Monde 2 : Les Noces funèbres

'Est-ce que je suis mort ?'

/'Orphée se retourna, rien qu'une seconde et l'âme d'Eurydice s'envola et disparut dans les profondeurs des enfers'/

VII

Je découvre enfin,
Ce que mon cœur cherche en vain:
Le monde qui est le mien


Dorsax avait beau retourné le problème dans tous les sens, il ne voyait pas comment il pouvait céder à Acsel et le laisser derrière lui (encore).

/Cette fois c'est différent. Cette fois, c'est moi qui veux que tu partes./

Ce n'était pas cela qui rendrait les choses plus faciles.

/Je ne veux pas que tu me voies comme ça./

Et pour la première fois, depuis qu'il s'était réveillé En-Bas, Dorsax pensa à sa famille. Il imagina le visage éploré de sa mère la tristesse de son père, le chagrin de son frère. Englouti dans le tourbillon de souvenirs qu'Acsel avait réveillé, Dorsax avait oublié tous ceux qui l'attendaient.

/On se retrouvera dans une autre vie./

Dorsax avait l'impression que si jamais il regagnait la surface, il pourrait de nouveau dormir.

- D'accord, dit-il, faites moi remonter.

Le sourire et la chaleur de sa mère. Le rire de son petit frère. Et le soleil, l'air pur, les couleurs. Soudain, Dorsax se souvint qu'il existait une vie au-delà d'Acsel. Ce fut comme déchirer un voile de brumes. Il se rappela la ville anglaise, le claquement des sabots sur les pavés et le vent froid qui sifflait et s'infiltrait sous les vêtements. Les passants dont les membres ne se détachaient pas, dont le sourire n'avait pas la sinistre froideur de la mort. L'eau grise de la Tamise qui reflétaient les bâtiments alentours et les bateaux qui crachaient leur fumée. Les fruits en été, les marrons et les châtaignes en hiver, l'amertume d'un thé noir brûlant, la délicatesse d'un gâteau français. Les salons où ses amis l'entraînaient, les joutes d'esprit, la fumée de l'opium qui donnait l'impression de planer au-dessus de son propre corps.

Un jour, Richard Hayner, son meilleur ami, avait prétendu apercevoir la silhouette élancée d'Oscar Wilde dont la réputation scandaleuse faisait rêver tous les jeunes gens de Londres.

Dorsax déglutit, se demanda comment il avait pu oublier tout cela, comment il avait fait pour ne pas se rendre compte à quel point son monde lui manquait.

-o-o-

- Ce ne sera pas facile, dit le vieux squelette et tu n'as le droit qu'à un seul essai. Si tu échoues, tu ne verras plus jamais le monde des vivants.

- Qu'est-ce que je dois faire ?

- Tu bois cette potion. Le chemin apparaîtra devant toi, tu n'auras plus qu'à le suivre.

- Et c'est tout ?

- Tu verras des ombres sur ton passage qui essayeront de te retenir, car ce n'est pas dans la nature de cet endroit de laisser partir des gens.

- Je ne dois pas me retourner, n'est-ce pas ?

- Je savais que tu étais intelligent.

Au moment où Dorsax se penchait pour boire la potion, Acsel intervint.

- Je veux l'accompagner.

Le vieux squelette sursauta – le mouvement était si incongru que Dorsax faillit éclater de rire. Puis, il se rendit compte de ce que son ami venait de dire. Etait-il vraiment sérieux ?

- Acsel..., commença le vieux mort.

- Je sais ce que cela signifie. Donnez-moi votre truc !

Dorsax écarquilla les yeux. Qu'est-ce que cela signifiait ? Que voulait-il dire ? Qu'arriverait-il à Acsel, s'ils atteignaient les portes de ce monde. Plusieurs réponses lui vinrent à l'esprit, mais il n'en aima aucune.

- Acsel, dit-il, faisant écho à l'ancêtre de la Ville.

