En ce moment c'est un peu compliqué dans ma vie, d'où le laps de temps entre la dernière publication et celle ci... je vais essayer de continuer et finir cette histoire, mais je ne promets rien pour les délais... Mais assez parlé de moi, place à l'histoire :

Chapitre 37 :

Zuko était assis avec Aang sur le pont du navire. Le ciel était clair et l'eau d'un bleu turquoise magnifique. Une petite brise agréable secouait leurs cheveux (ou plutôt ses cheveux) tandis qu'il enseignait à son élève l'art du thé. L'Avatar s'en sortait bien pour les étapes cruciales du choix des feuilles et de l'infusion, mais il manquait toujours celle du versement en répandant la moitié de l'eau à côté de la tasse.

Zuko commençait à perdre patience lorsque la vision de Jet qui revenait de son entraînement aux crochets lui ramena le moral. Son torse nu étoilé luisait de sueur, ses cheveux étaient en bataille et des gouttes perlaient sur son front et ses épaules larges. Un frisson d'excitation parcourut Zuko.

Arrivé à sa hauteur, Jet déposa le diadème de son grand-père sur le front de son amant puis se coucha à ses pieds, exposant son dos bronzé. Zuko passa sa main sur la vague de ce dos puissant et récolta un ronronnement sensuel. Puis Jet releva la tête et attrapa les doigts blancs dans sa bouche, les léchant comme s'ils étaient un brin de paille.

L'instant d'après, le prince était allongé sur son amant, sous une épaisse couverture, et ils se dévoraient de baisers…

Et puis il remarqua la silhouette de Aang derrière eux, occupé à rigoler en disant qu'il ne fallait pas faire de suçons. Zuko tourna la tête, horrifié, et découvrit qu'il y avait aussi Katara qui s'apprêtait à soigner Jet, le Duc qui voulait jouer avec son amant et Toph et Sokka qui hurlaient que c'était l'heure du repas collectif.


Heureusement, Zuko n'avait trouvé à son réveil que le visage assoupi de son amant. Il avait caressé ses cheveux avec tendresse en savourant ce moment d'intimité -devenu trop rare avec l'envahissant gAang- puis avait entreprit de tirer le jeune homme du sommeil. Comme toujours, la tâche avait été ardue, Jet s'enroulant dans les couvertures et les bras blancs en grognant de manière inintelligible, mais la proposition que lui avait glissé Zuko dans le creux de l'oreille avait eu raison de ses protestations...

Deux heures plus tard, Jet lui faisait l'amour pour la troisième fois à la suite, avec une ferveur et une énergie qui faisaient oublier qu'il était encore en rémission.

Zuko gémit de plaisir, serré contre le corps musclé de son amant dans une énième étreinte torride. Sa langue dansait dans la bouche de Jet, son intimité enserrait avidement sa virilité gonflée et il sentait les doigts humides de son petit ami autour de son propre membre brûlant.

Jet le pénétrait avec tant de passion que la paillasse se disloquait. Autour d'eux, la couverture était maculée de sperme et l'air de la tente chaud et humide. Zuko arrivait à peine à respirer, traversé par des ondes de plaisir si intenses qu'il aurait pu s'évanouir de plaisir. Leurs deux corps bougeaient ensemble, plus unis que jamais, et la bouche de Jet noyait ses cris et hoquets dans leur salive mélangée.

Le prince déchu se demandait si son corps pouvait encore supporter longtemps tous ces assauts répétés où s'il allait succomber de plaisir lorsque Jet se contracta au fond de lui et releva sa gorge en arrière.

Zuko pressa ses fesses brunes pour l'emprisonner dans son intimité. Avec un cri rauque, Jet libéra sa semence et l'emplit de chaleur. Le prince éjacula à son tour, secoué par cette ultime pénétration qui lui laissait le corps tremblant et la vision trouble.

Jet lui embrassa le front puis se retira doucement. Mais même après cette séparation, Zuko continua de sentir sa trace bienveillante au plus profond de lui. Sa bouche et son derrière vibraient encore de ce passage enflammé et la respiration rapide de Jet balayait ses cheveux, maintenant le contact.

Jet s'effondra sur son torse, haletant et dégoulinant de sueur. Zuko sourit et passa ses bras autour de son dos musclé. Leurs unions successives avaient été intenses, menant Jet à l'épuisement et Zuko pas très loin.

« Je t'avais dit que c'était trop, persifla-t'il. Qu'est ce que tu diras si Katara te demande pourquoi tu as subitement régressé? »

Jet attendit quelques minutes d'avoir retrouvé son souffle avant de répliquer :

« Je dirai la vérité, à savoir que c'est la faute de mon petit ami trop demandeur. »

Jet se hissa soudain sur ses coudes et planta son beau regard chocolat dans celui de Zuko, révélant la lueur de doute qui venait de s'y nicher. Il souffla d'une voix inquiète :

« Toi, ça va ?

- Évidemment, on vient de faire du sex.

- Oui mais... ce n'est pas... dangereux ? insista Jet.

- C'est pas moi qui suis en rémission. »

La lueur ne s'éteignit pas complètement, pour le plus grand agacement de Zuko. Il ajouta :

« Je suis juste déçu qu'il n'y ait pas de quatrième round. »

Cette fois, l'inquiétude se dissipa. Jet déposa un baiser chaste sur ses lèvres puis conclut avec un grand rire :

« Je ne crois pas que la paillasse soit en état, mon prince. »

Zuko rit à son tour, puis il se releva et se dirigea vers bassine d'eau à l'autre bout de la tente. Le bas de son dos le tiraillait un peu à chaque pas et ses jambes étaient moins assurées que d'habitude, mais il s'en fichait. Son corps était encore engourdi de plaisir, et cétait Jet qu'il sentait dans cette faiblesse passagère. Il plongea dans l'eau avec délice.

