Disclaimer : L'Univers de Harry Potter ne m'appartient pas (malheureusement) sauf certains personnages et la majorité de l'histoire. Vous remarquerez surement au fil de la lecture certains passages qui sont tirés du livre, mais je le signalerai en début ou fin de chapitre ! Bonne lecture !


Chapitre 4

Le retour de James et Lily Potter avait été un événement que personne ne pouvait ignorer.

Si j'avais cru que le bazar médiatique autour de Sirius avait été un chouïa insistant, celui autour du couple Potter était carrément aberrent. Ils ne pouvaient pas mettre un orteil dehors que les journalistes rappliquaient, comme s'ils avaient un radar.

Même le Square Grimmauld, pourtant bien caché, ne suffisait pas à empêcher les journalistes de les retrouver.

Je vous donne en mille à qui on avait demandé de les héberger.

A croire que ma maison était devenue un refuge pour revenants.

Je ne dis pas que je n'étais pas heureuse de les rencontrer, mais j'aimais ma tranquillité plus que le reste.

De plus, cette histoire d'Ombre étrange n'arrêtait pas de me revenir à l'esprit.

Carter était venu me parler pendant mon séjour à l'hôpital et m'avait rappelé la conversation sans queue ni tête que nous avions eu alors que j'étais totalement dans le cirage. Je lui avais alors refait le récit de ce que j'avais vu, avec beaucoup moins d'incohérence.

Nous ne pouvions pas dire avec certitude ce qu'il se passait, mais nous étions tous d'accord à l'unanimité pour dire que quoi que ce soit c'était de la très ancienne et probablement très noire magie.

Kingsley avait accepté de faire mettre en place une surveillance discrète de la Grande Salle, là où Fred, Rogue, Tonks et Remus avaient été vu en dernier, en espérant prendre l'Ombre sur le fait et découvrir qui Elle était vraiment.

Je voulais savoir qui Elle était, et j'étais certaine que ce qu'Elle avait murmuré dans ma vision pourrait me mettre sur la piste. Mais j'étais parfaitement incapable de m'en souvenir.

-ooOoo-

Carter m'avait forcé à prendre des vacances. Il assurait que deux hospitalisations en moins d'un mois faisaient beaucoup, et que j'avais besoin de me reposer.

Quand j'avais fais mine de protester, il m'avait fait remarquer que cela faisait six ans que je travaillais au Département des Mystères et que je n'avais encore jamais pris mes semaines de vacances. Il m'avait alors conseillé d'en profiter.

Il m'avait forcé à les prendre. A TOUTES les prendre.

A cet instant, j'avais donc douze semaines de congés payés.

Certains auraient tué pour avoir douze semaines de congés payés. Sauf que travailler me permettait de ne pas laisser mon esprit divaguer.

Ça ne faisait qu'une semaine que j'étais en vacances et j'avais déjà l'impression que j'allais devenir folle. J'étais allée courir, j'avais fais le ménage et le rangement dans la maison, j'avais étudié le dossier sur la magie noire dont j'avais une copie, j'étais allée m'occuper de mes neveux.

Et je tournais en rond comme un lion en cage.

Je ne supportais pas de ne rien faire.

J'étais partie faire les boutiques avec Pansy pour continuer de préparer la venue de Hugo et quand je rentrais chez moi, je remarquais que mes casseroles semblaient préparer le diner. Et ça sentait super bon.

Ça ne sentait jamais aussi bon quand je cuisinais.

J'entrais dans ma cuisine en fronçant les sourcils et soulevais le couvercle de l'une des marmites pour voir ce qu'elle contenait.

Miam, de la soupe de poisson.

J'étais entrain de me demander si j'allais me laisser tenter à en gouter une petite goutte quand une voix retentit dans mon dos.

- « J'espère que ça ne te dérange pas ? »

Je fis un tel bon que je fus surprise de ne pas me cogner le crâne aux poutres du plafond. Je m'adossais au plan de travail de la cuisine en posant une main sur mon cœur et avisais Lily Potter qui se trouvait à l'entrée de ma cuisine, semblant se retenir de rire.

- « Je ne voulais pas te faire peur.

- Vous…, commençais je en essayant de reprendre mon souffle et la pointant d'un doigt en faisant un rond. Vous vous déplacez toujours aussi silencieusement ?

- Je pensais que tu m'avais entendu. (Elle laissa échapper un petit rire). Désolée de t'avoir effrayée.

- Je n'ai pas eu peur.

- Bien sur. (Elle me sourit et s'approcha de la marmite). J'espère que ça ne t'embête pas ?

- De quoi ?

- Que j'ai fais la cuisine. Tu as la générosité de nous accueillir chez toi alors je me suis dis que c'étais le moins que je puisse faire.

- Aucun souci. Et puis, si vous comptez sur moi pour faire la cuisine, vous finirez par dépérir. Je suis la pire cuisinière du monde.

- Je suis sur que tu exagères.

- Je vous garantie que non.

- Tu peux me tutoyer.

- Merci. »

Je sortis de la pièce et montais dans ma chambre.

J'avais un peu honte de l'admettre, mais je n'avais pas été la meilleure hôtesse du monde ces derniers jours, avec mon humeur maussade.

Je pris une longue douche et m'habillais, enfiler un jean et un tee shirt à manches longues, malgré la chaleur à l'extérieur.