- Bois Dorsax. Et n'aie pas peur, je viens avec toi.

-o-o-

La potion avait sans surprise un goût infect. Un goût de racines et de terre, de vieilles épices et une saveur amère que Dorsax ne reconnut pas.

Lorsqu'il rouvrit les yeux, l'antre du vieux Trevor avait disparu, et ils se trouvaient tous deux au milieu d'une forêt sinistre et silencieuse.

Un sentier de terre noire s'étendait sous leurs pieds et s'échappait vers l'horizon. Le ciel était sombre et sans étoile pourtant Dorsax avait l'impression d'y voir comme en plein jour. Ils commencèrent à marcher en silence, à pas feutrés. Ils entendaient juste le bruit de leur pas sur la terre sèche et sombre et le bruit haché de la respiration de Dorsax. Il avait découvert, un peu par hasard, qu'il n'avait pas besoin de respirer, ici. Mais il continuait à faire le geste, poussé par la force de l'habitude, et la terreur de ce que signifierait le fait de cesser de respirer.

A mesure qu'ils avançaient, Dorsax ressentait une pression de plus en aigue contre sa gorge, un creux de plus en plus douloureux à l'estomac, comme si un petit animal vivant et terrifié se débattait à l'intérieur pour pouvoir sortir. Chaque pas était plus difficile que le précédent et on aurait dit que ses jambes avaient été transformées en plomb.

Comme il était sur le point de tomber dans la poussière, il sentit la présence d'Acsel tout près de lui. Acsel dont le corps mort dégageait une chaleur irrésistible, comme s'il regagnait lui aussi les couleurs de la vie Acsel dont les doigts élégants s'enlacèrent avec les siens, peau contre peau, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien pour séparer leurs deux paumes.

- Avance Dorsax. Ne te retourne pas.

Guidé par la voix de son ami, Dorsax continua à avancer, puisant sa volonté et sa force dans la main tendue d'Acsel.

-o-o-

Ils s'enfoncèrent vers l'horizon et virent le paysage changer, quittèrent la forêt pour une immense plaine désolée. Le ciel était grisâtre, comme fait d'ombres et de nuages. Puis, le silence fut brisé par des murmures et des gémissements, des ricanements et des grincements qui terrifièrent Dorsax. Acsel ne lâcha jamais sa main, l'obligeant à avancer. Sans sa poigne ferme, Dorsax eut tôt fait de faire demi-tour pour fuir cet endroit maudit. Il lui semblait sentir des souffles froids dans son cou, des présences inquiétantes qui frôlaient ses vêtements et murmuraient des choses sinistres et obscènes dans le creux de son oreille.

Ils accélérèrent et quittèrent la plaine. Celle-ci devint un champ. Un champ dépourvu de toute végétation, où tout était mort et gris. De toute part, venaient des hurlements et des pleurs. Et la souffrance contenue dans ses cris suffisait à leur broyer le cœur, s'infiltrer sous leur peau, à ne leur donner aucune envie sinon celle de s'enterrer dans un trou dans le sol et de ne plus rien entendre, jamais. Retourner vers la forêt, l'humeur camarade des morts de la Ville, oublier que de tels sons pouvaient être poussés par ceux qui avaient été un jour des êtres humains.

- C'est le Champ des pleurs, dit doucement Acsel (et Dorsax se souvint qu'il existait autre chose que la souffrance de ces pauvres âmes). On dit que c'est le cri des suicidés, les pleurs de ceux qui n'ont jamais vu le jour. Le cri de la justice bafouée, du crime impuni. On dit que la souffrance humaine s'éteint et commence ici.

Dorsax ne l'écoutait qu'à moitié. Il voulait partir d'ici, aussi vite qu'il le pouvait. C'était contre nature de voir et d'entendre de telles choses, et Dorsax commençait à comprendre pourquoi il était si difficile de quitter ce monde. Il savait déjà que même s'il parvenait au bout de ce périple, une partie de lui demeurerait à jamais ici.

