombaient naturellement sur les épaules, retrouvant même un joli volume. Des vêtements qu'elle avait appris, plus adaptés au monde moldu. Un ensemble très « classy » bien que sobre. Elle referma vivement son livre, quelques rougeurs aux joues.
« Tu es très belle, Màmag. » lui dit-elle timidement, un grand sourire aux lèvres.
Minerva le lui rendit, lui caressant la joue.
« Voilà un compliment des plus sincères. Venant de toi, je n'en doute pas un seul instant mais assez de flatterie, veux-tu ? Nous allons être en retard. »
Cette remarque alerta la fillette. Nous ? Elle se leva alors, intriguée.
« Je t'accompagne ? »
« Tout à fait. Nous avons un rendez-vous important alors ne traînons pas. » déclara simplement Minerva, lissant les plis sur sa jolie robe d'été d'un coup de baguette. Satisfaite, elle la rangea dans sa pochette.
Lexia n'en croyait pas ses oreilles. Le monde moldu, enfin !
« Où allons-nous ? Est-ce que je suis bien habillée ? »
Inquiète de ne pas être convenable pour l'accompagner, Lexia inspecta sa tenue. Elle portait une salopette en jean foncé, un t-shirt blanc et des baskets blanches sous lesquelles se cachaient de fines soquettes de même couleur. Ses cheveux étaient également détachés.
« Tu es parfaite, mo leannan. » lui assura Minerva, déposant un tendre baiser sur sa joue. « En route. »
Elle lui prit alors la main et la guida hors du château. Son premier objectif était d'atteindre Pré-au-lard. De là, elle pourrait transplaner à sa guise. Hors de question de prendre le réseau des cheminées et finir recouverte de suie. De plus, le temps était très agréable aujourd'hui. C'était l'occasion de prendre un peu l'air et apprécier les bienfaits de l'été. Toutefois, il fallait bien reconnaître que mettre des talons et se promener sur les chemins de terre de l'école n'avait pas été son idée la plus brillante.
Après plusieurs minutes de marche à travers bois, Pré-au-lard était en vue. A présent assez loin des protections magique du château, le Professeur McGonagall s'arrêta et tourna son attention sur sa nièce.
« Bien. Nous sommes assez loin de Poudlard. »
« Et maintenant ? » questionna innocemment Lexia, très impatiente de voir d'autre paysage.
« Nous allons transplaner. Écoute attentivement, Lexia. Les sensations que l'on ressens lors de ce saut dans l'espace sont très différente d'un sorcier à l'autre. Certain ont quelques vertiges, d'autre souffre de nausées. Quelques uns ont avoué avoir ressenti des fourmillement partout dans le corps. Puisque c'est ton premier saut en ma compagnie, j'ignore encore comment ton corps vas réagir mais tout devrait bien se passer. »
« D'accord. »
« Tu es prête ? »
La fillette acquiesça. Elle était un peu anxieuse bien sûr mais avait une confiance aveugle en Minerva. Jamais elle ne mettrait sa vie en danger. Celle-ci resserra légèrement son emprise sur sa main et transplana. Le décor se contorsionna lentement, lui laissant une légère sensation d'oppression. Les bruits ambiants, si familiers à ses oreilles, se fanent au loin. Puis vint brusquement la sensation de vide accompagnée de fourmillement dans le corps. Impressionnée, elle agrippa fortement cette main qu'elle pensait tenir mais n'était plus très sûre de la sentir réellement. L'apesanteur n'avait plus d'emprise sur elle. C'était une expérience nouvelle, un peu perturbante. Comme si elle n'avait plus aucune notion du temps et l'espace. Ne parvenant plus à distinguer la terre et le ciel, le haut et le bas. Soudain, des bruits d'une rue animée. En l'espace d'une seconde, la gravité reprends le contrôle alors qu'un nouvel environnement les entourait. Les fourmillements perdurent, ainsi qu'un léger vertige. Elles lui chatouillaient le ventre.
« Tout vas bien ? » s'inquiéta la sorcière écossaise.
Lexia se mit à rire, un grand sourire aux lèvres. Elle avait du mal à garder l'équilibre et vacillait un peu.
« Ça me chatouille partout. »
Rassurée que cette première expérience se soit déroulée sans incidents, Minerva en sourit à son tour. Elle ne connaissait que trop bien ce sentiment et attendit quelques instants de plus pour que la sensation de vertige se dissipe. Elle en profita pour regarder autour, s'assurant d'avoir transplaner au bon endroit. Elles étaient dans une petite ruelle, à l'abri des regards. Le panneau qu'elle recherchait en vue, elles avaient bien atteint leur destination. Lexia lui indiqua que son vertige était passé et qu'elles pouvaient se remettre en route.
