Disclaimer : L'Univers de Harry Potter ne m'appartient pas (malheureusement) sauf certains personnages et la majorité de l'histoire. Vous remarquerez surement au fil de la lecture certains passages qui sont tirés du livre, mais je le signalerai en début ou fin de chapitre ! Bonne lecture !
Chapitre 9
C'était le grand jour.
Celui où Harry Potter allait épouser Ginny Weasley.
Enfin.
C'était un jour que certains attendaient avec impatience.
Je n'en faisais pas partie, mais j'étais heureuse.
Heureuse de voir mes amis heureux.
Heureuse de voir que nous arrivions à trouver un peu de joie dans les temps sombres qui se profilaient à l'horizon.
Le mariage avait lieu au Terrier.
Pour l'occasion, nous avions ressorti le chapiteau que nous avions utilisé pour le mariage de Bill et Fleur.
La robe de mariage de Ginny était absolument somptueuse et elle était ravissante dedans. Harry avait beaucoup d'allure dans son costume.
Comme demoiselles d'honneur, Ginny avait choisi – ou plutôt Pansy avait déclaré – Luna, Pansy elle même, Hermione et moi. Pour les robes, elle avait demandé à une jeune styliste prometteuse qu'elle avait découvert grâce au magasine, des robes simples, longues, qui s'évasaient légèrement au niveau des hanches, avec un haut simple retenu par de simples bretelles. En ce qui concernaient les couleurs, nous portions des robes aux couleurs de nos anciennes maisons de Poudlard.
Ma robe ainsi que celle d'Hermione, avec un haut rouge et une jupe dorée.
Celle de Luna avait un haut bleu et un jupon bronze.
Et celle de Pansy était vert – le haut – et argent – la jupe. Elle avait été adaptée pour que la jeune femme soit à l'aise malgré son ventre plus que rebondi. Elle devait d'ailleurs accoucher dans un mois tout au plus et elle avait hâte que cela arrive.
Comme témoins, Harry avait fait appel à Ron, Drago – à ma grande surprise – ainsi qu'à Blaise et Théo.
J'avais imaginé qu'il demanderait à James et Sirius, mais j'avais remarqué, en vivant au Square, qu'il existait une certaine tension entre le père et le fils Potter.
Je n'avais pas osé poser de questions, mais j'avais aussi remarqué que Lily essayait de jouer les médiatrices.
Peut être que si je me montrais assez courageuse, j'irai poser la question à Sirius, qui saurait forcément la raison de cette animosité entre le père et le fils.
Sauf que je ne m'étais toujours pas décidée à aller parler au Maraudeur et je me voyais mal débarquer pour lui poser des questions alors que je ne lui avais presque pas adressé la parole depuis des semaines, excepté pour les banalités d'usage.
J'étais dans la cuisine du Terrier, vêtue de ma robe de demoiselle d'honneur.
J'avais du me laisser torturer par Pansy, qui avait décidé que ma tignasse blonde devait être disciplinée.
Visiblement, mes cheveux – qu'elle avait qualifié de touffe – pouvaient faire concurrence à ceux de Harry et que c'était une honte qu'une femme avec des cheveux comme les miens n'en prennent pas plus soin. C'était elle qui l'avait dit.
Je me retrouvais avec un chignon qui donnait l'impression d'être brouillon et désordonné, avec quelques mèches qui m'encadraient le visage. Elle avait mit une plombe et demi à la faire, alors que j'aurai pu le faire en deux minutes pour le même résultat.
Mais j'avais du me contenter de ne rien dire et de ne rien faire.
Je me tortillais dans ma robe, mal à l'aise à l'idée que mes cicatrices soient si visibles. Ginny m'avait interdit de rajouter un voile ou autre chose et j'avais eu envie de la maudire pour ça.
Satanée mariée.
Je regardais par la fenêtre, observant les Weasley s'activer pour les derniers préparatifs, sous la houlette de Molly, qui les menait tous par la baguette, littéralement.
J'entortillais distraitement une mèche de cheveux autour de mon index quand une voix raisonna dans mon dos, me faisant sursauter.
- « Tu es magnifique. »
Je me retournais pour voir Sirius se tenir appuyé contre le chambranle de la porte, les bras croisés sur son torse. Il ne porte pas sa robe de sorcier, seulement une belle chemise blanche sur un pantalon noir. Son nœud papillon était défait, pendant autour de son cou.
Ses cheveux tombaient autour de son visage et ses yeux gris semblaient me scruter au plus profond de mon âme.
