Monde IV : Merlin l'Enchanteur
Dans les épisodes précédents :
Axel et Roxas se réincarnent depuis la fin du jeu Kingdom Hearts 2. Chacune de leur vie s'est hélas mal terminée, mais d'infimes changements apparaissent à chaque fois et les rapprochent. Ils apprennent à s'aimer et à se pardonner.
Dans leur quatrième vie, ils naissent à l'époque du Roi Arthur, et se rencontrent enfants. Axel, fils de gitans, est doté du pouvoir de contrôler le feu. Roxas, bien normal, a vu s'éveiller d'étonnants dons de combat, notamment à l'escrime. Obligés de fuir leur village d'enfance, ils trouvent refuge à Camelot où ils acceptent de partir à la recherche d'une terrible sorcière…
Chapitre 5
Regarde mon garçon, d'un coup de baguette
Zim Zabarim Bim !
Je dessèche une fleur
J'aime semer le macabre et la terreur
(Merlin l'enchanteur)
Ils ne partirent pas sur le champ.
Il s'avéra que monter une expédition de chasse aux sorcières était un gros chambardement à la cour du roi Arthur. Ce n'était pas comme dans le village de Roxas et d'Axel, où une bande de gueux enragés s'armaient de fourches, de flammes pour occire le premier venu.
Non, d'abord il fallait une réunion autour de la fameuse table ronde où siégeaient six ou sept chevaliers, le Roi en personne, ainsi que ce vieillard aux yeux malicieux, tout de bleu vêtu réunion pendant laquelle on décidait si il fallait ou non abattre le dit premier venu.
-La magie c'est une chose, disait le vieillard, la sorcellerie, une autre.
-Vous répétez toujours les mêmes âneries, Marvin, dit l'un des chevaliers en roulant des yeux sous son casque de fer immense.
-Yvain, » dit juste le Roi.
C'était un ton très doux, mais le dénommé Yvain inclina instantanément la tête comme un enfant pris en faute.
Roxas apprendrait plus tard que Yvain n'avait que peu de goût pour tout ce qui touchait la magie que si le Roi Arthur protégeait ses serviteurs et adorait la Vieille Déesse comme Merlin (et non Marvin), il combattait impitoyablement la magie noire.
-Très bien très bien. Et comment trouve-t-on cette sorcière ?
-Généralement c'est elle qui vous trouve, répliqua Merlin tranquillement. Mais je connais bien cette sorcière là, je l'ai déjà affrontée. C'est… la puissante disciple d'une amie dont le cœur, hélas, s'est égaré dans les ténèbres.
-Vous serez donc de l'expédition, vieil homme ?
Le regard de Merlin s'arrêta pensivement sur Axel et Roxas.
-Cette fois-ci il se pourrait que je vous accompagne un bout du chemin.
-Pas comme la dernière fois j'espère ! Quand vous vous êtes carapatés soit disant dans les limbes de je – ne – sais – quel labyrinthe et –
-Ceci étant réglé, je vous veux partis tous les cinq dans une semaine. A présent, messires Roxas et Axel, vous pouvez disposer. Nous avons d'autres affaires.
C'était étonnant qu'un être aussi jeune charrie autant de pouvoir et d'autorité. Il parlait avec calme et tranquillité, avec une assurance venant de la certitude de qui il était, de sa place, et des raisons qui l'animaient. Les deux amis s'éclipsèrent sans un mot de plus, un peu curieux malgré eux de ce qui se dirait après leur départ. Ils s'aventurèrent dans les couloirs du château, peu sûrs de l'itinéraire qui les ramèneraient à leurs quartiers. Roxas maintenait qu'il fallait partir à droite car ils étaient dans l'aile est, Axel prétendant qu'il s'agissait pour sûr, du sud. Ils auraient pu débattre ainsi jusqu'au souper dans les cuisines (qu'ils n'eurent, pour le coup, aucun mal à trouver).
-Tout juste les jeunes gens que je voulais voir, pépia soudain une voix derrière eux.
Merlin, bien sûr se tenait là comme s'il n'avait pas été près de la Table Ronde pour des histoires secrètes de chevaliers seulement quelques instants auparavant, souriant comme un diablotin qui connaissait un secret qu'il serait très intéressant de savoir.
