Les bannis ont droit d'amour

Résumé : « On se retrouvera dans une autre vie. » Axel et Roxas vont de réincarnations en réincarnations jusqu'à ce qu'ils puissent enfin être ensemble.
Genre
: romance, humour Disney et chansons, angst et réincarnations
Rating
: M
Disclaimer
: rien ne m'appartient : tout est à Disney, Square Enix et Tim Burton. Certaines répliques sont directement tirées du jeu.
Avertissement
: je vous rappelle que ce texte se situe à la fin du Moyen-âge. Violence, sang et mort dans ce chapitre… et de l'angst. Beaucoup d'angst. Slash aussi, mais est-ce réellement un warning =D

Merci Asphodele pour la correction.

Et encore merci à Lawsama, DuncanHeart, Bouddha, Ariani Lee, Ghostly Doll, Serya-chan, et Nayru25 pour leurs review *hugs*

Avant de lire : voici donc le chapitre qui clôt le monde du Bossu de notre Dame. Le prochain monde sera sans doute un monde de Tim Burton. Ce n'est donc PAS la fin de la fic.

note : pour celles qui fréquenteraient Livejournal, je viens de créer avec na-shao une communauté française sur livejournal dédiée à Kingdom Hearts avec possibilité de poster des fics, des fanart, des vidéos, des cris de fangirl, etc., etc. Si le coeur vous en dit, vous pouvez y faire un tour, le lien est en dans mon profil, tout en bas.

bonne lecture à tou(te)s !


Premier monde : Le Bossu de notre Dame

L'homme est-il un monstre ou le monstre un homme ?

V

Tous nous vous déclarons innocents...
Il n'est de pire crime au monde...
Qu'on les pende à la seconde !


St Jean de Rosax s'éveilla aux premières lueurs de l'aube. Tout son corps lui faisait mal mais ce n'était pas une souffrance réellement désagréable. Il lui fallut quelques minutes pour réaliser qu'il n'était pas seul dans son lit, qu'il y avait un corps, tout près. Avait-il permis à une courtisane de rester pour la nuit ?

L'autre bougea, et Rosax se rendit brutalement compte que c'était un corps masculin. Un corps chaud et nu et masculin, collé contre lui.

Le corps d'Axel.

Alexandre.

Un sourire étira brièvement ses lèvres et une vague de tendresse qui ne lui appartenait pas vraiment réchauffa son ventre. Il se sentait bizarrement ému. Il resserra ses bras autour d'Axel et referma les yeux.

/ « Les Similis n'ont pas de cœur. Cela ne doit pas être une émotion alors, » dit Axel.

Roxas ouvre la bouche et veut dire quelque chose. Mais il sait que cela n'arrangera rien, que demain, il sera toujours parti et qu'Axel ne se sentira pas mieux. Partir, ce n'est pas quelque chose qu'il veut. C'est quelque chose qu'il doit faire. Il le sent au plus profond de lui. Il le doit à lui-même et à Axel. Il doit savoir qui il est. Il doit savoir si ce qu'il y a entre Axel et lui est artificiel ou non – peut-être même que c'est quelque chose d'humain.

Sa voix se brise. Tourner le dos à Axel est la chose la plus difficile qu'il ait jamais faite. Mais il réussit à s'éloigner.

Il sent le désespoir de son meilleur ami dans un coin de son esprit. C'est une douleur à vif. Et soudain, la réponse s'impose dans l'esprit de Roxas. Il desserre les dents et sa voix est si basse qu'Axel ne l'entendra jamais.

« Si, Axel. Nous sommes ce que nous sommes. Si ceci n'est pas une émotion, alors nous ne sommes rien. Si ceci n'est pas une émotion, si ceci n'est pas réel, alors je préfère disparaître tout de suite. »

Il disparaîtra.

C'est la première fois qu'il abandonne Axel. Mais pas la dernière./

De Rosax ouvrit les yeux pour découvrir le visage inquiet d'Alexandre.