- « Tu n'es pas mal non plus, répondis je pour me donner une contenance.
- La tenue classique. (Il s'avança vers moi et je mis mes mains dans mon dos pour cacher leur tremblement). Le rouge te va bien.
- Gryffondor un jour…
- Gryffondor toujours. »
Je lui souris et il me le rendit.
Quand il s'arrêta d'avancer, je pouvais sentir son souffle sur mon visage et cela me faisait frissonner.
C'était agréable.
Il baissa les yeux au niveau de ma clavicule et posa un doigt dessus.
La chaire de poule recouvrit ma peau et je ne pouvais malheureusement pas le cacher.
Il regardait mes cicatrices, son index suivant l'une d'elles.
J'en avais sur les bras, le décolleté et les épaules. J'en avais récolté d'autres un peu partout sur le corps, même si les plus visibles se trouvaient sur le haut de mon buste.
- « Comment as tu eu ça ?
- Un Sectumsempra. Pendant la Guerre.
- Qui ?
- Alecta Carrow.
- A Poudlard ?
- Oui. (Je souris). Tu as lu les livres que je t'avais donné ?
- Bien sur. (Je lui avais passé des livres traitant de la Grande Guerre quand il vivait chez moi, pour qu'il soit au courant des faits).
- Je vivais dans la Salle sur Demande. J'ai appris qu'ils avaient envoyé des premières années en retenu tous seuls dans la Forêt Interdite. Je les ai suivi. Je n'avais pas compris qu'ils m'avaient tendu un piège. (Je frissonnais quand il toucha une autre cicatrice). Je me suis pris un sort. Ils m'ont laissé pour morte. C'est Drago qui m'a trouvé et qui m'a soigné.
- Mais tu as gardé des cicatrices.
- La magie noire laisse toujours des cicatrices. »
Sa main glissa le long de mon bras jusqu'à ce qu'il glisse ses doigts entre les miens.
Je baissais les yeux sur nos mains entrelacées et remarquais les petites traces d'encres sur sa peau.
Je caressais ses tatouages de mon pouce et dis :
- « Toi aussi tu portes tes propres cicatrices.
- Je devais me souvenir. (Il baissa les yeux sur ses propres tatouages). Avant que les Détraqueurs ne me volent tous mes souvenirs heureux. »
Je relevais les yeux pour me retrouver plongée dans les siens.
Il avait un air sérieux. Il fallait dire que notre sujet de conversation n'était pas super joyeuse.
Mais il perdit son air sérieux pour se mettre à sourire et dit :
- « Lily m'a dit que vous aviez discuté toutes les deux.
- Une grande partie de la discussion s'est fait à sens unique. Je n'ai participé qu'à la fin. (Voyant qu'il fronçait les sourcils, je l'éclairais). J'étais sous ma forme de chien.
- Vraiment ?
- Oui. (Je haussais une épaule). Ça m'arrive quand je fais un cauchemar.
- Ah. (Je le vis se mordre l'intérieur de la joue, mais il évita le sujet). Bref. Elle m'a raconté votre discussion.
- Rappelle moi de ne plus rien dire à Lily.
- Ne lui en veux pas, ricana – t – il. Elle veut juste nous aider. (Il joua avec une mèche de mes cheveux). Nous voulons la même chose tous les deux.
- Elle t'a dit pourquoi je ne peux pas.
- Evidemment que tu le peux. (Il ricana). Arrête de t'empêcher de vivre. (Il glissa ses bras autour de ma taille). Arrête de t'inquiéter. »
Ma poitrine était collée contre son torse.
Je me sentais bien, au chaud et en sécurité.
C'était un sentiment que je n'avais pas ressenti depuis des années.
Peut être même que je ne l'avais jamais ressenti auparavant.
Submergée, je pris son visage entre mes mains et l'embrassais.
C'était encore meilleur que la première fois.
Je glissais mes bras autour de sa nuque et me collais un peu plus à lui pendant qu'il me pressait contre son torse.
Nous nous embrassions comme si c'était notre dernier jour sur Terre quand j'entendis quelqu'un toussoter.
Je sursautais et m'écartais de Sirius pour voir Harry, qui nous lança un regard amusé.
Je sentis mon visage devenir écarlate et remarquais que Sirius souriait.
Le sourire de mon meilleur ami s'agrandit et il dit :
- « Quelqu'un voudrait te voir Arwen. (Son sourire était si grand que je m'étonnais que son visage ne se fende pas en deux). Si tu n'es pas trop occupée.
