Disclaimer : L'Univers de Harry Potter ne m'appartient pas (malheureusement) sauf certains personnages et la majorité de l'histoire. Vous remarquerez surement au fil de la lecture certains passages qui sont tirés du livre, mais je le signalerai en début ou fin de chapitre ! Bonne lecture !

Note de l'auteure : Salut ! Je ne vais pas vous refaire un speech sur le fait que je n'ai aucun commentaire, donc je vais être bref... Vu l'état actuel des choses, je ne vais plus poster à date fixe, comme je l'avais initialement prévu mais quand j'y penserai. La publication ne sera donc plus régulière. Voilà... Bonne lecture à tous.


Chapitre 12

Apprendre que mes parents allaient se marier avait été un grand choc pour moi.

Alors que Sirius en riait encore, une semaine plus tard.

Je ne voyais pas bien ce qu'il y avait de drôle là dedans, mais on ne pouvait jamais être vraiment sur avec le sens de l'humour plus que douteux de mon compagnon.

En tout état de cause, l'état matrimonial – ou pas – de mes parents ne me faisait pas franchement avancer sur les recherches de l'identité de l'Ombre.

Parce qu'il fallait bien ce le dire franchement, je commençais à en avoir ma claque de l'appeler l'Ombre. Je voulais mettre un prénom sur cette entité pour la faire paraître moins Toute Puissante. Et il était hors de question que le monde sorcier sombre dans une nouvelle ère de terreur. Pas de mon vivant.

Je me laissais aller dans mon fauteuil de bureau en grognant et me frottant les yeux.

J'étais épuisée.

Je commençais juste à prendre mes marques avec Sirius et je manquais de sommeil. J'avais l'habitude de vivre seule et de DORMIR seule. Partager mon espace de vie n'était pas le plus compliqué puisque je l'avais fais avec Drago, puis avec les « Revenants » et avec ma mère ensuite.

Non, le plus gênant, c'était de partager mon lit. Je faisais beaucoup moins de cauchemars et d'insomnies qu'auparavant, mais ne plus pouvoir m'étaler dans le lit et m'allonger au milieu avait nécessité un petit temps d'adaptation, pour Sirius comme pour moi.

J'allais me remettre au travail quand quelqu'un toqua à ma porte et entra sans attendre ma réponse. J'ouvrais la bouche pour incendier ce petit effronté quand je me rendis compte qu'il s'agissait de mon patron. Qui était précédé de deux grands gobelets de café lévitant devant lui.

Je refermais la bouche illico, ne voulant surtout pas manquer ma chance d'avoir l'un des deux cafés. Et puis, c'était mal vu d'engueuler celui qui signait vos chèques de paie tous les mois.

- « Monsieur Douglas.

- Miss Saint. Ou peut être préférez vous Miss Malefoy ? J'ai appris pour le futur mariage de vos parents. (Peut être que j'allais l'engueuler finalement). Félicitations à eux.

- Miss Saint ira très bien.

- Je vous ai apporté un café.

- Bien aimable à vous. (J'attrapais le café et m'empressais d'en avaler une grande gorgée). Je peux peut être faire quelque chose pour vous ?

- Oui et non. J'ai fais de nouvelles découvertes au sujet de notre Bébé Magique. Ou plutôt devrais je dire que l'Auror Weasley a fait des découvertes.

- Je vous écoute. (Béni soit Merlin d'avoir fait de Ron un Auror extraordinaire).

- Il est allé faire un petit tour du côté des archives de Saint Mangouste. Et il a découvert que deux dossiers manquaient à l'appel dans les archives alors qu'ils sont recensés dans les registres.

- Les dossiers de qui ?

- Sans grande surprise, celui de Lux Mallen. L'autre est bien plus surprenant et délicat.

- Pourquoi ?

- Parce que cette personne vient d'une famille de Sangs Purs très influentes dans notre communauté. Nous ne pouvons pas vraiment débarquer chez eux en criant à tort et à travers qu'ils cachent un Bébé Magique au nez et à la barbe de tous depuis plus de vingt ans. Nous devons avoir un plan bien ficelé qu'aucun avocat, aussi bon soit il, ne pourra démonter devant le Magenmagot.

- Peut être pourriez vous me donner le nom que je vous aide à mettre ce plan en place ?

- Astoria Greengrass. Le dossier manquant est celui d'Astoria Greengrass. »

Merlin soit loué rien du tout.

Il commençait même à m'emmerder sérieusement.

Sérieux, ASTORIA GREENGRASS ?!

-ooOoo-

Douglas avait raison, on ne pouvait décemment pas débarquer chez les Greengrass, baguettes brandies et leur lancer nos accusations en pleine figure sans avoir des preuves accablantes. De plus, étant donné que cette famille n'avait pas ouvertement fait partie des mangemorts durant la Seconde Guerre, il fallait vraiment être sur de nous pour aller leur balancer qu'ils cachaient le Bébé Magique engendré par Lord Voldemort et Bellatrix Lestrange.

Pour l'instant, il fallait réunir des preuves.

C'était la raison pour laquelle je me retrouvais à St Mangouste, au service gynécologique.

Dire que j'étais mal à l'aise était un euphémisme.