« Tu t'agitais dans ton sommeil, » expliqua doucement celui-ci.

De Rosax se rallongea, troublé par la quiétude d'Alexandre. C'était la première fois qu'ils se retrouvaient ainsi, l'un contre l'autre, dans la clarté du matin. Il ne se souvenait d'aucune étreinte ni d'aucun baiser. Il n'y avait rien d'autre que des non-dits douloureux, des moments de complicité, de fuite et de désespoir.

Axel.

Le jeune noble se pencha et l'embrassa doucement. Alexandre sourit.

« Je voudrai rester comme ça pour toujours. »

De Rosax ne répondit pas, mais il n'avait pas besoin de parler pour qu'Alexandre sache ce qu'il ressentait. La même chose. Nous sommes pareils, lui et moi.

Ils voulaient que le monde disparaisse.

Il se passa encore quelques heures avant qu'Alexandre ne quitte le lit et les bras de De Rosax.

~*~

Lorsqu'il rentra, les rayons du soleil de midi éclairaient Paris. Archimède ne lui dit pas un mot – pas même pour faire un commentaire sur ce retard inacceptable et ce découchage indécent. Alexandre se demanda ce que son maître avait inventé quand les clientes lui demandaient où était son jeune apprenti. L'avait-il prétendu malade ? Parti en course ? En fuite ? Ou avait-il laissé la question en suspens ? Le jeune homme n'était pas sûr de vouloir savoir. Il se mit au travail, comme d'ordinaire. Simplement, ils ne s'adressèrent pas la parole. Alexandre sentait son maître trop en colère pour oser ouvrir la bouche sans sa permission.

A la fin du jour, alors que les clients étaient partis depuis longtemps et qu'ils avaient fini de ranger l'atelier, Archimède finit par ouvrir la bouche pour donner autre chose que des instructions ou des ordres à son apprenti.

- Si tu y retournes, dit-il très doucement, je te chasse.

Alexandre ferma les yeux et retourna dans la cave où il logeait.

~*~

Il passa le reste de la nuit à imaginer. A imaginer qu'il retournait voir De Rosax. A imaginer que celui-ci serait heureux de le voir car ils étaient Axel et Roxas et non plus Alexandre et De Rosax. A croire que De Rosax l'accueillerait alors qu'il était chassé de son foyer et que son maître lui tournait le dos. Qu'il ferait taire d'un regard acéré les moindres commentaires qui oseraient fuser dans sa direction – car qu'est-ce qu'un bien-né ne peut pas faire ? A imaginer trois mots sortir de sa bouche. A vouloir les entendre de la part de De Rosax.

Je t'aime.

Je t'aime.

Je… t'aime.

Lorsque le matin se leva, les songes de la nuit avaient disparu et Alexandre était toujours seul dans la cave. Quelques larmes silencieuses s'échappèrent de ses yeux, mais il les ignora et se leva pour aller chercher de l'eau à la fontaine avant que son maître ne s'éveille.

A trop rêver, tu finiras au bout d'une corde, Alexandre.

~*~

Le lendemain, Alexandre ne quitta pas la boutique, n'osant pas s'éloigner de son maître. La menace était encore trop fraîche dans son esprit et Alexandre ne pouvait pas risquer sa place. Il avait eu trop de mal à l'obtenir.

Les jours passèrent avec une lenteur agonisante. Alexandre se jeta à corps perdu dans ses tâches, travaillant deux fois plus dur, deux fois plus longtemps que d'ordinaire. Il s'éveillait à l'aube et tombait dans son lit au crépuscule.

Les rêves recommencèrent.

~*~

/Une nuit, il rêve d'une place et du soleil – et Roxas, en train de rire et de parler avec deux garçon et une fille. Le rire se change en étonnement à sa vue, puis en indifférence.

La colère d'Axel allume des flammes dans la ville.

