Honnêtement, Marinette n'avait pas été emballée par l'idée au départ. Lorsque l'une des étudiantes faisant partie du comité du bal était venue présenter l'idée de base pour le concept du bal de fin d'étude de leur promo, ce petit théâtre ne lui avait pas semblé la meilleure option.
Mais elle devait reconnaître que puisqu'il était décoré de façon beaucoup plus sobre et moderne que la plupart des monuments historiques de Paris, ils avaient pu choisir un type d'ambiance complètement différent.
La partie du toit qui pouvait se rétracter et offrir une vue splendide sur le ciel étoilé ne gâchait rien.
Tard, au milieu de la nuit, Marinette l'admirait justement depuis le balcon le plus haut.
Elle s'était levée très tôt après une courte nuit qui avait suivit une alerte akuma. Elle avait ensuite passé une grande partie de la journée à installer les bandes de tissus décorant la salle.
De l'endroit où elle était perchée, Marinette ne voyait même plus le parterre qui faisait office de piste de danse. Par contre, elle voyait toujours le groupe animant la fête, ils étaient vraiment bons. Elle avait aussi une vue splendide sur le ciel étoilé et elle était si près du toit qu'elle avait l'impression d'y être.
Marinette avait retiré ses chaussures, et s'était confortablement installée sur les sièges pour laissé un peu du stress et des émotions de la journée la quitter pendant qu'Adrien prenait un moment pour dire au revoir à certains élèves de sa classe d'escrime qui abandonnait la formation.
Elle était bien et confortable et détendue…
Adrien s'était assuré plusieurs mois d'avance que Marinette serait sa cavalière pour le bal de fin d'année.
Si avant son agression, il savait qu'il la voulait dans sa vie et qu'il en était éperdument amoureux. Après les événements, il avait la certitude qu'il ne voulait jamais la perdre.
À cette époque, il ne savait pas encore si elle tomberait malade ou s'ils avaient de longues années devant eux. Mais s'il risquait de la perdre, il voulait s'assurer de profiter de chaque instants avec elle pour en faire une fête.
Avec l'aide de Tikki, il avait sélectionné une des robes de bal que Marinette avait dessiné dans ses cahiers et l'avait fait réaliser pour elle. Dès qu'il avait entendu pour la première fois prononcer le mot «bal » dans les corridors de l'école, il avait décidé de faire sa demande.
Il avait installé la robe sur le mannequin de sa chambre, bien en évidence et avait attendu sur son balcon qu'elle remonte de son dîner avec ses parents, il avait atterrit derrière elle et laissé la transformation pour demander, avec une révérence, à son regard rayonnant de surprise : « Mon bel amour, me ferais-tu l'honneur de m'accompagner au bal? »
« Oui! Mais bien sûr! Oh Adrien! Cette robe est magnifique! Tu n'aurais pas dû! J'allais simplement m'en acheter une. » lui répondit-elle.
Il savait bien qu'elle avait décidé de ne plus coudre en attendant les résultats de ses tests. Mais, il savait aussi que sans sa mauvaise expérience, elle aurait eu le plaisir de porter l'une de ses propres créations à son bal de fin d'étude.
Se redressant et s'approchant d'elle, il l'avait pris pour la serrer dans ses bras. « Est-ce que je n'ai pas été suffisamment sage pour mériter la chance de pouvoir te gâter un peu? » lui retourna-t-il.
« Oui. Oh oui! Tu mérites beaucoup, beaucoup pour tout ce que tu fais pour moi! Je ne sais pas comment je ferais sans toi, mon amour. Merci. Merci vraiment, je l'adore. » lui assura-t-elle en entourant sa nuque en retour de son affection.
« J'ai droit à un baiser alors? »
Marinette était encore craintive. Elle savait qu'il y avait peu de risque de transmettre quelque chose à Adrien en l'embrassant, surtout durant un baiser sage mais irrationnellement, la crainte d'avoir une plaie dans la bouche ne la quittait pas.
