Disclaimer : L'Univers de Harry Potter ne m'appartient pas (malheureusement) sauf certains personnages et la majorité de l'histoire. Vous remarquerez surement au fil de la lecture certains passages qui sont tirés du livre, mais je le signalerai en début ou fin de chapitre ! Bonne lecture !
Note de l'auteure : Salut tout le monde ! Désolée pour ce petit retard de publication mais j'ai eu une journée chargée hier et je n'ai pas eu le temps de publier le nouveau chapitre. Mais le voilà ! J'espère qu'il vous plaira. A très vite !
Chapitre 2
La chaleur était étouffante. Je pouvais sentir la transpiration me couler le long du dos, sous mon haut.
J'avais décidé de rendre visite à mon frère après avoir appris par mon patron que Lucius Malefoy allait être libéré.
J'avais reçu la lettre dont Douglas Carter m'avait parlé et je voulais savoir si Drago avait reçu la sienne.
Je transplanais devant la maison des Malefoy, qu'ils avaient acheté quand Hermione était enceinte de Scorpius. C'était une petite maison de campagne, qui ressemblait un peu à la mienne tout en étant plus grande.
J'étais entrain de traverser le jardin quand la porte d'entrée s'ouvrit pour laisser apparaître Narcissa Malefoy. Je me figeais en la voyant se planter dans l'embrasure de la porte, les bras croisés.
Narcissa Black, épouse Malefoy, était une femme magnifique, même à cinquante trois ans. Ses cheveux blonds étaient tirés en un chignon plutôt stricte, avec un chemisier blanc et une jupe noire taille haute tenue avec une ceinture à grosse boucle et qui lui descendait jusqu'aux cheville, frôlant des bottines à petits talons. Elle était aristocratique, exactement comme on lui avait toujours appris à être.
Mais même alors qu'elle portait son masque de femme de la haute société, ses yeux ne pouvaient pas cacher la haine qu'elle me vouait. Visiblement, il était plus simple de me détester que de détester son mari.
Je m'approchais d'elle, ignorant les vagues de colère qu'elle m'envoyait.
Arrivée à sa hauteur, je plantais mes yeux noirs dans ses yeux bleus et dis :
- « J'ai besoin de voir Drago.
- Mon fils n'est pas disponible.
- Je sais ce qu'il a Madame Malefoy. (Je crois qu'elle voulait me cracher dessus, mais je n'étais sur de rien). Je n'en ai pas pour longtemps. »
Comme explication, je lui tendis la lettre du Département de la Justice. Elle prit le parchemin et lut les quelques mots avant de relever la tête vers moi.
- « Drago a déjà reçu cette lettre. (Elle me lança encore un regard mauvais). Depuis des semaines.
- Je sais très bien ce que vous essayez de faire Narcissa. (Elle serra tellement les mâchoires que j'entendis ses dents grincer). J'entrerai avec ou sans votre autorisation. »
Elle s'effaça et me laissa entrer dans la maison. Je marchais sur le tapis de l'entrée quand j'entendis des bruits de pas provenant de la cuisine. Je me retournais et fléchis les genoux à temps pour réceptionner Scorpius qui se jetait dans mes bras, le visage recouvert de petits boutons rouges.
- « Salut mon cœur, lui dis je en embrassant sa joue.
- Salut Tatie.
- Comment tu te sens ?
- Ça gratte.
- Il ne faut surtout pas gratter mon cœur. Sinon tu auras de vilaines marques sur le visage.
- Comme tonton Bill ?
- Pas vraiment, ris je en le reposant au sol. Où est Papa ?
- Dans le salon. Il pleure.
- Il pleure ? »
Scorpius hocha la tête de haut en bas avec un air si sérieux que je souris.
Je me dirigeais vers le salon pour trouver mon frère allonger sur le canapé, emmitouflé dans une couverture. Je souris en le voyant et me penchais au dessus de sa tête posée sur l'accoudoir pour poser un baiser bruyant sur son front.
