Disclaimer : L'Univers de Harry Potter ne m'appartient pas (malheureusement) sauf certains personnages et la majorité de l'histoire. Vous remarquerez surement au fil de la lecture certains passages qui sont tirés du livre, mais je le signalerai en début ou fin de chapitre ! Bonne lecture !
Note de l'auteure : Bon... Je sais, j'ai beaucoup de retard sur la publication. Je vais être honnête, ça m'ait carrément sorti de la tête. Je sais que cette histoire est lue puisque je peux voir les nombres de passages... Sauf que personne ne donne son avis et que par conséquent, je ne pense pas à publier... Je vais la publier en entier, parce que j'ai mis beaucoup de temps à l'écrire et qu'elle me tient quand même à coeur. Malgré ça, je suis vraiment déçue. La mettre en favori ou la suivre ne suffit pas... Un commentaire est quand même fortement appréciable. Voilà, j'ai dis ce que j'avais à dire. Bonne lecture.
Chapitre 11
Le fait que mes parents m'aient parlé de la Magie Originelle m'avait fait me tourner vers les livres anciens.
Il y avait tellement de légendes sur Merlin qu'il était quasiment impossible de savoir lesquels étaient vraies et lesquels ne sont justement que des légendes.
Faire des recherches n'avaient jamais été mon truc. C'était plutôt celui d'Hermione.
Durant un week end, nous nous étions tous retrouvés – Harry, Hermione, Ron et moi – dans la bibliothèque du Square Grimmauld, pour tenter de découvrir la vérité dans les vieux livres de la bibliothèque.
L'ancestrale maison des Black contenait presque autant de livres que Poudlard ou le Ministère. Et comme j'avais déjà fais le tour des bibliothèques de l'école et de mon lieu de travail, je m'étais rabattue sur celle des Black.
Au bout de quatre heures de recherches infructueuses, Ron avait fini par s'allonger à même le sol, un livre ouvert sur son torse, à fixer le plafond. Harry flânait entre les étagères, plus du tout concentré sur notre mission. J'étais assise dans un fauteuil, un livre sur mes genoux, à jouer avec mes cheveux en pensant à tout sauf à ce que j'aurai du penser. La seule qui continuait vraiment à chercher, c'était Hermione.
Nous étions fatigués, épuisés mais ma meilleure amie continuait de lire, comme elle savait si bien faire. Quand je la regardais, je me disais que nous n'aurions jamais survécu sans elle durant la Guerre.
Je posais ma tête sur mon poing en soufflant.
J'en avais marre de tous ses mystères et de toutes ses batailles.
J'envisageais sérieusement de mettre fin aux recherches pour aujourd'hui quand Hermione redressa soudainement la tête en s'exclamant :
- « J'ai trouvé quelque chose ! »
Je refermais le livre sur mes genoux et le posais au sol pour me diriger vers elle. Ron se releva en sursaut, signe qu'il avait du s'assoupir durant son observation du plafond et Harry surgit d'entre les étagères.
Cette situation me rappelait furieusement l'époque de Poudlard, quand nous cherchions des informations et que nous étions tous sensés faire des recherches.
Je me plaçais derrière Hermione pour lire par dessus son épaule.
- « Qu'est ce que tu as trouvé ? lui demandais je.
- Ca parle de l'origine de la magie blanche et de la magie noire.
- On connaît tous cette histoire, dit Ron.
- Pas celle ci, le contre dit Hermione.
- Dis nous, l'encouragea Harry.
- Ça dit que Merlin et Morgane étaient plus que des adeptes. Ils étaient amoureux.
- Quoi ?
- Regarde. »
Je me penchais un peu plus pour mieux lire et quand je posais ma main sur les pages jaunies, ce fut comme si j'étais happée dans le livre.
-ooOoo-
Je regardais autour de moi, complètement perdue. J'entendis du mouvement derrière moi et je me retournais en sursautant pour voir que mes trois amis étaient là, eux aussi.
- « Qu'est ce qui se passe, par la barbe de Merlin ? dit Ron.
- On dirait un souvenir, constata Harry.
- Comme un flash back, confirma Hermione.
- Comment c'est possible ? demandais je.