« Je suis ton meilleur ami. »

Sa langue est acide, parce que cela sonne un mensonge même à ses propres oreilles./

Alexandre se réveilla et passa le reste de la nuit à fixer le plafond.

~*~

/Une nuit, il rêve du corps de Roxas. Ce n'est pas réellement un souvenir d'avant. Son esprit emmêle le présent au passé, et dans le rêve, Roxas vêtu de noir, lui sourit et ses yeux sont humains. Dans le rêve, ils ne se séparent jamais./

Au matin, Alexandre ignora du mieux qu'il put l'indicible tristesse logée au creux de sa gorge.

~*~

Archimède détestait de plus en plus voir le matin arriver. Cela signifiait se lever et affronter son apprenti abattu. Au lieu du garçon enjoué auquel il était habitué et qu'il avait appris à apprécier – celui qui n'embrassait pas des nobliaux contre les murs -, il avait affaire à un garçon sans vie, qui mangeait et respirait à peine, faisait son travail, avec un masque de théâtre qu'il offrait aux clientes venues parader dans l'échoppe de l'horloger.

Le dimanche, Alexandre l'accompagnait à l'église et restait toujours un peu plus longtemps que d'ordinaire pour prier.

Archimède se demandait ce que contenaient ses prières.

~*~

Le docteur Hayner reprit une tasse de thé. Il prétendit ne pas remarquer l'attitude préoccupée de son ami pendant encore quelques minutes.

- Tu vas me dire ce qu'il y a, Saint Jean ?

Ils se connaissaient depuis l'enfance. Les parents d'Hayner avaient beaucoup aidé De Rosax lorsque son père et sa mère avaient trouvé la mort, sur le chemin qui les ramenait à Paris. La justice n'avait jamais retrouvé leurs meurtriers.

Ecartant ces sombres pensées, Hayner attendit patiemment que son ami consente enfin à ouvrir la bouche.

- Tu es préoccupé ?

- Non.

- C'est… une femme ?

De Rosax leva la tête et le foudroya du regard. C'était bien une femme donc. Hayner comprenait sans mal son humeur. On n'avait jamais pressé St Jean de se marier, étant donné qu'à la mort de ses parents, il avait été assez âgé pour se passer d'un tuteur. De Rosax s'était laissé entraîner dans le monde des ménestrels où il était question d'amour véritable et de sentiments courtois. Evidemment, ça ne s'était jamais bien fini pour lui. La plupart des damoiselles voyaient la fortune du jeune héritier avant son caractère placide mais agréable, sa passion pour les échecs et cette curieuse fixation sur les clefs et les serrures.

- Je n'ai pas réellement envie d'en parler. Ce n'est pas important. C'est… fini, je suppose.

/Finies, l'évasion des sens et la sensation de rêver quand ses doigts touchent Axel et qu'au lieu d'un songe, il sent une peau chaude et vivante. C'est à peine supportable de se dire qu'il ne le touchera plus jamais./

- C'est fini ? Tu ne m'en as même pas parlé. Quand l'as-tu rencontrée ?

- A la fête des fous.

- C'était il y a à peine quelques jours ?

Comment une simple idylle, un battement de cils pouvait faire cet effet là à son ami ? Hayner était perplexe.

-C'est… impossible, dit juste De Rosax, comme si ces trois mots expliquaient tout.

- Impossible n'est pas français, répondit le docteur. Et ce n'est certainement pas toi, Saint Jean. Est-elle mariée ?

-…

Une suggestion affreuse – ou hilarante – s'imposa dans le crâne de Hayner.

- Ne me dis pas que tu as séduit une sœur de l'église ?

De Rosax manqua de s'étouffer de rire devant l'air ébahi de son ami. Ebahi et peut-être un peu envieux. Ne se sentant guère d'humeur à mentir, De Rosax préféra esquiver la conversation. Hayner finit par le laisser faire.