- « Salut p'tit frère. »
Je vis Narcissa se précipiter dans la cuisine, rouge de colère pendant que Drago poussa un gémissement à fendre l'âme.
Je me laissais tomber sur le sol en m'adossant sur le sofa pendant que Scorpius se jetait sur moi.
- « Oh allez Dray, c'est juste la varicelle.
- Comment tu peux savoir, tu ne l'as jamais eu !
- Je l'ai eu. Et tu fais ta tapette.
- Tu es une horrible sœur.
- A ce que l'on dit.
- C'est Hermione qui te l'a dit hein ?
- Quoi ? Noooon.
- Menteuse. (Je ricanais). Tu voulais quelque chose ? Je t'ai entendu te disputer avec Mère. »
Comme simple réponse, je lui tendis la lettre et attendis qu'il parle.
- « Je l'ai reçu il y a deux jours.
- Pourquoi tu ne m'as rien dis.
- Parce que je savais que tu t'en foutrais.
- Il est toxique Drago.
- Tu ne sais rien. Tu n'as pas grandi avec lui.
- Justement. (Il tourna ses yeux gris vers moi). Il t'a vendu Drago. Ni plus ni moins. C'est vraiment un type comme ça que tu veux à proximité de tes enfants ? Ne me dis pas que Hermione est d'accord, je ne te croirais pas.
- La manière dont je m'occupe de mes enfants ne te regarde pas.
- Très bien, dis je en me relevant. Mais ne viens pas me voir quand il apprendra à Scorpius à faire de la magie noire. Je ne t'écouterai même pas. »
Je quittais la maison, furieuse et frustrée. Comment Drago pouvait imaginer que notre père pouvait avoir changé, même en ayant passé dix ans derrière les barreaux.
Un sale type restait toujours un sale type. Lucius Malefoy n'était pas l'exception qui confirmait la règle.
-ooOoo-
Je voulais mettre le cas de Lucius Malefoy loin dans mon esprit et essayer de ne plus y penser, mais Merlin en avait décidé autrement.
Pour libérer un détenu, l'administration avait besoin de deux signatures, de membres de la famille de préférence, pour le laisser retourner à la civilisation. Sauf que Narcissa étant elle même une ancienne détenue, elle ne pouvait pas aller signer avec Drago.
Ce qui expliquait pourquoi je me retrouvais à Azkaban, un jeudi matin aux aurores, avant de me rendre à mon travail.
Je portais l'uniforme intégralement noir des Langues De Plomb, mais je m'étais permis une petite entorse en préférant mon pantalon en cuir, ou des jeans, plutôt que les pantalons en coton ignobles – et qui grattaient – fournis par le Ministère.
Le vent autour de l'île où s'érigeait la prison s'engouffrait dans mes cheveux, ces derniers me fouettant le visage. Pour éviter de ressembler à un paillasson d'ici à ce que je me rende au Ministère, je rabattis la capuche de ma cape sur ma tête.
Je fusillais le dos de mon frère, le détestant d'avoir réussi à me convaincre à venir ici.
En réalité, il ne m'avait rien convaincu. Il avait débarqué chez moi avant mon premier café et m'avait extorqué un oui avant que mon cerveau ait compris ce qu'il me demandait.
Je lui en voulais à mort et il me devait un énorme service maintenant.
Alors que les gardiens nous demandaient de laisser nos baguettes, je montrais ma plaque de Langue de Plomb et ils nous laissèrent passer.
Il fallait bien qu'il y ait quelques avantages.
Je suivis Drago jusqu'au bureau des libérations – en trainant allégrement des pieds – et le laissais gérer les formalités.
Comme si j'allais faire un effort en plus !
J'étais entrain de signer le papier quand il fut amené.