-J'ai senti votre aura dès que je suis arrivé dans le château, dit-il en regardant Roxas avec un grand sourire.
-Euh, pardon mais c'est lui qui –
-Oui oui, je connais les pouvoirs formidables de votre ami, j'imagine que ça a dû vous causer pas mal de soucis dans cette pagaille de Moyen-Âge, poursuivit Merlin, comme si sa phrase pouvait avoir le moindre sens. Mais votre aura à vous mon ami, je n'en avais pas senti pareille depuis des lustres.
Il déblatéra des absurdités pendant encore un petit moment, sortant des mots étranges comme créatures et keyblade et et et –
Et ils furent de nouveau seuls comme si cet épisode n'était jamais arrivé.
-Cet homme est cinglé, conclut Roxas.
-Totalement.
Ils décidèrent de passer en cuisine se sustenter ils auraient bien le temps de retrouver leur chemin vers leurs quartiers plus tard dans la journée.
§§§§§
Plus loin, dans sa tour enfin imperméable grâce à un nombre ahurissant de – pardonnez lui l'anachronisme – parapluies, Merlin se frottait les mains.
-Ca y est, c'est officiel votre ciboulot a fondu, croassa Archimède, complètement blasé et peut-être même un peu triste.
Le hibou se tenait sur un tableau de craie et secouait la tête, dépité.
-Je savais que ça arriverait un jour. La vieillesse, les voyages, les changements de siècle, c'est terrible pour un vieil homme dans votre genre.
-Archimède, tais-toi. Je suis tout simplement content. Je ne pensais pas revoir un jour cette âme, ajouta doucement Merlin.
-Quelle âme ? N'me faites pas peur ! Parce que la dernière fois que vous êtes parti dans une de vos grandes croisades, je ne parle même pas du petiot sur le trône là, je parle de votre ex absolument épouvantable, vous avez terminé dans un arbre pendant plus d'un siècle et demi.
-Je croyais qu'on avait décidé qu'on ne parlait plus de cette regrettable histoire.
-REGRETTABLE histoire ? Merveilleux raccourci. Bon, est-ce que vous comptez métamorphoser ce blondinet là en oiseau, aussi ?Parce que je croyais qu'on avait convenu que je ne voulais plus jamais réitérer cette expérience. Je devrais même dire cette catastrophe.
-Ce n'est pas au programme, non. Je vais me contenter d'observer un peu. Comprendre pourquoi ils sont là. Il n'y a pas de Sans-cœur ici. Je me demande ce qui les a réveillés.
-Observer, ricana Archimède, vous êtes sûr, que physiquement vous êtes capable de faire un truc pareil ?
Merlin releva dignement la tête, refusant de s'abaisser à répondre. Il tournicota son index jusqu'à ce qu'une tasse blanche pleine de thé sautille gaiement jusqu'à lui.
-Pour une fois, je sens que ce siècle va être intéressant.
-Je déteste quand vous dites des choses comme ça.
§§§§
Une semaine plus tard, Yvain, Perceval, Roxas, Axel et Merlin montaient sur leurs chevaux sellés et s'éloignaient de Camelot à bonne allure à la recherche de la sorcière qui terrorisait les environs. En quelques mois, elle avait relâché :
-une meute de loups sauvages sur un mignon petit village duquel il ne restait depuis plus grand-chose,
-un putain de dragon qui avait décimé trois troupeaux à lui tout seul,
-une maladie enfantine qui avait emporté tous les aînés d'un village, et c'était là seulement quelques uns des crimes qu'on pouvait lui imputer. Sans doute y en avait-il d'autres, on ne savait jamais trop bien avec les sorcières.
-Il y a toujours eu des loups par ici, gazouillait Perceval, quoique depuis que le roi Arthur est monté sur le trône, ils semblent disparaître peu à peu mystérieusement des forêts. Mais cette meute là est sauvage et particulièrement redoutable. Certains prétendent que ce sont des loups garous, ces infâmes créatures mi-homme mi-bêtes je me souviens une fois, avec Arthur, ce pauvre loup affamé nous suivait comme un pleutre sur des kilomètres, il était bête à manger des navets – après plusieurs tentatives de chasse misérablement ratées, je crois bien que c'est ce qu'il a dû faire.
