Disclaimer : L'Univers de Harry Potter ne m'appartient pas (malheureusement) sauf certains personnages et la majorité de l'histoire. Vous remarquerez surement au fil de la lecture certains passages qui sont tirés du livre, mais je le signalerai en début ou fin de chapitre ! Bonne lecture !


Chapitre 3

Les retrouvailles de Harry et Sirius avaient été fortes en émotions.

Quand ce dernier avait été autorisé à sortir de St Mangouste, il avait été décidé qu'il irait vivre avec Harry et Ginny au 12 Square Grimmauld.

Sauf que les journalistes avaient eu vent de son retour miracle et ils faisaient le pied de grue entre l'hôpital et la maison des Potter.

Ce qui expliquait pourquoi Sirius se trouvait debout au milieu de mon salon, à regarder autour de lui.

J'avais fini par reprendre toutes mes forces au bout de deux jours et ma magie crépitait à nouveau joyeusement sous ma peau, comme si rien ne s'était passé.

J'avais annoncé à Douglas Carter que notre dossier sur la Magie Noire avait disparu, et autant dire qu'il n'était pas super ravi. J'avais quand même pu le rassurer un minimum, en lui disant que j'avais sauvegardé toutes mes recherches sur mon ordinateur, un objet moldu que j'avais totalement adopté, grâce à Hermione.

Après avoir lancé ma cafetière moldue – le café était meilleur -, je rejoignis mon invité qui regardait les photos posées sur ma cheminée. C'était surtout des photos de ma mère et moi, mais au fil des années, des photos avec mes amis, mon frère et mes neveux et nièces étaient venues rejoindre la collection.

Il attrapa une photo où je posais avec Drago. C'était en plein été, quand nous vivions encore ensemble. Nous étions tous partis dans le sud de la France, chez les parents de Fleur Delacour. Nous étions en maillots de bain, il me portait pendant que je saluais le photographe en riant et en m'agrippant à lui.

- « Tu t'entends bien avec le fils Malefoy.

- Bien sur. C'est mon frère.

- Ton frère ?

- Quelques minutes – littéralement – avant ta mort, Lucius Malefoy m'a avoué qu'il était mon père.

- Par Merlin.

- Comme tu dis. (J'attrapais le petit sac contenant les affaires que Harry lui avait acheté). Je te montre la chambre d'amis ?

- Je te suis. »

Il devait sentir que je ne voulais pas m'étendre sur le sujet car il ne posa pas d'autres questions. Nous montâmes les escaliers jusqu'à la chambre se situant à côté de ce qui fut celle de ma mère. Je l'avais repeinte en crème et y avais mis des rideaux bleus et des meubles en bois bruts.

En réalité, j'avais complètement rénové la maison à la fin de la guerre, en grande partie pour m'occuper l'esprit quand je n'étais pas au Ministère à être formée.

Je posais le sac sur le lit et dis :

« Tu as une salle de bain privée juste là. (Je lui montrais une ouverture cachée par un rideau bleu roi). Tu as tous les produits nécessaires, mais si tu as besoin d'autre chose, n'hésite pas à me le dire j'irai en acheter.

Ça devrait aller, merci.

Les serviettes sont sous le lavabo. Tu n'as qu'à te servir. (Je fis un pas en arrière, vers la sortie). Je vais faire du café. Dans la cuisine. Si tu en veux. »

Je sortis avant qu'il ne me réponde et me donnais l'impression d'être une andouille.

Je me servis une grande tasse de café et savourais ma première gorgée.

Pour une raison inconnue, j'avais toujours préféré le café au thé. J'avais commencé à en boire à Poudlard, en quatrième année, quand je devais tenir éveillée pendant des nuits entières pour entrainer Harry aux épreuves du Tournoi des Trois Sorciers.

J'en étais à ma deuxième tasse quand Sirius apparut de l'autre côté du bar séparant ma cuisine du couloir séparant cette dernière de ma salle à manger.

Il portait un jean noir, avec un tee shirt à col en V gris – qui mettait ses yeux en valeur – et ses cheveux étaient encore un peu humides. Et il était pieds nus.

Par Merlin qu'il était sexy.

- « Du café ? lui proposais je en reprenant mes esprits.

- Volontiers. »

Je me rendis à la cafetière et lui remplis une grande tasse customisée avec le blason des Gryffondor. C'était Drago qui me les avait offerte pour un Noël. Ironiquement, j'avais eu la même idée et lui avais offert celles portant le blason des Serpentard. Nous adorions nos tasses.

Sirius sourit en voyant mes tasses et prit une gorgée. Il se détendit et demanda :

- « Quand je pourrais récupérer ma baguette ?

- Et bien, quand tu es mort, Harry a récupéré ta baguette. Elle était, comment dire… Brisée.

- Oh. (Il semblait complètement démoralisé).

- Mais nous pourrions allés au Chemin de Traverse cet après midi ? J'ai quelques achats à faire et nous pourrions faire un crochet chez Ollivander. Si tu veux.

- Bien sur.

- Avec l'aide de mon patron, Harry a fait en sorte que ton compte chez Gringotts te soit rendu.