Je venais de me tresser les cheveux quand je remarquais des journalistes un peu plus loin dans ma rue.

Ils ne pouvaient pas voir la maison puisqu'elle était toujours sous Fidelitas, mais apparemment, quelqu'un avait eu assez d'audace pour leur dire où elle se trouvait, approximativement.

Je n'avais pas la même réputation que Drago, qui avait joué de son ancienne réputation de Mangemort pour que personne ne l'emmerde, mais je n'étais pas aussi gentille que Hermione, chez qui les journalistes se précipitaient pour lui poser des questions pourtant très embarrassantes et fortement de mauvais goût. J'étais assez gentille pour que les journalistes ayant de vraies questions puissent venir me voir, mais juste assez intimidante pour que les vautours comme ceux se trouvant à proximité de MA maison n'aient pas envie de m'approcher.

Visiblement, ils avaient besoin que quelqu'un leur rappel que même si je n'avais pas été élevé par Lucius Malefoy, je n'étais pas si différente de Drago.

Je descendis les escaliers pour trouver Sirius et James, penchés à la fenêtre, regardant les journalistes qui essayaient de trouver la maison.

Ils se tournèrent vers moi en m'entendant et James dit :

- « Ils savent que nous sommes ici hein ?

- Ils le savent depuis le début. Mais ils ne vous trouveront pas.

- Comment ?

- La maison est sous Fidelitas. Et j'en suis la Gardienne. Je tiens à ma tranquillité d'esprit. Je ne veux pas d'eux sous ma fenêtre, à me photographier pendant que je prends mon café.

- Qu'est ce que l'on fait ? demanda Lily en sortant de la cuisine.

- Restez ici, je m'en occupe. »

Je passais dans le couloir menant au jardin se trouvant à l'arrière de la maison et une fois à l'extérieur, je retirais mes chaussures que je jetais à l'intérieur. Je pris une grande inspiration et me laissais submerger par la magie.

J'étais sur mes deux jambes et la seconde suivante, je tenais sur quatre pattes, m'ébrouant. Je longeais une baie vitrée et tournais la tête vers mon reflet. Je faisais la taille d'un petit poney. J'avais un pelage aussi blanc que la neige qui vient de tomber avec quelques poils noirs là où j'avais des cicatrices depuis la guerre. Je retroussais les babines, dévoilant mes dents. Je secouais la tête en poussant un petit grognement et me mis à trottiner pour faire le tour de la maison. Je passais à côté de la porte de la cuisine en me faisant la plus discrète possible. Je pris soin de contourner les journalistes pour me retrouver derrière eux, hors de leur champ de vision.

Je me mis à grogner, les poils sur mon dos se hérissant et mes babines retroussées sur mes crocs.

Une journaliste sursauta en se tournant vers moi. En me voyant, elle poussa un petit jappement et recula précipitamment, bousculant ses petits camarades. Pendant que certains l'injuriaient, d'autres me remarquèrent. Quand j'eus l'attention de tout le monde, je poussais un deuxième grognement, plus fort que la première fois. Ils reculèrent, mais se mirent véritablement à courir que quand je me mis à aboyer furieusement.

Il y eut quand même un petit malin qui s'attarda pour essayer de prendre des photos, mais je lui fonçais dessus, le bousculant juste assez pour qu'il fasse tomber son appareil photo qui alla se cracher sur le bitume. Il finit par prendre ses jambes à son cou et transplana au bout de la rue.

Je jetais un regard dédaigneux à l'appareil et dus me faire violence pour ne pas m'asseoir dessus, juste histoire de m'assurer qu'il était bel et bien cassé.

Je trottinais en direction de la maison et me dressais sur mes pattes arrières pour ouvrir la porte d'entrée. Je me glissais dans la maison et relevais ma tête pour voir mes trois invités me regarder avec des yeux écarquillés.

Je m'assis et pendant que je me redressais sur mon derrière de chien, je commençais à me transformer, reprenant ma forme humaine.

Je repoussais les cheveux qui me tombaient sur le visage et dis, d'un air détendu :

- « Le problème des journalistes est réglé. (Je soufflais et leur souris). Je boirais bien un café. »

Je me rendis dans la cuisine, ricanant de leurs têtes.

-ooOoo-

J'arrivais à dormir.

C'était assez inhabituel pour que cela valle la peine d'être souligné.

Evidemment, l'une des rares nuits où je dormais bien, il fallait que quelqu'un vienne me réveiller.

J'émergeais en sursaut pour voir un patronus au milieu de ma chambre. Une loutre flottant au dessus de mon lit.

Celui d'Hermione.

Voir des patronus débarquer chez moi commençait à devenir une habitude que je n'étais pas sur d'apprécier.

Je me frottais le visage, pour me tirer du sommeil et entendis la voix de mon amie, en provenance de la loutre.

- « Il faut que tu viennes à Poudlard. Tout de suite. »

La loutre roula sur elle même avant de disparaître. Je grognais en sortant de mon lit, maugréant contre les gens qui ne respectaient pas le sommeil des autres. Je me glissais dans mes vêtements et me fis un chignon rapide. J'arrivais devant la cuisine, en essayant de faire le moins de bruit possible. En vain.

« Où est ce que tu vas comme ça ? »

Je sursautais et tournais la tête pour voir que Sirius était assis à même le bar de ma cuisine, en train de boire du café.