Elle accepta un baiser timide mais il avait été si important pour Adrien. C'était le premier qu'elle lui accordait volontairement depuis son agression et le premier qu'ils avaient jamais échanger alors que ni l'un ni l'autre de portait de masque. Le premier où il avait pu sentir la peau de sa main et celle de sa joue sous ses doigts.
La soirée avait été grandiose. La musique et l'ambiance était complètement folle! Adrien s'amusait comme jamais! Ils avaient passé des heures à danser une chanson après l'autre avec Marinette. Il adorait la regarder bouger dans sa robe et se félicitait d'avoir suivit les conseils de Tikki en la matière. La soirée avait été magique.
Mais déjà, elle tirait à sa fin. La piste de danse se clairsemait malgré qu'il reste toujours la moitié des convives toujours partant pour faire la fête.
Adrien salua plusieurs amis ou relations avec chaleur sachant que l'horaire changée qui l'attendait l'empêcherait de les revoir de si tôt.
Lorsqu'il en eu terminé, il partie à la recherche de Marinette, il y avait un moment qu'il l'avait perdu de vu, elle-même avait été emportée plus loin dans ses salutations des fêtards qui quittaient le bal pour partir de leurs côtés.
Il la trouva finalement endormie sur le plus haut balcon, pratiquement entre ciel et terre. Y avoir réfléchit quelques instants, il aurait trouvé logique de la trouver ici et s'y serait directement dirigé.
La pauvre devait être épuisée après tout ce qu'elle avait fait et vécu depuis la veille. Il la rejoint dans le petit endroit isolé de tout comme elle l'était derrière un pilier de soutien entre elle et la porte des balcons. S'il n'avait pas remarqué la teinte particulière de sa robe rouge-rosé sur le bourgogne des sièges, il n'aurait même pas deviné qu'elle était là.
S'avançant jusqu'à elle, il remarqua qu'elle dormait profondément et laissait même sortir un adorable petit ronflement par sa bouche entrouverte qu'il se mourrait d'envie d'embrasser. …En fait, il eu tout à coup l'envie de l'embrasser aussi ailleurs. Sur d'autres lèvres.
Il releva ses jupes et ses jupons en caressant sa cuisse jusqu'à apercevoir le minuscule string de dentelle rose qui couvrait pudiquement son sexe comme un dernier rempart pour sa pudeur. Avec aisance, il l'écarta et puis embrassa passionnément ce fruit mur.
Elle ne se réveilla même pas. Marinette avait été et restait une jeune fille trop confiante malgré sa vie d'héroïne et ce qu'elle avait vécu plusieurs mois plus tôt.
Et en un sens, il trouvait cela adorable et émouvant. Il espérait qu'elle garderait toujours cette candeur en elle. Et il se jura une fois encore de tout faire pour la protéger. Mais il eu tout de même envie de lui donner une leçon.
Elle n'était pas assez prudente. Elle devait être capable de se réveiller plus facilement en cas de danger imminent, il en allait de sa sécurité. Il avait beau se jurer de veiller sur elle, cela consistait aussi à lui apprendre à se défendre lorsqu'il n'était pas à ses côtés.
Elle avait eu de la chance que ce soit lui qui la trouve. Et si cela avait été quelques uns des fêtards se cherchant un endroit pour consommer discrètement de l'alcool?
Il glissa une main entre ses jambes et chatouilla ses lèvres du bout des doigts. Elle mouilla rapidement et il en profita pour la pénétrer de deux doigts et taquiner le clitoris du pouce. Mais malgré le plaisir qu'elle semblait visiblement ressentir à ce contact, elle ne se réveillait toujours pas.
Sa poitrine par contre, s'était réveillée et au travers du tissus mince de la robe, il pu en voir les mamelons se durcir et se relever.
Elle se mit à haleter doucement en se tournant pour rejeter la tête en arrière.
Adrien sentit son sang l'enflammer.