- Quoi ? Il ne fallait pas, je me serai débrouillé

- Quoi qu'il en soit, c'est fait. Blaise Zabini a fait jouer ses contacts pour voir s'il ne pouvait pas récupérer la maison que tu possédais avant ton incarcération, mais sans succès. Je suis désolée.

- Ça ira. (Il me fixa). Vous semblez vous être rapprochés des Serpentard.

- Certains.

- Raconte moi.

- J'étais amie avec Pansy depuis le premier trajet dans le Poudlard Express. (Il écarquilla les yeux et je souris). Nous avions gardé ça secret, mais nous avons arrêté de nous parler en cinquième année. A cause d'Ombrage et tout ça. (Il hocha la tête). Mais après la mort de Dumbeldore, elle est revenue et nous nous sommes expliquées. J'ai réussi à la convaincre de rejoindre l'Ordre. (Il haussa les sourcils, étonné). Pendant que Harry, Hermione et Ron étaient partis, je me suis occupée de former les élèves avec Neville, Luna et Ginny. Pendant ce temps, Pansy essayait de recruter chez les Serpentard.

- C'était risqué.

- C'est ce que je pensais aussi, et je ne voulais pas qu'elle prenne de risques. Mais elle a quand même réussi à convaincre trois Serpentards. Blaise Zabini, Théodore Nott et Drago Malefoy.

- Elle a été plutôt productive.

- Plutôt. Après la guerre, Drago est venu vivre ici. Avec l'incarcération de ses parents et le Ministère qui a saisi tous ses biens, il était à la rue. C'était l'occasion pour nous d'apprendre à nous connaître comme frère et sœur.

- Ça a dut être compliqué au début.

- Oui. On a un sale caractère tous les deux. En tout cas, MacGonagall lui a offert l'ancien poste de Rogue et il l'a pris. C'est là qu'il a commencé à fréquenter Hermione qui avait reprit le poste de MacGonagall. Ils ont un petit garçon de quatre ans – Scorpius – et une petite fille de un an – Rose.

- Il est marié à Hermione Granger ? demanda-t-il, ne semblant pas y croire.

- Ils ne sont pas mariés.

- Sérieusement ?

- Oui. Ils sont très heureux comme ça. (Je me servis une autre tasse). Pansy a fait des études de journalisme et elle a bien accroché avec Ginny. Elles ont leur propre magasine de mode. Il cartonne. Et elle est mariée à Ron depuis sept ans et elle est enceinte de leur premier enfant.

- Et bien…

- Comme tu dis.

- J'étais persuadé que Ron et Hermione finiraient ensemble.

- C'est ce que tout le monde dit.

- Pas toi ?

- Non. Je les connais trop bien tous les deux. Et ça aurait été un peu comme je m'étais mariée à Harry. (Il grimaça). Exactement. Ils sont trop proches.

- Et Zabini et Nott.

- Théo a repris les entreprises de son père et a tout changé. Il est à fond dans la rénovation de Londres, surtout après la guerre, et dans la prise en charge des orphelins. Il a ouvert plusieurs orphelinats et il organise pleins de collectes de fond. Quant à Blaise, Drago lui a refilé les entreprises Malefoy. Il a agrandi le tout et il s'en sort plutôt bien. Surtout dans l'immobilier. Ce gars est un beau parleur.

- C'est bien que ces garçons vous aient trouvé.

- Je n'arrête pas de leur dire, mais ils ne veulent pas me croire. »

Sirius ricana et se mit à me dévisager, mal à l'aise.

Alors que ses yeux gris me détaillaient avec concentration, je me mis à me tortiller. L'avoir aussi prêt de moi me faisait me sentir comme lorsque j'avais quinze ans. Et mes hormones aussi d'ailleurs.

Avant que mon cerveau ne se déconnecte totalement et me fasse dire ou faire une bêtise, je posais nos tasses vides dans l'évier et dis :

- « On va au Chemin de Traverse ? »

-ooOoo-

Une heure plus tard, nous étions passés à Gringotts, avions fais mes achats et Sirius avait une nouvelle baguette.

Nous marchions dans l'allée commerçante, regardant les devantures quand mon compagnon reprit la parole.

- « Et toi ?

- Quoi moi ?

- Qu'est ce que tu deviens ?

- Oh, et bien je suis Langue de Plomb. J'adore mon boulot.

- Et tu as quelqu'un dans ta vie ?

- Non. (Je me mis à jouer avec mes cheveux). Enfin, j'ai eu des histoires, mais rien de concret.

- Pourquoi ?

- Je n'ai pas trouvé le bon. (Je ricanais). Ma vie me convient bien comme ça. Je passe beaucoup de temps avec les Weasley, avec mes amis et j'adore mon neveu et ma nièce. Même si Narcissa aimerait probablement bien que je disparaisse de la surface de la Terre.

- Narcissa a toujours été rancunière.

- Elle me hait. Viscéralement. »

Il ouvrit la bouche pour répondre quelque chose quand un Patronus apparut soudainement sous mon nez, me faisant sursauter.

C'était un Beagle, que je reconnus comme étant celui de Ron, avant même que la voix de ce dernier ne se fasse entendre.

- « Tu dois venir au Ministère. Tout de suite. C'est urgent. Salle des archives magiques. »

Son patronus s'évanouit et je me crispais.

