Disclaimer : L'Univers de Harry Potter ne m'appartient pas (malheureusement) sauf certains personnages et la majorité de l'histoire. Vous remarquerez surement au fil de la lecture certains passages qui sont tirés du livre, mais je le signalerai en début ou fin de chapitre ! Bonne lecture !
Note de l'auteure : Bon, je dois admettre que ces derniers temps, j'ai complètement zappé de publier ! J'ai eu un mois de décembre chargé avec les préparations des fêtes... Et comme je n'ai quasiment aucune review, cela me sort complètement de l'esprit... N'oubliez pas que vos messages sont notre seul salaire, à nous, les auteurs de , alors cela serait grandement apprécié que vous laissiez votre appréciation.
Merci
Chapitre 7
Ma discussion avec ma mère ne m'avait pas aidé plus que ça.
En réalité, j'étais plus perdue qu'autre chose.
Je me contentais donc de continuer mes recherches, essayant de comprendre quel type de magie pouvait faire revenir les morts.
Je dormais de moins en moins, passant mon temps plongée dans les livres.
Je sentais la fatigue s'installer, comme une vieille amie.
J'avais de plus en plus de mal à garder les yeux ouverts durant la journée et je pouvais voir les regards désapprobateurs et inquiets de Harry, ma mère et Hermione.
Mais personne n'osa rien me dire en face et je continuais de faire comme si je ne les voyais pas.
J'avais décidé d'aller faire des recherches dans la bibliothèque de Poudlard.
Elle était l'une des plus grandes bibliothèques en ce qui concernait la magie et je devrais bien finir par trouver quelque chose qui pourrait m'aider.
J'avais fini par mettre la main sur un vieux livre poussiéreux dans la Réserve quand j'avais été prise d'un vertige.
Je m'étais rattrapée à une étagère, mais je sentis des mains me rattraper dans mon dos.
Je fermais les yeux une seconde, essayant de retrouver mon centre de gravité et me redressais. Je me tournais vers mon ''sauveur'' pour le remercier.
Mais mon remerciement resta bloqué dans ma gorge quand je remarquais qui c'était.
Lucius Malefoy.
Et j'étais trop fatiguée pour essayer d'être un minimum aimable. Ce que je n'étais pas déjà quand je dormais correctement.
Je reculais pour mettre un peu plus de distance entre lui et moi et me frottais le visage pour me donner une contenance.
- « Je ne suis franchement pas d'humeur, dis je en espérant qu'il partirait.
- Arwen. (Mais c'était mal le connaître). Ta mère se fait du souci.
- Qu'est ce que ça peut te faire ?
- Je m'en fais aussi. (Je levais les yeux au ciel). Tu ne dors plus, tu as beaucoup maigri et tu sembles sur le point de t'écrouler.
- Je suis occupée.
- Il faut que tu prennes soin de toi.
- Chose que j'ai toujours très bien fait, même avant que tu ne décides de t'immiscer dans ma vie comme un satané furoncle !
- Arwen…
- Laisse moi tranquille. (J'étais vraiment trop fatiguée).
- Je veux juste t'aider. (La magie bouillonnait sous la surface et ma colère avec).
- Je n'ai pas besoin de toi. (Je sentais des crépitements dans mes doigts, ce qui était assez mauvais signe). Ni maintenant, ni jamais.
- J'essaie de faire de mon mieux. (Je n'avais plus eu de problème avec ma magie depuis que je possédais une baguette, mais je n'aimais pas du tout que mes pouvoirs semblent être en mode tsunami). Je voudrais juste que tu me laisses une place dans ta vie.
- Je t'ai dis… LAISSE MOI TRANQUILLE ! »
Je n'aurai pas du m'énerver.
J'aurai du dormir.
Je n'aurai pas du faire l'impasse sur les repas ces trois derniers jours.
J'aurai du écouter Lucius, même si je ne l'admettrais jamais à voix haute.
Ma magie explosa littéralement, chose qui ne m'était pas arrivée depuis presque vingt ans.