- « Je dois aller à Poudlard. Hermione m'a demandé de venir de toute urgence.

- Tu veux un café ?

- En rentrant. Je reviens le plus vite possible. »

Suivant mon instinct, je m'approchais de lui, l'embrassais sur la joue et me précipitais hors de la maison avant de transplaner.

-ooOoo-

J'atterris devant le portail et vis qu'il y avait beaucoup d'agitation.

Je passais le portail et frissonnais un peu. Je n'étais jamais revenue à Poudlard depuis les enterrements. C'était comme si j'avais oublié tous les bons souvenirs que j'avais eu aux cours de mes années de scolarité pour ne me rappeler que les actes de guerres et les morts.

Le parc était plein d'agitation, mais j'avais l'impression d'être seule au monde, envahie par un silence assourdissant.

Je rejoignis Hermione qui était assise sur les marches à côtés de la Grande Salle. Elle était pâle, et Drago était allongé à même le sol un peu plus loin. Il avait les yeux fermés, était blême, mais sa poitrine bougeait signe qu'il respirait.

J'allais à la rencontre de mon amie et n'eus pas le temps de parler qu'elle se jetait dans mes bras. Je la serrais contre moi :

- « Hermione qu'est ce qui se passe ?

- Ca devient complètement surréaliste.

- Comment ça ? Quoi ? »

Elle pointa la Grande Salle du doigt et je me tournais vers la pièce où j'avais pris la presque totalité de mes repas durant mon adolescence. Il y avait une équipe médicale, agglutinée autour de quatre personnes. Quand je reconnus les quatre personnes, ce fut comme si les mots de l'Ombre me submergeaient d'un seul coup.

- « Vous n'échapperez pas à votre destin. »

-ooOoo-

J'étais appuyée contre le mur en face de la porte de la chambre d'hôpital où se trouvaient trois des revenants. Rogue avait été mis dans une chambre à part. J'avais croisé mes bras sur ma poitrine et ma jambe droite tressautée. J'étais nerveuse et inquiète.

J'étais heureuse de les revoir, bien sur. Mais j'étais surtout inquiète de ce que leur retour signifiée.

D'après ce que Hermione m'avait dit, le retour de ses quatre derniers revenants avaient été assez bruyants et même si le retour de personnes précédemment mortes étaient un secret de polichinelle, c'était assez surprenant de les voir revenir de ses propres yeux.

C'était Drago qui avait servi de catalyseur cette fois ci et il n'avait pas franchement apprécié la plaisanterie. Il était déjà ressorti, après avoir englouti des potions et une quantité astronomique de chocolat.

Un de mes collègues étaient allés chez moi pour chercher mes invités et je les attendais.

Les Weasley étaient arrivés une demi heure auparavant et les retrouvailles avec Fred avaient été émouvantes et arrosées de larmes. J'étais restée quelques minutes avec eux, pris Fred dans mes bras et les avais laissé entre eux, ne voulant pas m'imposer.

Ron était arrivé en catastrophe, accompagné de Pansy, et je n'avais jamais vu mon amie aussi nerveuse quand son mari l'avait officiellement présenté à son frère. J'avais pensé que le jumeau aurait des réticences, mais il avait serré la jeune femme dans ses bras en la félicitant pour le futur bébé et en lui demandant si elle était folle d'avoir épousée le plus jeune fils Weasley. C'est à ce moment là que j'avais réalisé à quel point l'humour des jumeaux m'avait manqué, même s'il m'avait parfois agacé durant ma jeunesse.

Harry était arrivé un peu après et était en ce moment même avec Tonks et Remus. Les yeux du Survivant s'étaient remplis de larmes et il les avait longuement serré dans ses bras.

J'avais fais de même avant qu'il n'arrive et je leur avais un peu parlé de Teddy, même si le plus à même de le faire était le parrain de ce dernier. J'avais d'ailleurs quitté la chambre quand Harry avait commencé à leur parler de leur fils.

Je me redressais quand je vis Richard O'Malley, l'un de mes collègues du Département des Mystères, arriver, suivi de James, Lily et Sirius. Il me regarda en roulant des yeux et je dis :

- « Qu'est ce qui a pris autant de temps ?

- Il m'a fallu vingt minutes pour les convaincre que je travaillais avec toi.

- Pourquoi ? (Richard portait l'uniforme des Langues de Plomb et ils m'avaient vu assez souvent habillée comme ça, même si j'étais officiellement en vacances. Les habitudes avaient la dent dure).

- Ils disaient que j'étais bien trop délicat.

- Délicat ? (Je vis James et Sirius ricaner derrière lui et Lily leur mit un coup de coude. Richard était un grand baraqué, qui était tout sauf délicat). Je vois. Ça ira Rick. Merci. »

Richard les fusilla du regard, surement pour faire bonne mesure, et partit. Je les regardais et vis que la situation les amusait beaucoup.

- « Vous avez fini de rire ? demandais je.

Il faut dire que c'était assez amusant, dit James.

- Si j'ai envoyé Rick vous chercher…

- Rick ? demanda Sirius en appuyant sur le diminutif.

- C'est que j'avais une bonne raison, continuais je en l'ignorant.

- Est ce que tout va bien ? demanda Lily. Tu n'es pas blessée ? Ou Harry ?

- Personne n'est blessé, la rassurais je, touchée malgré tout qu'elle s'inquiète pour moi. En réalité, c'est tout le contraire.