Ils laissèrent le Champ des pleurs derrière eux et arrivèrent près d'un cours d'eau aussi transparente que du cristal dont le courant était si agité qu'on aurait dit que l'onde bouillonnait de fureur.

- Doit-on traverser ? demanda Dorsax.

- J'imagine que oui, répondit Acsel, une hésitation dans la voix.

Ils marchèrent le long de la rive, espérant en vain apercevoir un pont ou même un gué. Mais c'était peine perdue. La brume sur l'eau était si épaisse qu'ils ne pouvaient pas même apercevoir le rivage opposé. Ils s'assirent côte à côte, dans l'herbe sèche, le regard fixé sur l'eau. Leurs doigts étaient toujours noués ensemble, comme s'ils ne formaient plus qu'une seule main, et Dorsax ne pouvait se résoudre à lâcher Acsel. Il semblait qu'il en soit de même pour son ami.

Et soudain, comme il allait abandonner tout espoir, l'impossible se produisit. Une petite barque de bois émergea du brouillard, filant seule sur l'eau, insensible à la tourmente, sans rame ni vent pour la diriger. Elle s'arrêta devant eux et sans hésiter, Acsel et Dorsax montèrent à bord de l'embarcation qui fila de nouveau sur l'onde, comme si le courant n'existait pas. Serré contre Acsel, Dorsax ferma les yeux.

C'est alors qu'il entendit la voix. Douce et caressante, presque familière. Susurrant avec malice à l'intérieur de sa tête. Es-tu sûr de vouloir partir ? Es-tu sûr de vouloir quitter ce monde ? Que crois-tu qu'il arrivera à Axel sans toi ? L'un sans l'autre, vous n'existez pas. Bois un peu de cette eau, Roxas. Bois un peu de cette eau et tu oublieras la lumière. tu oublieras qu'il y a quelque chose hors d'ici, hors d'Axel. Vous pourrez rester ensemble. N'est-ce pas ce que tu as toujours souhaité, Roxas ? C'est pour cette raison, que de vie en vie, tu cherches Axel. Si tu quittes ce monde, vous continuerez d'errer et chercher. Bois un peu de cette eau, Roxas. C'est le seul monde où vous pourrez être ensemble.

Dorsax ferma les yeux pour ignorer la voix, ignorer la partie de lui qui ne souhaitait rien d'autre que de rester avec Axel, parce que pendant une (demie) vie, cela avait été l'unique souhait de son coeur. Et que ce souhait avait été si puissant, qu'il continuait de brûler en lui. Dorxas était Roxas était Dorsax. Et il n'existait pas sans Axel.

Dorsax ne voulait plus vivre seulement pour Acsel. Ce monde, ce n'était pas une vie de toute façon. C'était la déchéance des corps et des esprits et la lenteur de l'infini. Aucun lien n'était assez puissant pour endurer cela. Dorsax avait déjà goûté à la haine d'Acsel et il n'en voulait plus. Plus jamais, la haine et la colère, la douleur vive, l'envie morbide de faire mal.

(Qu'adviendra-t-il d'Axel sans toi ?) Dorsax était persuadé qu'il trouverait la Lumière.

Le ton de la voix changea. De caressante, elle devint furieuse et sifflante. Chacun des mots qu'elle prononçait était aussi efficace que des lames affutées.

Que crois-tu rejoindre ? Ils ont enterré ton corps, tu te réveilleras dans la terre, mangé par les vers. Tu n'auras qu'une seule chance d'être avec lui.

Dorsax ferma les yeux, comme si cela pouvait faire taire la voix insidieuse, et serra les doigts autour de la main d'Acsel.

Tu crois que tu peux vivre sans lui ? Tôt ou tard, tu reviendras ici, mais lui ne sera plus là.

Dorsax se demanda si lui aussi il entendait le murmure sournois de la voix, ou si elle ne parlait qu'à lui, parce qu'il était vivant (il l'était toujours, n'est-ce pas – il le saurait s'il était mort, n'est-ce pas ?)