Main dans la main, elle l'entraîna alors dans la rue principale. Comme elle pouvait l'entendre depuis la ruelle, la rue était effectivement très animée. Des voitures circulaient, les piétons bavardaient, il y avait du bruit provenant de tout les côtés. Rien avoir avec le calme reposant de Poudlard. Émerveillée, Lexia regardait partout. La seule voiture qu'elle avait eu l'occasion d'observer de près était celle d'Arthur. Elle était loin d'imaginer qu'il puisse en exister d'autre, de formes et couleur différentes. Elle avait vraiment hâte d'intégrer officiellement Poudlard pour suivre le cours sur l'étude des Moldus. Ce monde lui était totalement inconnu et pourtant, elle l'aimait déjà.
Du coin de l'œil, Minerva ne manquait aucune de ses réactions. Elle devait reconnaître que se promener ainsi avec sa nièce était très agréable. Le soleil était au rendez-vous et la température frôlait les 25°C.
« Je sais que tu es fascinée par tout ce qu'il se passe autour de toi mais nous devons nous hâter. C'est presque l'heure. » lui dit-elle avec malice.
Lexia tourna alors son attention sur elle.
« Où allons-nous, Màmag ? »
« Tu vois cette église, un peu plus loin ? » lui demanda-t-elle, pointant le dit lieu d'un signe de tête.
« Oui. »
« Notre destination se trouve juste derrière. »
La fillette, bien qu'intriguée, ne posa pas plus de question. Elle se contenta de suivre le mouvement, appréciant de pouvoir se promener un peu. Elles quittèrent rapidement l'animation de la rue marchande pour trouver le calme des zones résidentielles. Une fois l'église passée, elles continuèrent leur chemin sur une grande allée dégagée. Des maisons, de toutes tailles et formes, se dressaient à perte de vue.
« Nous y sommes presque. » annonça simplement Minerva, vérifiant l'heure sur sa montre.
Après quelques minutes de marche supplémentaire, la sorcière s'aventura le long d'un trottoir et examina minutieusement chaque maison avant de s'arrêter devant l'une d'elle.
« Ah. La voici. »
Lexia l'observa également. C'était une petite maison de brique, aux couleurs sombres. Elle ne disposait que d'un étage, à première vue. L'allée qui menait à l'entrée était fleurie, preuve que les propriétaires entretenait leur verdure. Les buissons étaient taillés, l'arbre également. Il s'en dégageait une certaine chaleur, un sentiment étrange de bienveillance. Mais que faisaient-elles ici au juste ?
Minerva l'inspecta une dernière fois, lui expliquant alors le pourquoi de leur venue.
« Cette maison appartient aux Granger. Ils ont une petite fille qui aura bientôt trois ans. Son nom est apparu sur notre liste, le jour de sa naissance. Tu sais ce que cela signifie, n'est-ce pas ? »
Lexia écarquilla lentement les yeux.
« Ce serait … une sorcière, née de parent Moldu ? » s'exclama-t-elle, surprise. « Mais alors … ça voudrait dire qu'ils ne savent pas. » finit-elle, plus calmement.
La sorcière acquiesça.
« Exactement. En ma qualité de Professeur et Directrice Adjointe de Poudlard, c'est à moi que revient la tâche d'avertir Monsieur et Madame Granger de la condition particulière de leur enfant. »
« Je comprends. »
« Je n'en doute pas un seul instant, mo leannan. Tu es une petite fille très intelligente. Allons-y, nous sommes pile à l'heure. »
Vérifiant sa propre tenue, elle les guida sur le porche et toqua à la porte.
« Un instant ! » entendirent-elles alors, de l'autre coté.
Celle-ci s'ouvrit quelques instants plus tard, révélant une femme dans la trentaine. Un homme se présenta à son tour, restant derrière elle.
« Monsieur et Madame Granger ? » demanda Minerva.
« Oui. » répondit-elle, intriguée.
« Pardonnez-nous de vous déranger. Je suis le Professeur Minerva McGonagall et voici ma nièce, Lexia. J'ose espérer que vous avez bien reçu ma lettre. »
La jeune femme écarquilla alors les yeux, se décalant sur le coté pour les laisser entrer.