La nuit tombant, les tours de garde furent attribués à chacun, pour veiller sur le feu et l'approche éventuelle de prédateurs. Après son premier tour de garde, Roxas s'endormit sans difficulté. Il fut réveillé quelques heures plus tard par une voix basse et la clarté de la demi lune. Il était allongé par terre, emmitouflé dans une couverture et il avait froid, des cailloux s'enfonçaient désagréablement dans son dos. Axel avait bougé, il s'était rapproché du feu et de Perceval avec qui il parlait.
-…et alors, je vous jure, tous les objets de la pièce se sont mis à bouger. Les balais faisaient le ménage, les assiettes se lavaient seules, les chandeliers au plafond se balançaient. Les chaises entamaient un ballet pendant que la table frappait le rythme de ses pieds. Les nappes valsaient autour, comme de terribles fantômes. De ma vie, je n'ai jamais vu tel spectacle. Est-ce là votre magie aussi ? Pouvez-vous donner vie à ce qui est inerte ?
Il les écouta parler jusqu'à ce que l'aube pointe à l'horizon et que le ciel se pare de nuages parme.
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Au final, la prédiction du chevalier s'avéra exacte : ils ne trouvèrent pas la sorcière. Ce fut plutôt elle qui les trouva, au crépuscule alors que le groupe s'était aventuré non loin d'une forêt bordant le village disparu.
- Hahaha ! Courez mes mignons petits moineaux, je vais vous attraper ! Caqueta-t-elle avec une joie démentielle.
On avait dit à Roxas qu'elle était laide à faire peur, mais même cela, c'était en dessous de la réalité.
C'était une petite femme replète, tout en rose et en violet, doté de petits yeux verts au dessus d'un gros nez surmontant une méchante bouche pleine de dents pourries. Elle ferma un rideau de cheveux roses criards sur son visage comme pour faire une farce. Et quand elle le rouvrit, au lieu d'un visage humain, il y avait une horrible tête de loup, avec les crocs qui allaient avec.
Roxas cligna des yeux et porta instinctivement la main à son épée. Yvain cria et se jeta sur la sorcière. Celle ci disparut et il finit sa course dans un arbre.
- Mime, dit Merlin d'un air ennuyé, que venez vous faire là cette fois ?
-Rien qu'un petit jeu, mon cher Merlin, dit la sorcière avec un grand sourire. Mais qui est donc tout ce beau monde là ?
Elle s'approcha son horrible visage de Roxas qui recula épouvanté.
-Haha, vous savez que j'ai un faible pour les petits blonds pas vrai ?
-Dans ma mémoire, ça ne vous a jamais trop réussi, Mime. Vous ne vous êtes jamais bien remise du dernier épisode.
-Vous aviez triché !
-Je ne triche jamais.
-Attendez un peu, vieux phoque rabougri. Je vais vous faire regretter votre arbre.
-Vous comprenez quelque chose à ce qu'ils racontent ? Demanda Roxas, à haute voix.
-Absolument pas, dit Perceval, mais on peut faire comme si.
-Oh la ferme les casse croûtes, dit la sorcière
-Casse croûtes ? Elle veut nous manger ?
-Mh vous transformer en petits animaux d'abord, dit Merlin d'un air absent.
La sorcière eut un grand sourire.
-Oh, mais c'est tellement vieux comme idée. J'ai trouvé bien mieux. C'est un truc que je vous ai emprunté d'ailleurs. Vous voulez voir ?
Elle attrapa Roxas par le bras avec une force inouïe.
-Je suis la bête qui rampe, chantonna-t-elle.
Et avec un immense sourire, elle précipita Roxas dans un trou qui venait de s'ouvrir à ses pied. Un espace d'abysse coulant de vagues bleues. Axel hurla et plongea à son tour mais trop tard, le trou s'était déjà refermé – Probablement sur l'enfer.
-Qu'AVEZ VOUS FAIT ?
