Disclaimer : L'Univers de Harry Potter ne m'appartient pas (malheureusement) sauf certains personnages et la majorité de l'histoire. Vous remarquerez surement au fil de la lecture certains passages qui sont tirés du livre, mais je le signalerai en début ou fin de chapitre ! Bonne lecture !


Chapitre 6

Depuis ce premier baiser, j'avoue avoir cherché à éviter Sirius.

Je sais que cela pouvait sembler contradictoire, quand on savait que j'étais amoureuse de lui depuis mes quinze ans et que je pensais que je ne pourrais jamais l'embrasser puisqu'il était mort.

Ce retour à la vie était une opportunité en or et j'aurai du sauter sur l'occasion de savourer chaque instant à ses côtés, dans le cas où quelqu'un trouverait un moyen de tout remettre dans l'ordre, si jamais cela était possible.

Mais ce n'était pas du tout ce que je faisais.

Les dernières semaines avaient été éprouvantes, tant physiquement que mentalement.

J'avais du laisser ma blessure causée lors de mon combat contre Lunard cicatriser naturellement car c'était une blessure faite par une créature magique. La douleur avait été sourde – sans être insoutenable – mais elle m'empêchait de faire certaines choses qui peuplaient pourtant mon quotidien.

Comme lever le bras pour attraper une tasse pour boire mon café.

Quant au mental, j'avais du faire preuve de tout mon sang froid pour ne pas me précipiter au Square Grimmauld et voir Sirius.

Au bout d'une semaine de supplice – et alors que j'allais céder – Merlin m'avait donné une bonne excuse pour ne pas quitter la maison.

Lucius Malefoy s'était pointé devant mon terrain et avait décrété qu'il ne bougerait pas tant qu'il n'aurait pas vu ma mère.

Personnellement, je l'aurai volontiers laissé moisir dehors, mais Maman m'avait supplié de le laisser entrer, en me jurant qu'il n'envahirait pas notre vie.

Mon cul, oui. Il était chez moi tous les jours entre quatorze et dix sept heures.

Les voir ensemble m'avait conforté dans l'idée que Sirius et moi n'était pas une bonne idée, malgré mes sentiments pour lui.

Il avait beau être le seul homme avec lequel je m'étais imaginée faire ma vie et j'avais beau être folle amoureuse de lui, je me faisais doucement à l'idée que je finirais ma vie seule.

En observant mes parents ensemble – et après avoir vérifiée que ce que Lucius m'avait raconté sur les Saint était vrai – j'avais réalisé que les Saint étaient maudites, condamnées à ne choisir et à n'aimer que des hommes qui les feraient souffrir.

J'aimais Sirius, mais je ne voulais surement pas souffrir à cause de lui.

Cette idée se faisait doucement son nid dans mon esprit et je n'avais plus qu'à espérer qu'elle ne s'effriterait pas dès que je poserai les yeux sur l'intéressé.

-ooOoo-

Le 31 juillet arriva rapidement et les vingt huit ans de Harry avec lui.

C'était un événement heureux, car pour la première fois en vingt sept ans, Harry allait fêter son anniversaire entouré de ses parents, de son parrain et de tous les gens qu'il aimait.

Nous avions fais les choses en grand. Littéralement.

Nous avions eu l'accord de MacGonagall pour installer des tables dans le parc de Poudlard et j'avais aidé Hermione, Ginny et Luna pour décorer l'endroit aux couleurs de Gryffondor.

J'attendais de voir la tête des anciens Serpentards avec une impatience grandissante.

Je regardais les elfes poser les plats sur la table sous la direction de Hermione – à qui ils vouaient littéralement un culte – cachée derrière un mur quand une voix dans mon dos me fit sursauter :

- « De qui tu te caches ? »

Je me retournais pour voir que Sirius se tenait là, les mains dans les poches de son pantalon en toile. Il était diablement beau et j'eus du mal à déglutir en le voyant.

Je calais une mèche de cheveux derrière mon oreille et dis :

- « De personne. Je regarde Hermione diriger les elfes. C'est toujours amusant de la voir faire.

- Tu n'essayerais pas de m'éviter ces dernières semaines.

- Non. (J'avais répondu trop vite pour que cela paraisse naturel). Pas du tout. J'avais beaucoup de choses à faire.

- Tu es encore en vacances Arwen.

- Lucius a décidé de faire une espèce de cour à ma mère et je veux le tenir à l'œil.

- Tous les jours ?

- Entre quatorze et dix sept heures précise. Réglé comme une pendule.

- Tu dois adorer le voir chez toi.

- Je lui raserai bien la tête surtout. (Il sourit). Je dois aller finir d'aider.

