Comment va réagir Zuko pour l'histoire entre Jet et Katara? La réponse... maintenant!
Chapitre 36 :
Jet sautait entre les troncs d'arbres. Le vent sifflait dans ses oreilles et il avait presque l'impression de voler. Il était libre et léger. Ses crochets, autour de sa taille, cliquetaient joyeusement, et son brin de paille dansait dans les airs. Il s'élança en avant et fit un bond formidable.
Quand il atterrit, il était chez lui, dans le campement des Combattants de la Liberté, entre les huttes et les échelles de corde, sous la canopée bienveillante. Vanneur lui adressait un signe de la main, Le Duc courait sur une plateforme en bois en riant et partout des têtes familières lui souriaient.
Soudain il était suspendu à la corde que quelqu'un tirait vers le haut, vers sa cachette, son monde. Sauf qu'il n'était pas seul. Pressé contre son torse, les bras enroulés autour de ses épaules, Lee s'élevait avec lui vers la canopée. Un peu effrayé par le vide sous ses pieds, il se serrait contre son amant et gardait les yeux plongés dans les siens, plaçant toute sa confiance en lui.
Il était tellement mignon que Jet déposa un baiser dans ses cheveux, colorant sa joue d'un rose délicat…
Le Lee de la réalité fut beaucoup moins mignon lorsque il déboula dans la tente et tira Jet de son songe en hurlant :
« QU'EST CE QUE C'EST QUE CETTE HISTOIRE AVEC KATARA ?! »
La jeune femme sursauta et le filet d'eau qu'elle utilisait pour soigner la cicatrice de Jet explosa en petites gouttes. Tandis qu'elle reformait le filet d'eau, Jet se hissait sur ses coudes et adressait un sourire apaisant à son cher et tendre. Loin d'être amadoué, celui ci croisa les bras sur sa poitrine et le fixa avec une colère si intense que Jet se demanda si un maître du feu pouvait jeter du feu par ses yeux.
« On a eu une petite romance rapide, des mois avant que je rencontre la personne grandiose et irremplaçable que tu es. Alors même si tu es très mignon avec cette mine renfrognée, il n'y a pas de quoi être jaloux.
- Je ne suis pas jaloux, je suis déçu. » bougonna Lee.
Avec sa bouche boudeuse et ses cheveux qui tombaient devant les yeux, il était presque aussi adorable que dans ses rêves.
« Encore une fois, tu ne m'as pas fait confiance. Tu ne m'as rien dit. » souffla le maître du feu.
Cette fois, le sourire goguenard de Jet mourut sur ses lèvres. Lee avait l'air sincèrement blessé.
« Bon, hasarda Katara, je vais vous laisser. Aang a sûrement besoin de moi pour… euh, entraîner sa maîtrise de l'eau. »
Elle récupéra le bol de son patient puis contourna Lee d'un pas prudent. Juste avant de disparaître, elle glissa vers lui :
« Et euh… C'était vraiment pas grand chose avec Jet, hein. »
Lee tourna vers elle un visage terrifiant. Jet le connaissait suffisamment bien pour savoir que sa grimace était une tentative de sourire conciliant, mais la jeune femme partit précipitamment.
Lee s'assit sur le bord du matelas, le dos tourné à Jet. La tension dans ses épaules était douloureuse à regarder, donnant envie à son amant de le ramener contre lui pour lui faire un massage.
« Je suis désolé, Lee.
- Tu ne me fais toujours pas confiance. Tu pensais quoi? Que je ne pourrais pas comprendre ? »
Jet posa sa main sur le dos tendu de son petit ami, mais celui ci agita ses muscles, chassant ses doigts d'un roulement d'épaules que Jet aurait trouvé sensuel en toute autre circonstance.
« C'est comme pour l'attaque du jour de l'éclipse. Ou pour mon grand-père Avatar. Si je ne l'avais pas appris par d'autres, tu ne m'en aurais jamais parlé.
- C'est du passé. Je ne pensais pas que c'était important… Et je ne voulais pas t'inquiéter inutilement. »
Le banni se retourna brutalement et emprisonna Jet dans ses yeux dorés enflammés par la colère.
« Ne pas m'inquiéter. Tu voulais encore me protéger, c'est ça ? Ou bien protéger notre relation? En taisant la vérité? Faut que tu arrêtes Jet. Je suis plus fort que ça, et notre relation aussi. Aie un peu confiance en moi. C'est vexant. »
Jet chercha une réponse appropriée, à la fois conciliante et honnête, mais se trouva pour une fois dépourvu de mots. Le silence, généralement complice entre eux, devint oppressant.
