Tom Dupain était un homme fier de sa famille comme de son métier. Fier de sa boulangerie, fier de ses produits, fier qu'ils plaisent aux Parisiens comme aux touristes. Parler avec les clients le rendait heureux.
Et ce client en particulier ne faisait pas exception à la règle. Habitant un quartier plus éloigné, c'était la première fois qu'il visitait la renommée boulangerie de Tom et il en était très satisfait.
Un nouveau client fidèle, se disait le boulanger. Par contre, sa femme ne semble pas convaincue. Pour un peu, on croirait qu'elle a peur d'être vu dans cet endroit.
« Tu ne devrais pas acheter quelque chose venant de ce magasin contaminé! » répondit Madame à Monsieur lorsqu'il lui demanda ce qui la mettait en rogne. « Leur fille a le sida. Comment savoir ce qu'elle a touché? Comment peut-on être surs qu'elle ne s'est pas coupée sur la machinerie? »
Le client ne savait plus quoi penser. Marinette qui allait sortir par la porte de l'appartement en passant devant celle donnant sur la boulangerie en avait entendu suffisamment. Mais Tom explosa lui aussi.
« Vous apprendrez, Madame, qu'il n'y a personne de plus conscient de son état potentiel que ma fille. On ne sait pas encore si elle est contaminée ou non. Elle n'a pas encore passé son test. Et malgré cela, elle s'oublie et se prive comme si elle était malade parce qu'elle ne veut pas prendre de risque. Elle n'a plus fait de couture, activité qu'elle adore par-dessus tout, pour ne pas risquer de se piquer avec une aiguille. Elle n'a plus mis les pieds dans la boulangerie depuis que c'est arrivé et on a dû se passer de son aide. Mais, par-dessus tout, pas un instant, elle n'a pensé à elle-même. Elle a complètement occulté le fait qu'elle pouvait mourir trop tôt de cette maladie. Elle ne pense qu'à protéger tous ceux qui l'approchent… »
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Mercredi 15h. Depuis quelques minutes, Marinette était entrée par la porte principale de cette clinique. Depuis presque autant de temps, ChatNoir, héros de Paris, pouvait être vu marchant de long en large sur le toit d'un immeuble avec suffisamment de vigueur pour que les parisiens doutent que le revêtement reste intact.
Une demi-heure plus tard, cependant, il disparu sans demander son reste lorsque son regard rencontra celui d'une jeune fille sur un trottoir accompagnée d'une dame qui ne pouvait qu'être sa mère.
Rapidement, les deux femmes furent stoppées dans leur retour à la maison par une tornade blonde qui n'était autre qu'un grand et magnifique jeune homme qui étreignit rapidement la jeune femme.
Entre temps, elle avait composé un rapide message pour rassurer ses amis les plus proches mais ce correspondant en particulier n'en pouvait plus d'attendre et voulait l'entendre de sa bouche même.
« S'il-te-plaît» réclama-t-il lamentablement, incapable d'en dire plus.
«J'ai rien…» fit-elle d'une voix brisée de soulagement. «On va pouvoir reprendre une vie normale, toute cette histoire est derrière nous.»
Il se recula et hocha la tête en rencontrant son regard «Mari, est-ce que tu voudrais, venir faire une balade à la campagne avec moi?» lui demanda-t-il.
À leurs côtés, Sabine fit un petit sourire. Elle savait bien que les deux jeunes gens étaient amoureux l'un de l'autre plus que de raison même s'ils n'étaient toujours pas un couple.
«Demain ou ce soir…?» fit Marinette. Il était un peu tard pour une virée à l'extérieur de la ville.
«Non» expliqua Adrien «Dans cent ans. Je veux que dans cent ans tu sois encore dans ma vie et qu'on aille faire cette balade main dans la main. Peu importe quelle sera notre vie. Je veux passer le reste de mes jours à attendre le jour de cette balade à tes côtés.»
Tous trois trop émus ne purent retenir leurs larmes. Le soulagement de savoir que Marinette n'était pas condamnée. Marinette avait été si frénétique et centrée uniquement sur la contagion qu'elle n'avait laissé aucune place pour sa propre inquiétude ou celle des autres pour sa propre vie.
Marinette scella sa réponse et sa promesse pour Adrien d'un baiser passionné qui ne résista pas à leur émotion et ils s'effondrèrent tous les trois dans les bras les uns des autres à la pure curiosité des passants.
XXX
Le samedi soir suivant au manoir
Monsieur Agreste avait bien compris qu'Adrien n'accepterait pas un non de sa part. Il avait un fils formidable et concilient qui le respectait lui et ses demandes, mais parfois, surtout lorsqu'il s'agissait de Marinette, Adrien pouvait être intraitable.
Et puis, la demande était simple. Il voulait inviter ses trois amis à passer la nuit dans sa chambre pour célébrer la grande nouvelle que Marinette avait reçue quelques jours plus tôt.