- Je dîne avec le juge Frollo et le cardinal de Paris ce soir. Veux-tu te joindre à nous ? Ce ne sont pas les convives les plus amusants, mais la nourriture sera délicieuse.

Hayner pensait toujours avec son estomac plutôt qu'avec sa tête. Son sens des priorités pouvait déconcerter parfois ; mais c'était une des choses que De Rosax appréciait chez lui.

- Non merci.

- Très bien. Je te laisse te morfondre alors. Je dois me préparer pour ce soir. Si tu changes d'avis, nous serons à l'hôtel du Comte Ansem à six heures.

Et sur ces paroles, Hayner prit congé.

Resté seul, De Rosax contempla les murs de la pièce vide durant de longues minutes. Il détestait sa faiblesse, cette chose enterrée au plus profond de lui, qui ramenait toujours ses pensées vers Alexandre – vers les rêves et les étreintes qu'ils avaient partagé.

De Rosax se demanda ce qu'il aurait fait, s'il n'avait pas été un tel couard.

~*~

Ils se croisèrent quelques fois durant les semaines qui suivirent. Du moins, De Rosax aperçut Alexandre alors qu'il était dans un coche ou à cheval. Le rouquin n'était jamais seul.

De Rosax dormait de plus en plus mal. Il avait toujours froid et son lit semblait trop vide – même quand il « invitait » une fille à le rejoindre.

Dans ses rêves, Axel n'était plus là. Il était Roxas sans Axel et il y avait quelque chose de profondément anormal là dedans.

~*~

Trois mois plus tard, Alexandre revint.

Il se présenta à sa porte à la tombée de nuit. De Rosax se demanda ce qu'il avait pu raconter aux domestiques pour arriver jusqu'ici.

- Mon maître me croit avec des amis, dit-il sur un ton hésitant. Il ne m'a pas laissé seul depuis–

Il ne termina pas sa phrase.

- Tu m'as manqué, dit-il à la place.

La lueur dans ses yeux semblait appartenir à Axel. Le cœur de De Rosax se contracta. Sans réfléchir, il noua ses bras derrière la nuque du jeune apprenti, se haussa sur la pointe des pieds pour joindre leurs lèvres. Le goût d'Alexandre fut de nouveau là – riche, épicé, Axel.

- Tu m'as manqué, aussi.

Il voulait lui dire à quel point c'était vrai, parler de ce maelström de sentiments qui le submergeait et l'emportait, lui dire qu'il était parti, même de ses rêves, et qu'il ne devait plus jamais faire cela.

A la place, il l'embrassa encore et pressa leurs deux corps ensemble. Les vêtements glissèrent sur le sol et Roxas entraîna Axel vers le lit.

-Tu m'as manqué, chuchota le blond une fois de plus.

Il le répéta encore et encore jusqu'à être certain qu'Alexandre l'ait bien entendu, tandis que la langue d'Axel parcourait son corps,

Ils s'endormirent accrochés l'un à l'autre comme s'ils ne voulaient plus jamais se lâcher. Pour la première fois depuis trois mois, De Rosax n'eut pas froid.

~*~

Alexandre fut arrêté le lendemain, devant l'échoppe d'Archimède.

~*~

Alexandre ne saisit pas tous les mots qu'on lui assena jusque dans les cachots. Il fut jeté dans une cellule, près d'un gitan à moitié mort et un ivrogne manchot qui hurlait de temps à autre.

Cette nuit-là, le gitan se mit à chanter, dans une langue que le jeune apprenti horloger ne connaissait pas.

Il réussit à s'endormir.

~*~

Le jour suivant, le gitan lui parla.

- T'es à peine sorti des jupons de ta mère. Qu'est-ce que t'as fait ?

Alexandre hésita.

- Je ne sais pas.

Sa réponse provoqua un rire étranglé chez son voisin.

- Comme nous tous. Ici, les seuls qui s'en sortent, c'est ceux qui ont vraiment du sang sur les mains. On les envoie combattre dans l'armée du Roi. Ils crèvent toujours, mais ils sont un peu utiles.