Une vague de fatigue emporta soudain l'énergie de Jet et ses coudes, qui soutenaient son corps depuis de longues minutes, se dérobèrent sous son poids. Il retomba sur la paillasse et le monde se mit à tourner, le forçant à fermer les paupières.
Lorsqu'il rouvrit les yeux, le visage de Lee était tout proche. La colère avait disparu, remplacée par de l'inquiétude. D'une main tremblante, il caressait son front.
« Ça va ? Tu sais où on est, ce qu'il s'est passé ? »
Jet ne résista pas à la tentation. Avec un petit sourire, il dit :
« On en était à une engueulade je crois. N'hésite pas à reprendre. »
Lee eut un petit sourire mi amusé, mi exaspéré. Jet se sentit fondre devant cette expression qu'il adorait. Puis le prince déchu s'allongea contre lui et enfouit son visage dans son cou. Le cœur de Jet accéléra.
« Ce n'était peut-être pas le moment, soupira Lee dans son épaule. Je reprendrai quand tu seras guéri. »
Jet ferma les yeux, goûtant au bonheur simple de sentir la peau de celui qu'il aimait contre lui et ses cheveux chatouiller son menton.
La main blanche glissa le long de sa joue et atterrit sur sa poitrine qu'elle empoigna avec douceur, encerclant son téton. Puis les doigts brûlants se réveillèrent et redessinèrent la cicatrice en forme d'étoile, avec ce toucher à la fois délicat et pressant qui rendait Jet fou. Le sang pompé par le cœur affolé du jeune homme convergea vers son bas ventre. Il essaya d'abord d'ignorer les appels pressants de cette partie de son corps, puis n'y tenant plus, il reprit d'une voix rauque :
« Si ce n'est plus le moment que tu m'engueules, tu crois que c'est le moment de se faire plaisir ? »
La main s'immobilisa sur sa poitrine. Il y eut un froissement de couverture et un courant frais souffla sur le corps nu de Jet. Il devina le regard inquisiteur sur sa virilité dressée et ne put empêcher ses joues de rougir.
Le souffle de Lee retourna dans son cou, accompagné par un murmure enivrant :
« Même ton corps est retors. Trop faible pour une dispute, mais pas pour le plaisir. »
Un sourire suffisant s'étala sur son visage :
« Que veux tu, il est aussi bandit que moi, ou plutôt band... »
Les lèvres de Lee capturèrent les siennes, avalant le reste de sa phrase. Puis elle s'envolèrent pour se déposer à nouveau sur le ventre du blessé, juste au dessus de son nombril. Jet frissonna d'anticipation. Déjà la bouche aimée traçait le long de son aine un chemin de baisers humides et de suçotements torrides, enflammant sa peau sur son passage. Lorsque la chaleur de Lee arriva à la naissance de son membre, Jet se pressa contre ses lèvres dans un spasme incontrôlable.
La langue du banni s'enroula enfin autour de sa virilité douloureusement tendue. La bouche, la gorge et la salive brûlante se mêlèrent à ses caresses, arrachant des râles à leur victime en extase. Lee l'encerclait désormais, alternant entre succion et léchouilles voraces. Et Jet se perdait dans toute cette chaleur exquise, familière.
L'ancien Combattant de la Liberté ouvrit les paupières et se noya dans le miel alléchant des yeux de son amant. Il avait enroulé ses mains blanches autour de ses cuisses et gardait son visage tourné vers Jet tout en le dévorant. L'image de ces cheveux noirs en bataille, de ces doigts pressés sur ses jambes et de cette bouche rose en action était si sensuelle que son amant sentit une vague de plaisir descendre le long de son ventre.
Il explosa dans la bouche de Lee avant d'avoir pu le prévenir. A travers le gaze flou de l'orgasme, il vit son petit ami relever la tête et tousser maladroitement. Le corps de Jet se remit peu à peu de son extase, plongeant dans une sensation de satiété chaleureuse, et le monde autour de lui retrouva sa netteté. Lee, assis entre ses cuisses, s'essuyait la bouche sur son bras, l'air un peu penaud. Une goutte blanche perlait au coin de ses lèvres, ajoutant une touche d'érotisme à ce tableau craquant.
« Tu es sublime, mon prince. » susurra Jet.
Lee rougit légèrement puis remonta vers son amant et se coucha contre lui, la tête sur son torse nu.
« La prochaine fois, préviens avant de jouir.
- Désolé. Tu étais tellement beau que c'est venu sans prévenir. »
Lee grogna puis ramena la couverture sur eux. Jet enveloppa son petit ami d'un bras aimant.
« Et désolé pour l'histoire avec Katara.