Je me tournais vers Sirius pour m'excuser, mais il se contenta de prendre les sacs que je tenais et de dire :

- « Vas y. Je t'attends chez toi.

- Merci. »

Il me sourit et la seconde suivante, j'atterrissais au Ministère de la Magie.

-ooOoo-

Je marchais d'un pas actif pendant que je prenais la direction des archives magiques.

Les archives magiques étaient un lieu hautement sécurisé, et seule une poignée de personnes avait autorité pour s'y rendre. L'endroit contenait tous les objets magiques jugés dangereux retrouvés par les Aurors et les Langues de Plomb.

Néanmoins, les objets les plus sécurisés qui avaient été rangés là étaient les Horcruxes. Nous ne pouvions pas les garder à la vue de n'importe qui. Déjà, c'étaient des objets de très grandes valeurs de par leurs histoires, mais ils étaient encore imprégnés de magie noire.

Harry, Hermione, Ron et moi avions jugés qu'il était plus sage de confier les objets au Département des Mystères où ils seraient en sécurité. Ils avaient été entreposés aux archives magiques, derrière une vitre verrouillée à l'aide d'une serrure magique.

Je n'avais plus remis les pieds là bas depuis que nous avions emmené les Horcruxes.

Quand j'entrais enfin dans les archives, je me déplaçais entre les grandes étagères et finis par trouver Ron. Qui était accompagné de Douglas Carter et Kingsley Shakelbot.

Ce dernier était devenu Ministre par intérimaire le temps que la population sorcière se remette de la guerre et qu'un nouveau vote soit mis en place. Une fois que cela avait été le cas, il s'était à nouveau présenté et il avait été réélu. Il fallait dire qu'il était bon dans ce job là et les gens se sentaient en sécurité du fait qu'il avait été un Auror.

En le voyant, je compris à la manière dont il serrait les lèvres qu'il n'était pas content.

Quand j'arrivais à leur hauteur, je dis :

- « Monsieur le Ministre. Monsieur Carter. (Je fis un sourire à Ron). Weasley.

- Vous pouvez m'expliquer pourquoi je n'ai jamais été tenu au courant de l'existence de ces Horcruxes ? » demanda Kingsley, visiblement furax.

Ah, voilà le problème.

Quand nous avions confié les Horcruxes vides à Crispin Wallace – le précédent Directeur du Département des Mystères – nous avions demandé à ce que personne ne soit mis au courant de la nature exacte des objets, même le Ministre. Crispin Wallace avait accepté et quand il avait passé la main à Douglas Carter, je travaillais déjà au Département et je lui avais fais la même demande. Qu'il avait approuvé. Mais visiblement, le Ministre était maintenant au courant et il n'appréciait pas d'avoir été tenu dans l'ignorance depuis toutes ses années.

- « Ce n'est pas quelque chose dont on se vante de l'existence, dis je.

- Vous auriez du m'en parler quand vous les avez fais exposer ici.

- Ces objets sont dangereux Kingsley, intervint Ron. Nous pensions qu'il valait mieux qu'ils soient ici que sur notre cheminée.

- Ne faites pas les innocents tous les deux. Vous savez très bien ce que je veux dire.

- L'existence des Horcruxes ne doit pas s'ébruiter, dis je. Si un petit génie venait à apprendre que l'on pouvait déchirer son âme en deux, il pourrait avoir l'excellente idée de vouloir essayer. Aucun de nous ne voulait voir ça.

- Me le dire ne voulait pas dire en parler aux autres. (Il nous fusilla du regard, mais ni Ron ni moi ne nous sentions coupables). En tout état de cause, si je l'avais su, j'aurai pu mieux protéger les lieux et empêcher cela.

- Cela quoi ? demandais je.

- Vois par toi même. »

Le Ministre s'écarta pour me laisser voir la vitrine contenant les Horcruxes. A la différence qu'il n'y avait aucun Horcruxe. Même plus de vitrine à vrai dire, puisque celle ci avait été détruire. Ce qui n'était pas censé être possible. Nous l'avions tellement blindé de sortilèges de protection qu'elle était devenue indestructible. Enfin, c'était ce que je croyais.

Je fronçais les sourcils en m'approchant. Je tendis le bras et passais ma main là où aurait du se trouver la fameuse vitrine, comme pour vérifier qu'elle avait bien disparu et que ce n'était pas mon imagination qui me jouait des tours. Et ça aurait été un très mauvais tour.

Je me tournais vers les trois hommes présents et dis :

- « Comment c'est possible.

Aucune idée, répondit Ron. Mais personnellement, je ne crois pas que cela soit une coïncidence.

- Quoi ?

- Que les Horcruxes disparaissent quelques jours après le retour de Sirius.

- Tu crois que…

- Quelqu'un joue à une partie d'échec. Et nous en sommes les pions. (Je me mordis la lèvre inférieure). Reste juste à savoir quelle pièce on est tous. »

Voilà qui était fort rassurant.

-ooOoo-

Kingsley nous avait interdit d'en parler jusqu'à nouvel ordre.