-Hihi j'ai envoyé votre ami faire un petit voyage.
-FAITES LE REVENIR.
-Et vous allez m'y obliger ? Ricana t elle d'une voix horrible, tandis que Yvain et Perceval regardait la scène médusés.
Merlin avait l'air un poil ennuyé aussi, mais ça restait difficile à confirmer sur sa vieille caboche.
-Je crois bien que oui, dit froidement Axel.
Il posa sa main sur le museau horrible de la sorcière et brûla.
La sorcière recula en hurlant en se tenant le museau. Elle se roula par terre en larmoyant et hurlant.
-Que m'avez vous faiiiiiiiit ?
-Je ferai bien pire si vous ne me le rendez pas ! Hurla Axel qui s'approchait de nouveau.
-JE NE SAIS PAS OU IL EST.
-Quoi ?
-C'est la première fois que j'essaye le sort, couina Mime, le visage à nouveau humain et un poil moins horrible. Je voulais renvoyer Merlin, mais le petit blond m'a rappelé cet horrible duel et –
-Où. ? Dit Axel, la main rouge comme un fer chauffé à blanc, prêt à liquéfier la cervelle de la sorcière.
-Calmez vous mon jeune ami, dit Merlin, en posant une main sur l'épaule d'Axel. Nous le retrouverons.
-Il est quelque part dans les 20 prochains siècles, répondit Mime qui ne pleurait plus du tout. Bon courage pour le retrouver, Merlin. A la prochaine !
Et sur ces mots, elle disparut.
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Roxas tomba.
Il tomba pendant une éternité sembla-t-il, dans une espèce de long tunnel de lumière et de ténèbres. Ici et là, des visages apparaissaient, le temps d'un battement de coeur. Cela paraissait presque familier comme si quelque chose de similaire lui était déjà arrivé.
Ici une jeune femme lui souriait, penchée au dessus d'une rose ; là, un homme à l'accoutrement ahurissant, aux longs cheveux nattés lui faisait un clin d'oeil.
Tout se mêla.
Tout devint noir.
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Très très loin, et, très très longtemps auparavant, Axel était à deux doigts de faire – pardonnez-moi l'anachronisme – une syncope. Il fixait d'un air interloqué l'endroit où la sorcière se trouvait quelques minutes seulement auparavant. Elle avait disparu aussi vite qu'elle était venue. Sans aucun autre motif que celui d'être méchante.
Merlin lui tapotait amicalement l' épaule, mais il était trop retourné pour réagir à quoique ce soit. Roxas qu'il connaissait depuis toujours, qui avait toujours été avec lui, qui était son ancre, son roc, son tout, avait disparu, bouf, sans même laisser une seule trace, comme s'il n'avait jamais existé.
-Qu'est ce qu'il s'est passé ? Demanda-t-il enfin, en tournant la tête vers Merlin.
Il remarqua enfin que Perceval et Yvain le regardait avec un air effaré. Baissant les yeux, il se rendit compte que l'herbe était calcinée à ses pieds dans un cercle parfait et qu'une épaisse fumée montait du sol. Il respira doucement, essayant de calmer les battements de son coeur et la fumée se dissipa.
-Voilà mon garçon, respirez.
Puis Merlin s'adressa aux chevaliers.
-Je crois que nous pouvons rentrer au château. Mime sera bien trop effrayée par notre jeune ami pour refaire surface de sitôt.
-A juste titre ! Claironna Perceval avec une gaîté légèrement forcée. Je crois que je n'ai jamais été aussi content d'être dans le camp des gentils.
-Que s'est-il passé ? Répéta doucement Axel. Où est Roxas ?
-Le sort qu'elle a jeté est très puissant, répondit le mage. Il permet de voyager à travers le monde et les époques.
-Je ne comprends pas.
-La magie nous permet de réaliser des choses extraordinaires que l'homme a peine à imaginer parfois. Le plus simple serait peut-être que je vous montre.
Axel hocha la tête. Les larmes lui montaient maintenant aux yeux. Il n'en avait jamais versé une seule depuis des années. Pas même quand Monsieur Ebène avait été tué. Cela semblait si loin maintenant alors que c'était seulement quelques semaines auparavant.