Quand j'étais petite, ma magie était extrêmement instable et j'avais tendance à détruire des choses quand je me laissais submerger par mes émotions. A l'obtention de ma baguette à mes onze ans, elle avait servi de catalyseur à mes pouvoirs et je n'avais jamais tenté de faire ma maligne en faisant de la magie sans baguette, sachant que je risquais de raser Poudlard si je me loupais.
A l'époque, ma mère avait été inquiète, mais comme j'étais plus jeune, ma magie n'était pas aussi forte qu'aujourd'hui.
Mes pouvoirs et mes connaissances en magie avaient considérablement augmenté depuis mes onze ans.
Quand elle explosa hors de moi sous l'effet de la colère, je ne me contentais pas de casser une ou deux babioles.
Je rasais la bibliothèque, Malefoy avec.
J'aurai pu me réjouir de la situation, dans un autre contexte.
Je hurlais sous le coup de la décharge de magie qui luttait contre mon propre corps et entendis des vitres exploser, des étagères s'écrouler et j'entendis aussi le corps de mon père s'écrouler un peu plus loin.
Quand ce fut enfin terminé, je me sentais complètement vidée et encore plus fatiguée.
Mes genoux cédèrent une première fois et je me rattrapais à une étagère encore miraculeusement intacte. J'entendis des bruits de cavalcade, signe que quelqu'un rappliquait, alerté par le bruit. Ce qui n'était pas étonnant.
Quand je vis MacGonagall et Pomfresh arriver, complètement échevelées, je leur montrais vaguement l'endroit où se trouvait Malefoy, avant que l'étagère ne cède finalement, m'entrainant dans sa chute.
Je sentis les doigts frais de mon ancienne directrice de maison sur mon front, avant de m'endormir.
-ooOoo-
Quand je finissais par m'endormir, vaincue par mon corps et mon esprit, je dormais bien.
En général.
Visiblement, un K.O technique par explosion de magie ne comptait pas.
Je sentais la magie continuer à bouillir en moi, comme un marmite secouée par de l'eau trop chaude.
Je sentais vaguement que l'on me maintenait avec force sur une surface relativement confortable, que l'on parlait vite et fort et que l'on s'agitait autour de moi.
J'aurai eu envie d'ouvrir les yeux et de leur demander de la boucler, mais j'étais incapable de bouger ou même d'ouvrir les paupières.
Etrangement, cette paralysie ne m'inquiéta pas vraiment.
Soudainement, je sentis des mains qui ne ressemblaient en rien à celles qui me tenaient immobiles et qui me tirèrent en arrière.
J'entendis, comme en sourdine, les voix s'alarmaient, mais je m'enfonçais un peu plus, jusqu'à ne plus les entendre.
Et d'un seul coup, je n'étais plus du tout dans le noir. Je n'étais plus au chaud. Je n'étais plus bien.
J'avais froid, il faisait humide et j'étais dans une cellule de prison.
Elle était assez semblable à celle de Nurmengard dans laquelle j'avais trouvé ma mère mais je reconnus l'une de celle d'Azkaban.
Les Détraqueurs sillonnaient les couloirs et j'entendis un jappement de chien, qui m'était familier.
Patmol.
Sirius nous avait raconté qu'il prenait parfois la forme de Patmol pour que les Détraqueurs le laissent tranquille, ces derniers ne pouvant pas voler les souvenirs des animaux, comme les loups garous ne s'en prenaient pas aux Animagi.
J'aurai aimé aller le voir, essayer de lui dire que cela n'était qu'un mauvais moment à passer, mais je remarquais du mouvement à droite de mon champ de vision.
Je tournais brusquement la tête et la remarquais.
L'Ombre.
Je n'avais plus eu de vision depuis que Remus, Tonks, Fred et Rogue étaient de retour, et j'avais naïvement cru qu'elle avait fini par me laisser tranquille.
Visiblement, ce n'était pas le cas.
Elle voulait encore me montrer quelque chose.
Je remarquais rapidement que l'Ombre ne me regardait pas.
Elle regardait la femme qui se tenait en position accroupie, son visage tordu de douleur camouflé par ses cheveux noirs, longs et très bouclés.
Je ne connaissais qu'une femme emprisonnée à Azkaban dans le quartier de haute sécurité : Bellatrix Lestrange.