- Bien sur que nous. (Je pris la direction de la sortie et me souvins qu'il ne m'avait pas dis où se trouvait la personne qui me cherchait). Où ?
- Dans le salon.
- Merci. »
Je sortis de la cuisine le plus dignement possible, ignorant les ricanements et les mots chuchotés des deux hommes dans mon dos.
Quand j'entrais dans le salon, j'avais totalement repris contenance.
La personne qui me cherchait était debout, devant la cheminée, à observer les photos encadrées et mouvantes que les Weasley avaient amassé de nous depuis dix sept ans.
- « Directeur Carter ? »
Mon supérieur – que je voyais un peu trop souvent hors du cadre du Ministère à mon gout ces derniers temps – se tourna vers moi et eut un moment d'arrêt en me voyant.
- « Si vous me permettez Arwen, vous êtes ravissante.
- Merci Monsieur.
- Je suis désolée de vous déranger en ce jour de fête.
- Il n'y a pas de mal. (Je m'approchais de lui et lui proposais de s'asseoir sur le canapé d'un signe). Que puis – je faire pour vous ?
- Je me suis permis de faire quelques recherches en plus sur Lux Smith.
- Bien.
- Je me suis dis que Smith me semblait un peu trop… banal, comme nom de famille.
- C'est un nom très courant en Angleterre et aux Etats Unis.
- Certes. Mais j'étais tout de même curieux.
- D'accord. Et qu'avez vous trouvé ?
- La mort de Lux Smith est assez étrange.
- Comment ça ?
- Elle semble s'être endormie pour ne jamais se réveiller. Ce qui est étonnant, c'est qu'elle ne présentait aucun souci de santé.
- La mort subite du nourrisson. (Je haussais les épaules). C'est tragique, mais c'est quelque chose qui arrive parfois chez les moldus, et les sorciers n'en sont pas épargnés. Au contraire. Des études menées par des médicomages ont prouvé que le fait de posséder de la magie rendait les enfants plus propices à la mort subite du nourrisson.
- La mère soutenait que ce n'était pas son bébé.
- Quoi ?
- Randa Mallen – et non Smith – soutenait que ce bébé mort n'était pas le sien. Pourtant, d'après le médicomage en charge de l'enfant, il s'agissait bien de Lux.
- Et pourquoi elle s'appelle Smith, si ses parents s'appelaient Mallen ?
- La mère disant que ce n'était pas son bébé, l'administration a été obligée de changer le nom de famille pour éviter que la famille ne les traine en justice.
- Si ce n'était pas Lux Mallen, qui c'était ?
- Là est la question. Je me demande si Madame Mallen n'avait pas vu juste en ce qui concernait sa fille.
- Qu'est ce que vous voulez dire ?
- Je ne suis encore sur de rien, mais je me demande si quelqu'un ne s'est pas joué d'eux, pour cacher la naissance de ce Bébé Magique.
- C'est complètement… surréaliste.
- Comme toute cette histoire. (Il se leva et j'en fis de même). Je vais creuser mon idée et je vous tiendrai au courant.
- Merci de m'avoir tenu au courant.
- Je vous en prie. (Il prit la direction de la sortie et voyant que je le suivis, me fis un signe). Inutile de me raccompagner Arwen. Je connais le chemin. Souhaitez tous mes vœux de bonheur à Monsieur Potter et Mademoiselle Weasley.
- Ce sera fait. Bonne journée.
- A vous aussi. »
Carter sortit dans le jardin et dès qu'il eut passé le portillon, il transplana, disparaissant.
Je ne voyais pas vraiment en quoi Lux Smith – ou Mallen – pouvait être liée à l'enfant de Voldemort et Bellatrix, mais Carter semblait être certain qu'il y avait un lien.
J'avais beau être très douée dans mon boulot, Douglas Carter était Directeur du Département des Mystère et il était Langue de Plomb depuis bien plus longtemps que moi.
S'il avait une intuition, je voulais bien la suivre.
-ooOoo-
Ginny était tout bonnement magnifique dans sa robe de mariée.
Sa robe était un bustier simple recouverte d'un voile de dentelle qui remontait jusqu'au niveau des clavicules. La dentelle laissait les épaules dégageaient avant de devenir des manches. La jupe s'évasait au niveau des hanches en une robe princesse – sans ressembler à une meringue – et de descendre en une légère traine. Les motifs sur le jupon étaient magnifiques.