« Oh, bien sûr. Entrez, je vous en pris. »
Monsieur Granger les escorta jusqu'au salon et les invita à s'asseoir sur le sofa. Dire qu'il était très surpris de les voir était un doux euphémisme. Pour lui, ce n'était qu'une farce de très mauvais goût, probablement orchestrée par les ados du coin. Sa jeune épouse apporta alors le thé et le déposa sur la petite table basse. Il en proposa une tasse à Minerva, qui accepta volontiers. Lexia, elle, déclina poliment. Il prit ensuite place sur le bras du fauteuil, sur lequel sa femme s'était installée et posa une main sur son épaule.
« Je dois dire … » commença cette dernière, un rapide coup d'oeil sur son mari. « que nous étions très surpris de la recevoir par … hiboux ? »
Elle hésita, ne sachant exactement quelle espèce avait bien pu se présenter à eux ce jour là. Minerva avala sa première gorgée de thé, en appréciant l'arôme. Cette visite n'était pas la première, elle avait donc l'habitude de gérer la perplexité des parents qui ignoraient la nature réelle de leur progéniture. L'humour était en général, la méthode la plus efficace pour détendre un peu l'atmosphère.
« Oui, je peux tout à fait le comprendre. C'est pourtant un moyen de livraison bien plus fiable que vos bureaux de poste, vous pouvez me croire. » dit-elle avec le sourire.
Madame Granger en sourit un peu. Il n'y avait pas de petite victoire.
« Dans votre lettre, vous disiez que notre fille pourrait être … une sorcière, c'est bien ça ? » reprit Monsieur Granger.
Il avait beaucoup de mal à le croire mais sa femme, elle, lui avait assuré qu'Hermione n'était pas ordinaire. Elle pouvait le sentir, de plus en plus, à mesure qu'elle grandissait.
« C'est exact. J'ai bien conscience que tout ceci doit vous paraître complètement fou. »
« C'est le cas. » assura-t-il, visiblement perdu. Leur fille, une sorcière ? C'était idiot.
« Calme-toi, chéri. »
Madame Granger lui tapota la cuisse. Il était peut-être dubitatif mais pas elle. Hermione n'était pas une enfant comme les autre. Des choses étranges et inexplicables se produisaient parfois. Son mari n'était pas là pour le constater de lui-même, il était donc normal que cette histoire ne soit qu'un ramassis d'idioties à ses yeux.
« Expliquer-nous, s'il vous plaît. »
Reposant sa tasse de thé sur la table, Minerva se munit de sa pochette et en sortit divers documents sous les yeux surpris du couple.
« Comment … ?! » s'exclama Monsieur Granger. Cette pochette n'aurait jamais pu contenir tout ceci !
« Je vous assure que ce petit tour, bien que très utile, n'a rien à envier aux compétences réelles d'un sorcier aguerri. » déclara humblement Minerva.
Déposant les documents sur la table, elle invita les deux parents à en prendre connaissance. Elle leur expliqua alors qu'il existait un autre monde, caché du leur, dans lequel vivait des créatures défiant leur imagination. Un monde où la magie n'était pas qu'une chimère, qu'elle n'était pas qu'un rêve fantasmagorique mais une énergie bien réelle. Document et photo magique à l'appui, elle leur raconta tout ce qui leur était humainement possible d'assimiler. Elle leur révéla l'existence de la Liste, de l'École de Magie et de Sorcellerie de Poudlard. Mais plus important, elle leur expliqua pourquoi leur petite Hermione avait sa place dans le monde de la Magie.
Les pauvres parents ne savaient pas quoi dire.
« Mais pourquoi aurait-elle des pouvoirs magiques si ni moi, ni ma femme n'en possédons ? » s'interrogea alors Monsieur Granger.
« Nous pensons qu'il s'agit d'un héritage qui se serait perdu au fil des générations dans votre arbre généalogique. Aussi vrai que naissent des sorciers de parents moldus, il existe un phénomène similaire dans notre monde. Nous les appelons des Cracmol. Ce sont des personnes nés d'au moins un parent sorcier mais dépourvu de toute magie. »
« Alors … si nous remontons dans notre généalogie, cela voudrait dire que nos ancêtres ont peut-être été des sorciers ? »
« C'est l'explication qui nous semble la plus vraisemblable, oui. Vos ancêtres ont, à un moment donné dans votre généalogie, peut-être donnés naissance à un ou plusieurs Cracmol. D'où la potentielle absence de magie dans votre famille. Il est cependant très difficile d'en avoir la certitude, cela peut remonter à plusieurs siècles. Hermione a simplement reprit possession de cet héritage perdu. »
Des pleurs retentirent alors. Monsieur Granger s'excusa et monta à l'étage.