À de nombreuses reprises, il l'avait avertie de ne pas haleter de la sorte, que cela ne faisait que le distraire. Lorsqu'elle soupirait adorablement la bouche ouverte, il avait simplement trop envie de lui imposer une fellation pour poursuivre la pénétration, les caresses ou le cunnilingus qui avait provoquer la réaction en question.
Habituellement, il la prévenait et elle s'ajustait. Cette fois, il n'avait aucune envie de se restreindre.
Marinette était magnifiquement exposée, couchée en travers de trois sièges, les jupes relevées et le sexe à découvert. Sa poitrine se soulevait magnifiquement et sa tête renversée soupirait de plaisir.
Adrien ne lui avait jamais imposé de fellation. Oh, elle lui en avait bien fait quelques dizaines, peut-être plus. Mais elle avait alors été aussi docile d'une poupée vivante et aussi enthousiaste qu'en dégustant son dessert préféré.
Il commença par retirer sa main, lui arrachant une plainte de déception qui le fit ricaner silencieusement. Il délaça ensuite son corsage pour exposer sa poitrine avec mille précautions puis, se libéra lui-même.
La voir haleter avait suffit à l'amener à un appréciable état de dureté.
Il glissa doucement son gland entre ses lèvres puis passa le barrage de ses dents sans qu'elle ne se réveille. Il poursuivit jusqu'à sentir sa gorge et rétracta doucement. Il se demanda alors combien de temps il pourrait prendre sa bouche avant qu'elle ne se réveille.
Il se caressa doucement tout en frottant la fin de son membre sur sa langue. Elle haleta de plus belle et il adora que son souffle le parcours. Chaque fois qu'il allait cogner la gorge, il en récoltait toujours plus de salive si bien que maintenant, elle bavait abondamment.
Dans une mouvement de cause à effet, cela la fit refermer la bouche sur son membre, il se demanda si elle se réveillerait alors et resta figé, la fin de son membre entre ses lèvres et le reste ressortit.
Mais plutôt que de se réveiller, par un curieux réflexe, elle se mit à le téter. Peut-être parce qu'il n'était qu'un peu dans sa bouche et qu'inconsciemment, elle voulait le sucer mais qu'elle n'y arrivait pas. Toujours est-il qu'Adrien ne se priva pas de profiter de l'agréable et nouvelle sensation.
À un moment, Marinette soupira. De plaisir ou de bien-être mais Adrien soupira alors aussi entraîné par elle et cette sensation. Son membre pulsa dans la bouche buttant contre la langue qui entra en action en le caressant mollement. Il ne se retint plus et glissa plus loin pour qu'elle le suce véritablement.
Il sentait monter son plaisir et voulait aller plus vite et plus fort, quitte à la réveiller.
Il sut immédiatement lorsqu'elle reprit effectivement conscience. Ses dents se resserrèrent sur lui. Mais dans l'état de plaisir avancé où il était, cela ne fit qu'ajouter à son plaisir. De toute façon, elle n'avait pas mordu trop fort.
« Encore » lui réclama-t-il lorsqu'il rencontra son regard.
Elle fit de nouveau le geste avant de le prendre un peu plus creux qu'il n'avait oser le faire jusque là. Il répétèrent deux ou trois fois ce geste puis Adrien sentit la pression monter en lui et en profita pour s'enfoncer véritablement dans sa gorge et y jouir avec plus de plaisir encore.
Elle avait un réflexe de déglutition mais, il libéra rapidement sa gorge après y avoir joui pour la laisser respirer. Elle toussa légèrement une nouvelle quantité de salive mais ne le rejeta pas et termina de le nettoyer pendant qu'il se calmait.
Il referma ses vêtements sur son sexe même s'il se sentait encore un peu dur. La nuit n'était pas terminée, ils pouvaient toujours poursuivre chez elle ou chez lui ou sur un toit quelconque pourvu qu'il y ait la vu sur ce magnifique ciel étoilé.
Il la souleva et l'assis sur lui.
« Tu en as profité au moins? » demanda-t-elle.
« Absolument! Et toi as-tu profité de la leçon sur la sécurité? » assura-t-il très terre à terre.