Sauf que Bellatrix Lestrange n'avait jamais eu d'enfant.
Pourtant, son ventre arrondi montrait bien qu'elle était enceinte, et à vu de nez, je dirai qu'elle était sur le point d'accoucher.
Par le caleçon sale de Merlin et le soutien gorge de Morgane.
Je remarquais un homme et une femme dans l'ombre de la cellule, la regardant grogner et pousser pour mettre au monde son rejeton du diable.
Bellatrix finit par arrêter de pousser et dire :
- « Je n'y arrive pas. (Elle repoussa ses cheveux et je devais bien admettre qu'elle avait l'air misérable). C'est trop dur.
- Ferme la, grogna l'homme en l'attrapant par le menton pour la regarder dans les yeux. Mets au monde cet enfant.
- Je t'ai dis que je n'y arrivais pas, stupide abruti.
- C'est l'enfant du Seigneur des Ténèbres. Cet enfant servira ses desseins. »
L'enfant du Seigneur des Ténèbres ?
Le seul enfant que Voldemort avait eu était ma mère, et sa mère n'était pas Bellatrix puisque qu'elles n'avaient que quelques années d'écart.
De plus, le journal qui dépassait du sac de la femme disait que nous étions le 11 juin 1982, ce qui voulait dire que cela faisait huit mois qu'elle était là.
Voldemort avait vraiment couché avec elle pour avoir un autre enfant ?
- « Il sera aussi puissant que tu l'as dis ? demanda Bellatrix à l'homme que je ne voyais pas, en continuant d'haleter comme la chienne qu'elle était.
- Il est fait de pure magie. La sienne, héritage de Serpentard, pleine de grandeur. Et la tienne, pure et loyale. Cet enfant sera grandiose. L'Antéchrist.
- D'accord. »
Lestrange secoua la tête et se remit à pousser, poussant des grognements bestiaux.
Je grimaçais en voyant un truc visqueux apparaître entre ses jambes, vision que je me serai volontiers épargnée.
Si les insomnies ne m'empêchaient pas de dormir à l'avenir, cette vision le ferait assurément.
Elle passait les mains sous elle pour réceptionner l'enfant qui se mit immédiatement à hurler à pleins poumons.
Bellatrix se laissa aller contre le mur derrière elle en tenant le nourrisson contre sa poitrine. Elle essuya son nez et ses yeux pendant que l'homme lui demanda :
- « Qu'est ce que c'est ?
- Une fille, dit Bellatrix. Elle sera la grandeur du Maitre. Sa fierté, son plus grand succès là où nous échouerons tous. (Je frissonnais). Son Ombre, son Serpent.
- Nous allons la garder à l'abri, dit la voix de femme, sans que je sache la reconnaître. Personne ne posera de question quand je la ramènerai. Nous avons tout prévu.
- Choisis lui un nom », dit l'homme à Bellatrix.
Bellatrix ouvrit la bouche et alors qu'elle allait prononcer le nom de son fichu bébé de l'enfer, l'Ombre apparut devant moi et me toucha le front.
J'étais dans une cellule moisie d'Azkaban, à frissonner de froid, et la seconde suivante, je me redressais d'un coup dans un lit de l'infirmerie.
Bordel de veracrasse.
On était tous dans la merde.
-ooOoo-
Quand je me réveillais, Pomfresh insista pour m'examiner sous toutes les coutures, ce qui pouvait s'avérer gênant pour certaines coutures.
Quand elle eut enfin terminée, ce fut la ruée vers mon lit.
Ma mère, Drago, Hermione, Harry, Ginny, Ron, Pansy – et son gros ventre, James, Lily, Sirius, Remus, Tonks, Blaise, Théo, Luna, les Weasley au complet et même Rogue.
Je remarquais que Lucius était assis dans un lit un peu plus loin et regardait cette agitation en fronçant les sourcils.
Dans un sens, j'étais contente de ne pas l'avoir blessé. Pas trop gravement tout du moins.
C'est en bougeant pour m'installer confortablement que je remarquais que quelque chose pendant autour de mon cou.