- Peut être que c'est à cause de ta magie, répondit Hermione. Si ce livre parle de la vraie histoire de la Magie Originelle, il est possible qu'il ait réagi à tes pouvoirs.
- Ça n'explique pas pourquoi on se retrouve dans ce fichu bouquin ! Je n'ai pas besoin de vous rappeler ce qui s'est passé la dernière fois qu'un livre a agi de son propre chef.
- Ce n'est qu'un souvenir Ron, gronda Hermione.
- Le Journal de Jedusor aussi montrait des souvenirs, répondit Harry.
- Il est toujours plus simple de montrer que de raconter », dit une voix dans notre dos.
Nous sursautâmes en nous retournant et c'est en voulant me saisir de ma baguette que je me rendis compte que je ne l'avais pas. Cela semblait être aussi le cas de mes amis.
L'homme en face de nous était grand et mince. Ses cheveux blonds étaient mi longs et il avait une barbe de trois jours. Il portait une chemise blanche ouverte sur une partie de son torse, retenue par un cordon, avec un pantalon de cuir et des bottes montantes. Son visage m'était aussi familier qu'il m'était inconnu.
- « Qui êtes vous ? demandais je en attrapant mon médaillon, prête à le retirer pour faire appel à ma magie.
- Je pensais que vous me reconnaitriez. Je suis celui qui raconte l'histoire.
- Vous êtes Merlin, dit Hermione, de l'admiration dans la voix.
- C'est exact. (Il nous fit une révérence). Pour vous servir.
- Je vous imaginais différemment, dit Ron.
- Ron ! s'exclama Harry.
- Quoi ? s'écria l'intéressé. Ne me dites pas que vous ne l'imaginiez pas avec une longue barbe et les cheveux blancs !
- Un peu à la Dumbeldore, confirmais je.
- Voilà !
- Je suis la version jeune de moi même. Mais avec toutes les connaissances.
- Que vouliez vous nous montrer Monsieur ? demanda Hermione, très cérémonieuse.
- La vérité. »
Au moment où il parla, le décor changea.
Et l'histoire de Merlin commença.
-ooOoo-
Nous étions dans un château. Il avait des petits airs de Poudlard.
Nous nous trouvions dans une grande pièce, avec un plafond haut et des arches de pierre. Les fenêtres étaient des vitraux largement colorés et de toutes beautés.
Une jeune femme apparut au bout du couloir et se dirigea vers nous. Sa démarche était fluide et elle semblait flotter au dessus du sol, impression accentuée par le fait que l'on ne voyait pas ses pieds, camouflés par sa longue robe. Cette dernière était d'un beau rouge grenat, et semblait être en velours. La couleur mettait en valeur sa peau dorée et ses magnifiques cheveux d'un noir de jais. Ses yeux étaient les plus bleus que j'avais jamais vu. Elle était d'ailleurs la plus belle femme que j'avais jamais vue de toute ma vie.
Alors qu'elle arrivait presque à un croisement de deux couloirs, une main surgit d'une alcôve et l'attira, lui tirant un petit cri de surprise.
L'air se chargea d'électricité, sa magie faisant vaciller les bougies magiques suspendues le long du couloir. Et aussi subitement que ses pouvoirs avaient alourdi l'air, ils se rétractèrent.
- « Bon Dieu, Merlin ! Tu m'as fais peur !
- Qui veux tu que cela soit ? Nous ne sommes que tous les deux dans ce château.
- Ne me surprends plus.
- Bien Ma Dame. »
La jeune femme se mit à glousser.
- « C'est Morgane, murmura Hermione, me faisant sursauter.
- Oui, confirma le vestige de Merlin. Telle qu'elle l'était à nos débuts. Belle, innocente et joyeuse.
- Vous vous aimiez alors ? demanda Harry.
- Oui. D'un amour vrai et passionné. Elle était tout mon univers.
- Qu'est ce qui a changé ? questionna Ron.
- Sa soif d'ambition et de réussite. Nous avions toujours entretenu une certaine rivalité entre nous. C'était à celui qui connaitrait le plus de sorts.
- Comme une compétition, remarquais je.
- Oui, mais une compétition bon enfant. C'était plus un jeu. Enfin, c'est ce que je croyais.