Je n'avais jamais été très à l'aise avec les bébés, raison pour laquelle j'avais toujours évité de faire du baby sitting pour Hermione et Drago. Ils avaient bien tenté, mais j'avais toujours réussi à me défiler. Face à un mini humain, mon légendaire courage gryffondorien me laissait tomber et j'étais totalement tétanisée. J'avais réellement commencé à m'occuper de mon neveu et de ma nièce quand ils avaient atteint leur deuxième année.

Je n'étais pas comme la plupart des filles qui avaient partagé mon dortoir. Je ne rêvais pas d'une vie bien rangée, avec un mari, une belle maison et une ribambelle de bébés. Pendant quelques temps, durant ma cinquième année, j'avais imaginé mener ce genre de vie avec Sirius, mais à sa mort, j'avais complètement laissé tomber. Maintenant que nous avions emménagé ensemble, la possibilité de fonder une famille se profilait à nouveau mais je n'arrivais pas à l'imaginer.

Je regardais les bébés dans leurs petits berceaux dans la nurserie, agitant leurs petites mains et leurs petits pieds. Oui, ils étaient mignons, mais par Merlin et Morgane, ils me foutaient une trouille monstre.

- « Ils sont mignons n'est ce pas ? »

Je sursautais, tournant la tête pour voir une infirmière qui les regardait en souriant.

- « Hum, oui, ils sont adorables, marmonnais je.

- Lequel est le votre ?

- Aucun. (Elle me regarda en fronçant les sourcils et je n'eus pas besoin d'être Legilimens pour savoir qu'elle s'imaginait que j'allais en voler un). En faite, je travaille au Ministère et je voudrais discuter avec les infirmières qui étaient en poste durant le mois de juin 1982.

- Ça date.

- Vingt six ans.

- Je vais me renseigner, pour savoir quelles sont mes collègues qui étaient en poste à l'époque. Voulez vous le nom de celles qui sont actuellement à la retraite aussi ?

- Oui, merci.

- Je n'étais pas encore infirmière à l'époque, mais j'étais stagiaire. Je peux peut être vous donner quelques renseignements ?

- Ça vous dit quelque chose les Mallen ?

- Oui. Une histoire épouvantable. Le bébé est décédé de la mort subite du nourrisson, cas très rare chez les sorciers mais pas impossible. La jeune maman certifiait à qui voulait l'entendre que ce bébé n'était pas le sien, qu'il y avait eu un échange. Tout le monde en parlait à l'époque.

- Vous pensez qu'il y a vraiment pu avoir un échange de bébés ?

- A ma connaissance, les cas d'échanges de ce genre chez les sorciers sont quasiment nuls. Mais entre nous, cela a très bien pu arriver.

- Comment cela ?

- Vous Savez Qui avait disparu mais nous étions encore tous sur des chardons ardents à l'époque. Vous aviez quel âge à ce moment là ?

- Deux ans.

- Donc vous ne vous en souvenez pas.

- Non. Mais j'ai participé à la Seconde Guerre.

- Oui, mais lorsque le jeune Potter a tué Vous Savez Qui il y a dix ans, nous savions tous qu'il était mort. Définitivement. En 1982, nous n'étions surs de rien. Il n'y avait pas de corps, rien. Il pouvait être mort comme juste disparu. Les gens étaient encore dans l'incertitude, nous vivions dans la peur. Nous étions encore en pleins dans les procès et les gens ne parlaient que de cela.

- Vous pensez que quelqu'un aurait eu une inattention ?

- Inattention, ça m'étonnerait.

- Qu'est ce que vous voulez dire exactement ?

- Venez. (L'infirmière me conduisit un peu à l'écart du passage et se mit à chuchoter). De nombreux Mangemorts ont passé des accords et ont été libérés. Des personnes pas très recommandables sont passés entre les mailles du filet, continuant de faire peur aux gens en faisant planer la menace du Seigneur des Ténèbres. Si ma mémoire est bonne, ils aimaient dire à leurs victimes que s'ils ne faisaient pas ce qu'on leur demandait, il lâcherait un loup garou sur eux et leurs familles.

- Greyback.

- Oui, lui.

- Donc vous pensez qu'une infirmière a été menacée.

- C'est l'explication la plus logique. Je ne peux pas imaginer que l'une d'entre nous puisse avoir été payée pour faire cela. Ça serait trop horrible.

- Merci beaucoup pour vos renseignements.

- Je vais vous trouver cette liste.

- C'est vraiment gentil.

- C'est bien normal. Vous êtes une héroïne de guerre après tout Miss Saint. »

Alors elle m'avait bel et bien reconnu. Mais bon sang, si elle m'avait reconnu, elle devait forcément savoir que je n'avais pas d'enfant !

Je fronçais les sourcils et la suivis au poste des infirmières.

- « Excusez moi ? lui dis je, la faisant relever la tête de la liste qu'elle était entrain d'écrire.

- Oui ?

- Vous m'avez reconnu. Vous savez que je n'ai pas d'enfant.

- Vous étiez de dos quand je vous ai posé la question. Je ne vous ai reconnu réellement que quand vous avez précisé travailler au Ministère.

- Je vois. »

Je ne voyais pas vraiment en réalité, mais restais suspicieuse. J'étais devenue paranoïaque pendant la guerre et cela était utile dans mon boulot. J'allais garder un œil sur cette infirmière, aussi gentille et avenante qu'elle pouvait être.