« Tout à fait, la prochaine fois, je reste avec Alya. Tu seras incapable de m'approcher. Tout comme tu ne pourras pas le faire pour au moins deux semaines, alors, j'espère que tu en as vraiment bien profité. Je me demande si Mme Césaire verrait un inconvénient à m'accueillir chez elle pour tout ce temps. »
« Tu es fâché, on dirait. » fit-il la lèvre boudeuse.
« Oui, je le suis. » dit-elle malgré une apparence très calme.
« Cela signifie que tu ne veux pas que je te retourne la faveur avec un cunnilingus ou une masturbation dès ce soir? Tu préfères attendre deux semaines? » fit-il avec un air totalement innocent et démontrant même une fausse sollicitude parfaitement imité en caressant son dos.
Elle grogna un gros mot qu'il ne saisit pas et ses épaules eurent un mouvement d'humeur.
« Tu sais trop bien que je me damnerais pour que tu utilises ta magie sur moi! Okay, j'annule la punition mais seulement si tu t'occupes de moi jusqu'au lever du soleil! »
« Pourquoi on reste assis ici alors, il n'y a pas de temps à perdre! Le lever du soleil est dans moins de cinq heures, on doit se dépêcher de rentrer si on veut en profiter un minimum. »
Marinette avala une grosse gorgée de salive. Elle n'osait imaginer l'état dans lequel elle serait après cinq heures intenses entre les mains expertes d'Adrien.
XXX
Marinette se glissa en grommelant sur le siège libre aux côtés d'Adrien. Elle était encore en retard malgré qu'elle se soit pressée pour arrivée au rendez-vous avec ses trois meilleurs amis.
Ils ne s'étaient pas vu depuis une semaine, depuis la fin des examens, et avaient décidé de profiter d'un trou dans l'horaire chargé d'Adrien pour se voir. Ils s'étaient donc réunis très tôt pour le petit-déjeuner.
«Désolée, j'ai mis du temps à me préparer. Ma chambre est un vrai capharnaüm. Elle est beaucoup trop petite maintenant que j'ai commencé à préparer ma ligne de vêtement.
Intérieurement, Adrien lui donnait raison sans contredit. Lorsqu'il était allé la réveiller au milieu de la nuit, il avait constaté qu'il y avait du matériel jusque dans son lit. Il avait dû déplacer des rouleaux de tissus pour pouvoir la baiser contre un mur.
«J'ai décidé de me trouver un appart où je pourrais travailler.» annonça-t-elle alors à la cantonade avec une voix décidée.
«Trop génial Mari!» s'exclama Alya.
Adrien avait déjà sauté sur son téléphone.
«Il faut encore que je vois ce que je peux me permettre. Financièrement, je ne pourrai probablement pas le faire avant la sortie de la collection. Une grande partie de mes économies a déjà été dépensée en matériel de travail. Et ensuite, ce sera seulement si la collection est une réussite.»
Depuis, quelques jours, Marinette partageait son temps entre un cours de dessin technique et son emploi à l'atelier de couture où elle travaillait encore. Et dans le temps qu'il lui restait, elle préparait une ligne de vêtement dans le but de les vendre sur le web via un site qu'Alya lui préparait.
«J'en suis.» annonça négligemment Adrien.
«Quoi?» s'étonna Marinette.
«J'emménage avec toi. Choisis ce que tu veux, je paie ma part, une grande part.» dit Adrien lui glissant son téléphone affichant le site d'une agence immobilière devant elle. «Toi, plus que quiconque, sait que je pourrais profiter d'un endroit calme et loin de mon père pour décompresser.»
Adrien était toujours mannequin pour son père et touchait de bons gages. En échange, son père payait ses études supérieures et Adrien pouvait choisir son domaine. Mais c'était un compromit. Ce devait être un domaine respectable aux yeux de son père et qui ne dévaloriserait pas leur nom de famille. Donc, études universitaires et quatre ans de plus de mannequina.