- Comment ça ? demanda James qui avait retrouvé son sérieux.

- Nous avons eu quatre retours.

Quatre retours ? dit Sirius. Tu veux dire, comme nous ?

- Oui, comme vous. Ça a eu lieu à Poudlard. Ce sont quatre personnes qui sont mortes durant la Grande Bataille de Poudlard. (Voyant James et Sirius froncer les sourcils, je levais les yeux au ciel. Je leur avais donné des livres, par Merlin !). Celle où Harry a vaincu Voldemort.

- Oh.

- Qui est ce ? demanda Lily en se tordant les doigts.

- Il y a Fred Weasley, l'un des fils d'Arthur et Molly Weasley.

- Ils doivent être si heureux, chuchota Lily.

- Ils le sont. Mais ce n'est pas pour lui que j'ai voulu que vous veniez.

- Pour qui. »

Je leur souris et m'approchais de la porte où je cognais deux fois dessus avec mon poing.

- « Harry ? Ils sont là ! »

J'entendis du bruit derrière la battant et la poignée s'abaissa pour que la porte s'ouvre. Seuls les yeux de Harry apparurent et je pouvais voir qu'il souriait. Je lui rendis son sourire et fis un mouvement de tête vers ses parents et son parrain.

- « Vous avez de la visite.

- Génial. »

Son sourire s'agrandit et il ouvrit la porte en grand. Je m'écartais pour laisser passer le trio pendant que Harry faisait de même de l'autre côté.

Je dois dire que quand James et Sirius aperçurent Remus, ce fut comme si Noël était arrivé avant l'heure. Ils se jetèrent dans les bras des uns et des autres en pleurant et je reculais encore. Quand James et Sirius lâchèrent Remus, ce fut au tour de Lily de le prendre dans ses bras. Pendant ce temps, Sirius prit la fille de sa cousine contre lui.

Je tournais les talons et les laissais entre eux.

Les Maraudeurs étaient réunis pour la première fois en vingt sept ans.

-ooOoo-

Voir toutes ces émotions me donna le cafard et j'avais besoin de voir ma famille.

Je transplanais devant chez Drago et Hermione. La porte d'entrée était ouverte et mon amie se tenait dans l'entrée, en tenant sa fille dans ses bras.

Quand elle me vit, la petite fille tendit ses petits bras potelés vers moi en babillant. Je la pris dans mes bras en enfouissant mon visage dans son cou, inspirant son odeur de bébé. Elle tira sur mes cheveux, enroulant une mèche autour de son poing. Ses cheveux bruns tout bouclés étaient doux et quand elle me regardait avec ses yeux gris, j'avais l'impression d'être la huitième merveille du monde.

Hermione pressa mon épaule et reprit sa fille.

- « Drago est dans son bureau.

- Merci Hermione. »

J'entrais dans la maison et montais les escaliers pour me rendre dans le bureau de mon frère. Je toquais à la porte et l'ouvris tout de suite après.

Drago était devant son bureau, appuyé dessus, comme s'il m'attendait. Quand il me vit, il tendit les bras vers moi et je me précipitais contre lui. Je refermais mes bras autour de lui et enfouis mon visage dans son cou, comme je l'avais fais avec sa fille, sauf que cette fois ci, c'était lui qui me tenait.

Et c'était agréable, pour une fois, d'être soutenue.

Il me caressa les cheveux et je reniflais.

- « Ma mère me manque Dray.

- Je sais Chérie. »

Il me frotta le dos et je serrais les doigts sur sa chemise en fermant les yeux. Je finis par m'écarter et il caressa mon visage.

J'essuyais mon nez sur la manche de mon tee shirt à manches longues quand la porte s'ouvrit et que l'homme qui avait participé à notre conception entra dans le bureau sans frapper.

Je me redressais, mon dos se raidissant et je m'écartais de mon frère pour m'appuyer contre le bureau à côté de lui. Je refermais mes doigts sur le rebord du meuble et attendis. Drago fut le premier à prendre la parole :

- « Il ne me semble pas t'avoir invité à rentrer.

- Ta femme (Je pouvais entendre la désapprobation dans sa voix) m'a dit où est ce que je pouvais te trouver.

- Mais tu pouvais toujours frapper à la porte.

- Je ne pensais pas que tu aurais de la compagnie.

- J'allais partir, dis je en me redressant. Merci Drago.

- Tu n'es pas obligée de partir Arwen, dit mon frère.

- J'ai des choses à faire. »

J'allais sortir de la pièce, mais Lucius enroula ses doigts autour de mon poignet, m'empêchant d'avancer. Je baissais les yeux sur sa main et relevais la tête vers lui pour le fusiller du regard.

- « J'aimerai te parler Arwen.

- Je n'ai rien à te dire.

- S'il te plait.

- Je vous laisse, dit Drago en sortant de son propre bureau.

- Dray ! m'exclamais je mais il était déjà parti. Lâche moi. (Je retirais mon bras en grognant). Qu'est ce que tu veux ?

- Je te l'ai dis, je veux juste te parler.

- Et je t'ai répondu, je n'ai rien à te dire.

- Je n'en ai pas pour longtemps. Et tu n'auras pas besoin de parler, juste de m'écouter.

- Cinq minutes, cédais je. Je t'accorde cinq minutes. »

Mon père – Merlin j'avais envie de vomir – me sourit comme s'il avait gagné à la loterie.