Une chaine en argent, à laquelle était pendu un médaillon en forme de S, extrêmement stylisé.
Le vieux collier de ma mère, qu'elle avait hérité de sa mère, grâce à Dumbeldore, qui l'avait elle même hérité de sa mère.
C'était le collier des Saint.
Je l'attrapais au creux de ma main et relevais la tête vers ma mère.
- « Maman, c'est ton collier.
- Il est à toi maintenant. J'aurai aimé qu'il te revienne dans d'autres circonstances, mais nous n'avions pas le choix.
- Qu'est ce qui s'est passé ?
- Votre magie vous a échappé, me gronda Rogue. A force de vous épuiser, votre corps et votre esprit n'ont pas réussi à contenir vos pouvoirs quand vous vous êtes mise en colère.
- Cela faisait des années que ça ne m'était pas arrivé, dis je. Ma baguette servait de catalyseur.
- Vos pouvoirs ont évolué depuis vos onze ans. Et dans l'état de fatigue que vous étiez, les barrières mentales que vous aviez érigé pour emprisonner votre magie ont cédé. Personne n'a été blessé, heureusement. (Lucius le fusilla du regard mais Rogue l'ignora, ce qui me tira un sourire). Néanmoins, ce n'est pas tout.
- Comment ça ?
- Tes pouvoirs ont continué à faire des dégâts, mêmes après que tu ais perdu connaissance, dit Harry. Des morceaux du plafond et des murs explosaient sur notre passage quand on t'a emmené ici. Ton cœur battait tellement fort que l'on a eu peur qu'il lâche sous la pression.
- Alors avec l'aide de Severus, j'ai transformé mon vieux collier en amulette, dit ma mère. Grâce à lui, tes barrières mentales ne céderont pas.
- C'est à cause d'elles que tu ne dors pas, intervint Hermione.
- Comment ça ?
- Malgré tes facilités en Legimencie et Occlumensie, tu n'as jamais vraiment réussi à fabriquer des barrières solides, qui pouvaient tenir quand tu dormais profondément. Les maintenir t'empêchait de vraiment te reposer.
- Elles tiennent quand je perds connaissance.
- Toutes les fois où tu as perdu connaissance, tu reprenais conscience quelques secondes avant de sombrer à nouveau. Comme si ton subconscient savait que tu ne pouvais pas rester sans connaissance trop longtemps.
- Vous ne devez jamais retirer le collier, dit Severus. Pas temps que vous n'avez pas travaillé vos barrières. Vous pourriez blessé quelqu'un. Voir tuer.
- Ça suffit Servilus, intervint Sirius. Elle n'a fait de mal à personne. (Lucius grogna).
- Un miracle. Qui ne se reproduira probablement pas.
- Je le garderai, dis je en sentant ma gorge se nouer sous la peur. Je travaillerai mes protections. »
Je le remerciais d'un signe de tête et souris à ma mère.
Puis je me souvins de ma vision et dis :
- « J'aurai besoin de parler à Harry, ma mère, Ron, Hermione et Sirius en privé, si c'est possible.
-Bien sur, dit Ginny. On va vous laisser. Repose toi bien. »
Ginny m'embrassa sur le front et tous mes visiteurs quittèrent l'infirmerie, ce qui allégea l'espace d'un seul coup.
Je jetais un coup d'œil en direction de Lucius et Harry hocha la tête avant de nous protéger d'un sort d'insonorisation. Malefoy pouvait toujours tendre l'oreille, il n'entendrait rien.
- « J'ai eu une autre vision », dis je de but en blanc.
Harry se frotta machinalement le front.
Ron se tendit.
Hermione se pinça les lèvres.
Sirius grimaça.
Ma mère fronça les sourcils.
- « Tu as vu de nouveaux revenants ? demanda Ron.
- Non. J'ai vu la naissance de l'Ombre.
- L'Ombre ? demanda Sirius.
- A chacune de mes visions, j'ai vu une Ombre vous enlever. Quelques jours plus tard, vous étiez de retour.
- Ce n'est pas une coïncidence, dit Hermione.
- Non.
- Pourquoi t'aurait elle montré sa naissance ? voulut savoir Harry.