Je finis par quitter St Mangouste dix minutes plus tard, le parchemin où étaient inscrits les noms des infirmières et stagiaires en poste à l'époque bien au chaud sous ma cape.

Il était temps d'avancer un peu dans cette enquête.

-ooOoo-

J'avais partagé mes trouvailles avec Ron qui avait été chargé d'enquêter à mes côtés. Nous avions décidé d'aller voir chaque nom ensemble, pour être sur de ne rien louper.

Entre l'étonnante habilité en Legilimencie de Ron et ma capacité à observer les gens, nous devrions découvrir qui était l'infirmière menacée pour échanger la vraie Lux Mallen avec le Bébé Magique.

Il y avait douze infirmières et cinq stagiaires – plus celle devenue infirmière que j'avais rencontrée à l'hôpital plus tôt – sur cette liste et nous avions déjà rencontré trois infirmières et quatre stagiaires.

Toutes irréprochables.

Deux des infirmières étaient à la retraite et les autres avaient fini par travailler dans des petits hôpitaux indépendants ou des cabinets médicaux.

Le bilan de ces sept visites : elles aimaient leur travail, n'avaient jamais été victimes de chantage ou subi la moindre menace et avaient toujours été intègres.

Notre huitième visite était une vieille femme, à la retraite, qui vivait dans un petit appartement du Londres sorcier, pas très éloigné de là où j'avais vécu durant les quatorze premières années de ma vie avec ma mère.

Ron toqua à la porte et enfonça les mains dans ses poches en attendant que l'on vienne nous ouvrir. Quand la porte s'entre bailla, je vis un œil marron acéré regarder par la petite ouverture. Je me penchais en prenant mon sourire le plus avenant et dis :

- « Madame Rachel Kruger ?

- Oui. (La voix était chevrotante mais assurée). Qui la demande ?

- Je suis Arwen Saint, Langue de Plomb. Et voici Ronald Weasley, Auror. Nous aurions quelques questions à vous poser si vous êtes d'accord. »

La porte se referma brutalement en claquant et je tournais la tête vers Ron qui me regardait en haussant un sourcil. Je haussais les sourcils et allais proposer de partir quand j'entendis un bruit de chaine derrière le battant et la porte se rouvrit en grand, laissant apparaître un tout petit bout de femme.

En réalité, je n'avais jamais vu une femme aussi petite. Certes, avec mon mètre soixante dix huit, j'étais grande, mais Rachel Kruger était vraiment toute petite, culminant à peine le mètre quarante cinq. A côté, Ron et son mètre quatre vingt cinq paraissait immense.

Ses cheveux gris étaient tirés en une tresse serrée et ses yeux marron étaient étonnements vifs. Elle pivota sur elle même et marcha d'un pas assuré vers un fauteuil.

- « Entrez, au lieu de rester plantés sur mon paillasson. »

Comme deux gamins pris en faute, Ron et moi nous précipitâmes à l'intérieur et je refermais délicatement la porte derrière nous. Nous allions la suivre à l'intérieur, quand sa voix claqua :

- « Vos chaussures. Retirez les. »

J'écarquillais les yeux quand je vis mon ami s'exécuter sans rechigner et je finis par faire de même.

Nous nous installâmes dans le canapé, essayant de nous faire tous petits, pendant que Rachel Kruger prenait place dans un fauteuil qui semblait bien trop grand pour elle.

- « Je ne vous propose pas à boire, je sais que vous allez refuser. (Voyant le regard que nous échangions, elle leva les yeux au ciel). Mon mari était Auror et m'avait dis que vous refusiez toujours de boire quelque chose que l'on vous proposé quand vous alliez chez des gens que vous interrogiez. Je présume que c'est la même chose pour les Langues de Plomb.

- C'est exact Madame, répondit Ron.

- Vous vouliez me poser des questions, je crois.

- Hum, oui, nous… bafouilla mon ami, semblant complètement perdu.

- Vous avez perdu votre langue jeune homme ?

- Nous voulions vous parler de votre travail à St Mangouste, intervins je pour empêcher Ron de s'humilier en retenant un sourire.

- En quoi mon poste à St Mangouste peut intéresser le Ministère.

- En faite, nous voulions savoir ce que vous vous souvenez de la polémique de l'échange de bébés survenus en juin 1982.

- Je vois. Je suis assez surprise que le Ministère s'intéresse à cette histoire vingt six ans plus tard, alors qu'à l'époque, personne n'y a cru une seule seconde.

- Nous avions eu des nouveaux éléments récemment qui laisse soupçonner qu'il aurait bel et bien eu lieu, dit Ron qui avait repris son aplomb.

- Cela faisait un moment que je travaillais à St Mangouste à cette époque. J'ai pris ma retraite cinq ans plus tard. C'était il y a plus de vingt ans, mais je m'en souviens comme si c'était hier. Je n'ai jamais vraiment cru à cette histoire de mort subite du nourrisson.

- Qu'est ce que vous voulez dire ? demandais je.

- Vous connaissez le nombre de cas de mort subite du nourrisson chez les sorciers ?

- Quatre, répondit Ron du tac au tac, me surprenant. Quoi ? dit il en voyant mon regard surpris. Mon fils va bientôt naitre. Je me suis renseigné, c'est tout.