En tant que Langue de Plomb, j'avais l'habitude de garder des secrets, mais je savais que cette situation ne plaisait pas à Ron qui avait tendance à tout – et quand je dis tout, c'est ABSOLUMENT tout – raconter à Pansy.

J'avais décidé d'accorder une soirée pour souffler à mon ami en invitant sa femme – et ma meilleure amie – à aller diner entre filles.

Depuis qu'elle était enceinte, je n'avais pas eu beaucoup d'occasion de passer du temps en tête à tête avec Pansy.

Nous avions décidé de nous rendre à ce nouveau restaurant qui venait d'ouvrir sur le Chemin de Traverse et qui avait récolté de très bonnes critiques.

Nous étions à peine assise qu'un serveur s'était déjà chargé de nous proposer un apéritif.

Je sirotais ma bierre au beurre, pendant que Pansy restait à l'eau, et ne pus m'empêcher de sourire en la voyant si rayonnante.

Je savais que ma meilleure amie rêvait d'avoir des enfants depuis toujours. Quand nous nous retrouvions en secret, elle me racontait comment elle voyait sa vie d'adulte, avec son mari et ses enfants. Evidemment, à l'époque, aucune de nous n'aurait pu imaginer que le mari en question serait Ron Weasley.

Ron et elle s'étaient mariés il y a six ans et ils n'allaient avoir leur premier enfant que maintenant. Ce n'était pas faute d'avoir essayé plus tôt. En réalité, durant la Grande Bataille de Poudlard, Pansy avait été blessée et la blessure s'était infectée. L'infection avait atteint ses cornes utérines, ce qui avait rendu sa capacité à tomber enceinte, plus que minime. Les médecins avaient essayé de la rassurer en lui disant qu'elle pourrait adopter, mais Pansy n'avait pas abandonné. Elle voulait tomber enceinte.

Cela n'avait pas toujours été facile, ni pour elle, ni pour Ron. Je ne calculais plus le nombre de fois où Pansy avait débarqué chez moi en pleurant parce qu'il venait de se passer un nouveau mois sans qu'elle ne tombe enceinte. Et Harry avait récupéré Ron dans le même état un nombre incalculable de fois. Mais nous étions leurs amis, et à chaque essai infructueux, nous les soutenions en les encourageant. Et un beau jour, ils étaient venus nous annoncer que Pansy était enceinte de trois mois. Ils avaient voulu attendre que le premier trimestre passe pour s'assurer que le bébé tienne. Ils avaient été tellement heureux que leur joie avait été contagieuse. A tel point que Ron avait même serré Drago dans ses bras.

Enceinte de cinq mois, Pansy était plus belle que jamais.

Elle posa son verre sur la table et me regarda sourire. Elle sourit aussi et dit :

- « Qu'est ce que tu as à sourire comme ça ?

- Rien. Je suis juste tellement contente que tu ais bientôt un bébé.

- Moi aussi. Mais je voulais juste… Tu es sur de ne pas être vexée que l'on choisisse Ginny comme marraine ? Je sais que…

- Que tu m'avais juré d'être la marraine de ton premier enfant. On avait douze ans Pansy.

- Mais ça compte pour moi.

- Ça compte pour moi aussi. Mais je ne suis pas vexée. J'ai déjà Rose. Je laisse Ginny jouer à la poupée avec ton bébé. »

Elle rit et prit une nouvelle gorgée.

Quand Pansy m'avait annoncé que Ron avait demandé à ce que Ginny soit la marraine du futur petit Hugo, elle avait eu peur que je le prenne mal à cause de cette promesse faite entre deux gamines de douze ans.

Je ne l'avais pas été.

Je savais que même si je n'avais pas de lien de sang avec Pansy, elle faisait autant partie de ma famille que Drago et que son bébé serait autant mon neveu que Scorpius ou Rose.

Par ailleurs, j'étais déjà la marraine de Rose.

Quand Drago était venu me demander d'être la marraine de sa fille, j'avais failli pleurer. Blaise était le parrain de Scorpius et j'avais vraiment pensé qu'ils demanderaient à Pansy ou Ron. Mais Hermione et lui avaient voulu que cela soit moi. J'avais été touchée que Drago me le demande. Nous avions mal commencé notre relation fraternelle, mais aujourd'hui, je ne pouvais plus imaginer ma vie sans lui.

Nous commandâmes notre plat et quand le serveur les déposa devant nous, Pansy passa à l'attaque.

- « Et avec Sirius alors ?

- Quoi avec Sirius ?

- Et bien, il vit chez toi depuis ce matin. Et cela fait plusieurs jours qu'il est là. Vous avez passé beaucoup de temps ensemble.

- Pas tant que cela.

- Arwen, ta magie a servi à le ramener. (Elle se pencha vers moi autant que son ventre et la table le lui permettaient). Tes sentiments ont du te revenir en pleine figure. »

J'ouvris la bouche pour répondre par la négative et la refermais presque immédiatement.

Pansy était au courant de mes sentiments pour Sirius. Je le lui avais avoué après la guerre, quand je faisais une sorte de dépression, un soir où elle était venue chez moi et où j'avais peut être un peu abusée du whisky pur feu.