«Un endroit? Depuis quand tu comptes sur un lieu en particulier pour relaxer?» taquina-telle. Comme s'il n'avait pas "relaxer" dans son corps mais à travers toutes les ruelles et les toits de Paris!
«Dites vous deux, y'a une possibilité qu'il y ait une chambre d'ami pour les copains?» demanda Alya les yeux brillants comme un feu d'artifice. Elle savait que ses amis s'étaient rapprochés mais elle était surprise qu'ils soient prêts à vivre ensemble aussi facilement.
Elle-même était avec Nino depuis plusieurs années et maintenant que les études étaient terminées, ils voulaient partager un appartement. Mais même si Nino avait trouvé un emploi dans son domaine, elle n'avait toujours pas obtenu d'emploi qui lui permettrait de poursuivre ses études en journalisme tout en payant sa part de location. «Et peut-être même en faire quelque chose de permanent?» ajouta-t-elle un peu timide. Ça ne coûtait rien de demander.
«Vous êtes sérieux?» demanda Marinette incrédule.
«Hé, vivre avec mes meilleurs potes, ce serait la fête perpétuelle! Pas question que je rate l'occasion!» assura Nino en donnant un High-five a Adrien par-dessus la table.
«Et toi Alya?» demanda encore Marinette. Elle n'avait pas pensé que ses plaintes concernant son manque d'espace s'en suivraient par une colocation de quatre personnes au frais majoritairement assumés par Adrien.
«Hé! C'est moi qui ai proposé non? Et puis tu sais, vous êtes si beau à regarder jouer au petit couple je veux voir le spectacle. Je n'ai pas ouvert ma télévision depuis que vous vous êtes rapprochés!»
Adrien éclata d'un rire généreux venant du fond du cœur, celui qui faisait chaque fois retomber Marinette amoureuse de lui, mais elle pouvait voir dans sa prunelle pétillante qu'une nouvelle idée vulgaire venait de passer par la tête de son amant. Elle était bonne pour se faire baiser devant témoin!
«Oh allez Marinette, tu sais que tu en meurs d'envie!» encouragea Adrien. De quoi parlait-il au juste? Elle ne voyait même plus clair devant elle!
«Oui, mais et toi?» s'inquiéta-t-elle. «Et tout mon atelier, je vais vous déranger sans arrêt avec mes confections.»
«Tes désirs sont mes ordres, ma déesse.» Il se pencha pour déposer un baiser sur sa joue. « On trouvera certainement un endroit qui convienne à tous nos besoins. Et au pire, on fera rénover selon ce qu'on souhaite.»
Pouvoir la baiser tous les jours et se réveiller tous les matins dans ses bras était exactement ce qu'il manquait à la vie d'Adrien. Heck! Il était prêt à lui payer la résidence de son choix pour le simple plaisir de la voir traverser un corridor entre une salle de bain et une chambre habillée avec seulement une serviette. Il n'était plus à une résidence près, il était déjà propriétaire de trois blocs.
«Mes désirs? J'en connais un qui ne se prive pas des bonnes chose!» le tenta-t-elle avec taquineries.
Si elle s'y mettait, Adrien allait finir par l'attirer sur ses genoux ou dans la ruelle derrière. «Oh, allez! Tu adores!» ronronna-t-il juste à la limite de révéler à leurs amis la profondeur de leur relation.
Et c'était vrai. Elle ne pouvait pas dire le contraire. Elle adorait simplement être sa chose. Mais, ils devaient encore chercher dans leurs horaires respectifs des moments pour se voir. Vivre avec lui, pourrait amener leurs jeux sur un autre niveau. Et aussi faire s'épanouir une vraie relation sincère et indestructible entre eux.
«Mais j'ai une condition.» fit-il plus sérieux. «La chambre, c'est la chambre et l'atelier, l'atelier. Pas de carton d'expédition dans le lit! Pour l'inverse, on verra...»
«Euh, Mari, il n'y aurait pas quelque chose que tous les deux vous avez à nous dire? Le lit? La chambre?» demanda Alya.