Ses cheveux roux étaient attachés en une tresse complexe puis tortillée en un chignon disposé légèrement sur le côté. Les quelques mèches qui encadraient son visage semblaient faire ressortir ses yeux bleus. Son voile était retenu par un peigne que sa mère lui avait offert et qui était planté dans son chignon.
Je m'approchais d'elle en agitant le bouquet de roses rouges et blanches que je tenais en souriant :
- « Pour parfaire ton déguisement.
- Tu verras quand tu porteras ton propre déguisement.
- Ça ne risque pas d'arriver de sitôt.
- J'ai entendu dire que tu avais eu… un rapprochement.
- Un rapprochement ? demanda Pansy en s'approchant.
- Oui, dit Ginny en souriant de toutes ses dents. Harry l'a surprise avec…
- Personne, coupais je. Nous sommes ici pour ton mariage avec le Survivant. Pas pour mes histoires de cœur.
- Tu n'es franchement pas drôle", bougonna Luna qui venait de nous rejoindre.
Pansy était très belle dans sa robe, même si elle jurait ses grands dieux qu'elle ne l'était pas à cause de son ventre. Elle avait entortillé deux mèches de cheveux et les avait attaché derrière son crâne. Alors que nous portions tous des talons, elle avait eu la permission exceptionnelle de porter des scandales.
Luna était carrément époustouflante. Le bleu se mariait divinement avec ses cheveux blonds. Elle avait attaché ses cheveux en deux chignons brouillons de chaque côté de sa tête. Sur n'importe qui, cela aurait pu paraître ridicule mais sur elle, c'était génial.
Hermione portait une robe identique à la mienne et elle avait laissé ses cheveux détachés. Elle les avait lissé à l'aide d'un sort pour les discipliner. C'était assez étrange de la voir avec des cheveux parfaitement lisses, mais cela la rajeunissait.
Je souris à Ginny et m'approchais d'elle pour prendre ses mains qui tenaient le bouquet entre les miennes.
- « On parlera de moi demain. Aujourd'hui, c'est ta journée. Ton grand jour. Celui que tu attends depuis que tu as onze ans. Mes histoires peuvent attendre une journée de plus. »
Ginny eut les larmes aux yeux et me prit dans ses bras, me serrant contre elle. Je lui rendis son étreinte et sentis les autres filles se joindre à nous.
Elles finirent par s'écarter et je pris son visage entre mes mains pour essuyer les larmes qui avaient coulé sur ses joues.
Je lui souris quand elle eut un petit rire.
Quelqu'un toqua à la porte et je me tournais pour voir Monsieur Weasley passer la tête par l'entrebâillement de la porte. Il nous sourit et dit :
- « Est ce que vous êtes prêtes mesdemoiselles ?
- Nous le sommes, répondit Pansy en souriant.
- Je vais donc vous enlever ma fille. (Il s'approcha d'elle en souriant toujours plus, les yeux brillant de larmes). C'est le moment. »
Ginny glissa son bras sous celui de son père et prit une grande inspiration.
- « Je suis prête.
- Alors allons y », dis je.
Pansy, Luna, Hermione et moi sortîmes de la chambre d'enfant de Ginny.
Arrivées devant la porte du chapiteau, nous entendîmes la chanson nuptiale et nous fîmes notre entrée.
J'étais nerveuse, mais me rangeais derrière Luna. J'étais suivie de Pansy et Hermione fermait la marche.
Arrivées au niveau du sorcier célébrant le mariage, j'aidais Pansy à monter la petite marche, ne voulant surtout pas qu'elle risque de s'étaler devant tout le monde.
Quand Ginny fit son apparition aux côtés de son père, je vis Harry carrer les épaules et prendre une grande inspiration.
Je pouvais le comprendre. Elle était tout à fait magnifique.
Tous les invités avaient la tête tournée vers elle, pendant qu'elle remontait l'allée dans sa robe de princesse.
Arrivée aux côtés de son fiancé – futur mari – elle embrassa son père sur la joue et attrapa la main que Harry lui tendait avant de se tourner vers le Maitre de cérémonie.
Alors qu'il commençait son discours, je tournais la tête vers le côté de Harry, au premier rang, où se trouvaient ses parents et Sirius.
Je croisais le regard de ce dernier.
Il avait noué son nœud papillon et il était vraiment très beau.
Je lui souris et il me rendit mon sourire.
Je sentis Pansy m'enfoncer un doigt entre les côtes et je tournais la tête vers elle. Elle me fit un clin d'œil et pour la première fois depuis des années, j'eus envie de rire.