En faite, pour être franche, j'avais abusé du whisky pur feu pendant plus d'une soirée. Peut être même que j'avais eu un problème avec l'alcool l'année qui avait suivi la fin de la guerre. Mais Drago et Pansy m'avaient forcé à m'en sortir.

Ça ne changeait rien au fait que je lui avais avoué que j'étais raide dingue de Sirius quand j'avais quinze ans.

- « Je crois, commençais je, que j'ai toujours des sentiments pour lui.

- Tu crois ?

- Je ne sais plus vraiment. Ma magie a permis de le ramener. Je n'arrive pas à comprendre ce que cela signifie.

- On ne parle pas de ce qui s'est passé au Ministère. On parle de toi et lui.

- Il n'y a pas de lui et moi. Il me prenait pour une gamine à l'époque. La copine de Harry un peu bizarre. Je ne vois pas pourquoi cela aurait changé.

- Peut être parce que tu as grandi ?

- Pour nous, c'était il y a douze ans. Mais pour lui, c'était il y à peine quelques jours !

- Je peux te garantir, dit elle en agitant sa fourchette en cercle vers moi comme pour m'englober, que tu ne ressembles plus à la gamine que tu étais à quinze ans.

- Qu'est ce que ça veut dire ?

- Ça veut dire que tes deux colocataires ont pointé le bout de leurs nez.

- Ils avaient déjà pointé le bout de leurs nez comme tu dis.

- Pas autant. (Elle avala une bouche de ses lasagnes végétariennes). Tu es une bombe Arwen. Et tu as pris de l'assurance en douze ans. Il va vite se rendre compte de la différence, crois moi. »

Et elle se concentra sur son assiette pendant que je la regardais. Je finis par pousser un petit soupir en levant les yeux au ciel.

Nous avions presque terminé quand une voix me fit sursauter.

- « Arwen Saint ? Mais quelle coïncidence !

- Est ce que c'est… ? demandais je à Pansy sans oser me retourner.

- Oui, me dit elle, comme si c'était la fin du monde. C'est elle.

- Par Merlin », eus je le temps de murmurer avant d'enfiler mon sourire de façade.

Que je perdis immédiatement quand quelqu'un me claqua une bise sur chaque jour, me noyant dans un parfum trop fort et qui me donnait envie d'éternuer.

Je levais les yeux vers elle en essayant de sourire.

- « Ca fait si longtemps, piailla – t – elle. Et par Merlin Parkinson…

- Weasley, grogna mon amie en planta rageusement sa fourchette dans ses lasagnes.

- Tu es énorme !

- Je suis enceinte.

- Oui j'avais remarqué. (Elle leva les yeux au ciel en riant et en se tapant la cuisse comme si Pansy avait fait un bonne blague). Et toi Arwen ? Comment tu vas ?

- Bien. (Ca allait encore mieux avant son arrivée).

- Génial. Il faudrait tellement que l'on se revoit tous ! Les héros de guerre.

- Il y avait le gala la semaine dernière, lui rappelais je.

- Oui, bien sur. Et toi Arwen ? (Bon sang elle allait me lâcher !). C'est pour quand le bébé ? Enfin, pour ça, il faudrait que tu ais un mec. Et les Malefoy, par les temps qui courent… »

Je crus que Pansy allait accoucher au milieu du restaurant, tellement elle sursauta fort. Cela faisait longtemps que l'on ne m'avait pas balancé que je ne valais rien parce que j'étais la fille d'un Mangemort, particulièrement celle de Lucius Malefoy.

En réalité, une seule personne semblait ravie de me le rappeler à chaque occasion. Que je lui ai sauvé la vie après la Grande Bataille de Poudlard en soignant des blessures qui auraient du la tuer ne semblait pas lui plaire. Même alors que nous avions partagé le même dortoir pendant toute notre scolarité à Poudlard.

Voyant que je la fusillais du regard en me concentrant sur le côté droit de son visage, elle se tendit. C'est là qu'elle avait récolté trois balafres qui auraient du la défigurer à vie, mais grâce à ma persévérance et les connaissances en potions de Drago, nous avions réussi à les faire complètement disparaître.

Elle tourna finalement les talons en crispant les poings.

- « Quelle connasse celle là. Vous lui avez sauvé la vie quand même. », dit Pansy.

Je ne répondis pas, mais je savais pourquoi elle nous détestait autant, Drago et moi.

Lavande Brown détestait avoir une dette de sorcier envers les deux enfants Malefoy. Et j'adorais le lui rappeler.

-ooOoo-

Cela faisait une semaine que Sirius était venu vivre chez moi. J'avais du mal à me faire à sa présence chez moi le soir. Pourtant, il faisait tout son possible pour que je ne sois pas dérangée par lui. D'ailleurs, la plupart du temps quand je rentrais à la maison, il m'avait préparé le diner.

Quand j'ouvris les yeux la huitième nuit, je me tournais vers le réveil pour voir l'heure. 2h30.

Toujours bien trop tôt.

Sachant que je serai incapable de me rendormir, je repoussais les couvertures et sortis de ma chambre.

Je me rendis dans la cuisine et allumais la cafetière. Pendant que le café coulait, j'attrapais le journal de la veille et me mis à le lire en diagonale. Ils parlaient encore du retour inattendu de Sirius, en revenant sur les événements qui avaient entrainé à son enfermement et comment il avait été réhabilité à titre posthume.

