Disclaimer : L'Univers de Harry Potter ne m'appartient pas (malheureusement) sauf certains personnages et la majorité de l'histoire. Vous remarquerez surement au fil de la lecture certains passages qui sont tirés du livre, mais je le signalerai en début ou fin de chapitre ! Bonne lecture !
Chapitre 14
J'avais un gout de fer dans la bouche, ma tête était lourde et mon corps tout engourdi. Je tentais de bouger mes bras mais ils étaient immobilisés. Des doigts effleurèrent mon front et je battis des paupières. Ma vision était floue, mais je pouvais reconnaître la silhouette de ma mère. Un bourdonnement persistait dans mes oreilles et une douleur à l'arrière de mon crâne me permit de me souvenir des derniers événements.
Flash back
Le Chemin de Traverse était en ruine. Mais j'étais totalement concentrée sur Astoria.
Elle portait une robe longue sous une cape tout aussi longue qui cachait ses pieds. Mais elle ne portait plus sa capuche. Elle n'en avait plus besoin maintenant. Tout le monde connaissait sa véritable identité.
En m'apercevant, elle eut un magnifique sourire narquois. Elle me narguait !
Je n'avais pas besoin de tourner la tête pour savoir que mes amis étaient arrivés. Mais ma colère envers Astoria me rendait totalement aveugle à tout ce qui n'était pas elle.
Soudainement, Astoria disparut.
Pour réapparaitre juste sous mon nez.
Après ça, ce fut le branle bas de combat. Elle m'éloigna des autres.
Ce fut un soulagement pour moi. Parce qu'à ce moment là, je n'ouvris pas le verrou dans ma tête. Je défonçais carrément la porte.
Mes pouvoirs explosèrent hors de moi avec une telle force que je ne pus m'empêcher de hurler. Jusqu'à présent, je n'avais laissé qu'une seule partie de ma puissance, même quand je perdais le contrôle. Là, tout était relâché, sans plus aucune barrière.
- « Voilà, murmura Astoria. C'est ça ton vrai visage. Ton vrai toi.
- Tu ne sais rien de moi. (Tout explosait autour de nous dans un duel de puissance brute. Je détruisais tout autour de moi et elle aussi). Je n'ai rien à voir avec toi ou avec Lui.
- Mais si. Tu es parfaite ainsi. Exactement ce qu'Il recherchait. Toute cette force !
- NON ! »
Je la frappais au milieu de la poitrine et elle fut projetée en arrière, allant s'écraser contre la devanture de chez Fleury et Bott.
Hermione allait me tuer.
La fureur obscurcissait tout. J'allais la tuer, la réduire en bouillie, faire disparaître tout ce qu'elle représentait.
Le chaos.
La mort.
La douleur.
Les cauchemars.
Les ressentiments.
Je voulais qu'elle meurt.
Je l'attrapais par le col de sa cape et la relevais.
- « Qu'est ce qu'il faut que je fasse pour tu disparaisses de nos vies ?
- Que les moldus meurent !
- Ça, ce n'est pas possible.
- Alors, nous sommes dans une impasse. »
J'allais la pulvériser, quand j'entendis la voix de ma mère.
Elle hurlait.
Cela me déconcentra. Je tournais la tête vers la localisation de la voix.
Je vis un Mangemort attraper ma mère à bras le corps pendant que Lucius était au sol.
Mon moment d'inattention me fut fatal.
Astoria réussit à inverser le rapport de force. Elle me retourna dos à elle en glissant un bras autour de ma gorge et en me tordant le bras droit.
- « Tout doux ma petite nièce chérie. (Je sifflais de rage). Ta mère, toi et moi, nous allons faire un petit tour, pour une petite réunion de famille. »
Au moment où elle serra son bras autour de ma gorge, je vis Sirius hurler mon prénom.
Juste après, je sentis quelque chose de lourd s'abattre à l'arrière de mon crâne.
Puis, ce fut le trou noir.
Fin du flash back.
Cette salope m'avait assommé.
Pour quelqu'un qui détestait les moldus à ce point, elle avait un sacré crochet du droit et elle se servait bien de ses poings.
- « Maman ?