/Il se souvient d'une mission dans un monde mystérieux. Un monde d'immenses galeries, peuplés de fantômes et d'ombres un monde de mort, si semblable à celui-ci. Son arme dessine des arabesques lumineuses, tandis qu'il libère les cœurs emprisonnés. Axel est à côté de lui, jette des gerbes de flammes alentours, et sourit.

-Viens Roxas, il faut avancer./

Comme ils atteignaient l'autre rive, la présence de la voix se fit de moins en moins forte, jusqu'à n'être plus qu'un souvenir tapi au fond du crâne de Dorsax.

- Tu crois qu'on est encore loin ? demanda Dorsax.

- Aucune idée.

Dorsax ignorait quelle distance ils avaient parcouru. Ils avaient peut-être marché pendant des heures, des jours entiers (le temps n'existait pas, En-Bas, il n'y avait aucun moyen de le savoir). Pourtant il n'était pas fatigué. C'était comme marcher dans un rêve

-Viens Dorsax, dit Acsel (Axel), il faut avancer.

-o-o-

- Tu crois qu'on se retrouvera une nouvelle fois ? demanda Dorsax, songeant à ce que la voix lui avait dit sur le fleuve. Il était peut-être un peu tard pour cela.

- Bien sûr, dit Acsel.

Il n'y avait pas une trace de doute dans sa voix, Dorsax lui enviait sa certitude.

-o-o-

Ils finirent par distinguer au loin une immense citadelle. De forme circulaire, elle était bâtie en pierres millénaires. C'était une vue incongrue ; le genre d'endroit qu'on ne pouvait s'attendre à trouver ici. Il s'en dégageait une sinistre présence, et Dorsax se sentait physiquement malade. Il aurait traversé cent fois les Champs des pleurs, ou traverser le fleuve dix nouvelles fois, la Voix sifflant à ses oreilles, si cela pouvait lui éviter de passer devant cette forteresse.

Il n'eut pas besoin qu'Acsel lui dise ce que c'était. Il le savait. C'était là que l'on gardait les âmes damnées. Dorsax aurait pu parier qu'il y avait neuf étages.(1)

Ils passèrent la citadelle, aussi vite que possible. Dorsax essaya de ne pas penser à ce qu'il se passait derrière ces murs.

-o-o-

Le paysage changea, une fois encore. L'herbe brûlée et morte fit place aux rochers aux formes étranges et immenses. Dorsax crut reconnaitre à plusieurs reprises des formes humaines mais dès qu'il clignait des yeux ou prêtait davantage d'attention aux roches, ces formes s'évanouissaient, et il restait juste de la pierre froide aux contours incertains.

Ils finirent par arriver au pied d'un escalier se frayait un passage à travers ce paysage surnaturel. Un escalier immense qui tournoyait et dont il ne voyait pas la fin. Axel (Acsel) et Roxas (Dorsax) échangèrent un regard, avant de commencer leur ascension, l'un devant l'autre, les mains toujours collées ensemble, comme si rien ne pouvait les séparer.

L'escalier s'élevait vers le ciel, qui n'était plus grisâtre mais devenait de plus en plus blanc, un blanc lumineux tel que Dorsax n'en avait jamais vu, n'en avait jamais imaginé. Une telle lumière les inondait qu'il sut qu'ils arrivaient à la fin de leur voyage, et qu'au bout de cet escalier, l'autre monde les attendait.

Les marches de l'escalier étaient brutes et escarpées, c'était à peine s'ils pouvaient poser les pieds dessus. L'escalier était creusé dans la montagne et pénétra même à l'intérieur de la roche. Ils durent renoncer au ciel blanc et continuer à monter dans l'obscurité. Leurs pieds cherchaient les marches et plus d'une fois, Dorsax crut qu'il allait basculer dans le vide.

Il se demanda s'il pouvait mourir dans le monde des morts.