Il avait beaucoup maigri depuis la dernière fois que je l'avais vu – à son procès – et il semblait bien plus vieux que ses cinquante quatre ans.
Il portait des vêtements propres un peu trop grands – qu'il devait porter avant son arrestation -, il était rasé de près, et ses cheveux blonds platines étaient tirés en catogan.
Il regarda son fils et alors que je pensais qu'il allait quand même le prendre dans ses bras, ils se contentèrent de se serrer la main.
Crétins de Sangs Purs avec leur orgueil démesuré.
Quand il tourna les yeux vers moi, je fis tout ce que je pouvais pour ne pas le regarder et me contentais de prendre la direction de la sortie après avoir signé et remercié les employés de la prison.
Le trajet en barque jusqu'à la rive se fit dans un silence si lourd que nous aurions pu le couper au couteau. La tension était si palpable que je sentis ma magie crépiter sous ma peau.
Quand la barque accosta, je fus la première à sauter hors de l'embarcation. Je me rendais à l'air de transplanage quand celui qui avait aidé à ma conception cria mon nom :
- « Arwen, attends. »
Je me figeais et me tournais pour le voir arriver à ma hauteur.
- « Je voulais te remercier. Pour ton aide aujourd'hui.
- Ce n'est pas moi que tu dois remercier. C'est ton fils.
- Mais tu étais là.
- Parce qu'il m'a pris en traitre. Si ça n'avait tenu qu'à moi, tu pourrirais encore en prison. »
Je transplanais sous son nez, mon visage ne montrant rien.
-ooOoo-
Après la guerre, il avait fallu que je trouve un boulot. Etre une Héroïne de Guerre ne permettait pas de payer les factures ou de m'acheter à manger. Devenir Auror était hors de question. Je m'étais assez battue pour le restant de mes jours. Je m'étais tournée vers les Langue de Plomb, comme un dernier lien tangible entre ma mère et moi. Elle avait été Langue de Plomb et elle adorait son travail. Au fil de ma formation, je m'étais découverte une passion dévorante pour les secrets du monde sorciers et ma curiosité était toute tournée vers le Voile du Département des Mystères, celui qui avait emporté Sirius. Etant donné ma connaissance des objets de magie noire comme les Horcruxes, dont j'avais fais ma spécialité, j'étais rapidement devenue un membre important du Département.
Je marchais dans le couloir menant à mon bureau, mes talons claquant sur le sol. J'arrivais à mon bureau et me figeais en remarquant le désordre.
D'accord, je n'étais pas la fille la mieux organisée sur Terre, mais mon bureau n'était pas dans cet état là quand j'étais partie hier soir.
Mes tiroirs étaient retournés, l'armoire où je rangeais mes dossiers étaient renversés, mes dossiers éparpillés partout sur le sol.
Je refermais la porte derrière moi le plus silencieusement possible et agitais ma baguette. Les objets se soulevèrent pour reprendre leurs places initiales et une fois que mon bureau eut retrouvé son ordre habituel, je me mis à parcourir mes dossiers.
J'avais quasiment fait le tour de mes archives, me disant finalement que rien n'avait disparu, quand je remarquais.
Quelque chose avait bel et bien disparu.
Le dossier que Carter m'avait donné quand j'avais commencé à travailler au Département des Mystères.
Le dossier sur l'Origine la plus pure de la Magie Noire.
Et on me l'avait volé.
-ooOoo-
Je n'avais plus réellement paniquée depuis que Voldemort était mort.
Quand on avait fait la guerre, il n'y avait plus grand chose qui nous faisait vraiment peur.
Mais là, la panique me gagnait.
Quand le Directeur Carter m'avait confié ce dossier, il était quasiment vide. La seule information qu'il contenait était que la Magie Noire venait de Morgane comme la Magie Blanche venait de Merlin. Mais ça restait une simple hypothèse.
Jusque là, rien d'extraordinaire.