- Si tu pouvais éviter de la mentionner maintenant, ce serait mieux niveau atmosphère romantique. »
Jet sourit dans les cheveux noirs puis laissa le sommeil le cueillir, bercé par le souffle régulier contre sa poitrine.
Jet se réveilla en sursaut, tiré des bras de Morphée par les bras de Lee.
« Oui Sokka, on va manger avec eux. Ce sont nos alliés maintenant. »
La voix de Katara, inhabituellement forte, venait de juste devant la tente. Lee, paniqué, était en train de s'arracher à son étreinte. Il avait un tel air endormi, avec ses cheveux ébouriffés et ses yeux peinant à s'ouvrir que Jet ne put résister. Il plongea vers son cou et lui fit un suçon…
Ce qui lui valut un départ précipité de Lee et un coup de poing d'autant plus violent que le jeune homme était convalescent. Mais il n'eut pas le loisir de protester contre cette réaction disproportionnée car la toile s'écarta sur la jeune femme de la tribu de l'eau et une immense marmite. Après un regard circulaire préventif, elle s'écarta et laissa passer Aang et Momo. Toph et le Duc lui emboîtèrent le pas, faisant se demander Jet quand l'invasion s'arrêterait. Sokka apparut enfin, le visage suspicieux et les bras encombrés de vaisselle.
« Qu'est ce que vous fichez là ? les agressa Lee.
- Nous aussi on est content de te voir. On vient manger. » déclara Toph en s'asseyant sur la paillasse de Jet, poussant ses jambes sans aucune gène.
Le Duc vint également s'incruster à côté de son ancien chef et tourna un visage rayonnant vers lui. Jet éloigna en toute hâte ses couvertures de l'enfant, embarrassé à l'idée de ce qu'elles avaient vu. Mais ce dernier ne s'en rendit pas compte et entreprit de servir le blessé en nourriture, répandant une part non négligeable sur sa literie. Pendant ce temps, Toph s'étalait de tout son long sur la moitié de la paillasse, insensible aux toussotements gênés de Katara. Elle finit par lui demander si elle avait attrapé un rhume, ce qui fit s'emmurer la maîtresse de l'eau dans un silence outré et désapprobateur.
Entre deux histoires effrayantes racontées au Duc, Jet chercha Zuko du regard. Il le repéra un peu plus loin, occupé à discuter avec Aang d'un air presque amical. Il contempla un moment cette scène improbable entre l'Avatar et le fils du Lord Ozai, partagé entre l'amusement et l'attendrissement. Puis il remarqua que l'enfant à la croix bleue était mort de rire et que Zuko remontait son haut pour cacher son tout nouveau suçon et l'amusement l'emporta. Sokka, que sa sœur avait forcé à faire le service, les regardait parfois d'un air méfiant, semblant offensé par leur si bonne entente.
Ce fut un repas désordonné et joyeux. La tente était petite, ce qui multipliait les moments de collision et de plats renversés suite à un saut hasardeux de Momo. Les discussions s'entrechoquaient de manière chaotique, surtout que Aang était incapable de rester concentré plus de quelques minutes sur la même conversation. Mais le repas était bon et Jet passa un très agréable moment avec le Duc et Toph, qui lui rappelait de plus en plus Pesticide. Lorsqu'il fut rattrapé par la fatigue, Katara sembla le remarquer et sonna le départ de la joyeuse troupe, dans un fracas de vaisselles et de rires.
Lee ferma derrière eux en râlant contre les odeurs de nourriture qui imprégnaient désormais la toile. Puis il jeta ses habits sur le sol et se glissa sous la couverture de Jet dont il commenta les nouvelles tâches. Le jeune homme de la Terre ne répondit pas. Le repas lui avait rappelé ceux partagés avec ses hommes, lorsqu'il chassait les soldats de la nation du feu, l'emplissant d'un bonheur nostalgique. L'ancien chef des Combattants de la Liberté enroula ses bras autour de son petit ami et se colla contre son corps chaud. Comprenant sa mélancolie, Lee posa ses mains sur celles de Jet et les caressa doucement. Ils restèrent ainsi de longues minutes, dans un silence aimant, connectés l'un à l'autre. Puis l'esprit de Jet dériva vers la canopée, accompagné par les cercles tendres que décrivait son amant sur sa peau...
Vous aurez remarqué que pour ce 3ème et dernier livre, on bascule entre point de vue de Zuko et de Jet. Et le gAang va prendre plus de place que dans les livres précédents... Alors, des avis sur ce chapitre, entre dispute, lemon et joyeux bordel?
Et bonnes fêtes de fin d'année à tous! (vous savez que comme cadeau, je ne demande que des retours sur ma fic, même si c'est des jours voire des mois après!)