- C'est exact. Quatre, en comptant cette petite Lux Mallen. Quel pourcentage y a t'il que l'enfant qui est mort de cette manière, soit aussi celui dont la mère hurle à l'échange de bébés ?

- Quasiment nul. (Je scrutais la vieille dame). Vous pensez que ce n'est pas une coïncidence.

- Non. Cela serait trop gros. Malheureusement, à l'époque, je n'avais pas de preuve. De plus, qui aurait écouté une vieille infirmière. Si j'avais commencé à des questions, ils m'auraient envoyé en retraite anticipée. Mon mari était mourant et les soins médicaux coutaient chers. Je ne pouvais pas me permettre de perdre mon travail à ce moment là.

- Est ce que vous auriez une idée de ce qui aurait vraiment pu arrivé à ce bébé ?

- Je me suis occupée de son petit corps. Comme son nom l'indique, il n'y a rien qui explique la mort subite. Pas de marque, rien de détectable lors d'examen. Ça ne vous fait pas penser à quelque chose, vous qui avez fait la guerre ?

- L'Avada, dit Ron.

- Vous pensez que quelqu'un a lancé l'Avada à un bébé ? demandais je. Mais pourquoi ?

- Ça fait vingt six ans que je me pose la question, et je n'ai toujours pas trouvé la réponse Miss Saint.

- Avez une idée de qui aurait pu échanger les bébés ? demanda Ron.

- Je ne sais pas trop. Vous savez, tout le monde vivait encore dans la peur du retour de Voldemort. (Ron sursauta, me faisant lever les yeux et ricaner Madame Kruger). Le nom vous fait peur mon garçon ?

- Disons qu'il ne me met pas à l'aise.

- Il est mort.

- Je sais. J'étais là.

- Alors ne sursautez pas quand quelqu'un dit son nom, bon sang. (J'avais une irrésistible envie de rire mais j'avais peur de vexer cette vieille dame bien trop drôle). Comme je disais, nous étions tous encore un peu effrayés. Tout le monde se regardait avec méfiance. (Elle sembla réfléchir). Mais celle que je n'arrivais vraiment pas à cerner, c'était Gladys Flint.

- Flint ? Comme Marcus Flint ? dit Ron en me regardant.

- C'était sa mère, lui dis je, en sortant la liste de ma poche. Gladys Flint est bien sur la liste.

- Les Flint ont toujours été une famille très particulière, reprit Madame Kruger.

- Vous voulez dire des adeptes de la magie noire, cracha presque Ron.

- Oui. Je sais qu'ils ont soutenus Voldemort (Ron frémit mais elle ne releva) durant ses deux vagues de terreur et il me semble aussi avoir entendu que le père du mari de Gladys avait soutenu Grindelwald à l'époque. Mais pour cette dernière information, je ne suis sur de rien. C'était surtout des bruits de couloir. »

Je frémis à l'entente de ce nom.

Grindelwald. Mon arrière grand père.

Ma famille aussi était très particulière.

- « Attendez, Flint n'était pas le nom de jeune fille de Gladys, relevais je.

- Non. Elle utilisait ce nom depuis son mariage, mais elle n'était pas née Flint.

- Elle venait de quelle famille ?

- Les Greengrass. Gladys était une Greengrass avant de devenir une Flint. »

Tout revenait aux Greengrass.

Bordel de bon sang !

-ooOoo-

Nous étions dans l'incapacité d'interroger cette bonne vieille Gladys Greengrass épouse Flint.

Pourquoi ?

Parce que, bien que vivante, Gladys Flint était folle.

Folle à liée même.

Elle était internée en France, complètement délirante et ne se souvenait même plus de qui elle était. Elle ne pouvait décemment pas nous parler d'un événement survenu vingt six ans plus tôt.

Ce que je trouvais diablement pratique.

J'avais émis l'hypothèse qu'elle simulait sa folie survenue juste après la mort de Voldemort mais les psychomages français avaient été catégoriques. Gladys Flint était réellement folle.

Ce qui nous laissait dans une impasse.

Même si je doutais fortement que, même dotait de toute sa tête, Madame Flint nous réponde avec honnêteté avoir échangé la véritable Lux Mallen et le Bébé Magique.

Ron avait fini par rentrer chez lui pour retrouver une Pansy enceinte jusqu'aux yeux et je n'arrivais pas à me résoudre à rentrer retrouver Sirius.

Mon cerveau était en ébullition et je savais que je n'arriverais pas à me poser tant que je n'aurai pas eu des infos concrètes concernant Gladys Flint.

Je ne pouvais pas aller voir Drago car je savais que s'il avait été à Serpentard avec Marcus Flint, il ne connaissait pas les parents de ce dernier, n'ayant été jamais proche de lui. Au vu du comportement distant de Rogue, ce dernier n'appréciait visiblement pas le type, ce que je ne pouvais pas lui reprocher et ne me serait d'aucune aide. Il ne me restait plus qu'une seule personne et franchement, je n'étais pas super ravie de devoir me tourner vers lui, à nouveau, pour obtenir des réponses.

C'était la raison pour laquelle je toquais à la porte de la maison que ma mère partageait désormais avec mon père, à vingt heures du soir, pour parler avec ce dernier.