La soirée avait été simple et joyeuse et légère. Ils avaient faits les fous et dit toutes les bêtises innocentes qui leurs passaient par la tête.
Le sommeil les avait cependant gagnés assez tôt. Quatre terminals en fin d'année scolaire qui avaient été sur les nerfs en attendant une réponse qui pouvait changer leur vie…
Marinette, encore plus nerveuse que les autres, se réveilla au milieu de la nuit. Quatre amis faisant une fête dans une chambre et dormant tous ensembles avaient ses avantages, la salle de bain attenante n'en était pas une.
Marinette avait peur de réveiller l'un d'entre eux en tirant la chaîne. D'un autre côté, ce manoir ne manquait pas de salle de bain. Il y en avait une pour les visiteurs dans le hall qu'elle pouvait utiliser facilement et sans déranger personne.
Elle sortie donc en chemise de nuit, ses pas silencieux parce qu'elle était pieds nus.
Revenant toujours aussi silencieusement par les corridors, elle sentie une main se poser sur sa bouche pour l'empêcher d'appeler et un bras la coller fortement contre un corps dur.
« Tu allais quelque part princesse? » questionna une voix à son oreille. Et sitôt ensuite, les bras la libérèrent pour son plus grand soulagement, la laissant se reprendre. Mais, son partenaire la tenait toujours contre lui dans une étreinte amoureuse, avec son visage enfouie dans sa chevelure libre.
La sentant plus détendue, il glissa cependant de nouveau et très lentement les mains sur elle pour la reprendre plus fermement. Il voulait la dominer comme un prédateur pas la traumatiser.
Incapable de parler, elle bougea la tête de gauche à droite. Elle respira lourdement par le nez, la main sur son visage la serrait si fort qu'elle en avait un peu mal. L'homme derrière elle passa son visage sur sa nuque et huma son odeur. Une main dégagea un accès à son cou et une langue parcourut cette parcelle de peau.
Avec sa vitesse supérieure à la sienne, ChatNoir la retourna et la recoula contre le mur. Il enfouit une nouvelle fois son visage dans son cou et le mordilla avant de respirer son odeur à nouveau.
« J'ai faim. » souffla-t-il avec un râle de bête sauvage. « Tu es ma proie. Je vais te dévorer. » lui affirma-t-il. Marinette sentit ses jambes se mettre à trembler et tout n'était pas que du pur plaisir. Son partenaire de jeux semblait vraiment motivé pour n'en faire qu'à sa tête.
Ils avaient baisé trois fois dans la soirée de mercredi à jeudi avant de s'endormir dans les bras de l'autre. Mais, que la fréquence des nuits de jeux soit rapide ne la surprenait pas. Cependant, la présence du héros en uniforme dans un manoir où il n'était pas sensé se trouver ajoutait encore à la sensation de l'interdit.
Il releva la tête et la regarda sans qu'aucune émotion ne laisse deviner ses intentions. Elle essaya de contenir la peur irrationnelle qui voulait l'envahir.
Sans prévenir, il posa lourdement sa paume entre sa gorge et sa poitrine. Marinette pouvait sentir les griffes contre sa peau tendre. C'est le bruit d'une déchirure pour lui indiqua ce que faisait le prédateur. Lentement la main parcouru l'avant de sa robe de nuit blanche et la fendit du col jusqu'à la cuisse.
Marinette senti la froideur parcourant les couloirs de marbres caresser sa poitrine. Empoignant un pan du tissus dans chaque main, ChatNoir termina de dénuder l'avant de son corps. Le vêtement pendait toujours sur ses épaules lorsqu'il appuya son corps couvert de l'uniforme de combat contre sa peau dénudée.
Elle sentie son sexe mouiller malgré elle et le contact entre celui-ci le kevlar ne laissa aucun doute sur le fait qu'elle était en train de souiller le matériel de la tenue.
Il ramena ses mains au dessus de sa tête et sans douceur, sépara ses jambes en forçant un genou entre elles. Son intimité la plus secrète était frottée sans ménagement sur ce rude matériel.
L'interdit de la situation, la peur d'être pris, la brutalité de son partenaire retrouvée et surtout l'idée d'être utilisée comme le jouet sexuel qu'elle était pour lui, la firent mouillée abondamment et un flot continu de doux soupirs rauques se déversa de sa gorge.
Il prit ensuite ses lèvres et l'embrassa en retenant sa tête. Son autre main descendit jusqu'à son genou qui fut ramener par-dessus la hanche. La deuxième jambe remonta également.
Une main impudiquement placée sur son derrière pour la porter à la bonne hauteur, Marinette s'accrochait au cou du héros alors qu'il tirait complètement la fermeture éclair de son uniforme, libérant son sexe.