Vraiment rire.
-ooOoo-
La cérémonie avait été magnifique et grandiose. Surtout quand on savait que Molly avait tout organisé en trois semaines top chrono.
Depuis que Harry avait refait sa demande, elle s'était employée à organiser le mariage parfait pour son unique fille. Lily n'avait presque pas eu le droit de participer à quoi que ce soit.
Je crois qu'elle n'avait pu s'occuper que de trouver le Maitre de cérémonie. Et encore, je n'étais pas certaine.
Après que tous les invités aient présenté leurs félicitations d'usage auprès des nouveaux mariés, les bancs où nous nous étions assis durant la cérémonie avaient été écartés pour laisser apparaître des tables posées autour d'un espace vide qui servait à présent de piste de danse.
Nous avions tous mangé – repas qui avait été délicieux, comme on pouvait l'attendre de Molly Weasley – et les invités commençaient à s'agiter sur la piste de danse.
J'étais assise à ma table, à regarder Drago faire basculer Hermione en arrière pendant que cette dernière riait à gorge déployée, quand quelqu'un se positionna devant moi.
Je levais les yeux pour voir Sirius. Il avait délaissé sa cape et avait à nouveau dénoué son nœud papillon.
Il souriait et je ne pus m'empêcher de le lui rendre.
Il me tendit la main et me fit un signe de tête, me proposant sans un mot de venir danser avec lui.
Je glissais ma main dans la sienne et le laissais m'attirer sur la piste de danse.
La musique rapide changea pour être remplacé par un slow.
Il garda ma main dans la sienne et passa son autre bras autour de ma taille, me plaquant contre lui. Je glissais mon bras libre autour de sa nuque et posais mon front contre son épaule.
Nous basculâmes d'un pied sur l'autre, au milieu des autres couples. Je me détendis contre lui.
Il m'embrassa sur la tempe et je murmurais :
- « Si tu n'étais pas mort…
- Oui ?
- Si nous avions toujours eu vingt ans d'écart, est ce que ça aurait changé quelque chose ?
- Peut être. (Je sentais son souffle contre mon oreille et ça me faisait frissonner). Je ne sais pas. (Il soupira). Tu me faisais déjà me sentir différent à l'époque. Alors peut être que rien n'aurait changé.
- Ne repars pas. S'il te plait.
- Je te le promets. »
Je glissais mon deuxième bras autour de sa nuque et l'embrassais.
Peu importe que l'on nous voit. Je me sentais bien. Et c'était une sensation merveilleuse.
-ooOoo-
Les enfants, nos parents et Pansy étant partis se coucher, la musique se transforma en musique bien plus ambiancée et tout le monde se mit à se déchainer sur la piste de danse.
Je me surpris à me déhancher sur du rock et à rire avec Luna.
Je me retrouvais bras dessus bras dessous avec Hermione, Harry et Ron, à sauter au rythme d'un son pop et à rire à me donner des crampes au ventre.
Je transpirais et ma coiffure était en partie défaite.
Pendant une pause, où j'en profitais pour aller me prendre un verre au bar, je me retrouvais seule avec Harry.
- « Dites moi Monsieur Potter, dis je en souriant. Comment tu te sens ?
- Comme je ne m'étais pas senti depuis des années. Probablement depuis le bal de quatrième année.
- Le bal de quatrième année ?! (Je manquais de m'étouffer). Celui où toi et Ron avaient enfin réalisé qu'Hermione était une fille.
- Merlin, la tête de Ron quand il a vu qu'elle y allait avec Krum.
- Moquez vous donc, dit le concerné en surgissant à nos côtés, sa chemise à moitié déboutonnée.
- C'est aussi l'année où tu as hurlé – littéralement – ton amour à Fleur, ajouta Harry.
- Et celle où tu t'es pris un râteau par Cho Chang. (J'étais pliée en deux à force de rire et je n'arrivais pas à reprendre ma respiration). Ris autant que tu veux Arwen, mais c'est aussi l'année où tu t'es retrouvée à aller au bal avec Dean Thomas.
- Dean était très gentil, le défendis je. Et il m'a fait danser lui.
- Oh ça va ! »
Je ris en prenant une gorgée de mon verre de bière au beurre et remarquais Sirius qui semblait avoir une discussion animée avec James et Lily. Enfin, lui et Lily semblaient se disputer avec James.
Ce qui me rappela que je ne savais pas pourquoi l'atmosphère entre Harry et son père était si tendue.