Ce fut ma mère qui ouvrit la porte. Elle sembla étonnée de me voir, ce que je ne pouvais pas lui reprocher.

Depuis l'annonce de son mariage avec Lucius, je n'avais pas vraiment pris de nouvelles et m'étais contentée de répondre très sommairement à ses lettres.

A dire vrai, je ne savais pas comment me comporter face à l'officialisation de la relation de mes parents et encore moins comment me comporter face à ce Lucius Malefoy que je découvrais quand il était en contact avec ma mère.

Il n'y avait que deux choses dont j'étais certaine : je ne m'appellerai jamais Malefoy et je ne l'appellerai jamais Papa.

- « Salut Maman.

- Arwen ? Qu'est ce que tu fais ici à cette heure ?

- Je dois parler avec Lucius. Mais je peux repasser demain si je dérange.

- Ne dis pas de bêtise, tu ne nous déranges pas voyons. (Elle s'effaça pour que je puisse rentrer dans la maison qui avait été la mienne pendant si longtemps). Tu sais que tu peux venir ici quand tu veux.

- Vous me direz si vous voulez que je lève le Fidélitas.

- En réalité, ça me rassure de la savoir là.

- Je peux t'en faire le Gardien si tu veux.

- Non. J'aime savoir que c'est toi. Ça me rassure. Je sais que tu ne flancheras jamais. »

Je lui souris, et finis par la prendre dans mes bras. Elle referma les siens autour de moi et j'enfouis mon visage dans son cou, inspirant son odeur si réconfortante. J'avais encore du mal à croire qu'elle était là, avec moi, après avoir disparue pendant si longtemps. Parfois, j'avais l'impression que ce n'était qu'un rêve et que j'allais me réveiller pour me rendre compte qu'elle était toujours disparue et que je n'avais fais qu'imaginer ces derniers mois.

- « Je t'aime Maman, murmurais je.

- Je t'aime aussi mon cœur, chuchota – t – elle dans mes cheveux.

- Tout va bien ? »

La voix de Lucius me fit relâcher mon étreinte sur ma mère et je reculais de deux pas, affichant le masque que je portais constamment en sa présence.

- « Tout va bien. (Je me raclais la gorge). J'ai besoin de te parler.

- Je t'écoute.

- Qu'est ce que tu peux me dire sur Gladys Greengrass ?

- Gladys Greengrass ?

- Oui. Elle a épousé un Flint. La mère de Marcus.

- Ah oui, Gladys Flint. Je me souviens d'elle. Narcissa et elle fréquentaient les mêmes cercles.

- Tu veux dire, celui des femmes de Mangemorts ? (Ma mère grimaça mais ne releva pas).

- Entre autre, oui.

- Qu'est ce que tu peux me dire sur elle ?

- Pas grand chose malheureusement.

- Dis moi ce que tu sais. Même les hypothèses.

- Ce que je sais avec certitude, c'est qu'elle a soutenu son mari quand il servait Tu Sais Qui. Elle cautionnait totalement la politique pro sang pur. Elle n'était pas une bonne combattante, ce qui l'a empêché de participer aux missions.

- En quoi être une mauvaise combattante comptait ? On ne peut pas dire que Crabbe et Goyle, père ou fils d'ailleurs, aient été des lumières.

- Certes, mais le fait qu'elle soit une femme a joué en sa défaveur. Bellatrix était aussi impliquée malgré son sexe parce qu'elle agissait comme un animal enragé et que ça faisait d'elle quelqu'un de dangereux.

- Je sais. J'étais là au Département des Mystères. Et sur le champ de bataille. (Ma mère frissonna et se frictionna les bras). Que faisait elle dans les rangs de Voldemort alors ?

- Elle nous soignait. Elle a quitté définitivement son poste à St Mangouste quand Le Seigneur des Ténèbres est revenu durant ta quatrième année. Elle est devenue notre infirmière personnelle.

- Et par rapport à sa famille de naissance ?

- Elle est la sœur cadette de Philius Greengrass, le père de Daphné et Astoria. Ils ont toujours été proches. Elle était très déçue quand son frère n'a pas ouvertement soutenu Tu Sais Qui durant la Seconde Guerre.

- Ouvertement ?

- Je dois dire que Philius et Pandora l'ont joué fine durant cette période, contrairement à moi. Ils n'ont pas clamé leur appartenance au cercle restreint des Mangemorts durant la guerre, même lorsque Tu Sais Qui était au pouvoir. Ils l'ont joué discrète et ont attendu de voir comment les choses se déroulaient. Ce qui leur a sauvé la mise quand Potter a fini par vaincre le Seigneur des Ténèbres.

- Tu veux dire qu'ils ont quand même participé aux réunions et à tout le reste ?

- Evidemment. Tu Sais Qui semblait leur accorder beaucoup d'importance et de privilèges. Tout le monde se demandait pourquoi. Même Bellatrix ne leur disait rien. Maintenant que j'y pense, c'est assez surprenant. Bella ne supportait pas que toute l'attention de son Maitre ne soit pas sur elle. »

Les choses commençaient à faire leur chemin dans ma tête. Mais je n'avais aucune preuve véritable. La parole d'un ancien Mangemort avéré ne vaudrait rien face au Magenmagot, même si Lucius avait eu un comportement irréprochable durant sa captivité et même encore maintenant.