Mais ayant fait de la Magie Noire le thème de ma thèse de la fin de mes études, j'avais de nombreux contacts et j'avais fais appel à eux pour compléter le dossier. J'avais presque trouvé l'origine réelle de la Magie Noire et le dossier était volé.
Ce n'était pas une coïncidence.
Et il allait falloir que je l'annonce à mon patron.
Je sortis de mon bureau pour me rendre à celui de Carter, quand quelque chose ébranla les murs du Ministère tout entier, ce qui était une chose censée être impossible.
Le Ministère était un bâtiment magique, dont les fondations étaient recouvertes de formules de protection. Londres pourrait être ravagé par un tremblement de terre que le Ministère ne bougerait pas.
Il eut une nouvelle secousse, plus violente, qui me fit basculer sur le côté. Je me rattrapais à un mur et quand une vague de magie pure me balaya, je réalisais que les secousses étaient dut à de la magie.
Je me redressais en titubant et me laissais guider jusqu'à la source de la surcharge de magie. Il y eut une nouvelle vague de magie et je fus complètement sonnée. Mes jambes manquèrent de me lâcher, mais je me rattrapais au chambranle d'une porte.
Une porte que j'avais déjà franchie des centaines de fois depuis que je travaillais ici et une fois quand j'étais encore à Poudlard.
La magie saturait l'air dans la pièce du Voile et je manquais de suffoquer.
Des gens étaient attroupés autour de l'arche, mais je n'arrivais pas à déterminer combien ils étaient parce que ma vision était trouble. Je réussis à descendre les marches par un heureux miracle et m'écroulais à genoux en bas de l'escalier en pierre.
- « Par Merlin, Arwen. »
Je sentis quelqu'un passer ses bras sous mes aisselles pour me redresser.
- « Qu'est ce qui se passe ? murmurais je.
- On a observé une activité magique anormale venant de l'arche depuis deux jours.
- Deux jours ? Pourquoi vous ne m'avez rien dit ?
- Jusqu'à présent, ce n'avait rien de trop extraordinaire. Mais depuis dix minutes, cela a empiré.
- Qu'est ce qui m'arrive ?
- J'en ai pas la moindre idée. (Il repoussa les mèches qui me tombaient sur le visage et me leva la tête). Vous êtes la seule à réagir autant. »
Il y eut une nouvelle vague de magie et je vis le Voile se mettre à onduler d'une manière inquiétante.
D'après Harry, il ondulait déjà il y a douze ans, sauf qu'à cette époque, je n'étais pas capable de le voir. Mais depuis la Bataille de Poudlard, et tous les morts que nous avions vus, je pouvais le voir.
Je me levais et me dirigeais vers l'arche en manquant de m'écrouler une bonne dizaine de fois. En arrivant juste à côté du Voile, je trébuchais et dus me rattraper à l'arche.
Ce qui s'avéra être une grosse erreur.
J'eus l'impression d'avoir mis les doigts dans une prise électrique. Littéralement.
Il y eut une nouvelle vague de magie et je réussis à retirer ma main, je m'écroulais pour de bon. J'avais l'impression d'être complètement vidée, et je ne sentais plus ma magie. Je me sentais tellement faible et j'avais envie de vomir.
Je roulais sur le ventre en entendant un gémissement derrière moi et fronçais les sourcils en voyant quelqu'un allongé sur le sol.
Je rampais dans sa direction et réussis à me redresser, ravalant la bile qui me remontait dans la gorge.
Je ne pus empêcher mes yeux de s'écarquiller en le reconnaissant.
Il ouvrit les yeux et les posa sur mon visage. Je repoussais les mèches noires de son visage et eus les larmes aux yeux.
Il n'avait pas changé depuis la dernière fois que je l'avais vu. Pas une ride.
Il leva une main et la posa sur mon visage. Sa main était chaude contre ma peau et je ne pus retenir un frisson.
- « Sirius. »
Il était revenu.