- Je suis là mon cœur. (Ma migraine empira). Ça va ta tête ? Tu as pris un sacré coup.
- J'ai une migraine de tous les diables.
- Tes pouvoirs ?
- Sous contrôle pour l'instant. (Je regardais autour de nous). Où est ce que l'on est ?
- Aucune idée. Mon visage était couvert quand ils nous ont emmené ici. »
La porte s'ouvrit brusquement pour laisser apparaître un homme que je reconnus. Un bon vieux Mangemort. En voyant son visage, je ne pus m'empêcher de sourire et de redevenir une adolescente revancharde.
- « Salut Flint. (Il me foudroya du regard en montrant les dents comme un animal). Alors, toujours à la botte de plus puissant que toi à ce que je vois. Les bonnes habitudes ne changent pas on dirait.
- La ferme Malefoy.
- Quoi ? (Je ne le repris pas sur le nom parce que je savais que c'était ce qu'il voulait). Allez, une petite réunion des anciens de Poudlard. (Ma mère serra mon bras). Goyle n'est pas là ? Et Crabbe ? Non ? Quel dommage ! Et comment tu te sens ? A obéir aux ordres d'Astoria. Comment tu l'appelais déjà à l'époque ?
- Je t'ai dis de la fermer !
- Ah oui c'est vrai ! (Je me penchais en avant comme pour partager un secret). La petite pute. »
Cela le fit sortir de ses gonds. Il se jeta sur moi, mais ma mère se mit entre nous, prenant le magnifique crochet du droit qui m'était destiné. Il allait lui en mettre un autre, pendant que je me débattais comme un beau diable contre mes chaines quand une voix forte résonna :
- « Ca suffit Marcus ! (Flint recula immédiatement, mais serra les poings pendant qu'Astoria s'avançait, telle la reine qu'elle croyait être). Laisse nous s'il te plait. »
Flint sortit et alors qu'il me lançait un regard mauvais, me promettant mille tourments, je ne pus m'empêcher d'agiter la main en lui faisant mon sourire le plus narquois possible.
Drago aurait été fier de moi.
Pendant ce temps, ma mère se redressait pour s'asseoir à côté de moi.
- « Je suis navrée, dit Astoria. Marcus a un peu de mal à gérer son émotivité.
- Sans blague, grogna Maman en touchant sa lèvre fendue du bout des doigts.
- Ce n'est pas exactement cela que j'avais prévu comme petite réunion de famille. (Elle poussa un soupir théâtral en faisant la moue, mais finit par taper dans ses mains, faisant sursauter ma mère pendant que je restais stoïque à observer ses moindres faits et gestes). Bon. Je crois que notre relation familiale a commencé sur le mauvais pied.
- Tu es la reine des euphémismes, grognais je.
- Ne soit pas si revancharde.
- Tu as essayé de nous tuer. Plusieurs fois.
- Mais non, justement, s'écria-t-elle. Je n'ai jamais voulu vous tuer ! Je voulais vous rendre heureuses !
- Nous rendre heureuses ? marmonna ma mère. Tu as conscience que c'est totalement tiré par les cheveux ton histoire ?
- J'ai ramené Sirius ! Pour toi ! cria Astoria en me pointant du doigt. J'ai même fait croire à Lucius qu'il savait où était emprisonné Selena pour que tu puisses aller la chercher.
- Lucius ne savait rien ? m'étouffais je.
- Tu crois sérieusement qui quiconque chez les Mangemorts à l'époque aurait laissé filtrer une information de cette importance devant Lucius ? (Elle eut une moue dédaigneuse). C'est moi qui lui ai implanté ce souvenir. Je lui ai fais croire qu'il savait. (Elle haussa les épaules comme si ce n'était rien). J'ai fais tout cela pour que nous soyons une famille !
- Nous ne sommes pas une famille ! criais je en tirant sur mes chaines, complètement hors de moi. On n'attache pas sa famille !