J'avais accepté de l'écouter et, entre nous, je n'étais pas sur que ça soit ma meilleure idée.

-ooOoo-

Nous nous étions rendus sur le Chemin de Traverse, au Chaudron Baveur. Je n'avais pas voulu que l'on aille chez moi, pour éviter d'avoir à lui donner mon adresse.

Je n'avais vraiment pas envie de le voir débarquer à tout va comme s'il était chez lui, comme il le faisait chez Drago et Hermione.

J'avais commandé un café et attendis qu'il prenne la parole. Il était celui qui voulait parler, pas moi.

- « J'ai entendu dire que tu étais sur l'affaire des Revenants.

- Je n'ai pas le droit d'en parler. Et je suis en vacances.

- Oh vraiment ?

- Oui.

- Comment ils vont ?

- Bien. (Je bus une gorgée de mon café). Mais ce n'est pas d'eux dont tu voulais me parler, si ?

- Non. C'est de ta mère.

- Ecoute, je ne veux pas savoir comment vous avez fini par être ensemble alors que tu étais marié à une autre. Ça ne m'intéresse pas.

- Ce n'est pas d'elle précisément. C'est plutôt de ta famille maternelle dont je veux parler.

- Maman refusait de m'en parler, alors pourquoi elle t'en aurait parlé à toi ?

- Nous étions amis avant d'être… amants.

- Et alors ?

- Elle ne t'a rien dit sur ses parents ou ses grands parents ?

- Non. Je ne savais même pas qui était mon père avant que Bellatrix ne me l'annonce avec tant de tact au Ministère il y a douze ans. (Il grimaça). Alors ?

- Ton arrière grand mère, Rosalie Saint, était américaine. Elle a déménagé en Angleterre après la naissance de sa fille. Elle pensait que c'était le meilleur endroit pour cacher sa fille.

- La cacher de qui ?

- Des autorités.

- Pourquoi voulait elle cacher sa fille des autorités ? (Il commençait à m'intéresser).

- Parce qu'elle avait épousé le mauvais homme. Le père de sa fille était un sorcier recherché par les autorités sorcières du monde entier.

- Du monde entier ? Carrément ?

- Oui. Tu connais un peu ton histoire en matière de mages noirs ?

- La magie noire était le sujet de ma thèse. Evidemment que je la connais.

- Rosalie travaillait au Ministère de la Magie Américain, à New York, le MACUSA. Elle y a rencontré un homme, un auror. Sauf que cet homme n'était pas vraiment un Auror. C'était Grindelwald.

- On parle bien de Gellert Grindelwald ? Le vieil ami de Dumbeldore ?

- Lui même. Quand Dumbeldore est venu à New York en personne pour le trouver, il a pris la fuite et il s'est caché. Rosalie a donné son nom à sa fille et elle est elle même partie en Angleterre en espérant que personne ne ferait le lien entre elle et Grindelwald.

- Tu veux dire que je suis l'arrière petite fille de Grindelwald ?

- Pas seulement.

- Parce que ce n'est pas le pire ?

- Pas exactement.

- Qu'est ce qui peut être pire ?

- Lilith, ta grand mère, a grandi en Angleterre et elle a fait ses études à Poudlard, à Serdaigle. Elle a toujours ignoré de qui elle était la fille. C'est son fiancé qui a fini par le lui dire. Elle en a énormément voulu à sa mère et elle a coupé les ponts avec elle. Rosalie a été tuée juste un peu après.

- Sérieusement ?

- Oui. Lilith a toujours cru que son fiancé, devenu son mari, était un homme bien. En réalité, il lui avait menti sur son identité et quand il le lui a avoué, elle était déjà enceinte de ta mère. Quand Selena avait cinq ans, Lilith a tenté de s'enfuir avec sa fille. Elle a tout juste eu le temps de la confier à Dumbeldore. (Il m'observa de ses yeux gris). Tu savais que ta mère avait été élevée par Dumbeldore ?

- Il a laissé échapper l'information quand Maman a disparu et qu'il m'a confié aux Weasley après avoir obtenu ma tutelle.

- Bien. (Il prit une gorgée de son thé). Lilith a été tuée par son mari après qu'elle ait mis Selena en sécurité.

- Par son mari ?

- Oui. Il s'était avéré qu'il était celui qui avait tué Rosalie Saint quand elle avait essayé de prévenir sa fille contre lui.

- C'était qui Lui ?

- Tu le sais très bien.

- Je ne te le demanderai pas si je le savais.

- Sans le savoir, Lilith avait épousé Tom Jedusor. »

Ok, je ne m'attendais pas à ça.

C'était complètement surréaliste. Grindelwald était mon arrière grand père et Voldemort mon grand père. Et cerise sur le gâteau, j'étais la fille d'un Mangemort.

Je déglutis, essayant de ne pas m'enfuir en hurlant.

- « Comment elle a su tout ça ? demandais – je. Elle n'avait que cinq ans quand sa mère est morte.

- C'est Dumbeldore qui lui en a parlé, quand elle a eut dix sept ans. Il devait juger qu'elle était assez vieille pour comprendre.

- Pourquoi il ne m'en a jamais parlé ?

- Il devait attendre ta majorité.