- Elle voulait nous narguer.
- Pourquoi ?
- Sirius. (Il tourna les yeux vers moi). Environ huit mois après ton enfermement, tu n'aurais pas entendu des bruits bizarres provenant de la cellule de Bellatrix ?
- C'est possible. (Il haussa les épaules). Il y avait toujours des bruits étranges et Bella avait le chic pour en faire des horribles. Pourquoi ?
- Parce que je l'ai vu mettre un bébé au monde.
- Bellatrix n'a jamais eu d'enfant, me contre dit Ron. Les Aurors le sauraient.
- Pas si elle l'avait donné à quelqu'un. Et je crois que c'était un Bébé Magique.
- Tu n'es pas sérieuse, me dit Hermione en devenant raide comme un piquet.
- J'ai l'air de plaisanter ? lui dis je. Il y avait un homme et une femme dans la cellule avec elle. L'homme a dit que c'était un bébé fait de pure magie.
- Qu'est ce qui vous inquiète tant ? demanda Harry à Hermione.
- Les Bébés Magiques sont interdit, dit notre amie. A une époque, les médicomages en ont crée à partir de la magie d'un couple pour qu'ils aient un enfant leur correspondant. Ils avaient le même ADN, comme un vrai bébé, puisque notre magie fait partie de notre code génétique. Ils grandissaient dans le ventre de leur mère, comme un bébé ordinaire, mais il n'y avait pas besoin de relation sexuelle pour la conception.
- Ce qui est le plus intéressant, dit Sirius, faisant ricaner Harry et me tirant un sourire malgré moi.
- Sauf que le Ministère a fini par se rendre compte qu'ils devenaient instables avec l'âge, même bien éduqués, continua Hermione comme s'il ne l'avait pas interrompu.
- Comment ça, instables ? demanda Sirius en s'asseyant sur le rebord de mon lit.
- Ils devenaient dangereux, répondis je. A côté, ma perte de contrôle ressemblerait à un dérapage anodin. Ils pouvaient détruire des villes entières s'ils n'avaient pas ce qu'ils voulaient.
- Le Ministère a fini par les détruire, continua Hermione. Il les a interdit et a voté une loi qui condamnerait n'importe qui à la prison à vie si on les surprenait à fabriquer un Bébé Magique. Et le rituel a été classifié comme Magie Noire en 1850.
- Ce n'est donc pas étonnant que Bellatrix ait mis la main sur un tel sort.
- Tu as pu savoir qui était le père ? demanda ma mère.
- Oui. L'homme l'a dit. Il a dit que c'était l'enfant du Maitre. De Voldemort. »
Le silence qui suivit fut tellement glacial que j'eus la chair de poule.
Visiblement, ils prenaient tous la mesure de la gravité de la situation.
Un Bébé Magique était déjà un être instable par nature.
Mais un Bébé Magique né de la réunion des magies de Bellatrix Lestrange et Tom Jedusor, cet enfant était carrément une bombe à retardement.
Il était même étonnant que l'on n'en ait pas entendu parlé plus tôt.
Vingt six ans sans le moindre incident majeur, c'était un record. En général, ils ne tenaient pas dix ans avant de commettre un meurtre ou un carnage.
- « L'enfant est né le 11 juin 1982 et c'est une fille.
- Il est possible qu'elle soit morte durant la guerre ? demanda Ron.
- Non, dis je en secouant la tête. Elle ne serait plus là pour s'amuser avec nous si elle était morte il y a dix ans.
- Vingt six ans, c'est un record, dit Hermione, arrivant à la même conclusion que moi.
- C'est la femme qui l'a récupéré, dis je. Elle a dit qu'ils avaient tout préparé. Cette enfant a du aller à Poudlard avec nous. On a du la fréquenter tous les jours. On la connaît forcément.
- Poudlard est un grand collège Arwen, dit Harry. Les gens de notre promotion, d'accord. De notre maison, toujours ok. Ceux de la promotion de Ginny et Luna, passe encore. Mais ceux d'après, je serai bien incapable de me souvenir du moindre prénom.