- Quand j'ai découvert qui j'étais réellement, vous n'avez aucune idée de ce que j'ai pu ressentir en réalisant que j'avais une famille, continua-t-elle comme si je n'avais rien dit. Une vraie famille. Une sœur. (Elle sourit à ma mère). Et une nièce. (Ce fut à mon tour de recevoir son sourire et j'avais envie de lui cracher à la figure). La vie avec les Greengrass ? Un enfer ! Je n'avais rien le droit de faire, hormis à travailler ma magie. Et quand je n'obéissais pas, ils m'enfermaient dans le noir pendant des jours sans eau et nourriture, dans le silence le plus profond.
- Comme si on allait te plaindre, murmurais-je.
- Tu as toujours eu tout ce que tu voulais, enchaina ma mère. Tu n'as jamais manqué de rien.
- Ils m'ont tous pris, cracha Astoria entre ses dents en attrapant le menton de Selena. Jusqu'à mon identité. Vous saviez que je ne m'appelais pas vraiment Astoria ? En explorant mes pouvoirs, j'ai découvert mon véritable nom. Ma mère – ma vraie mère – m'avait donné un nom.
- Vas y, l'encourageais-je. Tu meurs d'envie de nous le dire.
- Lilith. (Ma mère blêmit d'un seul coup, à une vitesse alarmante). Lilith Morgana Jedusor.
- Lilith ? dis je. Elle t'a appelé Lilith ?
- Un prénom bien plus approprié qu'Astoria, n'est ce pas ?
- C'était le prénom de ma mère, murmura ma mère. Bellatrix t'a donné le nom de ma mère !
- Ce serait presque poétique. (Elle eut un sourire que je ne pus qualifié que de dingue). Ils m'ont absolument tout pris. Maintenant, c'est moi qui vais tout leur prendre. (Elle caressa le visage de ma mère). Et vous allez m'aider. »
-ooOoo-
L'aider.
Bordel, comment voulait elle qu'on l'aide ?
Elle ne pouvait pas réellement s'attendre à ce qu'on l'aide dans ses projets de tarée psychopathe.
Si ?
Cela me semblait faire des heures qu'elle nous avait laissée après son petit speech sur son enfance soit disant misérable.
Mes poignets me faisaient mal et je commençais à avoir de sévères courbatures dans les épaules et le dos.
- « Cela fait combien de temps que l'on est là ? murmurais je.
- Deux jours, je dirai. Mais je ne suis sur de rien.
- Ils vont nous retrouver. Ils ne nous abandonneront pas.
- Non.
- Papa ne laissera pas tomber. Et Sirius ne me laissera pas non plus. (Je n'eus que le silence comme réponse). Qu'est ce qu'il y a ?
- C'est la première fois que je t'entends appeler Lucius 'Papa'.
- C'est parce que j'ai peur. (Les larmes me montèrent aux yeux et ma gorge se noua). J'ai peur de mourir ici.
- Nous ne mourrons pas ici Arwen. (Elle prit mon visage entre ses mains et plongea son regard améthyste dont j'avais hérité dans le mien). Tu es tellement forte. Tu as tellement de puissance en toi.
- De la mauvaise magie.
- Arwen, écoute moi. Tu n'es pas seulement l'arrière petite fille de Grindelwald, la petite fille de Tom Jedusor ou la fille de Lucius Malefoy. Tous ces mages noirs… Ce ne sont pas les seuls à t'avoir transmis leurs ADN.
- Je ne comprends pas.
- Tu es aussi l'arrière petite fille de Rosalie Saint, la petite fille de Lilith Saint et MA fille. Des femmes fortes. Qui ont été prêtes à tous pour leur fille. Qui sont prêtes à tout. (Elle me sourit, des larmes coulant le long de ses joues). Mais avant tout, avant nous, avant tes ancêtres, tu es TOI.
- Qu'est ce que tu veux dire ?
- Tu es cette jeune femme merveilleuse, qui a combattu Voldemort aux côtés de ses amis sans faillir, qui a organisé une rébellion au sein même de Poudlard, qui a réussi à réunir les Gryffondors et les Serpentards sous une même bannière. Tu es tellement exceptionnelle Arwen. (Elle caressa mes joues). Tu es tellement plus qu'elle. »
Je pleurais.
Je n'avais pas pleuré depuis longtemps.
En sentant les larmes couler sur mes joues, je me rendis compte à quel point j'avais eu besoin d'entendre ces mots.