« J'espère ne pas vous incommoder en prenant ma nièce avec moi ? »
« Non pas du tout. Quel âge as-tu, Lexia ? » demanda Madame Granger, lui souriant doucement.
« J'ai sept ans, Madame. »
« Et j'imagine que tu es une sorcière toi aussi ? »
La fillette acquiesça calmement.
« Donc si je comprends bien. Les jeunes sorciers et sorcières en âge d'intégrer cette école de Magie, reçoivent une lettre d'admission quelques semaines avant le début de la rentrée. »
Madame Granger était très curieuse, elle feuilletait les documents les uns après les autres, allant de surprise en surprise. Il y avait tant d'information, tant de question. Minerva la rassura, lui disant que tout ces papiers leur étaient destinés. Qu'elle y trouverait toute les réponses au questions qu'elle pourraient se poser et qu'elle resterait en contact avec eux jusqu'à ce qu'Hermione soit en âge d'intégrer Poudlard.
Le père redescendit quelques minutes plus tard avec Hermione dans les bras, attirant leur attention. L'enfant pleurait de vrai larme de crocodile et il ne savait pas quoi faire pour la calmer. Madame Granger tenta de l'apaiser à son tour, en vain.
Lexia, pour une raison qui lui échappait, se leva du canapé et s'approcha timidement de la mère de famille. Elle sourit chaleureusement à la petite fille et leva la main, paume vers le plafond sous les yeux attentifs de Minerva. Une petite lumière jaillit faiblement de sa paume, prenant peu à peu la forme d'un petit papillon rose. Le petit animal, après quelques battements d'ailes maladroits, flottait à présent à quelque centimètres de sa peau. Hermione cessa de pleurer, hypnotisée par cet enchantement. Cela avait également subjuguée ses parents.
« Alors c'est ça, la magie ? » murmura doucement Madame Granger.
Lexia rougit soudainement, prenant conscience de son geste. Elle baissa la tête, embarrassée, la main toujours tendu. Minerva sentait son cœur se gonfler, un élan de grande fierté l'envahissait alors. Elle se leva à son tour et vint poser une main sur l'épaule de sa nièce.
« Voilà un enchantement parfaitement réalisé, Lexia. »
La petite brune ne savait plus où se mettre. Tout ce qu'elle voulait, c'était soulager Hermione de son chagrin.
« Il me reste encore beaucoup de chose à vous expliquer. Pourquoi ne pas laisser Lexia surveiller Hermione, pendant que nous poursuivons ? J'ai bien peur que notre entrevu ne se termine pas dans l'immédiat. »
Bien qu'un peu perplexe, Monsieur Granger laissait le dernier mot à sa femme. Cette dernière hésita, ne pouvant confier la surveillance de sa fille à une enfant. Cependant, quelque chose dans ses grands yeux bleus semblait apaiser ses craintes.
« Je compte sur toi pour surveiller Hermione pendant que nous discutons entre adulte. »
Lexia cligna des yeux, surprise, avant de chercher l'approbation de Minerva. Celle-ci sourit simplement.
« Je peux vous assurer que votre fille est entre de très bonnes mains. »
Madame Granger invita Lexia à la suivre dans la pièce adjacente. Elle déposa Hermione dans son parc et, d'un geste hésitant mais bienveillant, posa sa main sur l'épaule de la petite brune.
« Ce papillon était très joli. »
Puis, elle rejoignit son mari et Minerva dans le salon. Lexia se retrouva donc seule avec cette enfant, dont elle venait de faire la connaissance. Elle s'assit à genoux devant elle et l'observa plus en détail. Pour une enfant de son âge, Hermione possédait déjà une épaisse chevelure brune ou peut-être était-ce châtain ? Elle ne saurait le dire. Elle la regardait avec ses grand yeux marron, aussi innocente que pouvait l'être un bambin, attendant probablement un autre tour de magie. Un peu embarrassée, elle lui présenta timidement sa paume de main et réussi à faire apparaître un papillon de couleur bleu.
Visiblement fascinée par celui-ci, l'enfant souriait et tendit sa main pour l'attraper. Elle ne réussit cependant qu'à attraper les doigts de Lexia. Quelque chose d'étrange se produisit alors. Sa magie semblait réagir a son contact. Surprise, elle regarda alors dans ses grands yeux de biches et ouvrit la bouche.
« Bonjour, Hermione. Moi, c'est Lexia. » lui dit-elle, en souriant doucement.