- Vous avez pris le dessus sur la compétition n'est ce pas ? (C'était Hermione). Vous avez commencé à la surpasser et elle n'a pas supporté.
- Oui. En face, elle me disait qu'elle finirait par réussir à me dépasser. Cela me faisait rire. Je pensais que cela faisait toujours parti de notre jeu.
- Quand avez vous découvert que cela n'était plus le cas ? voulut savoir Harry.
- Quand elle est devenue une étrangère. »
Nous trouvions maintenant dans une grande bibliothèque. Je n'avais jamais vu autant de livres de toute ma vie. Même si l'on réunissait celles de Poudlard, du Ministère, des Black, de Beauxbâtons, de Dumstrang et de Ilvermony, l'école de magie américaine, je n'étais pas sur que nous pourrions avoir une bibliothèque aussi grande que celle ci.
Des bougies flottaient autour d'une table qui semblait sur le point de s'écrouler sous le poids des livres que l'on avait posé dessus. Morgane était assise à cette même table. Elle portait un long et lourd manteau couleur grenat et ses cheveux étaient attachés en une tresse. Sous son manteau, elle portait ce qui ressemblait à une chemise de nuit.
Visiblement, Morgane était sensée se trouver dans son lit plutôt que dans la bibliothèque du château qu'elle partageait avec Merlin.
Sauf que Morgane ne ressemblait plus vraiment à la jeune femme que l'on avait vue quelques secondes plus tôt dans le couloir, à glousser avec Merlin. Son teint était blafard et sa peau était terne, comme si elle n'avait pas mis le pied dehors depuis une éternité. Ses yeux bleus semblaient assombris, des cernes violettes lui mangeaient la moitié du visage et ses mains tremblaient.
Elle ressemblait à ces drogués moldus quand ils étaient en manque.
Les portes de la bibliothèque s'ouvrirent soudain, la faisant sursauter. Merlin apparut, vêtu d'un pantalon en cuir et d'une chemise qu'il n'avait pas pris le temps de rentrer dans son pantalon.
- « Morgane, qu'est ce que tu fais là au milieu de la nuit ?
- J'étudie, ça se voit non !
- Il est tard, tu devrais dormir.
- Ne me dis pas ce que je devrais faire ! »
Merlin s'approcha de la table et blêmit quand il lut les titres des livres.
- « Morgane, pourquoi consultes tu les livres interdits ?
- Qui a jugé ces livres interdits ?
- Toi et moi, quand nous les avons rédigé.
- Nous avions tord.
- Nous étions d'accord pour dire que cette magie était dangereuse. Que l'utiliser, c'était perdre une partie de soi même.
- Nous nous étions trompés. Cette magie est fabuleuse Merlin !
- Tu n'es plus toi même ces derniers temps. As tu fais usage des sorts ?
- Je ne me suis jamais sentie aussi bien ! Pourquoi me regardes tu comme si j'étais un monstre ?
- Qu'as tu fais Morgane ? »
Comme seule réponse, Morgane se leva et voulut toucher le visage de Merlin. Mais ce dernier attrapa son poignet, par dessus la manche de sa chemise de nuit, empêchant la main de la jeune femme de toucher sa peau.
La sorcière vit ce geste et dit :
- « Est ce que je te dégoute ?
- Tu joues avec des puissances plus fortes que toi.
- Personne n'est plus fort que moi. Même plus toi. »
Elle frappa le torse de Merlin du plat de la main, mais au lieu de juste reculer sous le coup, le sorcier fut violement projeter en arrière, allant s'écrasant sur une étagère, les livres qu'elle contenait se déversant sur lui.
Morgane s'avança vers lui, d'une démarche souple et féline. Ses yeux bleus rougeoyaient sous la luminosité des bougies, lui donnant un air démoniaque. Elle était littéralement possédée par la Magie Interdite, cette même magie qu'ils avaient été d'accord pour dire qu'elle était trop dangereuse et instable pour être utilisée. Il avait bien vu, au commencement, qu'elle semblait bien trop curieuse à ce sujet, mais il avait cru qu'il avait réussi à la convaincre que ce serait une folie d'avoir recourt à Elle.
Merlin aimait Morgane, de tout son être. Il aurait pu tout lui pardonner. Mais ce qu'elle avait fait dépassé largement tout ce qu'il aurait pu imaginer.