Bande de connards.

J'en étais à ma deuxième tasse de café quand j'entendis du bruit à l'étage. Une minute plus tard, Sirius apparut dans les escaliers, le visage chiffonné avec la trace de l'oreiller sur le côté droit de son visage. Il avait fait couper ses cheveux pendant la semaine et je devais avouer que cette nouvelle coupe lui allait à merveille. Ses cheveux sur les côtés et sur l'arrière étaient plus courts que ceux sur le dessus, leur donnant un style décoiffé en permanence. Il faisait encore plus jeune que ses trente sept ans.

Il fronça légèrement les sourcils en me voyant dans la cuisine et ses yeux descendirent sur moi, avisant ma tenue. Je rougis légèrement en me souvenant que je ne portais qu'un débardeur et une culotte, mais n'osais pas bouger. Il s'approcha du placard où je rangeais mes tasses et la remplit de café avant de venir s'asseoir à côté de moi. Il but une gorgée et dit :

- « Du mal à dormir ?

- Des insomnies, répondis je.

- Ça fait longtemps ?

- Dix ans. »

Il ne répondit rien.

Je lui avais donné des livres retraçant l'histoire de la guerre de sa mort jusqu'à notre victoire. Et il savait sans aucun doute que je ne dormais pas bien depuis la fin de la guerre.

Je refermais le journal et me concentrais sur ma tasse. Je pensais qu'il n'en reparlerait pas, mais il reprit la parole.

- « Qu'est ce que tu fais d'habitude ? Quand tu n'arrives pas à dormir.

Ca dépend. Je vais me balader dans Londres ou je rejoins Harry.

- Harry fait encore des insomnies ?

- Est ce que ça s'est déjà arrêté ? »

Je savais que ma voix était amère, mais je n'arrivais pas à faire autrement.

Je détestais la vie que nous avions. Je détestais que les gens nous ovationnent alors que je n'arrivais pas à laver le sang que j'avais sur les mains. Je savais que ce que nous avions fait été nécessaire, que l'on ne pouvait pas se battre dans une guerre sans faire des pertes dans le camp adverse, mais je détestais avoir été obligée de tuer des gens, aussi mauvais soient ils.

Je me levais pour me resservir un café quand un patronus apparut. Un faucon.

La voix de Douglas Carter résonna et je me figeais.

- « Godric's Hollow. Immédiatement. »

Je posais ma tasse dans l'évier et me précipitais dans les escaliers pour enfiler des vêtements. Un jean, un tee shirt, mes bottes et ma cape. Je m'attachais les cheveux en queue de cheval et redescendis aussi vite que j'étais montée.

Sirius était toujours au même endroit, fixant là où le faucon était apparut. Il tourna les yeux vers moi et dit :

- « Godric's Hollow ?

- Depuis la fin de la guerre, c'est devenue la deuxième ville entièrement sorcière. Il a du se passer quelque chose.

- Je peux…

- Non, l'interrompis je, sachant qu'il voulait m'accompagner. Je te tiens au courant. »

Je sortis de la maison et transplanais immédiatement après être sortie des barrières de protection entourant la maison.

J'atterris à la porte du cimetière et fus légèrement surpris de voir autant de monde dans les rues.

Certes, Godric's Hollow était devenue une ville entièrement sorcière depuis dix ans, mais elle restait quand même une petite ville dont les activités restaient discrètes. Autant de gens dans les rues à 4h du matin était assez inhabituel.

Je remontais la rue principale et me tendis en voyant où se trouvait le gros de l'attroupement.

La maison en ruine semblait littéralement vibrer de magie, ce qui n'était pas normal. La protection cacha l'état de la maison était toujours en place, même si aucun moldu ne passait par la ville, mais la protection semblait être défaillante, à cause des vagues de magie qui la percutaient à intervalle régulier.

Je m'approchais de mon patron et dis :

- « Qu'est ce qui se passe ?

- Aucune idée. Nous avons été appelé pour une activité magique inhabituelle et nous avons rappliqué immédiatement. (Il tourna la tête vers moi). C'est le même phénomène que le Voile.

- Vous pensez que…

- Je ne sais pas, finit il à ma place. Je pense juste que cela commence à devenir très inquiétant. »

La magie continuait de s'écraser contre la protection et alors que l'air chaud me balayait, j'entendis de l'agitation dans mon dos. Je me retournais pour voir Harry arriver, bousculant les membres du Ministère qui se mettaient sur son chemin, les cheveux complètement ébouriffés, les lunettes de travers, et totalement débraillés. Il arriva à ma hauteur et dit :

- « J'étais au cimetière quand j'ai vu du monde. (Il était venu voir les tombes de ses parents). Qu'est ce qui se passe ? »

J'ouvris la bouche pour lui répondre, mais au même moment, la barrière magique cachant l'état de la maison aux moldus s'écroula sous une poussée plus violente que les autres. La magie nous balaya littéralement et je m'écroulais au sol, manquant de peu de me cogner la tête contre l'une des dalles en pierre qui traçaient un chemin jusqu'à la porte.

Harry, qui avait réussi à se retenir, se redressa et se précipita vers la maison.