Enfin, ils arrivèrent au bout de cet interminable escalier (Dorsax se demanda qui l'avait fabriqué et la réponse à cette question le terrifia.). Ils débouchèrent dans une cavité gigantesque creusée dans la roche, illuminée par des torches dont les flammes rouges jetaient des lueurs étranges d'eux.

Devant eux, se dressait une immense porte de couleur bronze, minutieusement décorée de visages à l'agonie, grimaçants. (2) Il y avait une inscription au dessus, mais Dorsax ne reconnut pas l'alphabet. Il s'avança vers la porte fasciné et passa la main dessus. Le métal était tiède sous ses doigts.

La porte s'entrouvrit et une lumière vive et blanche l'assaillit. C'était chaud et accueillant et Dorsax ne voulait rien de plus que se blottir dedans, enveloppé par un cocon de lumière.

-Acsel ! Axel ! On a réussi, on y est!

Acsel ne répondit pas. En vérité, il était douloureusement silencieux. Dorsax se tourna vers lui et sentit son sourire quitter son visage, comme il regardait son ami. Acsel lui souriait doucement, enveloppé de lumière.

-Je suis content que tu rentres chez toi, Dorsax.

Dorsax paniqua en voyant la pâleur de son ami.

-Acsel... tu disparais.

Acsel (Axel) sourit.

-C'est comme ça (c'est ce qui arrive quand on se jette à corps perdu dans un combat). C'est ce qui arrive à nous tous. Tout le monde disparait un jour ou l'autre.

Dorsax cilla au souvenir trouble d'Axel allongé par terre, la peau fumante et le même sourire triste aux lèvres. Dorsax est Rosax est Roxas est Sora. Les souvenirs s'emmêlaient. Restaient juste la douleur et Axel qui s'évaporait lentement.

Dorsax reprit ses esprits et se précipita vers l'homme à terre.

-Axel!

-Idiot. Tu devrais y aller. J'ai le sentiment que cette porte ne restera pas indéfiniment ouverte. Va-t-en, répéta-t-il. Je suis assez égoïste pour t'emmener avec moi.

Le cœur dans l'estomac se releva pour franchir la porte. Il jeta un coup d'oeil derrière lui et eut le temps de voir Acsel disparaître, le corps transpercé de lumière.

-o-o-

Dorsax se réveilla dans un lit blanc, la vision d'Acsel transformé en pure lumière blanche imprimée sur sa rétine. Malgré la tristesse foudroyante qui l'envahissait, il fut heureux que Acsel est enfin trouvé la Lumière.

Autour de lui, il entendait des gens s'agitaient. Il sentit le parfum familier des draps dans lesquels il était couché, les mains de sa mère, la voix excité de son frère.

Et il sut qu'il était rentré chez lui.


(fin)

Fin du monde II : Corpse Bride.

notes et références :

Dante a divisé l'Enfer en neuf cercles par gravité de péché. Plus le péché est grave plus le pécheur est rapproché de la gueule béante de Lucifer (oui l'Enfer de Dante est une lecture charmante et instructive)

J'ai pensé à la Porte de Rodin pour ce passage^^'

vous l'aurez peut-être compris, mais je m'intéresse grandement aux mondes souterrains. Les enfers traversés ici par Axel et Roxas empruntent beaucoup aux enfers grecs et latins, plus particulièrement ceux décrits par Virgile dans l'Enéide et aussi l'Enfer plus tardif de Dante. Oui, je sais, je sais.

L'onde si tentante n'est pas le Styx, mais le Léthé, le fleuve qui procure à celui qui en boit l'eau l'oubli (heureux soient les ignorants, et tout le bazar...)

Voilà. Ici se conclut le Monde « Corpse Bride », bien plus compliqué et plus angst que le Bossu de Notre Dame. Nous voilà arrivés à la moitié de l'histoire ^w^

Rendez vous au prochain monde : La planète au trésor !