- « Pourquoi toutes ces questions à propos de Gladys Flint Chérie ? finit par me demander ma mère.

- Je ne peux pas vraiment en parler. Tout ce que je peux dire, c'est que Gladys Flint travaillait à St Mangouste durant Juin 1982. Et que le dossier d'Astoria Greengrass, la nièce de Gladys, a disparu des archives en même temps que celui de Lux Mallen.

- Tu crois que c'est elle qui a échangé les bébés, me dit Lucius.

- Nous n'avons aucune preuve. Les Greengrass font partie des hautes sphères. Si nous les accusons sans preuve formelle, nous risquons gros. Peut être que Ron et moi pourrons sauver nos têtes parce que nous sommes des héros de guerre, mais les autres sauteront. Nous devons être extrêmement vigilants. (Je me redressais). Il faut que je rentre, Sirius m'attend. (Lucius grimaça et je ricanais). Merci d'avoir répondu à mes questions.

- Je t'en prie.

- Maman, je te vois bientôt. (Je m'approchais d'elle pour la serrer contre moi). A très vite. »

Je sortis de la maison et transplanais dès que je sortis du périmètre des sortilèges de protection.

Il fallait que je creuse du côté des Greengrass. C'était impératif.

Mais les interroger risquait de soulever des soupçons. Même si Daphné était beaucoup moins détestable que sa sœur, nous n'étions pas vraiment amies et je ne pouvais pas utiliser une supposée amitié pour aller lui poser des questions.

Si j'allais parler à Astoria elle même, elle se méfierait, étant donné qu'il était de notoriété publique que je ne pouvais pas me la voir en peinture.

Il y avait quelqu'un qui connaissait bien les Greengrass et qui était aussi mon ami.

Blaise Zabini.

-ooOoo-

J'étais rentrée chez moi, épuisée aussi bien mentalement que physiquement. J'avais l'intention d'aller voir Blaise dès le lendemain et peut être que j'irai poser quelques questions à Drago, par acquis de conscience.

Après tout, mon frère était censé épouser Astoria dès qu'elle aurait fini Poudlard, sauf que la fin de la guerre avait ralenti les choses. Quand Drago avait commencé à fréquenter Hermione, il avait mis fin à ce simulacre de fiançailles, même si le mariage ne semblait plus vraiment à l'ordre du jour. Mon frère devait forcément connaître certaines choses sur celle qu'il avait failli épouser.

Mais Blaise restait la meilleure solution, puisqu'il était celui qui avait le plus de contact avec Astoria.

Une fois à la maison, je retrouvais Sirius dans la cuisine, qui semblait ne pas m'avoir entendu rentrer, trop concentré sur ce qui ressemblait à un livre de recettes.

Je retirais mon manteau et me glissais discrètement jusqu'à lui, glissant mes bras autour de sa taille, sous son tee shirt. Il sursauta en sentant le contact de ma peau contre la sienne et sourit en me reconnaissant.

- « Salut.

- Salut.

- Tu rentres tard.

- J'avais des questions à poser à Lucius.

- Ton enquête avance ?

- Si on veut. C'est pour ça que j'avais besoin de lui parler.

- Je me doute bien que tu n'étais pas allée parler du mariage. (Je grognais et il ricanait). Est ce que je dois t'appeler Miss Malefoy maintenant ?

- Si tu fais ça, je risque de te faire du mal. (Il rit plus fort, de son rire semblable à un aboiement qui me fit sourire). Je ne m'appellerai jamais autre chose que Saint, même s'il me reconnaissait officiellement comme sa fille.

- Tu ne changeras jamais de nom ?

- Non. Je suis une Saint. Point final.

- Et si on se mariait ?

- Quoi ?

- Si on se mariait ? Tu t'appellerais Saint ou Black ? (J'étais tellement bouche bée que je n'arrivais même plus à réfléchir). Arwen, ça va ?

- Est ce que tu viens de me parler de mariage ?

- Oh. (Il sembla comprendre et se tourna entre mes bras pour glisser les siens autour de ma taille). Je n'étais pas entrain de te demander de m'épouser, espèce de banane. (Je laissais échapper un soupir tremblant). Je ne sais pas si je dois me sentir vexé par ta réaction.

- Non ! m'exclamais je. Ce n'est pas que je ne veux pas t'épouser ! C'est juste que…

- Trop tôt ? Pas prête ?

- C'est ça.

- Et bien, détends toi Chérie, parce que ce n'était pas une demande. C'était juste une question par rapport à ton nom.

- Pour tout dire, je n'avais jamais pensé au jour où je me marierai.

- Mais comme ça, à chaud. Si on se mariait demain. Tu te ferais appeler Black ou tu garderais Saint ?

- Comme ça, à chaud ?

- Oui.

- Je crois que je prendrai ton nom. (Il haussa un sourcil). Arwen Black, ça claque. »

Il rit et se pencha pour m'embrasser. Je passais mes bras autour de sa nuque et lui rendis son baiser.

Ouais.

Arwen Black, ça claquait même grave.

-ooOoo-

Blaise travaillait aux entreprises Malefoy. Mon frère lui en avait laissé la gérance et il avait posé ses dossiers dans le bureau principal, celui que Lucius avait du occuper.

Et je devais dire que ce bureau allait bien à l'italien.