C'était la première fois qu'ils refaisaient l'amour depuis la veille de l'attaque, à la fois parce qu'avant quelques jours, Jet n'etait pas en état, et parce que leurs nouveaux compagnons avaient tendance à débouler toutes les dix minutes dans la tente. Et cette fois, leurs (nombreuses) unions n'avaient pas ramené l'ombre des souvenirs de la grotte...

Zuko recouvrait paresseusement son corps d'eau en pensant au chemin parcouru. Jet le regardait avec cet air rêveur qu'il avait parfois, plongé dans ses propres pensées. Puis il le rejoignit dans la bassine et après une courte bataille d'eau, ils se lavèrent l'un l'autre avec ce qui restait de liquide, parcourant de leurs mains rassasiées le corps qu'ils avaient dévoré de convoitise peu de temps auparavant.

Puis Zuko sortit et s'affaira à rendre un air présentable à la paillasse, avant de jeter vers son amant occupé à le reluquer la couverture qu'ils avaient mouillé de sueur et de sperme.

Quand ils sortirent enfin de la tente, la matinée tirait sur sa fin. Ils coincèrent la toile de façon à créer un courant d'air pour aérer leur nid d'amour puis se lancèrent corps et âmes dans leur première promenade commune depuis leur arrivée au Temple de l'Air de l'Ouest.

Zuko guida son petit ami à travers les méandres de pierres, de roches et de brume. Il marchait lentement, s'adaptant au rythme du blessé, et proposait des pauses lorsqu'il voyait qu'il fatiguait. Le ciel se découpait entre les arcs et les colonnes, émergeant d'un tapis de brouillard blanchâtre.

Lorsqu'ils pénétrèrent dans un hall flanqué de colonnades et de statues de maîtresses de l'air, leurs pas résonnèrent sur la pierre, donnant une impression de solennité. Ils s'assirent sur un banc mangé de lierre et se serrèrent l'un contre l'autre, admirant en silence le mélange minéral et végétal, entre sculptures humaines et liberté de la nature.

Jet posa sa tête sur son épaule. Sa poitrine se soulevait fortement, témoignant de la fatigue de son corps, mais il prit la main de Zuko dans la sienne avec tendresse.

« Ca me rappelle quand on se baladait à Ba Sing Se. » dit-il.

Le banni sourit et répondit :

« Tu étais déjà en rémission. Je passe beaucoup de temps à te soigner. »

Le rire de Jet rebondit sur la pierre, la rendant plus chaleureuse.

« Menteur. C'est ton oncle qui me soignait. Et là c'est Katara… Toi tu es la carotte qui me donne envie de guérir plus vite. Une carotte bien dure et bien demandeuse.

- Je te rappelle que je suis prince et que ce que tu viens de faire c'est du lèse-majesté. On a pendu des bouseux comme toi pour moins que ça. »

Jet releva la tête et captura les lèvres de Zuko entre les siennes, l'entraînant dans un baiser fougueux. Puis il planta ses yeux bruns dans ceux du maître du feu et dit gravement :

« Je t'ai rencontré trois fois, et les trois fois je suis tombé amoureux. »

Le coeur de Zuko palpita. Il voulut répondre qu'il avait été attiré dés leur première rencontre, qu'il avait passé beaucoup de temps à combattre ce désir, par crainte de ses sentiments, mais aussi de la réaction de Jet lorsqu'il découvrirait qui il était. Il eut envie d'avouer qu'il n'avait jamais aimé auparavant et qu'il n'aimerait surement personne autant, mais les mots moururent dans sa gorge. Alors il serra la main brune avec passion, essayant de transmettre à son propriétaire tout ce que sa bouche refusait de dire.

« Salut les gars. J'espère que vous êtes aussi contents de me revoir que moi de vous surprendre en pleine pédéniaiserie. »

A l'autre bout du hall, se tenait June et son éternel sourire tout en sarcasme et en rouge à lèvres, montée sur sa fidèle shirshu. Jet ôta sa main et se releva, ses longs sourcils froncés, mais c'est à Zuko que la mercenaire s'adressa :

« Écoute mon coco, je t'aime bien alors je t'ai protégé au mieux depuis que je suis au service de ta tarée de sœur. Sauf que là, c'est ma peau qui est en jeu. La demoiselle n'a pas trop apprécié que tu débarques sans prévenir le jour de l'éclipse, surtout que Nyla était censée t'avoir senti à l'autre bout de la Terre.

- Tu nous as vendu ! » cria Jet.

Un bruit d'explosion, un peu plus loin, sembla confirmer cette affirmation. June se gratta la joue, l'air embêté, puis reprit :

« Pas eu le choix. Mais Azula ne sait pas que Jet est là. Elle croit qu'il est mort. Alors peut-être qu'on peut faire un deal, toi et moi. »

Jet fit mine de s'avancer vers la jeune femme, poings et mâchoires serrés, mais Zuko le retint d'un bras fort. Affaibli et désarmé, son amant ne ferait pas le poids contre la mercenaire… Et encore moins contre Azula.

Il planta son regard dans celui de June. Elle le soutint sans ciller.

« Je t'écoute. »

Un bon gros lemon en début de chapitre et deux retrouvailles à la fin (non Azula, tu ne nous avais pas manqué)... Que demander de plus?