- « Je ne peux pas te laisser faire, murmura Merlin.
- Et comment comptes tu m'en empêcher ? Tu ne peux plus rien contre moi. »
Sur ses paroles béliqueuses, elle balaya l'air devant elle d'un large mouvement de main, envoyant Merlin valdinguer un peu plus loin. Ce dernier se releva en s'appuyant sur une table et bougea une main. Morgane sembla avoir prit un uppercut dans le ventre mais vacilla à peine. Ses yeux changèrent complètement de couleur, devenant entièrement rouges. Ainsi, elle avait un étrange air de famille avec Voldemort.
Le combat était intense, mais on voyait clairement que Merlin commençait à fatiguer alors que Morgane semblait tout juste s'échauffer avant de passer aux choses sérieuses.
C'est alors que le sorcier légendaire attrapa la chaine qui pendait à son cou et à laquelle personne n'avait fait attention jusque là. Alors que Morgane l'attrapa par le col de sa chemise, il plaqua une main à plat contre son front et l'autre – celle qui tenait le médaillon – contre sa poitrine, juste au niveau du sternum, avant de murmurer :
« Condemnabitur anima vestra, et clausum in requiem tuam donec te release date illi tormentum. »
Morgane se mit à hurler avant d'être littéralement aspirée dans le médaillon. Quand elle disparut, ses cris semblaient continuer à raisonner dans la vaste bibliothèque dévaster. Merlin tomba à genoux en serrant le collier entre ses doigts. Il semblait sur le point de fondre en larmes, quand un bruit en provenance de la porte le fit sursauter. Il tourna la tête dans cette direction et vit deux petits garçons se tenant dans l'embrasure de la porte. Le plus âgé devait avoir six ou sept ans, avec de beaux cheveux noirs et des yeux marron comme du chocolat. Le deuxième ne devait pas avoir plus de quatre ans et serrait son doudou contre lui. Le plus grand regarda autour de lui en avisant les dégâts et finit par dire :
- « Papa, qu'est ce qui s'est passé ? (Il fit quelques pas). Où est Maman ?
- Où est Maman ? répéta le plus jeune. Je veux ma Maman. »
Merlin sembla reprendre ses esprits et se précipita vers eux. Il prit le plus petit dans ses bras et agrippa la main du plus grand pour les attirer en dehors de la bibliothèque.
Alors qu'ils disparaissaient, le souvenir s'effaça. Progressivement, nous nous retrouvions à nouveau dans la pièce sans mur du début. Je me tournais vers Merlin et dis :
- « Vous avez eu deux fils avec Morgane.
- William et Peter. Ils étaient ce que j'avais fais de mieux dans toute ma vie.
- Que leur avez vous dit à propos de la disparition de leur mère ? demanda Harry.
- Je leur ai dis qu'elle était partie. (Il semblait vieillir sous nos yeux). Je ne pouvais pas leur dire qu'elle avait été submergée par une Magie que nous avions interdite. Qu'elle avait succombé.
- Mon latin est un peu rouillé, dit Ron. Alors je n'ai pas bien compris ce que vous aviez dis.
- Que ton âme damnée soit enfermée et le reste jusqu'à ce qu'on te libère de ton supplice, traduisit Hermione. Vous avez enfermée son âme dans le médaillon en la condamnant à y rester jusqu'à ce que quelqu'un la libère.
- C'est exact.
- Mais la légende disait qu'elle avait fui après avoir été vaincue.
- J'ai fais courir cette rumeur. Je ne voulais pas que des personnes ayant succombées elles aussi cherchent à la libérer. Je ne voulais pas que l'on sache qu'elle était toujours en vie. En quelque sorte.
- Pourquoi vous nous montrez cela ? demandais je. Pourquoi nous faire savoir que Morgane n'est pas réellement morte ?
- Parce que quelqu'un a retrouvé le médaillon contenant l'âme et l'esprit de Morgane.
- Comment est ce possible ? demanda Hermione. Vous l'aviez caché n'est ce pas ?
- Evidemment. Mais toute chose peut être trouvée, si on n'y met la bonne énergie.
- Qui l'a trouvé ?