Sirius était en vie.
Et juste après avoir fais ce constat, ce fut le trou noir.
-ooOoo-
J'étais à nouveau pieds nus.
Sauf que cette fois ci, je ne me tenais pas dans la salle du Voile.
J'étais dans une maison qui m'était inconnue, tout en m'étant très familière.
Je m'avançais vers un mur sur lequel il y avait des photos et reconnus les protagonistes pour les avoir vu dans l'album photo de Harry.
James et Lily Potter. Souvent accompagnés d'un Bébé Harry tellement mignon.
Je tournais la tête vers le salon, pour voir qu'il était complètement dévasté. Je m'avançais en direction des escaliers, et remarquais une tache de sang sur les marches, mais pas de corps.
Je continuais de monter les marches, pour voir Lily Potter se tenir entre le berceau où son fils pleurait et Voldemort qui la menaçait de sa baguette.
Il lui parlait, la menaçait – mais je n'entendais rien à cause du bourdonnement désagréable dans mes oreilles – et alors qu'il lançait l'Avada Kedavra sur la mère de Harry, ce fut comme si le temps ralentissait.
Je me redressais, regardant la scène attentivement, quand une Ombre apparut derrière Lily. Elle posa une main sur son épaule et me remarqua.
Ce n'était pas réellement une ombre. En réalité, c'était plutôt une silhouette complètement recouverte de noire, une capuche cachant son visage.
Malgré tout, je pus voir son sourire, ses dents blanches ressortant dans l'ombre qui cachait son visage. Elle porta une main à sa bouche et posa un index dessus, comme pour m'intimer de garder le silence.
La seconde suivante, elle et Lily avait disparu.
Et je fus expulsée.
-ooOoo-
Je n'arrivais toujours pas à réaliser.
Nous avions été emmenés à St Mangouste, où je m'étais réveillée après ma vision étrange, et nous avions été installés dans la même chambre.
Sirius allait parfaitement bien, contrairement à moi.
Alors qu'il semblait regorger de magie, la mienne était à un niveau si bas que cela en était critique. Les Médicomages m'avaient fait avaler une quantité incalculable de potion régénérant et j'avais ordre de me reposer.
Visiblement, ma magie avait servi à le faire revenir, mais j'ignorais comment.
En tout cas, ce qui était sur, c'est que je n'étais pas prête de recommencer.
J'étais allongée dans mon petit lit d'hôpital, pendant qu'il était assis dans le gros fauteuil à côté de mon lit et je savais qu'il attendait des réponses à ses questions que je devinais multiple.
- « Comment tu te sens ? lui demandais je.
- Merveilleusement bien. Je pourrai courir un marathon sans problème.
- Je n'en doute pas, souris je. Tu dois avoir des questions.
- Des tonnes.
- De quoi tu te souviens exactement ?
- Et bien, j'ai accompagné les membres de l'Ordre quand vous vous êtes précipités au Ministère. Je me battais aux côtés de Harry et j'ai désarmé Malefoy. (Je serrais les dents). Ensuite, je crois avoir pris un Stupéfix et j'ai basculé à travers cette arche bizarre. J'ai atterri de l'autre côté et tu étais là. Différente.
- Dans mes souvenirs, tu ne te prenais pas un Stupéfix.
- Comment ça ?
- Bellatrix t'a envoyé un Avada Kedavra. Tu étais mort Sirius.
- Mort ?
- Oui. Et c'était il a douze ans.
- Douze ans ?!
- Oui. »
Ok, je crois que je l'avais perdu.
A côté de ça, je venais de lui apprendre qu'il venait de perdre douze ans de sa vie. Moi aussi je le prendrais mal.
- « Et la guerre ? demanda-t-il en reprenant ses esprits.
- Nous avons gagné. Dans un sens.
- Comment ça ?
- Voldemort est mort. Ainsi que beaucoup de gens que nous aimions.