- Il savait qu'il allait mourir. (Il fronça les sourcils). Quand Drago a eu la Marque et qu'il a eut pour mission de tuer Dumbeldore. (Je le fusillais du regard, le jugeant responsable de tout ça). Dumbeldore savait déjà qu'il allait mourir. Il était en sursit. Il en avait pour un an tout au plus. Et c'était au début de l'année scolaire. Il savait qu'il ne pourrait pas me le dire à mes dix sept ans, alors pourquoi il n'a rien dit ?

- Entre nous, je ne crois pas que quelqu'un pourrait se vanter de connaître toutes les pensées de cet homme. Lui seul aurait pu te répondre.

- Alors, quand Maman a disparu, c'était parce qu'elle était Sa fille ?

- Oui. Elle est restée cachée pendant des années. Je ne suis même pas sur que son véritable nom soit Selena. Je crois qu'elle m'a dit que ses parents l'avaient appelé Eden mais que Dumbeldore lui avait changé son prénom.

-Saint est un nom courant.

Oui. C'est quand Il t'a vu dans l'esprit de Potter qu'Il a compris. Hormis tes cheveux, tu ressembles trait pour trait à ta mère. Il a compris que tu étais sa fille et après quelques recherches, Il a fini par la retrouver.

- Pourquoi tu n'as rien fait ?

- Personne ne savait que nous avions eu une liaison et surtout pas Lui. Il m'aurait tué pour avoir osé poser les mains sur Sa fille.

- Alors tu as fait preuve d'un grand courage et tu n'as rien dit.

- Je devais aussi penser à Drago, Arwen. Que crois tu qu'Il aurait fait en apprenant que j'avais eu un enfant avec Sa fille. Un enfant illégitime. Il m'aurait tué et il aurait tué ton frère.

- Il l'a tué ?

- Je ne crois pas.

- Quoi ?

- Il l'a cherché pendant trente et un ans Arwen. Il ne l'aurait pas tué.

- Alors où était elle ? Il n'a pas pu la cacher au Manoir Malefoy. J'ai supervisé les fouilles et la saisie de la maison. Si elle y était, je l'aurai trouvé.

- Tu es celle qui a retiré la maison à Drago et Narcissa ?

- Evidemment que c'est moi. De toute façon, toi et Narcissa étiez en prison et Drago n'en voulait plus.

- Il n'en voulait plus ?

- La n'est pas la question. (Je claquais des doigts sous son nez). Ma mère, Malefoy. Elle est où ?

- Peut être au Manoir Jedusor.

- Celui qui avait appartenu aux moldus ? (Il hocha la tête). Non. Ron s'est occupé de ça et il n'y avait rien. C'est ailleurs.

- Vous avez fouillé Nurmengard ?

- Nurmengard ? La prison de Grindelwald ?

- Oui. Celle là même où Dumbeldore l'a jeté après l'avoir attrapé.

- Pourquoi on serait allé à Nurmengard ? Voldemort n'y a jamais foutu les pieds.

- Erreur. Il y est allé pour tuer Grindelwald. Et j'ai entendu Bellatrix ricaner en disant qu'il y avait jeté quelqu'un d'autre. Je n'étais déjà pas très apprécié et…

- Quelle surprise, dis je ironiquement.

- Et je n'ai rien pu savoir, continua-t-il en me fusillant du regard.

- Donc, tu penses que ça pourrait être elle ?

- Ça ne coute rien d'aller vérifier.

- Je n'irai pas avec toi.

- Je t'ai raconté la Malédiction et…

- La Malédiction ? Quelle Malédiction ?

- Selena était persuadée que les femmes de votre famille étaient maudites et qu'elles étaient condamnées à ne choisir que des hommes mauvais pour elles.

- Tu m'en diras tant, dis je en le fixant et en haussant un sourcil. Ça ne change rien au fait que je ne te fais pas confiance et que je n'irai pas à Nurmengard avec toi comme seul renfort. »

Je finis mon café et sortis du Chaudron Baveur sans un mot de plus et lui laissant le plaisir de payer.

Il fallait que j'aille à Nurmengard.

Mais avant ça, je devais trouver quelqu'un pour m'accompagner.

-ooOoo-

La première personne à qui je pensais fut mon frère. Mais même s'il allait mieux, il avait été vidé de sa magie et je n'allais pas lui imposer un transplanage.

Je me rendis donc à l'hôpital où je savais que je trouverai Harry. Ce dernier était dans la chambre de Remus et Tonks, entouré de ses parents et de son parrain.

Adromeda Tonks était arrivée avec Teddy et ce dernier faisait connaissance avec ses parents.

Quand le garçon me vit, ses cheveux devinrent rose bonbon et il me fonça dessus :

- « Arwen ! »

J'eus tout juste le temps de bien planter mes pieds dans le sol avant qu'il ne me saute dans les bras, ses bras autour de mon cou et ses jambes autour de ma taille. Je refermais ma prise sur lui et l'embrassais sur les joues.

« Salut Citrouille.

Je ne suis plus une citrouille.

Peut être, mais tu seras toujours la mienne. (Il rit). Comment ça va ?

Mon papa et ma maman sont revenus.

Je sais. Tu es content ? »

Il hocha la tête avec force et je souris en le reposant au sol. Il retourna auprès de ses parents et je remarquais que Sirius me fixait. Je lui fis un sourire un peu crispé et me tournais vers Harry.

- « Harry, je peux te parler ?

- Bien sur. (Il me suivit dans le couloir). Tout va bien ?