- C'est l'Ombre, dit je. Elle veut perpétuer l'œuvre de Voldemort. Et qui mieux que Morgane pourrait l'aider à y parvenir.
- C'est de la folie, dit ma meilleure amie. Même elle ne pourrait contrôler un être aussi puissant que Morgane. Elle est la Mage Noire originelle.
- Elle doit penser qu'elle est assez forte pour contrôler n'importe qui.
- Vous devez reprendre le médaillon, avant que Morgane ne soit libérée. Contre elle, vous n'avez aucune chance.
- Pour le retrouver, nous devons découvrir l'identité de l'Ombre. La vraie, dit Harry. Et pour l'instant, nous n'avons presque rien.
- Presque rien, c'est mieux que rien du tout, fit remarquer Merlin.
- Mais c'est insuffisant malgré tout, dis je.
- Je ne peux rien faire de plus pour vous, nous dit la mémoire de Merlin. J'espère sincèrement que vous réussiriez. La survie de tous en dépend. »
Sur ces paroles fortement encourageantes, le souvenir se dissipa jusqu'à totalement disparaître. Quand je repris mes esprits, je me trouvais penchée au dessus de l'épaule de Hermione, les yeux posés sur le grimoire qu'elle consultait.
Nous étions revenus là où nous étions partis quand le livre nous avait ''aspiré''.
Je me redressais pour voir que mes amis semblaient lentement reprendre pieds avec la réalité.
Etonnement, le premier à prendre la parole fut Ron :
- « Qu'est ce que l'on fait maintenant ?
- On retrouve le médaillon de Morgane, dit Harry.
- Et on fait en sorte que l'Ombre, qui qu'elle soit, ne mette pas la main dessus, compléta Hermione.
- Comme au bon vieux temps », grognais je.
-ooOoo-
J'étais dans la cuisine du Square Grimmauld, à tripoter mon amulette en attendant que mon café soit prêt quand Sirius m'était tombé dessus.
Il glissa ses bras autour de ma taille et noua ses bras sur mon ventre en posant son menton sur mon épaule droite. Je me laissais aller contre lui en fermant les yeux, savourant son contact.
En passant du temps avec Sirius, j'avais réalisé que c'était absolument merveilleux d'avoir quelqu'un sur qui se reposer. C'était compliqué d'avoir de l'intimité dans une maison aussi remplie et je commençais sérieusement à m'irriter de ne pas pouvoir me retrouver seule avec lui. Vraiment seule.
- « A quoi tu penses ? me chuchota-t-il à côté de l'oreille.
- Au fait qu'il faut vraiment que je me trouve un appartement à moi.
- Tu vas vraiment laisser ta maison à ta mère ?
- C'est toujours sa maison. (Je me tournais face à lui et glissais mes bras autour de sa nuque). Et je n'ai franchement pas envie de retomber sur la même scène que la dernière fois.
- Tu en as parlé à ton frère ?
- Qu'est ce que j'aurai bien pu lui dire franchement ? Salut Dray, comment ça va ? Ah, au fait, notre père fait à nouveau cocu ta mère avec la mienne, comme il y a des années ! Et sinon, ça va chez toi ? (Je grimaçais). Je suis sur qu'il va adorer ça.
- Mais s'il le découvre par quelqu'un d'autre et qu'il apprend que tu le savais…
- Franchement, je ne sais pas comment lui dire ça.
- Il n'y a pas de bonne manière de le lui annoncer Arwen. »
Il repoussa une mèche de cheveux de devant mon visage et me caressa la joue. Je nichais mon visage contre sa paume en fermant les paupières.
- « Tu as déjà commencé à chercher des appartements ou pas ?
- Pas encore. J'ai été un peu occupée avec les derniers événements.
- Je me suis trouvée une petite maison. Un peu dans le même genre que la tienne. (Il joua avec mes cheveux). Enfaite, j'ai réussi à racheter mon ancienne maison.
- C'est vrai ? (Je me redressais en souriant). Le Ministère a bien voulu ?
- En réalité, Dumbeldore l'avait racheté à ma mort en 1995.
- Sérieusement ? Je ne le savais pas.
- Personne ne le savait. Quand je suis revenu, Kingsley m'a dit que Dumbeldore ne l'avait légué à personne et qu'elle appartenait à nouveau au Ministère.