- Attends, dit il en m'attrapant le bras alors que je tentais un replis pas si stratégique. Tu as beau dire que non, mais je sais que tu m'évites depuis ce baiser. (J'eus une bouffée de chaleur). Je veux savoir pourquoi.

- C'est juste que… je…

- Que quoi ?

- Je pense que ce n'est pas une bonne idée. Nous deux, ajoutais je en nous montrant du doigt à tour de rôle.

- Pourquoi ?

- Parce que tu pourrais disparaître à n'importe quel moment.

- Justement.

- Parce que je n'ai pas le temps.

- Arrête de raconter des salades.

- Parce que je n'ai plus quinze ans.

- Tu n'avais pas quinze ans quand on s'est embrassé.

- Ecoute Sirius, finis je par dire, profondément agacée, je ne veux pas avoir de relation avec toi, un point c'est tout.

- Arwen…

- Laisse moi tranquille. »

Je me dégageais de sa poigne et repris mon chemin, en retenant mes larmes et en me faisant violence pour ne pas me retourner et le regarder.

Et comme lors de nos regards échangés au Terrier pendant l'anniversaire de Rose, je ne remarquais pas que ma mère n'avait pas été très loin tout le long de notre échange et qu'elle avait tout vu.

-ooOoo-

Le repas pour l'anniversaire de Harry fut littéralement grandiose.

Les rires résonnaient de tous les côtés, et même si je n'étais pas vraiment d'humeur à rire suite à ma conversation avec Sirius, je me surpris à rire des pitreries des jumeaux.

Il fallait avouer que les voir faire les quatre cents coups nous avaient tous manqués et aucun de nous ne pouvait dire que nous nous en lassions. Je surprenais même Madame Weasley à rire des bêtises de ses fils, alors mêmes qu'elle faisait mine de les réprimander.

Aucun de nous n'avait jamais espéré revoir les gens que nous avions perdus durant la guerre et les avoir auprès de nous nous comblait de tant de bonheur que rien n'aurait pu entacher cela.

Quand le gâteau arriva, nous chantâmes tous ''Joyeux Anniversaire'' à Harry et alors qu'il soufflait ses bougies, je remarquais que Lily essuyait discrètement une larme de joie sur sa joue.

La star de la journée finit par se tourner vers sa fiancée, assise à ses côtés et la fit lever, alors que le silence se faisait autour de la table.

Harry la regardait dans les yeux, rougit un peu et dit :

- « Ginny, cela fait maintenant dix ans que nous sommes ensemble et heureux. (Ginny lui sourit). Je n'aurai jamais pu imaginer une meilleure personne pour vivre le reste de ma vie et nous savons tous à quel point elle aurait pu être courte. (Je regardais Hermione qui me sourit). Il y a cinq ans, je t'ai demandé de m'épouser, mais aucun de nous ne semblait décidé à sauter le pas. Aujourd'hui, nos familles sont réunies et nous sommes entourés de personnes que nous ne pensions jamais revoir et entendre rire. Fred est là. (Ce dernier leva son verre vers sa sœur et son beau frère). Ainsi que mes parents, Sirius et Remus. (Ces derniers lui sourirent). Nous sommes entourés des personnes qui nous ont soutenus et qui ont été pour nous des membres à part entière de notre famille, même si nous ne partagions pas le même sang. (Il se tourna vers moi et je lui fis un clin d'œil). Et même si nous sommes plus heureux que jamais, il y a une chose que je voudrais te demander. (Les yeux de Ginny se remplirent de larmes et je sentis ma mère m'attraper la main). Ginerva Weasley, tu es la femme de ma vie et tu me combles de bonheur. (Il prit une grande inspiration et sortit une petite boite de la poche de son pantalon, avant de poser un genou à terre). Est ce que tu accepterais de devenir ma femme ? »

Ginny leva les mains à son visage.

Madame Weasley pleurait silencieusement.

Ron les regardait avec un grand sourire, un bras passé autour des épaules de Pansy qui était appuyée contre lui.

Hermione tenait la main de Drago en essayant de retenir ses larmes.

Je les regardais en ayant l'impression que la joie allait faire exploser ma poitrine.

Ginny glissa ses doigts dans les cheveux en bataille de Harry et dit :

- « Evidemment que je veux t'épouser. »

Les exclamations de joie se firent entendre autour de la table et Harry se releva en glissa la bague à l'annulaire gauche de Ginny. Cette dernière le prit dans ses bras et l'embrassa.

Quand ils se séparèrent, nous nous levâmes tous pour les féliciter.

Quand vint mon tour, je les embrassais et pris la main de Ginny pour regarder sa bague de plus près. C'était un anneau tout simple, surmonté d'une petite pierre verte. Une émeraude. Un joli solitaire, pas trop gros, qui convenait parfaitement à la jeune femme.