- Je ne sais pas.

- Qu'est ce qui se passe ?

- J'ai parlé avec Lucius.

- Qu'est ce qu'il t'a dit ?

- Il m'a parlé de ma mère. Et de ma famille maternelle.

- Et ?

- Ma mère était la petite fille de Grindelwald.

- Sérieux ?

- Oui. Et elle serait aussi la fille de… De Jedusor.

- Attends… Jedusor a été marié ?

- Oui. A Lilith Saint. Qui était elle même la fille de Grindelwald.

- C'est complètement surréaliste.

- Je sais. (Je le regardais, la panique me prenant aux tripes). Harry, qu'est ce que ça fait de moi ?

- Ça fait de toi rien d'autre qu'Arwen. (Il posa les mains sur mes épaules et me regarda dans les yeux). Nous ne sommes pas définis par nos parents.

- Tu reprends mes propres mots ?

- Evidemment ! C'est ce que tu as dis à Pansy puis à Drago et tu avais entièrement raison.

- Mais peut être que…

- Que quoi ?

- Et si le fait d'être la dernière descendante de deux des plus grands mages noirs et d'être la fille d'un Mangemort était la raison pour laquelle ma magie est si…

- Instable ?

- Dangereuse.

- Tu n'es pas dangereuse. Et si c'est la raison pour laquelle tu es capable de faire ce que tu fais, alors nous trouverons une solution. Il y a toujours une solution. »

Je posais mon front sur son épaule, heureuse de l'avoir à mes côtés malgré le fait que je vienne de lui apprendre que j'étais la petite fille de son ennemi mortel.

Je sentis ses épaules vibrer et compris qu'il riait.

- « Qu'est ce qu'il y a de si drôle ? demandais je sans relever la tête.

- Le dernier descendant de Gryffondor meilleur ami avec la dernière descendante de Serpentard. Je trouve ça plutôt ironique. »

Je relevais la tête en souriant et repoussais la mèche qui me tombait sur le front. Quand il eut fini de rire, je carrais les épaules et lui parlais de mon projet :

- « Malefoy m'a aussi dit qu'il était possible que ma mère soit toujours en vie.

- Comment ?

- Et bien, Voldemort l'aurait retrouvé en m'apercevant dans ton esprit. Il a compris que j'étais la fille de Sa fille et Il a remonté la piste. Ça faisait trente et un ans qu'Il l'a cherché alors Il a sauté sur l'occasion.

- C'est bien Son genre. Même s'il faudra que tu m'expliques pourquoi Il l'a cherché pendant trente et un ans.

- Plus tard. (J'agitais les mains). Il m'a aussi dit que Bellatrix disait qu'Il avait jeté quelqu'un à Nurmengard.

- Nurmengard ? C'est quoi ça ?

- Par Merlin Harry, tu ne sais pas ce qu'est Nurmengard ?!

- Je devrais ?

- C'est la prison perso de Grindelwald. (Voyant qu'il ne saisissait pas, je complétais). C'est là qu'il a jeté tous ses opposants. (Toujours son air perdu). Là où Dumbeldore l'a jeté quand il l'a attrapé.

- Ah mais oui ! (Il se tapa le front avec la paume de sa main). Je l'ai lu dans Vie et Mensonges d'Albus Dumbeldore.

- Tu as lu ce torchon ?

- Pendant la chasse aux Horcruxes. Mais tu crois que ta mère pourrait y être ? Aux dernières nouvelles, Voldemort n'y est jamais allé.

- Bien sur que si. Et tu l'y as même vu.

- Quand ?

- Quand il a tué Grindelwald espèce de babouin.

- Laisse les babouins tranquilles. C'était Nurmengard ?

- Oui !

- Mais si ta mère y est, ça fait treize ans Arwen.

- Grindelwald y était enfermé depuis 1945 quand Voldemort l'a tué en 1998. S'il a survécu pendant cinquante trois ans, ma mère peut avoir survécu treize ans.

- Qu'est ce que tu veux faire ?

- Je veux aller à Nurmengard. Je veux savoir.

- Alors allons y.

- Tu es prêt à m'accompagner ?

- Bien sur ! Comme si j'allais te laisser tomber ! On y va. »

Je n'eus pas le temps d'ajouter quoi que ce soit qu'il m'avait attrapé le bras pour me tirer derrière lui.

Je souris, vraiment heureuse d'avoir des amis comme lui.

Maintenant, direction Nurmengard.

En espérant que ma mère y était et qu'elle était toujours en vie.

-ooOoo-

Nous avions du nous rendre au Ministère pour obtenir un Portoloin, puisqu'aucun de nous ne connaissait la localisation de la prison, qui se trouvait en Allemagne.

Une fois le Portoloin – une vieille théière ébréchée – en notre possession, nous eûmes à peine le temps de prendre une inspiration que nous étions emmenés.

La chute fut rude, et j'atterris à plat ventre. L'impact me coupa la respiration. Je roulais sur le dos et mis une bonne minute à retrouver mon souffle. Je vis Harry se hisser sur un rocher en se tenant les côtes.

Je me redressais à mon tour pour voir que nous étions sur une petite île, entourée d'une mer déchainée. Les vagues montaient tellement haut que je recevais des gerbes d'eau glaciale. En plus de ça, il faisait froid et le ciel était chargé de lourds nuages d'orage.

Entre nous, je ne viendrai pas passer mes vacances ici, même si on me payait.