Je toquais à la porte ouverte pour lui faire savoir ma présence et quand il releva la tête, il sembla surpris de me voir.

Je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir. Je n'avais jamais mis les pieds à la Malefoy Inc et ne l'aurais jamais fais si je n'avais pas eu vraiment besoin de parler à mon ami. De plus, même si nous étions tous devenus amis, mon antipathie envers Astoria n'avait jamais vraiment permis à notre amitié de se développer comme celle que j'avais avec Théo.

Pour éviter de le crisper, je n'avais pas enfilé la tenue typique des Langues de Plomb, préférant un jean bleu foncé avec un chemisier rouge et des baskets blanches. Exceptionnellement, j'avais laissé mes cheveux détachés, ce que je ne faisais presque jamais et avais mis un peu de maquillage.

- « Salut Blaise.

- Arwen. Qu'est ce que tu fais ici ?

- Tu n'es pas content de me voir ?

- Si, si, bien sur ! Je suis juste surpris. Tu n'étais jamais venue ici avant.

- J'avais envie de te voir. Et te parler.

- Avec plaisir ! Tu sais que je suis toujours content de te voir. (Il se leva et vint me serrer contre lui). Alors, comment tu trouves les locaux ?

- Je ne saurais dire. Je ne m'y connais absolument pas en finance. Et puis, je n'étais jamais venue avant aujourd'hui, alors je ne pourrais pas dire ce que tu as changé depuis que tu es en poste ici.

- L'avis des Malefoy compte toujours pour Malefoy Inc, même si aucun d'eux n'est à la tête de l'entreprise.

- Je t'en prie Blaise, ne m'appelle pas Malefoy.

- C'est ce que tu es pourtant.

- Je n'ai pas envie de parler de mon arbre généalogique.

- De quoi as tu envie de parler alors ? Tu dois avoir une idée précise si tu es venue me voir, moi et pas Drago ou Théo.

- Est ce que c'est une accusation ?

- Juste un constat. Malgré toutes nos amitiés, tu as toujours été plus proches de Théo que de moi. Drago étant ton frère, c'est une exception.

- Tu sais très bien pourquoi nous ne sommes pas devenus aussi proches que je le suis de Théo.

- Tu n'aimes pas Astoria.

- Je n'aime pas Astoria.

- Tu es venue parler d'elle n'est ce pas ?

- Oui. (Le nier aurait insulter l'intelligence de Blaise. Ce dernier était loin d'être idiot et il se doutait que ma visite était loin d'être une visite de courtoisie). Vous êtes dans une période ensemble en ce moment ?

- Non. J'ai quelqu'un dans ma vie en ce moment.

- C'est vrai ? (J'étais vraiment contente pour lui). C'est qui ? Je la connais ?

- Millicent Bulstrode

- Tu te tapes la meilleure amie de ton ex ?

- Tu m'as déjà vu avoir des scrupules ? (Je ricanais et il sourit). Qu'est ce que tu veux savoir sur Astoria ?

- Elle n'a jamais eu un comportement bizarre ? Genre des crises de colère, de la magie instinctive, ce genre de chose ?

- Astoria a toujours été une gamine capricieuse. Alors des crises de colère, elle en eut et pas qu'une. Quant à la magie instinctive, j'ai déjà vu des miroirs et des verres se briser quand elle était en colère. Mais ce genre de chose nous arrive à tous quand nous sommes vraiment très en colère. Ce qu'elle est souvent.

- Tu l'as vu ces derniers temps ?

- Pas vraiment. Quand je ne suis pas ici ou avec vous, je suis avec Millicent.

- Et Millicent ne t'aurait jamais dis quelque chose sur son amie ?

- A part que ses parents l'ont toujours trop gâtée, non.

- Daphné est blonde n'est ce pas ?

- Oui. Aux yeux verts. Pourquoi ?

- Tu ne trouves pas ça bizarre que Astoria soit brune aux yeux bleus ?

- Je ne me suis jamais fais la remarque. Tu as bien les yeux violets alors que Drago a les yeux gris.

- Nous n'avons pas la même mère. Il a les yeux des Malefoy. J'ai les yeux des Saint.

- C'est quoi toutes ces questions ? Depuis quand tu enquêtes sur Astoria ? Je croyais que tu bossais avec Ron sur le phénomène des Revenants et de ce Bébé Magique… (La lumière sembla se faire dans son esprit et il écarquilla les yeux). Tu crois qu'Astoria pourrait être la coupable ?

- J'en sais rien.

- Tu mens.

- Ce n'est pas vrai.

- Tu es peut être une Malefoy, (Je grinçais des dents et il eut un sourire narquois), mais tu es une Gryffondor. Tu n'as jamais su mentir.

- Je suis une Langue de Plomb, je ne peux rien te dire.