Mais elle était différente de celle que Harry lui avait offerte cinq ans auparavant.

- « Ce n'est pas la même bague.

- Non, confirma mon ami. Ma mère m'a donné la sienne. Je me suis dis que c'était approprié.

- Ça l'ait. Je suis tellement heureuse pour voir.

- Merci, répondit Ginny quand je les pris dans mes bras.

- Cela va être un mariage magnifique.

- Evidemment, intervint Pansy, accompagnée de Luna et Hermione. On va vous organiser le mariage de l'année.

- On ? ricanais je.

- Bien sur, dit Ginny. Il faut bien que mes demoiselles d'honneur m'aide à organiser l'événement.

- Tes demoiselles d'honneur ? demanda Luna.

- A qui voulez vous que je demande ça ? »

Pansy poussa Harry d'un coup de hanche et nous entraina dans un câlin collectif, son gros ventre prenant quasiment toute la place.

Quand elle nous relâcha pour retourner auprès de son mari, j'avisais Sirius qui félicitait Harry, aux côtés des parents de ce dernier et de Remus et Tonks.

Il me jeta un coup d'œil et me fit un clin d'œil avant de reporter son attention sur son filleul.

Je ne savais pas pourquoi, mais j'avais l'intime conviction qu'il n'allait pas me faciliter la tâche.

-ooOoo-

Ne pouvant pas aller travailler et n'ayant rien à faire à part surveiller mes parents, je me plongeais dans le dossier que le Directeur Carter m'avait confié à mon arrivée au Département des Mystères.

Je me félicitais encore d'en avoir fait une copie. Carter m'avait assuré qu'une enquête était entrain d'être menée dans le service pour découvrir qui avait volé l'original, mais j'étais persuadée que le voleur ne faisait pas partie du Département des Mystères.

Je n'arrivais d'ailleurs pas à m'enlever de la tête que c'était une drôle de coïncidence que le dossier soit volé le jour du retour de Sirius.

De mon humble avis, les choses étaient forcément liées.

J'étais plongée dans le dossier, entourées de livres, dans le salon, quand ma mère arriva. Je levais la tête vers l'horloge et dis :

- « Tu as l'intention de l'accueillir en pyjama ?

- Il ne viendra pas aujourd'hui.

- Quel dommage, dis je sarcastiquement. Que nous vaut ce bienheureux désistement ?

- Ne sois pas aussi désobligeante. C'est son anniversaire de mariage.

- Ah, il s'est souvenu qu'il avait une femme ?

- Arwen… (Je soutins son regard et pour la première, ce fut elle qui détourna les yeux, pour les poser sur les livres autour de moi). Ce sont des livres de magie noire ? demanda – t – elle en fronçant les sourcils.

- Oui. Je fais des recherches.

- Sur la magie noire ?

- Oui, sur la magie noire, répondis je, agacée en entendant son ton désapprobateur. Ma thèse de fin d'étude de Langue De Plomb traitée de la magie noire. Je suis l'experte au Département.

- Pourquoi as tu consacrée ta thèse à ce sujet ?

- Les Horcruxes. (Elle blêmit). Je voulais faire toutes les recherches possibles, pour être certaine que l'on ne se retrouve plus jamais dans un tel flou, si jamais les choses devaient à nouveau mal tourner.

- Mais la magie noire, Arwen.

- Ecoute Maman, je n'ai pas l'intention de virer mage noir demain d'accord.

- Ce n'est pas ça, c'est juste que…

- Je ne te pose pas de question sur ton manège avec Malefoy, alors est ce que tu peux laisser mon travail tranquille ?

- Tu pourrais me poser des questions sur ton père.

- Ça ne m'intéresse pas, dis je alors que je grimaçais.

- C'est pour ça que tu rodes autour de nous, comme un chien de garde ?

- Narcissa me fait déjà vivre un enfer juste parce que j'existe. Si je pouvais éviter qu'elle fasse exploser ma maison, ça m'irait parfaitement.

- Elle te fait des ennuis ?

- Evidemment Maman ! m'écriais je, exaspérée. Je suis la fille que son mari a eut avec une autre femme ! Comment tu réagirais toi ?

- Je ne sais pas.

- Voilà. (Je refermais mon dossier rageusement et me levais).

- Et avec Sirius ? »

Je me figeais, manquant de lâcher le dossier et les livres que j'avais dans les bras. Je pris une grande inspiration et m'avançais jusqu'au comptoir où je posais mon chargement. Je fis craquer ma nuque et me tournais vers elle en essayant de garder un air neutre.

- « Quoi Sirius ?

- Il se passe quelque chose entre vous ?

- Non. (Je me mordis la lèvre inférieure). Pourquoi ?