- « HARRY ! »

Je me redressais en continuant de l'appeler et me lançais à sa poursuite alors que l'on criait mon nom dans mon dos. J'entrais dans la maison et suivis mon ami que je vis disparaître à l'étage. Je montais les marches quatre à quatre et le retrouvais dans ce qui avait été sa chambre de bébé.

La magie était bien plus forte ici et je manquais de suffoquer tellement elle était lourde. Je vis Harry tendre la main vers son berceau, comme hypnotisé, et je me rappelais de la vision étrange que j'avais eu quand j'avais revu Sirius.

- « Harry, non ! »

Au moment où il posait ses doigts sur le bois du lit d'enfant, j'abattis ma main sur son épaule. J'eus la même sensation que quand j'avais touché l'arche, mais en moins forte, comme si je ne faisais que ressentir ce que Harry vivait.

Le Survivant finit par lâcher le berceau et il s'écroula. Je le rattrapais in extrémis et tombais à genoux sous son poids. Je posais sa tête sur mes genoux et repoussais les mèches de cheveux noires qui lui tombaient sur le front.

Il était brûlant, comme s'il avait de la fièvre et ma magie ne trouvait plus la sienne. Ses yeux étaient fermés et si je ne voyais pas sa poitrine se soulever, j'aurais pu penser qu'il était mort.

Il était vide. Exactement comme moi quand l'arche avait utilisé ma magie pour faire sortir Sirius.

Sauf que l'arche du Département des Mystères était un objet magique, alors que le berceau de Harry n'était rien d'autre qu'un berceau.

Je levais les yeux et les écarquillais en voyant une silhouette féminine juste devant moi.

Elle était très belle.

Elle était plus petite que moi, mince, avec de longs cheveux auburns et des yeux verts que je n'avais vu que sur une seule personne jusqu'à présent. Elle baissa ses yeux extraordinaires sur nous et ils se remplirent de larmes.

J'entendis du bruit dans mon dos et tournais juste assez la tête pour voir le sosie exact de Harry entrer dans la pièce en catastrophe. Il était suivi par une horde de Langue de Plomb, menée par mon supérieur.

Je relevais les yeux vers la femme, mais je remarquais un mouvement à gauche de mon champ de vision. Je tournais violement la tête et n'eus pas le temps de grimacer en entendant mes vertèbres craquer. Au moment où je posais les yeux sur elle, l'Ombre que j'avais vu dans mes visions posa sa main gantée sur mon front.

Je sentis mes yeux se révulser, entendis quelqu'un crier et ce fut le trou noir.

-ooOoo-

J'étais à nouveau pieds nus.

Franchement, si ces visions ne me foutaient pas autant la trouille, je me pencherais peut être sur la question de savoir pourquoi je n'avais jamais de chaussures.

Je n'eus pas besoin de prendre une minute pour reconnaître l'endroit où je me trouvais.

Le parc de Poudlard. La nuit de la Grande Bataille.

Je ravalais la bile qui me remontait le long de la gorge. Même alors que je semblais être dans du coton, en n'entendant et ne sentant rien, l'odeur de la mort et les gémissements d'agonie des blessés me parvenaient.

Le 2 mai 1998 avait été la pire journée de ma vie. Comme pour beaucoup d'autre.

Je m'avançais sur le champ de bataille, le traversant en ignorant les sorts qui fusaient à tout va.

J'avais déjà vécu tout ça. Hors de question de le revivre.

J'entrais dans le château et me dirigeais vers la Grande Salle qui avait été transformée en infirmerie et en morgue.

La souffrance semblait étouffante et omniprésente.

Les larmes me montèrent aux yeux, mais je serrais les paupières, ne voulant pas pleurer.

Mais quand je les rouvris, je vis Remus et Tonks se tenir la main, allongés sur le sol. Sauf qu'ils n'étaient pas morts. Leurs corps étaient figés, mais leurs yeux s'agitaient dans tous les sens.

Ils étaient stupéfixiés.

Un peu plus loin, je remarquais le corps de Fred. Les Weasley ne s'étaient pas encore réunis autour de lui.

Mais même de là où j'étais, je pouvais voir ses yeux tourner dans tous les sens.

Rogue était posé sur l'estrade où se trouvait habituellement la table des Professeurs et je ne me souvenais pas que nous l'avions installé là. Il venait juste de mourir et nous n'avions pas eu le temps de demander à quelqu'un de nous aider à le ramener ici.

Je fronçais les sourcils, n'y comprenant rien.

Je pivotais sur moi même, pour essayer de voir si d'autres corps étaient dans le même état qu'eux, mais je me retrouvais nez à nez avec l'Ombre.

Je fis un pas en arrière, légèrement surprise.

Je pouvais voir son sourire sous son capuchon.

Elle passa à côté de moi, et quand je voulus la retenir, je me rendis compte que j'étais comme pétrifiée, bloquée dans mon propre corps. Elle s'approcha de Fred, lui caressa les cheveux et la seconde suivante, il avait disparu. Elle rejoint ensuite Tonks et Remus et j'essayais de me débattre. Elle s'agenouilla à leurs côtés en levant son visage toujours dans l'ombre vers moi. Elle me sourit encore et murmura quelque chose que je ne compris pas.