«Oui» soupira Marinette. L'heure des aveux avaient sonnée. «Si vous voulez habiter avec nous, il y a certaines choses dont vous devez être prévenus d'abord.» 'On va baiser comme des lapins et emplir tout l'appart de soupirs et de grognements à toute heures du jour et de la nuit.' Fit-elle en elle-même.
«Tu veux leur dire ici?» protesta Adrien stupéfait. Il regarda autour d'eux.
Le restaurant était surtout connu pour ses déjeuners et peu pour son service du matin. L'endroit était plutôt calme et les tables autour étaient vides. Surtout pour un matin de semaine. N'empêche qu'ils n'étaient pas seuls. Il y avait d'autres clients plus loin et tout le personnel. Et Alya avait une nature plutôt expressive.
«Oui, si on va chez l'un d'entre nous, ils vont crier si fort que les gens penseront à l'akuma. Au moins ici, il y a un peu plus de chance qu'ils se retiennent.» s'expliqua-t-elle avant de se retourner face à leurs amis. «Révélation numéro un. Nino, tu dois savoir que depuis environ un an j'ai des relations intimes avec un homme. C'est, disons, un pervers un peu edgy et très très demandant. Et révélation numéro deux. Alya, le pervers en question, c'est lui.» annonça-t-elle en indiquant un Adrien rougissant de fierté à côté d'elle avec le pire sourire canaille qu'elle lui connaissait.
«J'ai toujours pensé qu'il s'agissait de ChatNoir.» avoua Alya stupéfaite et regardant Adrien sous un tout nouvel éclairage. Le regard de Nino passait de l'un à l'autre en se demandant s'il s'agissait d'une blague.
«T'étais pas si loin finalement!» se moqua-t-il.
«Et révélation numéro trois» poursuivie Marinette implacable qui n'avait pas encore vidé tout son sac. «Alya et Nino, je sais que vous êtes Rena rouge et Carapace et je le sais de première main. Genre celle-ci.» Elle leur présenta sa paume comme si elle contenait un coffret miraculeux. «Attention à ne pas vous faire mal.»
XXX
Les choses s'étaient faite doucement parce que Marinette voulait donner son avis sur tout et qu'Adrien l'appuyait. Mais comme elle-même était débordée, ils avaient mis du temps pour trouver l'appartement idéal. Ni trop grand, ni trop petit avec beaucoup de lumière et le bon nombre de pièce.
Adrien avait ensuite acheté tout le bloc. Ce n'était jamais que son troisième révéla-t-il à Marinette. Les deux autres logements où il l'avait déjà rencontré étaient des immeubles qu'il avait achetés en piteux état et fait rénover en neuf pour les louer à des locataires.
Une fois l'endroit choisit par Marinette, son équipe l'avait donc aménagé rapidement selon ses désirs. Tous les quatre avaient ensuite emménagé et malgré certains cartons toujours empilés dans le salons et toute l'atelier de Marinette en bazar, dès le dessert du premier dîner partagé au milieu des rires entre les quatre amis terminé, Adrien se rapprocha de Marinette pour lui souffler à l'oreille mais suffisamment fort pour que les autres l'entendent : «Bonsoir Princesse.»
Comme toujours, la formule fut magique. Le corps entier de Marinette se relâcha, conditionné pour lui obéir. Sa prise autour de sa fourchette se défit, ses intentions de laver les plats envolés, son regard devint brumeux et sa bouche s'entrouvrit. Elle mouillait déjà et Alya et Nino la regardèrent fascinés par la métamorphose, leur tasse de café oubliées entre leurs mains.
Adrien se releva et recula la chaise de Marinette. Il la souleva ensuite dans ses bras et la porta vers la chambre en lançant négligemment aux deux autres. : «Alors, vous venez ou vous nous faite encore attendre?»
Sans demander leurs restes, les deux amis, dévorés d'une curiosité excitée se précipitèrent derrière eux.
La chambre d'Adrien et Marinette ne contenait que très peu de meubles. Il y avait un très grand lit accompagné des tables de chevet et un coin lecture constitué de deux fauteuils confortables séparés par une table ronde.