Un silence.

- Ta mère va pleurer, p'tit.

- Elle est morte depuis longtemps.

- Ca n'empêche rien.

Alexandre s'appuya contre le mur en pierres, songeant à tous ceux qui ne pleureraient pas pour lui.

- Ce que vous chantiez cette nuit…

- Nous priions Dieu.

Il rit, une fois de plus.

- Eh oui, gamin. Même mon peuple prie Dieu. Sa bienveillance s'étend partout. Il aime tous Ses enfants. Même ceux qui sont rejetés par la loi des hommes.

- Et ceux qui ont enfreint Sa loi ? ne put s'empêcher de demander Alexandre à mi-voix, même s'il savait qu'il aurait sans doute mieux valu qu'il se taise.

Le gitan éclata de rire, encore. Son rire ressemblait à l'aboiement d'un cabot des rues, comme si cela faisait des années qu'il n'avait pas ri, et qu'il ne savait plus bien comment faire. Pourtant, ce son étouffé réchauffa curieusement le jeune homme qui essuya quelques larmes dans ses yeux. Il n'avait même pas remarqué qu'il pleurait.

- Vous avez des enfants ?

- Un fils, Tidji. Mais nous l'appelons tous Clopin.

Il y avait un sourire dans sa voix.

Le vieux gitan disparut avant la fin de l'après-midi. Alexandre comprit que bientôt, ce serait son tour, et qu'il allait mourir. Pour la première fois depuis qu'il était en prison, le garçon songea à De Rosax. Connaissait-il le sort qui lui était réservé ? Etait-il en son pouvoir de le tirer de ce mauvais pas ? Viendrait-il ?

~*~

De Rosax ne vint jamais.

~*~

/- Je pars. De toute façon, je ne manquerai à personne.

- Tu me manqueras, à moi.

Roxas n'a jamais porté beaucoup d'attention à ce qu'Axel veut. Sans doute parce qu'il estime qu'ils n'ont pas vraiment de désirs. Axel sait qu'il a raison. Il sait aussi que l'idée d'être seul le terrifie./

/- On se rencontrera dans une autre vie.

Sa voix est fragile. Axel s'autorise à croire l'espace d'un instant qu'il a un jour signifié quelque chose pour Roxas. L'ombre de son ami le regarde et il semble sincère et humain.

- Idiot, dit Axel. C'est toi qui va renaître. Toi qui entames une nouvelle vie.

Cette fois, tout ce qui est Roxas sera balayé et Axel se demande s'il détestera Sora. Ce serait quelque chose d'humain. Roxas lui saisit le poignet et insiste, le regardant droit dans les yeux.

- On se verra dans une autre vie, dit-il.

Axel oublie où il se trouve – qui il est – et accepte de le croire, rien qu'une seconde./

Ils se connaissaient depuis quatre mois seulement mais c'était comme s'ils avaient été ensemble bien plus longtemps. Le matin de sa mort, Alexandre découvrit la profondeur de son affection pour De Rosax.

La trahison et la couardise de celui-ci n'avait rien de surprenant mais cela faisait mal. Alexandre réfléchit à ce qu'il s'était passé ces derniers mois, qui l'avaient conduit seul sur l'échafaud un matin d'automne.

A trop rêver, tu finiras pendu, Alexandre.

La tristesse et la rage remplacèrent la douleur de l'absence de De Rosax une dernière fois, le toucher, l'embrasser, laisser sa chaleur faire disparaître les cauchemars.

/Axel, seul sous la pluie/

/Axel qui meurt – part en fumée – près de Sora/

« On se retrouvera dans une autre vie. »

Pas cette fois, songea-t-il férocement.

Au petit matin, Axel mourut une seconde fois.

Dans la foule exaltée par l'exécution à laquelle elle assistait, Roxas tomba à genoux et se mit à hurler.


(fin du monde I)