-Montrez moi, dit-il.
-Vous deux, rentrez au château, dit Merlin.
Puis il attrapa l'épaule d'Axel, et ils disparurent dans un tourbillon de couleurs.
Axel regarda autour de lui, interloqué. Une minute plus tôt, il était dans la forêt. Et maintenant, il était dans une ville, immense, avec des maisons grandes comme des arbres. Un vacarme ahurissant lui parvenait et il ne comprenait rien à ce qu'il voyait des chariots qui avançaient tous seuls dans un nuage de fumée grise, des passant pressés qui les contournaient avec une mine agacée, des choses lumineuses dans les airs avec ce qui ressemblait à des lettres (Axel savait reconnaître le « A « et le « E »).
-Mais.. où sommes nous ?
-A Londres, 1982 après Jésus Christ. Environ mille ans plus tard dans l'histoire humaine, à quelques centaines de lieues de ce qui fut Camelot. Venez, mon jeune ami.
Il entraîna Axel dans une échoppe, qui devait être un genre de taverne. Là encore c'était bruyant et des voix s'échappaient de partout, de la musique venait d'un endroit non défini, et c'était des sons comme jamais Axel n'en avait entendu.
-Qu'est ce que je vous sers ? Demanda une jeune femme, aux cheveux d'une étonnante couleur verte, le nez percé d'un petit bâton en métal.
Elle parlait la langue d'Axel mais avec un accent fort différent, et si les mots ressemblaient et qu'il comprenait à peu près ce qu'elle disait, quelque chose n'allait pas avec la façon dont elle les prononçait, comme si elle avalait la moitié des sons avant de parler, confiante que tout un chacun saurait deviné ce qu'elle racontait.
-Deux chocolat chauds, s'il vous plaît. Et si vous aviez des marshmallows ce serait splendide.
-J'vous apporte ça. Classe vos costumes.
-Une pièce de théâtre, nous n'avons pas eu le temps de nous changer.
-Ah, si vous saviez les accoutrements que j'ai vu la semaine dernière. Laissez moi juste vous dire que cela impliquait un string à rayures.
-Bigre.
-Comme vous dites. Allez, deux chocolats.
Elle apporta les boissons quelques minutes plus tard. L'odeur était divine. Axel n'avait jamais rien senti de pareil.
-Le chocolat est une des meilleures inventions de l'homme, affirma Merlin. Goûtez. Cela vous réchauffera un peu. On pourra discuter après.
C'était chaud et sucré, et incroyablement bon. Axel ne pouvait pas croire qu'une pareille chose existait. Et qu'il était en train d'y goûter. Cela ne pouvait être que l'apanage des rois et des seigneurs. Pendant quelques instants, il oublia pourquoi ils étaient là et l'horrible sorcière.
-Mime a ouvert une porte dans le temps. J'ignorais qu'elle en avait acquis la connaissance, et malheureusement, cela ne présage rien de bon. Cette porte peut conduire n'importe où, n'importe quand, surtout qu'elle l'a fait de façon totalement hasardeuse.
-Elle a pu envoyer Roxas au sommet d'une montagne glacée alors ?
Merlin eut l'air embêté.
-Techniquement oui.
Abasourdi, Axel fixa sa tasse de chocolat. Il avait tout englouti.
-Mais les chances sont incroyablement minces.
-Comment on va le retrouver alors ?
-Si cela avait été n'importe qui d'autre, dit gravement Merlin, cette entreprise aurait été gravement compromise, voire même impossible.
-Que voulez vous dire ?
-Et bien, par chance, mon jeune ami, il se trouve que je suis très familier avec l'âme du jeune Roxas.
-Quoi ?
-Cela veut aussi dire que je pense pouvoir le retrouver assez facilement.
-Comment ?
-Disons que sa présence serait aussi lumineuse dans les ténèbres qu'une étoile la nuit. Nous devrions pouvoir le suivre.
Axel n'avait pas de mots.
-Vous allez le retrouver ?
-Nous allons le retrouver, Axel.
Voilà. Une réapparition. S'il reste des gens qui se souviennent de cette histoire 3