Depuis le pas de la porte, ils virent Adrien sans sa chemise, assis sur le pied du lit et Marinette debout devant lui. Adrien la déshabillait méthodiquement un morceau à la fois. Devant le regard d'Alya et Nino, Marinette fut bientôt nue.
Adrien l'assit ensuite sur sa cuisse pour l'embrasser amoureusement.
Alya les regardait, fascinée. Elle ne les avait jamais vus être ouvertement aussi proches. Ils n'étaient pas comme cela en public.
Adrien caressa et malmena sa poitrine sans gêne et sans aucune intention de lui offrit du plaisir. Il prenait seulement le sien.
Alya plus téméraire ou plus assoiffée s'avança dans la chambre et s'assit carrément dans l'un des fauteuils. Nino, moins à son aise, la suivit mais plutôt que de prendre le fauteuil voisin, la souleva pour également l'asseoir sur sa cuisse.
Adrien plaça Marinette allongée sur le lit, la tête sur les oreillers et l'embrassa à pleine bouche. Il se releva ensuite pour libérer son membre trop coincé mais descendit encore. Jusqu'à enfouir son visage entre ses jambes.
Il offrit un délicieux cunnilingus à Marinette la travaillant lentement mais surement avec tout ce qu'il connaissait d'elle.
Alya et Nino, ne pouvait voir son sexe juteux et rouge mais elle offrait tout un spectacle par ses mouvements et le désir sur son visage. Sans parler de ses gémissements.
Lorsque l'orgasme la traversa, Nino était complètement en érection et s'il s'était touché, il aurait joui, mais il avait réussit à se contenir et seulement du précum était sorti de son sexe. Il se doutait qu'il y aurait plus d'action que seulement cela durant la soirée.
Alya, elle, était aux anges. Ils étaient tellement adorables tous les deux. Adrien était un Apollon et Marinette, une petite chose appétissante. Elle n'avait pas osé se toucher mais savait que son propre sexe était au diapason de celui de son amie.
Lorsque Marinette reprit son souffle, Adrien recommença son manège. Avec les mêmes gestes et les mêmes mouvements, il la fit jouir de nouveau. Cette fois, il lui avait fallu moins de temps, son sexe étant déjà prédisposé.
Et cette fois, Nino, n'avait pas hésité à sortir son propre sexe de son caleçon pour se caresser. Alya avait, de toute façon, exposé sa propre intimité et avec un sourire, avait sans gêne commencé à se caresser doucement.
Lorsqu'Adrien recommença à promener sa langue sur la peau humide de Marinette après lui avoir laisser encore moins de temps pour se remettre après son second orgasme, elle caressa ses mèches blonde et désordonnées pour lui offrir de passer à autre chose mais, fermement, il répondit un simple "non".
Le quatrième orgasme la laissa pantelante et faible comme un chaton qui apprend à marcher. Alya avait joui en même temps qu'elle et il s'en était fallu de peu que Nino ne suive la vague générale.
Cependant, il succomba lorsque Marinette cria pour la cinquième fois.
Marinette questionna faiblement Adrien sur ses intentions mais il ne fit que grogner et répondre qu'il était affamé avec la voix d'un loup en rut.
Après son septième orgasme, Marinette n'était plus qu'une petite chose tremblante mais Adrien n'eu pitié d'elle qu'après le neuvième.
À ce stade, Nino et Alya avaient déjà baisé deux fois sans manquer un instant du spectacle et regardaient maintenant avec fascination Adrien se défaire de ses derniers vêtements et ramasser la poupée de chiffon qu'était maintenant le corps de Marinette, il s'enfonça en elle d'un seul coup, glissant facilement dans son sexe qui en était au-delà du plaisir.
« Oh! Mon Dieu! C'est le Paradis! » soupira-t-il. « Tellement chaud… tellement… hhuuummmm...» murmura-t-il sans être capable de retenir de visibles frissons. Il joui en quelques secondes mais n'en arrêta pas moins sa besogne.