- Pourquoi ne l'a-t-il pas légué à Harry ?
- Aucune idée. Franchement, qui peut s'être targué avoir jamais su ce qu'il pensait réellement ?
- C'est une question pertinente, souris je. Et alors ?
- Kingsley a fait en sorte que je puisse racheter la maison. Du coup, je suis à nouveau propriétaire de ma maison.
- C'est génial. Je suis tellement contente pour toi.
- Moi aussi je suis content. (Il entrelaça ses doigts avec les miens). Tu pourrais venir vivre avec moi. Dans la maison.
- Sirius…
- J'ai mis ton nom sur l'acte de propriété.
- Tu as fait quoi ?
- Quand j'ai racheté la maison. J'ai mis que nous étions propriétaires à 50/50.
- Pourquoi ?
- Parce que j'aimerais que tu viennes vivre avec moi.
- Ça ne fait que quelques semaines que nous sommes ensemble… Et tu viens de récupérer ta maison… Je ne veux pas envahir ton espace…
- J'ai perdu douze ans de ma vie. Je n'ai plus envie de perdre une seule seconde. (Il me regarda fixement). Tu n'as pas envie de vivre avec moi. (Ce n'était pas une question).
- J'ai très envie de vivre avec toi Sirius. J'en meurs d'envie. Mais je ne voudrais pas que tu penses que je m'impose.
- Je ne penserai jamais ça. (Il prit mon visage en coupe entre ses mains). C'est avec toi que je veux faire ma vie. Je veux vivre avec toi. Me réveiller, prendre mon petit déjeuné, rentrer le soir et me coucher, tout ça avec toi. Tu le veux toi aussi ?
- Absolument.
- Alors dis oui. Viens vivre avec moi.
- D'accord.
- D'accord ?
- Oui. »
Il rapprocha son visage du mien et m'embrassa passionnément. Je gloussais contre ses lèvres et lui rendis son baiser.
J'allais vivre avec Sirius. Et j'allais arrêter de me poser un million de questions pour profiter du temps avec lui.
-ooOoo-
La maison de Sirius était magnifique. Elle était un peu plus grande que la maison de ma mère et elle possédait une chambre de plus. Je ne comprenais pas pourquoi il avait initialement acheté une maison avec quatre chambres, mais je n'avais pas osé poser la question.
Quand il avait acheté cette maison, je n'étais même pas encore née et je ne voulais pas posé des questions dont les réponses auraient pu me déplaire.
Etant donné que Sirius venait tout juste de racheter des meubles, il m'avait laissé la possibilité de mettre ma touche personnelle dans la décoration. Comme il avait décidé de miser sur le rouge et le or – Gryffondor un jour – je n'avais pas eu trop de modification à faire. J'avais juste récupéré certaines affaires que j'avais dans mon ancienne maison pour les mettre là.
Ma mère avait du mal à comprendre que je veuille quitter cette maison dans laquelle je vivais depuis dix ans, mais il était impossible pour moi de continuer à cautionner ce qu'elle faisait avec Lucius Malefoy.
Je n'avais toujours pas trouvé le courage d'en parler à Drago, mais il fallait absolument que je le fasse avant que la vérité n'éclate au grand jour, au risque qu'il ne m'en veuille.
Ce fut quand la maison fut prête que le moment se présenta.
Nous avions invité nos amis et nos familles pour une pendaison de crémaillère. Ma mère et Lucius se regardaient en coin d'un bout à l'autre de la pièce et j'étais tendue comme un arc. Narcissa se trouvait là aussi et je ne voulais surtout pas qu'une esclandre n'éclate chez moi.
J'étais dans la cuisine quand mon frère me rejoignit. Ses cheveux étaient tout de travers et un grand sourire illuminait son visage. Voyant mon air sinistre, il passa ses bras autour de mes épaules et dit :
- « Pourquoi tu fais cette tête d'enterrement Grande Sœur ?
- Il faut que je te parle d'un truc important.
- Ce n'est jamais bon quand une fille te dit un truc pareil.
- C'est sérieux Dray.
- Ok, je t'écoute.
- C'est à propos de nos parents.
- Nos parents ? Tu veux dire, de notre parent commun ?
- Non. De nos parents au sens large. Notre père et nos mères respectives.