Je ne voyais pas vraiment comment on pouvait dire que la prison se trouvait en Allemagne, mais je ne faisais pas dans la géographie internationale.

Je me remis debout avec l'aide de Harry et nous prîmes la direction de la prison en silence. La porte d'entrée était déglinguée. Visiblement l'Allemagne avait accepté de prendre en charge la prison, mais à condition de ne pas avoir à débourser trop d'argent. Le Gouvernement devait se contenter de fournir les repas.

Les repas, mais pas des gardes.

Les couloirs et les bureaux étaient lugubres et vides. Il faisait tellement froid que je frissonnais malgré ma cape.

Je jetais un coup d'œil à Harry qui regardait dans les cellules, essayant de cacher son dégout.

J'avais moi même du mal à retenir les hauts le cœur qui me prenaient à la gorge tellement l'odeur était nauséabonde.

- « Arwen. »

Harry avait chuchoté et quand je me retournais, je vis qu'il avait tourné dans un couloir presque camouflé.

Je le rejoignis devant une cellule vide.

Il poussa la porte après y avoir donné une secousse et entra dans la cellule pour me montrer le prénom qui avait été gravé sur le mur décrépi, surement avec des ongles.

Gellert Grindelwald.

Je levais les yeux vers mon ami et dis :

- « C'est ici qu'il a passé les cinquante trois dernières années de sa vie.

- Je n'irai pas jusqu'à dire que je le plains, mais ce n'est franchement pas un endroit que je mettrais sur ma top liste des lieux où mourir.

- Tu as une liste de lieux où mourir ?

- Après avoir failli mourir à Poudlard, je l'en ai définitivement retiré.

- Tu es trop bizarre parfois. »

Il ricana pendant que je sortais de la cellule et m'approchais de la cellule en face.

Au premier regard, je crus qu'elle était vide. Mais alors que j'allais continuer mon chemin, j'aperçus du mouvement dans l'ombre. Je me tendis et m'approchais des barreaux pour essayer de mieux voir.

Je sentais Harry dans mon dos.

J'enroulais mes doigts autour des barreaux rouillés et je crus que mes poumons venaient d'être écrasés quand la silhouette sortit de l'ombre, tenant difficilement debout.

C'était une femme, et elle ne tenait sur ses jambes que parce qu'elle s'agrippait au mur. Ses cheveux étaient noirs, très longs et c'était un véritable sac de nœuds. Elle portait une espèce de robe crasseuse qui ressemblait plutôt à un rideau. Elle était si maigre que je n'aurais pas été étonnée si nous pouvions voir ses organes sous sa peau, en transparence. Son visage était si émacié que ses yeux sombres semblaient sortir de leurs orbites, mais ils continuaient de briller.

Même si elle était maladivement maigre, je l'aurai reconnu les yeux fermés.

- « Maman. »

Je sentis Harry se tendre dans mon dos.

Je m'excitais sur la porte, essayant de l'ouvrir, mais il semblait que mes forces m'avaient abandonné. Harry me poussa et donna un grand coup d'épaule dans la porte, qui s'ouvrit brusquement.

Je me précipitais dans la cellule et arrivais juste à temps pour la rattraper alors que ses jambes cédaient sous elle. Je me glissais à genoux sur le sol, soutenant sa tête, pendant que Harry envoyait un message avec son patronus pour obtenir de l'aide.

Je repoussais ses cheveux, découvrant son visage. Sa peau avait la même texture que le parchemin et j'avais l'impression qu'elle se déchirerait si je la touchais.

Elle leva une main jusqu'à mon visage et je retins la bile qui me montait dans la gorge quand son odeur me parvint.

- « Arwen.

- Chut, ne parle pas. (Je sentais les larmes couler sur mes joues pendant que Harry nous rejoignait).

- J'ai prévenu le Ministère et St Mangouste. L'hôpital envoie immédiatement des médicomages et Kingsley contacte le Ministère Allemand. Il a deux mots à leur dire.

- Tu es… (Ma mère toussa). Tu es Harry.

- Oui, Madame Saint. Je suis Harry.

- Vous m'avez trouvé.

- Toujours Maman. (Je lui souris à travers mes larmes). Et je ne te laisserai plus jamais partir. »

Elle me sourit et laissa retomber sa main sur son ventre.

Je ne la lâchais pas des yeux, même quand les médicomages arrivèrent pour la prendre en charge.

J'avais retrouvé ma mère.

Je n'arrivais pas à y croire.


Dans le prochain chapitre : Les deux Lions et le Serpent… Le Cerf, le Loup et le Chien… Les cauchemars… Premier baiser…

Note de l'auteure : alors voilà. Arwen a retrouvé sa mère.

J'ai eu énormément de mal à l'écrire, parce que je voulais faire une description le plus détaillée possible de l'état physique de Selena Saint.

J'espère que vous avez apprécié et laissez votre avis dans le carré en bas de la page !

Merci à tous !

A très bientôt

Bye

Note de l'auteur 2 : Je tiens à rappeler que les reviews sont le seul salaire des écrivains sur . Pour pouvoir savoir si vous avez appréciez, il serait très apprécié, et sympathique, de laisser votre avis en bas de page, qu'il soit positif ou négatif. Tous les avis se valent et je les accepte tous.

Merci

Bye

Infos en plus : 15 pages ; 6856 mots