A quel point j'avais eu besoin d'entendre quelqu'un me dire que je ne me résumais pas seulement à mon arbre généalogique pourri.
- « Tu as raison ma sœur. (La voix d'Astoria nous fit sursauter toutes les deux). Elle est tellement exceptionnelle. (Elle s'approcha de nous en tenant un petit collier). La magie noire dans votre arbre généalogique remonte à bien plus loin que Gellert Grindelwald.
- Qu'est ce que tu veux dire ?
- Merlin et Morgane ont eu deux fils. L'ainé, William, a suivi les traces de son père, tandis que le cadet, Peter, a fini par retrouver les recherches de sa mère et les a continué. Peter a eu des enfants, ainsi de suite, jusqu'à… et bien vous. Toi, Arwen.
- Non.
- Oh que si. Merlin a emprisonné Morgane. C'était de la très vieille magie. Mais comme toute vieille magie, elle se lie dans le sang. Et tout ce qui se fait dans le sang, peut se défaire dans le sang. (Elle s'approcha de moi et sortit un petit couteau de je ne sais où). J'ai besoin de ton sang Arwen.
- Ne la touche pas ! »
Ma mère voulut se jeter sur elle, mais Astoria lui décocha un revers. Sa tête alla cogner contre le mur, l'assommant.
- « Maman !
- Ne t'inquiète pas pour elle. Elle va bien. »
Astoria agrippa mon poignet gauche et fit glisser la lame aiguisée contre ma peau, faisant couler le sang. Je grimaçais sous l'effet de la douleur.
Le sang s'écoula pour aller tomber sur le médaillon. Ce qui ressemblait à une simple babiole une seconde auparavant se mit à lui de mille feux et à vibrer.
Il y avait tellement de force, de puissance, de pouvoir, dans un si petit objet.
Je pouvais sentir l'énergie vibrer jusque dans mes os.
C'était de la puissance à l'état brut, dans sa forme la plus pure.
- « Qu'est ce que tu fais Astoria ? murmurais je, la peur faisant trembler ma voix.
- Je la libère. (Elle semblait hystérique, euphorique). Je vais lui rendre sa liberté et nous plongerons le monde dans les ténèbres les plus absolues. »
J'ouvris la bouche pour la traiter de folle furieuse mais la puissance émergeant du médaillon devint écrasante. Je finis par être totalement aveuglée et je tournais la tête pour l'enfouir contre mon épaule. Je fermais les yeux le plus fort possible.
Puis, tout fut terminé.
Aussi rapidement que cela avait commencé.
Je rouvris les yeux et tournais la tête lentement, redoutant ce que j'allais voir.
Astoria était dos à moi, mais je pouvais parier qu'elle avait les yeux brillants et un sourire adorateur digne de la psychopathe qu'elle était sur le visage.
En face d'elle se tenait l'une des plus belles femmes que j'avais jamais vu.
Ses cheveux noirs lui tombaient jusqu'à la taille, sa peau était aussi dorée que dans le souvenir que Merlin nous avait montré, mais ses beaux yeux bleus étaient ternes et cernés de noir. Sa robe noire était déchirée sur le bas et elle était pieds nus.
Après avoir passé plusieurs millénaires enfermée dans un médaillon, porter des chaussures était surement le cadet de ses soucis.
Elle avait des marques autour de ses poignets, de ses chevilles et de son cou.
Sa peau était meurtrie, rouge, avec des cloques.
Comme si elle avait porté des fers pendant une longue période.
Ce qui était le cas, en quelque sorte.
Mais une chose était claire.
Morgane, la Première Mage Noire, était de retour.
Dans le prochain chapitre : Bien ou mal… Avenir… Héritage…
Note de l'auteure : et voilà un nouveau chapitre ! J'espère qu'il vous aura plus !
A savoir que c'est le chapitre le plus court au niveau du nombre de mots.
A partir de maintenant, il ne reste plus que trois chapitres et l'épilogue avant la fin de cette histoire.
En souhaitant que vous appréciez toujours les aventures d'Arwen et à la semaine prochaine !
N'oubliez pas de laisser une petite review, ça fait toujours plaisir !
Bye
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