- Oh. Tu veux parler du fait que notre père s'envoie ta mère ?
- Pardon ?
- Franchement Arwen, je suis vexé.
- Tu étais au courant ?
- Evidemment que j'étais au courant ! Passer tous ses après midis avec ta mère, ce n'était pas uniquement pour mettre les choses à plat ! Je ne suis pas un idiot.
- Et ta mère ?
- Je ne crois pas qu'elle sache. Sinon, elle aurait déjà tué notre père.
- Elle va me détester.
- Pourquoi elle te détesterait toi ?
- Parce qu'elle me juge responsable de tous les problèmes de Lucius.
- Ce n'est pas vrai.
- Elle me déteste tout court, juste parce que je suis la fille que son mari a eu avec une autre femme.
- Je ne crois pas.
- Je ne suis pas une Serdaigle, mais je ne suis pas complètement débile non plus. Le jour où ta mère va l'apprendre, on va tous avoir un sacré problème.
- Ce n'est pas nous le problème, c'est eux.
- Peut être.
- C'est certain même. (Il me jaugea). C'est pour ça que tu as quitté ta maison n'est ce pas ? Parce que tu ne voulais pas être mêlée à ça ?
- Un jour je suis rentrée et je les ai trouvé en train de… (Je frissonnais rien qu'à m'imaginer la scène). Bref, tu as compris. C'était la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Ce qu'ils font, ce n'est pas bien. Ils vont faire souffrir beaucoup de monde.
- Ils s'aiment peut être vraiment.
- C'est des conneries. Ils ne s'aiment pas, ils se désirent, c'est différent. Je ne sais pas qui est le plus pathétique dans cette histoire. Lui qui n'est même pas capable d'être fidèle à sa femme, ou elle qui ne peut pas s'empêcher de céder à un homme qui finira par la détruire.
- C'est vraiment ce que tu penses de nous ? »
La voix nous fit sursauter et nous nous tournâmes pour voir que ma mère était venue nous rejoindre dans la cuisine. Ses yeux étaient remplis de chagrin et je savais qu'elle avait été blessée par les mots que je venais de prononcer.
- « Oui, c'est ce que je pense, dis je.
- Drago, est ce que tu peux nous laisser seules une minute s'il te plait ? demanda ma mère.
- Non, répondis je en le retenant quand il fit un pas vers la sortie. Vous nous avez entrainé là dedans, lui comme moi.
- Nous n'avons jamais voulu vous faire du mal.
- Peut être bien, intervint Drago. Mais vous vous doutiez bien que ça ne pouvait pas rester sans conséquence indéfiniment. Avant même que vous ne disparaissez, vous avez bien vu ce qu'était votre vie en aimant Lucius. Vous étiez seule, sans compagnon, à élever une enfant qui vous posait sans cesse des questions sur un père avec lequel elle ne pourrait jamais vivre.
- Vous ne comprenez pas.
- Si, je comprends. Je suis tombé amoureux de Hermione quasiment dès la première fois. Mais en vivant dans une famille où les Nés Moldus étaient considérés comme encore plus inférieurs qu'à des insectes, j'ai du me réprimer. Je pensais que je ne pourrais jamais connaître le bonheur avec elle, alors j'ai toujours fais les mauvais choix. Ce que vous faites avec mon père, c'est une punition. Vous vous punissez. Rester coincée dans cette relation et vous souffrirez toute votre vie. Je ne vous connais pas très bien Selena, mais je suis persuadée que vous méritez mieux que des parties de jambes en l'air clandestines. »
Ma mère baissa les yeux et je pouvais presque sentir ses larmes.
Visiblement, mon frère avait visé juste.
Ma mère se punissait, mais allez savoir pour quoi.
Parce qu'elle était la fille de Voldemort ? Pas vraiment sa faute.
Parce qu'elle était la petite fille de Grindewald ? Pas vraiment sa faute non plus.
Je ne saisissais pas tout, mais ce qui était certain, c'est que cela ne pouvait pas continuer ainsi.
- « Maman…, commençais je en m'approchant d'elle.
- Tout va bien ici ? »
Je me figeais en voyant Lucius entrer dans la pièce et sentis Drago se tendre.
Ça allait péter.