- La question n'est pas là, dit Hermione. Un Bébé Magique est extrêmement dangereux et si elle a décidé de passer à l'action maintenant, c'était qu'elle avait une bonne raison. Je pense que l'on devrait tous se mettre à aider Arwen dans ses recherches, parce que je pense qu'elle n'a fait qu'avancer ses pions jusqu'à présent, alors que l'on lui a déjà dégagé le chemin sur notre Roi.
- Depuis quand tu fais des métaphores d'échec ? lui demanda Ron.
- Drago apprend les échecs à Scorpius », dit elle comme seule réponse.
Je réfléchis, essayant de devenir qui pourrait être cet enfant.
Mais je n'en avais aucune foutue idée.
Je regardais ma mère et vis qu'elle semblait ailleurs. Elle leva les yeux vers moi et elle ne prit même pas la peine de cacher ce que cette nouvelle – l'existence d'un autre enfant de Voldemort – lui faisait ressentir.
Elle était terrifiée.
Et alors que j'aurai du l'être, au fond de moi, je ne ressentais que le calme et la sérénité.
Comme si je ne m'étais jamais sentie aussi bien qu'avant une grande bataille.
-ooOoo-
Suite à ces nouvelles découvertes, ce fut le branle bas le combat.
Nous mîmes au courant les personnes concernées et je fus réintégrée au Département des Mystères, ce qui me rendit très heureuse.
Je travaillais activement, et appris que Ron était chargé de retrouver les Horcruxes. Il m'avait confié que l'enquête était au point mort.
Les Aurors n'avaient trouvé aucun indice dans les Archives et par conséquent, personne ne savait ce qui s'était passé avec exactitude.
Néanmoins, on pouvait affirmer sans mal que le Bébé Magique – devenu adulte – était le responsable.
Je tentais d'aider mon ami dans son enquête, mais je n'avais pas plus d'informations que lui, même en ayant fouillée du côté des archives d'enquêtes et d'incidents concernant les petits monstres.
Au bout d'une semaine de recherches infructueuses, j'étais déprimée.
J'étais rentrée chez moi en rêvant d'un bon bain chaud, de lasagnes et de pain à l'ail.
Je mourrais d'envie de manger italien depuis plusieurs jours et j'allais me faire plaisir ce soir.
Quand je passais la porte d'entrée de la maison, je fus accueilli par un silence plutôt inhabituel. En général, ma mère m'attendait ou il y avait toujours un bruit de fond quelque part.
Là, c'était le grand blanc.
Instinctivement, je refermais mes doigts sur ma baguette et regardais dans toutes les pièces du rée de chaussée – en ne trouvant personne – avant de monter les escaliers.
Je poussais la porte de la chambre de ma mère – vide – avant de passer devant ma chambre. La porte était ouverte et ma mère était assise sur mon lit, un paquet sur les genoux. Elle fixait l'intérieur de la boite et j'entrais dans la pièce sans lâcher ma baguette.
« Maman ? (Elle leva les yeux vers moi et je vis qu'elle était terrorisée). Maman, qu'est ce qu'il y a ? »
Comme simple réponse, elle me posait le paquet à côté d'elle et je m'approchais pour voir le contenu.
C'était un collier avec un gros médaillon orné d'un serpent, un carnet et un anneau qui semblait avoir été orné d'une pierre.
Mon cerveau mit un moment à comprendre ce que c'était avec certitude.
Les Horcruxes.
Plus exactement, les Horcruxes qui avaient appartenu soit à Serpentard, soit à la famille sorcière de Voldemort ou même à lui même.
Des objets qui faisaient partis de mon héritage.
Je reculais, m'éloignant du carton, comme s'il avait la peste.
Je levais les yeux vers ma mère et dis :
« Je dois prévenir les autres, mon patron et le Ministre. »
Adieu mon repas italien.
Dans le prochain chapitre :Les Derniers Descendants des Fondateurs… La discussion… Un être de chair et de sang… Un nom…
Note de l'auteure : Voilà, voilà ! J'espère que l'histoire vous plait toujours autant… Laissez un petit commentaire, cela fait toujours plaisir.
A bientôt.
Bye
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