- Qui ? (Je pouvais voir qu'il paniquait).
- Fred. Rogue. Tonks. (Il blêmit). Remus. (Je crus qu'il allait vomir). Il a eut un fils avec Tonks. Teddy. Harry est son parrain. (Ses yeux brillaient de larmes). Il est Métamorphomage, comme sa mère. Mais sinon, c'est le portrait craché de son père.
- Quel âge… (Il se racla la gorge). Quel âge il a ?
- Il a eu dix ans en avril. (J'eus un sourire en pensant au garçon).
- Et Harry ? Comment…
- C'est dur. Pour nous tous. Mais il culpabilise. Il pense que tout est de sa faute.
- Harry », murmura-t-il.
Mes révélations furent interrompues par quelqu'un qui toqua à la porte et j'en fus soulagée. J'avais toujours détesté apprendre à quelqu'un de mauvaises nouvelles et là, je venais d'apprendre à Sirius que son dernier meilleur ami était mort.
Je sortis de mon lit et réussis à rejoindre la porte sans trébucher ou tomber. Je l'entrouvris pour tomber sur deux yeux aussi verts que des émeraudes. Harry.
Je me glissais hors de la chambre et fermais la porte juste avant qu'il ne me prenne dans ses bras et me serre contre lui à m'en briser les côtes. C'est là que je vis qu'il n'était pas seul.
Derrière lui se trouvaient Drago, Hermione, Ginny, Ron et Pansy.
Je leur souris et dis :
- « Je vais bien.
- Tu aurais pu mourir, me contre dit Hermione. Tu as failli être vidée de ta magie.
- Failli seulement. (Elle leva les yeux au ciel). Harry, il faut que je te dise quelque chose.
- Quoi ?
- Il s'est passé quelque chose au Département des Mystères. Dans la salle du Voile plus précisément. (Il se mordit la lèvre inférieure et je vis Ron, Hermione et Ginny se dandiner). Ma magie… L'arche a utilisé ma magie pour faire quelque chose qu'aucun de nous n'aurait pu imaginer.
- Tu commences à me faire peur Arwen, dit le Survivant.
- Quelqu'un est sorti du Voile Harry.
- Quoi ? »
Comme simple réponse, parce qu'il n'y avait pas de bonne manière de le lui dire, j'ouvris la porte de ma chambre et la poussais pour l'ouvrir en grand, permettant à mes visiteurs de voir qui était présent.
Quand Harry vit Sirius, ce fut comme si le soleil se mettait à s'illuminer depuis son visage. Il rayonnait littéralement. Je ne l'avais plus vu comme ça depuis des années.
Il fit un pas en avant, incertain, et quand Sirius se leva de son fauteuil, il se précipita vers lui. Ils se prirent dans les bras et j'eus les larmes aux yeux.
J'entendis un reniflement à côté de moi et tournais la tête pour voir que Hermione essayait de retenir des larmes de joies, en vain.
Drago et Pansy avaient les yeux écarquillés.
Ron avait la bouche ouverte et les larmes menaçaient de déborder.
Quant à Ginny, elle pleurait silencieusement, les mains paume contre paume, posées contre sa bouche.
Elle posa ses yeux sur moi et rit.
Son rire devint contagieux et nous nous mîmes tous à rire.
Surement parce que l'on ignorait que nous n'étions pas au bout de nos surprises.
Dans le prochain chapitre : Des Reliques du passé… Des revenants… Le 02/05/1998… L'Ombre du Temps…
Note de l'auteure : j'ai tenté de faire passer un maximum d'émotions dans ce chapitre et j'espère que vous l'avez ressenti. Je ne suis pas très douée pour tout ce qui est description de sentiments alors j'espère vous avoir convaincu.
N'hésitez SURTOUT pas à laisser une petit review à la fin de votre lecture, pour me donner votre avis.
A très bientôt
Bye
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