C'était sur.
- « Tout va bien, répondit Selena d'une voix tremblante.
- Non, ça ne va pas, tu pleures. »
Il passa un bras autour de ses épaules et je sentis les doigts de mon frère se refermer sur mon poignet.
J'avais oublié qu'il n'avait jamais vu notre père avec ma mère et que c'était la première fois qu'il les voyait interagir ensemble.
Je ne savais pas vraiment comment se comporter Lucius en compagnie de Narcissa, mais si j'en jugeais la tête de Drago, ce n'était pas ainsi.
J'ouvrais la bouche pour dire quelque chose quand la sus nommée Narcissa déboula dans la cuisine.
Je pensais que nous étions tendus avant.
Ce n'était pas le cas.
LA, nous étions tendus.
Ma colonne vertébrale était si raide que j'avais peur de me briser à tout instant.
Ça en était douloureux.
La mère de Drago nous regarda tous les quatre et finit par dire :
- « Bien, je vois que tu leur as dis. »
Qui dit quoi ? A qui ?
J'étais perdue. Et je n'étais pas la seule.
- « Qui doit nous dire quoi ? demanda Drago.
- Ton père et moi avons décidé de divorcer. »
Ok, je ne comprenais plus rien.
Je devais être entrain de rêver, ce n'était pas possible autrement.
- « Le divorce est possible chez les sorciers ? demandais je, complètement à côté de mes pompes.
- Oui, me répondit Drago. A condition que ça soit d'un commun accord. Ce qui est plutôt ironique quand on sait que la société sorcière est si démodée sur tant d'autres sujets.
- Mais, vous voulez divorcer aussi ? questionnais je Narcissa, n'y comprenant plus rien.
- Evidemment que je veux divorcer.
- Mais je pensais que tu ne voulais pas, dit Drago. Pour respecter les traditions et tout le reste.
- En réalité, ta mère aurait voulu divorcer dès que Arwen a été reconnue comme ma fille dans le monde sorcier.
- Mais pas toi.
- Pas moi. Avec Tu – Sais – Qui qui vivait à demeure, cela aurait été trop compliqué.
- Et pourquoi pas à la fin de la guerre ?
- J'étais en prison.
- Justement, dis je. Tu aurais pu accepter pour la laisser libre de refaire sa vie.
- Pour sa défense, intervint Narcissa, je ne lui en avais pas reparlé après ma libération.
- Et pourquoi maintenant ? voulut savoir Drago.
- Etant donné qu'il continue à me tromper outrageusement sous mon nez, je ne vois pas pourquoi il ne m'accorderait pas ce droit au divorce. Surtout que j'ai moi aussi quelqu'un d'autre dans ma vie. »
Et sur cette bombe lâchée, elle quitta la pièce, nous laissant planté, Drago et moi, complètement ébahis, pendant que Lucius resserra son étreinte autour de ma mère.
- « QUOI ? s'écria mon frère. Mais c'est qui ? Je le connais ? »
Il sortit à toute allure de la pièce, poursuivant sa mère pour la harceler de questions, pendant que je ne savais plus quoi dire ni quoi faire.
Franchement, je ne m'attendais pas à ça. En faite, je m'étais imaginée tous les scénarios possibles, mais celui là n'en faisait clairement pas partie.
- « Tu étais au courant ? demandais je à mère.
- Lucius m'en a parlé hier.
- Et nous avons quelque chose à t'annoncer, compléta le dit Lucius.
- J'ai besoin d'un verre.
- Nous allons nous marier. »
Rectification.
J'avais besoin d'une bouteille.
Dans le prochain chapitre : Des indices… Tentatives… Les Sangs Purs…
Note de l'auteure : Voilà, chapitre 11 terminé !
Je dois vous avouer que j'ai mis une éternité à le terminer ! Presque six mois en réalité.
J'espère qu'il vous a plu et que vous appréciez toujours autant l'histoire.
Quant aux prédictions pour le chapitre suivant, n'hésitez pas à donner vos hypothèses en review. Evidemment que je ne vous direz pas avec exactitude si vous êtes dans le vrai, mais on verra bien !
A la semaine prochaine pour le prochain chapitre !
Bye
Infos en plus : 11 pages ; 5388 mots