- Je vais te dire ce que je pense alors. (Il se pencha par dessus son bureau, rapprochant son visage du mien). Tu es persuadée qu'Astoria est ce Bébé Magique, mais tu n'as aucune preuve pour aller confronter les Greengrass. (Je gardais un visage impassible mais son sourire s'élargit). Tu es allée poser des questions à Lucius, mais tu sais que la parole d'un ancien Mangemort ne fera pas le poids devant le Mangemagot, alors tu cherches des témoignages qui seront pris en compte. Quelque chose qui te permettra d'aller interroger la famille d'Astoria sans risquer de faire virer ton boss. Parce que tu sais que tu possèdes une certaine immunité grâce à ton rôle dans la guerre, mais que ce n'est pas le cas de ton patron. J'ai juste jusque là ? (Je le fusillais du regard et il prit cela comme une réponse positive, ce qui l'était, en soit). Astoria a toujours été bizarre. Je te le concède. Mais elle n'a jamais été très douée en magie. Tu devrais aller chercher ailleurs. »

Il se réinstalla dans son fauteuil et ouvrit un dossier, me faisant comprendre qu'il avait fini de répondre à mes questions.

Blaise ne m'avait pas fais avancer.

J'en étais toujours au même point qu'en arriver à Malefoy Inc.

J'étais furieuse. J'avais horreur de piétiner et de ne pas avancer dans cette fichue enquête.

Je me retrouvais sur le Chemin de Traverse, les mains enfoncées dans les poches, à chercher quelqu'un qui pourrait m'apporter des réponses.

Je passais devant chez Fleury et Bott quand une bourrasque de vent se souleva soudainement. Je relevais la tête, intriguée par les picotements désagréables qu'elle avait laissé sur ma peau. Les poils de mes bras se hérissèrent et je me jetais soudainement au sol, évitant de justesse le sort qui passait là où se trouvait ma tête une seconde auparavant, me loupant d'un cheveu. Je me redressais, me remettant sur mes pieds, tout en restant accroupie et me retournais.

Ce que je vis me fit dresser les cheveux sur la tête.

Un groupe d'une demi douzaine d'hommes.

En soit, cela n'avait rien de bien dérangeant.

Cela l'aurait été. S'ils ne portaient pas des robes noires avec des capuchons et des masques. Des masques de Mangemorts.

Les gens se mirent à hurler et à se ruer dans les boutiques pour se mettre à l'abri. J'attrapais ma baguette que j'avais glissé dans ma botte et m'empressais d'envoyer un patronus à Ron, lui demandant d'envoyer des Aurors de toute urgence.

Je me remis debout et me précipitais vers une femme qui peinait à trainer son fils à l'abri pour l'aider à mettre l'enfant en sécurité.

Les Mangemorts ne semblaient pas être là pour tuer. Ils lancèrent quelques Doloris mais se contentaient surtout de marcher dans la rue principale du Chemin de Traverse, terrorisant les gens. Soudainement, l'un d'eux leva sa baguette en l'air et la seconde d'après, la Marque des Ténèbres flottait dans le ciel, morbide et inquiétante.

Ils disparurent la seconde suivante, aussi vite qu'ils étaient apparus.

Alors que j'étais toujours sous le choc, je remarquais une silhouette entièrement vêtue de noir se glisser dans une ruelle adjacente et je me jetais à sa poursuite, bien décidée à voir son visage.

Sauf que la ruelle était vide. Je tournais sur moi même et je me pris soudainement un coup de poing en plein visage. Une lumière blanche éclata devant mes yeux et je sentis mon nez craquer sous l'impact, me faisant tomber. Je relevais la tête pour voir que l'Ombre était accroupie face à moi, ses dents bien blanches et bien alignées se reflétant dans l'obscurité de sa capuche.

De rage, je me jetais sur elle, mais elle me repoussa en laissant sortir sa magie.

Avec mon amulette, j'étais totalement impuissante face à elle. Mais il y avait trop de passants pour que je prenne le risque de perdre le contrôle de mes pouvoirs.

- « Dis moi qui tu es, grognais je.

- Où serait le jeu ?

- Ce n'est un jeu que pour toi.

- C'est tout ce qui compte.

- Tu as enrôlé les Mangemorts.

- Je n'ai fais que reprendre ce qui me revenait de droit.

- Rien ne te revient.

- Si. Et je vais bientôt venir pour ton petit papa. Et pour ton frère chéri.

- Si tu touches à Drago…

- Tu vas faire quoi ? Les Malefoy sont à moi. Tu es à moi.

- Je vais te tuer.

- C'est ce que l'on verra. »

Elle se redressa et s'éloigna, partant.

J'eus alors une idée, complètement idiote, mais je n'étais plus à ça prêt.

Ça n'avait presque aucune chance de réussir, mais je devais essayer.

- « Astoria, attends ! »

J'avais crié, pour être sur que l'Ombre m'entende malgré les cris des gens sur le Chemin de Traverse.

Et alors que je pensais que je n'étais qu'une pauvre idiote un peu trop optimiste, l'Ombre s'arrêta, se figeant soudainement, comme dans un reflexe.

Je l'entendis rire, d'un rire tremblant, pour finalement disparaître.

Je n'étais peut être pas une pauvre idiote trop optimiste finalement.

Je venais de la piéger.


Notes de l'auteure : et voilà ! Chapitre 12 terminé ! J'espère qu'il vous a plu et que vous appréciez toujours autant cette histoire ! Les choses vont un peu plus s'accélérer à partir de maintenant…

Je vous laisse mettre une petite review dans le carré en bas de la page.

A très vite.

Bye

Dans le prochain chapitre : Elle… Course contre la montre… Entrainement… Le début de la fin…

Infos en plus : 14 pages ; 7497 mots