- Je vous ai vu échanger des regards. (Elle me fit signe de la rejoindre sur le canapé, et je refusais. J'étais bien debout). Et puis, j'ai entendu votre conversation, pendant l'anniversaire de Harry. Je sais que vous vous êtes embrassés.

- C'était une erreur.

- Pourquoi ? Si c'est l'âge, vous n'avez plus tant d'écart que ça maintenant.

- Ça n'a rien à voir avec l'âge Maman. J'étais déjà amoureuse de lui quand j'avais quinze ans et ça ne me posait pas de problème à l'époque non plus.

- Donc, tu es amoureuse de lui. (Je me rendis compte de ma gaffe et eus envie de me mettre des baffes). Je suis ta mère Arwen. Tu peux tout me dire. (Je finis par aller m'asseoir à côté d'elle). Dis moi pourquoi tu l'as repoussé.

- Nous sommes maudites.

- Pardon ?

- Les Saint. Nous sommes maudites. Condamnées à ne choisir que des hommes toxiques pour nous.

- Je vois. Ton père…

- Arrête de l'appeler comme ça.

- Pourquoi, c'est ton père, pourtant.

- Tu as toujours refusé de me parler de lui quand j'étais ado et maintenant tu ne fais que me rabattre les oreilles avec lui. Je le hais.

- On reviendra sur ce sujet plus tard. (Elle prit une grande inspiration et se frotta les cuisses). Je présume que Lucius t'a parlé de notre ''Malédiction''.

- Oui.

- Et il t'a aussi dit que j'étais persuadée que nous étions maudites.

- Oui.

- J'avais dix sept ans Arwen. Quand Albus m'a raconté que j'étais la petite fille de Grindelwald et la fille de Voldemort, j'étais déterminée à croire que j'étais maudite et que toutes les femmes de notre famille l'étaient.

- Mais tu as choisi Malefoy. Ça prouve bien que l'on est maudite.

- Si on veut, rit elle. J'aimais ton… Lucius. (Elle se reprit). Je l'aimais, mais inconsciemment, je suis sur qu'une grande partie de mon amour pour lui était du au fait que je savais que je ne devais pas l'aimer et que je finirais par souffrir.

- Je ne comprends pas.

- J'étais tellement convaincue d'être maudite et que j'allais forcément choisir un homme mauvais pour moi, que je n'ai pas combattu une seule seconde les sentiments que j'avais pour Lucius. Parce que de toute façon, j'allais souffrir.

- Donc tu l'aurais choisi parce que tu étais convaincue d'être sous le joug d'une Malédiction ?

- Oui. Peut être que si je n'avais pas connu l'histoire de notre famille, j'aurai lutté contre l'attirance que j'avais pour lui et que tu ne serais jamais née.

- Si ce n'est pas une Malédiction, c'est quoi alors ?

- De la bêtise ? (Je ris). Ce n'est pas parce que trois femmes consécutives de notre famille ont choisi de mauvais hommes que tu le feras forcément.

- Trois mages noirs quand même.

- Deux et demi. (Je fronçais les sourcils). Ton père ne compte qu'à moitié. (J'explosais de rire). Sirius est un homme bien, dit elle quand j'eus arrêté de rire. Il ne te fera pas de mal.

- Comment tu peux le savoir ?

- J'ai été à l'école avec lui. Je l'ai vu draguer et séduire la moitié de l'école.

- C'est censé me rassurer ?

- Mais jamais il n'a regardé une femme comme il te regarde toi. (Elle me caressa le visage et je blottis ma joue contre sa paume). Nous avons fait de mauvais choix, mais toi, tu es différente.

- Pourquoi ?

- Tu es plus forte. Plus déterminée. Nous étions des fleurs fragiles, tu es une guerrière.

- Je ne sais pas…

- Nous ne sommes pas maudites Arwen. Et si jamais nous le sommes, je ne regrette pas une seule seconde d'avoir aimé Lucius. (Elle se pencha vers moi et posa son front contre le mien). Il m'a donné le plus beau cadeau du monde. (Je souris). Je t'aime.

- Je t'aime aussi Maman. »

Je ne savais pas si nous étions maudites, ou si les femmes Saint avaient juste eu mauvais goût en matière d'hommes.

Pour l'instant, je devais surtout me consacrer à trouver ce qui se tramait.

Et je ne savais pas ce que j'allais trouver. J'espérais juste que Sirius serait encore dans les parages quand cela se terminera.


Dans le prochain chapitre :Trop de magie… Une amulette… La Fille du Serpent… Etranges colis…

Note de l'auteure : Et oui, Harry a refait sa demande en mariage à Ginny, pour de bon cette fois ! J'espère que ça vous a plu et n'hésitez surtout pas à le faire savoir en laissant une review !

A bientôt

Bye

Infos en plus : 6 pages ; 2997 mots