- « Au faite, dis je. Pourquoi c'est si tendu entre James et toi ? »
Je vis mon meilleur ami se tendre et Ron haussa les sourcils en murmurant Oh oh avant de tourner les talons et de se mêler à la foule.
- « On a juste besoin d'un temps d'adaptation, répondit Harry.
- Un temps d'adaptation ? Harry, ça fait deux mois qu'ils sont là.
- Il a du mal avec certains des choix que j'ai fais.
- Attends. Mais tu as vu son spectre – si on veut – pendant le Tournoi des Trois Sorciers et avec la Pierre de Résurrection et il t'avait dit qu'il était fier de toi.
- Ce sont mes choix d'après qui posent problème.
- Tes choix d'après ?
- Ma dépression.
- Ta dépression ?
- C'est comme ça que ça s'appelle apparemment.
- On a vécu la guerre Harry. Evidemment que tu ne vas pas bien.
- D'après lui, je me morfonds et je devrais déjà m'en être remis. Qu'il me juge, ça créait des tensions.
- Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ?
- Tu as assez à faire avec ce truc bizarre entre ta mère et ton père.
- Truc bizarre, c'est le terme. (Je ricanais). Narcissa va finir par lui faire la peau.
- Narcissa n'est pas si… méchante.
- Avec toi, peut être. En ce qui me concerne, elle me haït, viscéralement.
- A ce point ?
- Elle me déteste pour la simple raison que je suis née.
- Mais non, tu te fais des idées.
- Je suis le rappel constant que son mari ne l'aimait pas au début de leur mariage. Qu'il aimait une autre femme au point de lui faire un autre enfant. Je ne lui en veux même pas. Moi aussi je le prendrai mal à sa place.
- Aux parents excessifs.
- Aux parents excessifs. »
Je cognais mon verre contre le sien en riant et alors que je prenais une gorgée, quelqu'un hurla.
Un hurlement digne d'une banshee.
Je posais mon verre sur le bar et suivis Harry qui se précipitait déjà vers l'origine du hurlement.
Je trouvais Parvati Patil – quelle idée de l'avoir invitée celle là – dans les bras de Blaise – qui profitait allégrement de la situation le pervers – tremblante de tous ses membres.
Je tournais la tête vers Harry qui avait levé la tête vers le ciel nocturne.
Je fronçais les sourcils et levais la tête à mon tour pour voir ce qu'il regardait.
Dans le ciel sans nuage, légèrement éclairée par la lune, elle flottait et ondulait, comme agitée par une brise dont elle était la seule à sentir.
J'entendis un grognement dans mon dos et me tournais pour voir Drago, éloigné des autres et qui était vraiment très pâle.
Je me dirigeais vers lui, mes pieds traversant le tapis.
- « Dray, est ce que ça va ?
- Elle me brûle. (Il leva ses yeux gris sur moi). C'est la première fois depuis dix ans.
- Montre là moi. »
Mon frère jeta un regard autour de lui et déboutonna sa manche pour la retrousser jusqu'à son coude. Il tourna son avant bras vers moi, dévoilant la Marque sur son avant bras.
Depuis la mort de Voldemort, elle s'était éclaircie, devenant plus grise que noire, même si elle paraissait toujours très vivace en contraste avec la peau presque blafarde de Drago.
A cet instant, elle était d'un noir d'encre, comme elle l'avait été durant le règne de terreur du Seigneur des Ténèbres. Le serpent ondulait furieusement, pendant que le crâne semblait le vomir.
Elle était toujours aussi horrible.
Je relevais la tête vers lui et il dit :
- « Elle l'a réactivé. Elle cherche à rallier des partisans parmi les Mangemorts encore en vie.
- Elle est entrain de mettre quelque chose en marche. »
C'était une constatation.
A partir de demain, personne ne pourrait ignorer que quelqu'un cherchait à continuer l'œuvre de Lord Voldemort.
Pas alors que la Marque des Ténèbres flottait dans le ciel, propageant son ombre menaçante sur nous.
Dans le prochain chapitre :Une solution… Une tâche de naissance… Le pays des souvenirs… Les Mallen…
Note de l'auteure : le mariage de Harry et Ginny a enfin eu lieu, même s'il ne se termine pas vraiment sur une note joyeuse.
Arwen et Sirius ont enfin décidé de sauter le pas…
A bientôt
Bye
Robe de mariée de Ginny : Demandez moi et je vous enverrai le lien, si vous voulez voir à quoi ressemble la robe. Je n'ai pas réussi à mettre le lien.
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