Il la baisa une nouvelle fois très rapidement et déposa en elle une telle quantité de semence qu'elle commença à déborder avant même qu'il en ait terminé. Il semblait ne plus pouvoir s'arrêter de venir encore et encore.
Après un interminable moment, il nettoya rapidement les dégâts et borda Marinette avec douceur et reconnaissance pour ce qu'elle venait de lui permettre de vivre.
La jeune fille était déjà profondément endormie d'épuisement le temps qu'Adrien la rejoigne sur l'oreiller pour la regarder avec tendresse.
Il se tourna alors vers leurs amis et leur demanda avec un regard amoureux : «Elle est merveilleuse n'est-ce-pas?»
Au cours des derniers mois, en écoutant Marinette lui donner quelques détails de leur partie de sexe, Alya s'était imaginé que son amant faisait tout le travail et qu'elle ne faisait que subir et profiter et effectivement, Adrien venait de lui offrir neuf orgasmes mais Marinette avait tout de même supporté son fantasme épuisant sans le repousser.
Alya doutait d'en être capable. Elle se promit que si Adrien décidait de l'approcher, elle exigerait d'avoir l'aide de Marinette pour partager l'appétit ravageur du garçon.
XXX
Quelques semaines plus tard, alors qu'ils venaient de vivre une nouvelle soirée érotique et palpitante où Alya et Nino s'étaient carrément installés sur le lit pour avoir une meilleure vue, Adrien et Marinette se réveillèrent en même temps, tard dans la nuit.
« Est-ce que tu penses toi aussi que nous sommes exceptionnellement chanceux d'être ensembles? » lui souffla-t-elle. « On s'aime comme des fous. On a une maison et aussi une famille » fit-elle en indiquant le couple endormit sur l'autre partie de l'énorme lit.
« Je dirais plutôt que nous récoltons le fruit de nos efforts ou de nos prières. Ce n'est peut-être pas la vie que tu souhaitais avoir mais peut-être qu'inconsciemment tu as œuvré en ce sens. Mais oui, je nous trouve incroyablement chanceux d'avoir tout cela pour nous.»
« Qu'est-ce que tu veux dire qu'inconsciemment, nous avons souhaité cette vie? » lui demanda-t-elle en se blottissant contre sa poitrine.
« Je parle du fait d'être des héros et de vivre en colocation avec nos meilleurs amis. Je pense que c'est ce qu'on a toujours souhaité, toi comme moi. » expliqua-t-il en la serrant d'encore plus près pour qu'elle sente que son érection était de retour.
« Qu'est-ce qui te fait dire ça? Parce que tu sais, moi quand je suis tombée amoureuse de toi, je voulais qu'on vive dans une maison, avec trois enfants, un hamster et que j'occupe un poste à la compagnie de ton père. » Elle releva les bras pour jouer dans ses cheveux et il s'empara de l'un de ses mamelons pour l'agacer. Ce faisant, il commença à se frotter dans son dos et sur son derrière accueillant.
« Et bien, je ne sais pas si c'est le fait d'avoir reçu les miraculous qui nous a rendu comme ça ou si nous avons été choisit parce que ces traits était déjà présents en nous mais tu dois admettre que je me comporte comme un chat et toi comme une coccinelle. Tu t'entoure de tes semblables, tu n'acceptes de vivre que dans des petits nids douillets et tu éprouves le besoin irrépressible de détruire le mal qui ronge la création et la vie. » Élabora-t-il en gardant la tête claire malgré sa besogne.
« Oh et toi alors, quels sont tes traits de chat, à l'exception de tes ronronnements? » demanda-t-elle moqueuse. Elle le savait parfaitement jaloux, joueur, chapardeur et il ne prenait jamais un "non" pour un "non" mais, elle voulait qu'il l'admette.
« Je dirais que, pour ma part, puisque j'ai trouvé ma souris idéale, je ne peux m'empêcher, et ce pour le reste de mes jours, de jouer avec ma proie. »