Son amant déplaça les mains un mouvement à la fois, et Marinette se retrouva coincée au mur par les paumes qui retenaient chacune de ses cuisses en place.
Avec aisance, il bougea son bassin et positionna son sexe devant sa fleur complètement exposée.
Le membre de ChatNoir était complètement en érection. Dur et dressé, il n'avait aucun besoin de ses mains pour le maintenir en place. Il suffit d'un coup de hanche au bon moment, pour que ce pénis disparaisse complètement dans le ventre minuscule qui se trouva ainsi bien remplit.
Marinette avait beau être déjà humide, les muscles intérieurs de son sexe n'étaient nullement préparés à cette invasion. Il fallu un peu d'ajustement pour qu'ils s'accommodent de leur nouvelle situation.
ChatNoir soupira de plaisir un simple petit oui, soulignant ainsi qu'il avait très bien sentit le mouvement intérieur. Il commença ensuite à bouger. Lentement mais surement. Coinçant cette fois sa partenaire et enfonçant son bassin dans le mur à chaque coup donné.
Elle ramena les jambes haut sur son dos dans une position agréable et croisa les chevilles.
Elle sentait le membre la remplir encore et encore et buter contre la paroi de son sexe. Elle s'accrocha à ses épaules.
ChatNoir attrapa ses hanches et accéléra le rythme. Il joui une première fois bien au fond de son sexe et Marinette révulsa les pupilles de plaisir en sentant le liquide chaud en elle. ChatNoir avait à peine ralentit mais n'avait fait aucune fausse note dans son rythme régulier et sûr.
Et il était resté toujours aussi dur. Il pris donc encore plus de vitesse, se fiant à ses pouvoirs magiques pour dépasser la vitesse des capacités humaines. Ils avaient connu six mois d'abstinence, et ce soir, il prenait sa revanche.
Dès qu'il vit qu'elle allait crier de plaisir, il enfonça sa langue dans sa bouche lui faisant un garrot efficace de sa langue imposante, ne résistant pas au plaisir de la ressortir pour mieux l'entrée de nouveau entre ses lèvres lorsqu'il sentit que ses vocalises diminuaient.
Son corps ne résista pas longtemps à ce traitement et elle joui rapidement de nouveau, mais sans aucun égard pour son état, ChatNoir ne manqua pas un coup de bassin. Encore et toujours, il s'enfonçait en elle. Mais il profita tout de même de sa jouissance.
Alors même, que ses yeux tournaient encore une fois dans leurs orbites, indiquant qu'il jouissait une nouvelle fois, il trouva l'entrée de son utérus et s'y enfonça autant qu'il pu, la défonçant efficacement à plusieurs reprises et poursuivant toujours implacablement la pénétration.
Marinette se sentait déchirée de l'intérieur tout en sachant qu'il n'en était rien. ChatNoir avait un membre long et épais mais elle savait être capable de le prendre en entier.
Il suffit un pincement du pouce et de l'index sur l'un de ses mamelons pour envoyer Marinette au septième ciel une nouvelle fois.
Elle pouvait déjà sentir un mélange de liquide sortir en abondance de son sexe pour s'accrocher en lourdes goûtes sur ses fesses. Les coups de butor lents, profonds et réguliers que ChatNoir lui imposa alors, les firent finalement la quitter.
Son partenaire de sexe s'appliquait à ressortir le plus possible de son antre sans la quitter complètement. Mais la différence entre la chaleur de cette chair gorgée de sang et la fraicheur ambiante excitait encore davantage son sexe. Et chaque fois que ChatNoir revenait se glisser lentement et profondément en elle, avec cette lenteur agonisante, elle se sentait frôler l'orgasme sans l'atteindre.
Ils échangèrent un regard intense que ni l'un ni l'autre ne voulu briser. Dans un nouveau mouvement de bassin sous un angle différent, il toucha quelque chose situé un peu plus haut en elle et elle se sentit partir vers les cieux pour une quatrième fois en quelques minutes.
Il jouit une nouvelle fois bien au fond d'elle avec un rude coup de hanche accompagné de sa poigne sur ses hanches légèrement trop forte pour se qu'elle pouvait apprécier. Alors qu'elle était à peine consciente des jets de liquide qui venaient à nouveau d'exploser en elle et sans attendre qu'elle retrouve son équilibre, dès qu'il eut finit de se vider de nouveau, il la bascula sur son épaule tête en bas, lui faisant voir des étoiles.
À proximité de sa chambre, il se transforma et Adrien recoucha Marinette dans son propre lit.
Il ne la recouvrit pas du drap pour autant. Il avait peut-être légèrement calmé sa faim mais était loin d'entre repu de son contact.
Durant six mois, il avait été privé de la toucher, de l'effleurer, de la tâter, de la ploter et avait bien l'intention de profiter de son vêtement impudiquement détruit pour abuser de la douceur de sa peau sous ses doigts.