Je la vis disparaître avec Tonks et Remus.

Je levais les yeux pour voir que le corps de Rogue avait disparu lui aussi.

Et je me mis à tomber. Quand je repris pieds avec la réalité, je n'eus pas le temps de voir où j'étais.

Ma tête cogna fortement contre le sol et je perdis connaissance.

-ooOoo-

Je sortis de mon inconscience, légèrement vaseuse.

Je bougeais un peu, essayant de voir où j'étais, mais un bandeau me cachait les yeux.

Je commençais à paniquer, quand j'entendis une voix familière – celle de Douglas Carter – juste à côté de moi.

- « Calmez vous Arwen, vous êtes en sécurité.

- Harry…

- Il va bien.

- L'Ombre…

- Quelle Ombre ?

- Celle qui a emmené Sirius. Et les Potter.

- Comment était elle ?

- Une Ombre. Elle bouge dans le temps. (Je me rendais bien compte que mon dialogue était complètement décousu, mais je n'arrivais pas à rassembler mes idées). Elle va en ramener d'autres.

- Qui ? (Je grognais, sombrant à nouveau dans l'inconscience). Qui va-t-elle ramener ? »

Mais je fus bien incapable de répondre, car je fus à nouveau engloutie.

-ooOoo-

Quand je revins à moi, je reconnus le plafond d'une chambre de St Mangouste.

Je portais une main à mon front en gémissant quand ma tête se mit à me lancer. Je sentis plus que je ne vis du mouvement à ma droite et je sursautais un peu en voyant quelqu'un se pencher au dessus de moi.

- « Chuuut. »

Des doigts me caressèrent le front et je reconnus le ton de la voix.

Drago.

Je me détendis et essayais de fixer mes yeux sur mon frère.

Son visage finit par devenir clair et il me sourit.

- « Salut Rayon de Soleil.

- Mmh.

- Comment tu te sens ?

- J'ai mal à la tête.

- Tu t'es fracturée le crâne. Les médecins étaient un peu inquiets comme tu ne te réveillais pas.

- Ça fait combien de temps que je suis ici ?

- Trois jours.

- J'ai l'impression que ça ne fait que trois minutes.

- Je suis content que tu sois réveillé. (Je le regardais plus attentivement et remarquais les cernes sous ses yeux gris. Il n'avait pas beaucoup dormi). J'étais mort d'inquiétude.

- Je suis désolée.

- Ne t'en fais pas. (Il me caressa les cheveux). Scorpius voulait venir te voir mais je ne voulais pas prendre de risque. Et Rose n'arrête pas de pleurer.

- Leur Tatie leur manque.

- Ma sœur m'a manqué aussi. »

Je lui souris et essayais de regrouper mes derniers souvenirs.

Godric's Hollow. La magie. Harry.

Par Merlin, Harry !

- « Comment va Harry ?

- Il va bien. Juste une petite baisse de magie. Il est déjà sorti. D'ailleurs, il ne devrait plus tarder à venir prendre ma place. »

Au moment où Drago finissait sa phrase, quelqu'un toqua à la porte.

Mon frère haussa un sourcil l'air de dire ''Qu'est ce que je t'avais dis'' et alla ouvrir la porte. Harry entra dans la pièce et serra la main de Drago avant de lever la tête vers moi. Pour voir que j'étais réveillée.

- « Arwen ! »

Il se précipita vers moi et j'acceptais son accolade avec joie.

J'étais contente de voir qu'il allait bien.

Je remarquais que Drago sortait discrètement de la pièce, nous laissant.

J'attrapais le visage de Harry entre mes mains et dis :

- « Comment tu te sens ?

- Fatigué. Mais pas pire que d'habitude. (Je ricanais). Et toi ?

- Une légère migraine. Mais rien de terrible. (Je le regardais dans les yeux). Ta magie…

- Oui. (Il s'assit sur le bord du lit). Tes collègues ont examiné le berceau et sont arrivés à la conclusion qu'il avait servi comme une sorte de catalyseur.

- Comme l'arche.

- Oui.

- Ils sont vraiment là alors ?

- Oui. (Il me regarda et je me rendis compte qu'il oscillait entre la joie et la peur). Arwen… Je suis heureux de les revoir tous les trois, mais… Qu'est ce qui se passe ?

- Je ne sais pas… Et entre nous, je crois que nous ne sommes pas au bout de nos peines. »

Sirius, James Potter, Lily Evans…

Tous revenus après que j'ai eu une vision d'eux être arrachés à leur mort par une Ombre étrange.

Et je venais de voir cette même Ombre prendre Remus, Tonks, Rogue et Fred.

Cela voulait dire que nous allions avoir quatre autres revenants. Et je n'étais pas sur que cela soit une si bonne chose.


Dans le prochain chapitre :Les Maraudeurs… Le père et la fille… La Malédiction des Saint… Nurmengard…

Note de l'auteure : Alooooooors ? Qu'est ce que vous en pensez ?

Laissez une review pour donner vos impressions et vos pronostics pour le prochain chapitre !

A très bientôt

Bye

Infos en plus : 15 pages ; 6759 mots