Disclaimer : L'Univers de Harry Potter ne m'appartient pas (malheureusement) sauf certains personnages et la majorité de l'histoire. Vous remarquerez surement au fil de la lecture certains passages qui sont tirés du livre, mais je le signalerai en début ou fin de chapitre ! Bonne lecture !
Chapitre 17
La vie semblait reprendre son cours. Même pour moi.
J'étais retournée vivre dans la maison que je partageais avec Sirius, même si ma mère m'avait proposé de revenir vivre dans mon ancienne maison. Mais j'avais refusé.
Je préférais encore vivre toute seule plutôt que d'habiter au même endroit que mes parents qui copulaient comme des lapins.
Ils avaient commencé à préparer leur mariage. Ma mère voulait que j'occupe un rôle important – dont elle avait refusé de me parler – et j'avais fini par accepter. Mais je refusais de m'investir dans l'organisation.
J'avais repris mes habitudes datant d'avant le retour de Sirius.
Boulot. Maison.
Je ne parlais plus à personne, me contentant de faire mon travail et de rentrer chez moi. Je réduisais mes interactions sociales au minimum vital. Les seules personnes, à qui je parlais, étaient Rose, Scorpius et Pansy.
Et si je parlais à cette dernière, c'était uniquement parce que je n'avais pas d'autre choix.
Ma meilleure amie me rendait régulièrement visite même si elle semblait au bord de l'explosion. Je lui avais dis que ce n'était pas la peine de faire le déplacement tous les jours, surtout qu'elle pouvait accoucher d'un jour à l'autre, mais elle n'avait rien voulu entendre.
Et après on disait que c'était les Gryffondors les têtus.
Je sursautais quand Pansy posa sa tasse un peu brutalement sur la table basse. Je regardais son visage et la vis m'observer fixement, les sourcils froncés, comme si j'étais un sujet d'expérimentation. Je levais les yeux au ciel, sachant déjà ce qu'elle allait me dire.
- « Ne commence pas Pansy.
- Arwen, tu ressembles à une morte vivante.
- J'ai beaucoup de boulot.
- Beaucoup de boulot, mon cul. Quand est ce que tu as fait une nuit complète pour la dernière fois.
- Je ne fais jamais de nuit complète Pansy, et tu le sais très bien.
- Tu dormais bien quand Sir…
- Ça suffit Pansy. (Je me levais et me plantais devant la fenêtre). Je n'ai pas envie d'en parler.
- Par Merlin, Arwen, il va bien falloir que tu en parles à quelqu'un.
- Je ne veux pas. Un point c'est tout.
- S'il te plait Ar… (Elle s'interrompit brusquement, ce qui n'était pas du tout son genre, et je me tournais vers elle). Bon sang…
- Quoi ? Qu'est ce qu'il y a ?
- J'ai perdu les eaux.
- Quoi ?
- J'ai perdu les eaux. (Voyant que je ne réagissais toujours pas, elle se mit à hurler). Je vais accoucher !
- Oh bordel ! »
L'information finit par parvenir à mon cerveau engourdi par le chagrin et le manque de sommeil et je me mis en branle.
Pendant que je courrais dans tous les sens tel un poulet sans tête, ma meilleure amie me donnait des instructions pour réunir les affaires qu'elle se trimballait partout avec elle en prévision de ce moment.
Grâce aux leçons de transplanage d'escort spécial que Ron nous avait tous obligé à suivre, je réussis à nous faire arriver à St Mangouste en un seul morceau, malgré le stress.
Comme quoi, Ron n'avait pas toujours que de mauvaise idée.
- « S'il vous plait, dis je en tirant sur la sangle du sac qui me cisaillait l'épaule. Mon amie est train d'accoucher.
- Nous allons nous occuper d'elle », me dit une infirmière.
Elle fit un signe de main et l'une des ses collègues se précipita vers Pansy pour la faire asseoir dans un fauteuil roulant et pour la conduire dans une chambre.
- « Pouvez vous me fournir des informations sur la future maman ? Le papa n'est pas là ?
- Il est Auror. Je l'ai prévenu mais il risque de tarder un peu.
- Je peux avoir leurs noms ?
- Ronald et Pansy Weasley.
- Pansy Weasley ? (Elle grimaça et je me crispais). Vous voulez dire Pansy Parkinson.
- Elle a épousé Ron Weasley il y a six ans. C'est Pansy Weasley maintenant. (Je haussais les sourcils, prenant mon air le plus Malefoy possible). Est ce que cela va poser un problème.
- Non, aucunement Miss Malefoy. (Bon, elle savait qui j'étais et qui était mon père). Avez vous d'autres informations ?
- C'est une grossesse très attendue. Ils ont mis des années avant de pouvoir avoir ce bébé. (Message codé : ne surtout pas se planter).
- Nous allons prendre soin d'elle.
- Je vais rester à ses côtés. Jusqu'à l'arrivée de son mari.
- Tout à fait. Bien sûr. »
Trop de gentillesse, tue la gentillesse.
Je n'aimais pas faire croire aux gens que j'étais aussi fourbe que mon père, mais cela pouvait s'avérer utile dans certains cas.
Ce qui était certains, c'était que je n'allais pas lâcher Pansy d'une semelle.
Je rejoignis mon amie dans la chambre individuelle dans laquelle on l'avait conduite.
Pansy était déjà allongée dans un lit, une blouse d'hôpital sur le dos, ses vêtements soigneusement pliés sur une petite table. Elle soufflait doucement par la bouche, ses doigts crispés sur le drap.
- « Je vais te tenir compagnie jusqu'à l'arrivée de Ron.
- Tu n'es pas obligée.
- Mais si. J'y tiens. Et puis, j'ai toujours rêvé de me faire broyer la main.
- Vraiment ?
- Yep. Cela fait partie de mon top dix des choses à faire avant de mourir.
- Tu es une vraie garce.
- A ce que l'on m'a dit.
- Tu mériterais que je te brise les doigts.
- Tu n'oserais pas.
- Je vais me gêner ! »
Pansy grimaça et se mit à respirer par petits souffles, comme un petit chien. En la voyant faire, je ne pus m'empêcher de sourire et me calais dans le gros fauteuil se trouvant dans un coin de la pièce.
Deux heures plus tard, Ron était arrivé mais sa femme avait refusé que je quitte sa chambre. Je me retrouvais donc à observer, avec un plaisir malsain je devais bien l'avouer, Ron se faire massacrer par Pansy. Elle l'insultait copieusement, vociférant que c'était de sa faute à lui si elle souffrait pendant qu'il bafouillait misérablement en essayant de la calmer. Je les regardais évoluer, roulée en boule dans mon fauteuil, et avant même de réaliser, je m'endormis.
-ooOoo-
Je rêvais.
Je me trouvais chez moi, dans la maison que j'avais partagée avec Sirius.
Ce qui confirmait que je rêvais, c'était que ce dernier était assis dans le canapé.
Le voir me coupait le souffle. Il me manquait tellement que cela me faisait souffrir physiquement.
Je m'approchais doucement de lui, comme on le fait avec une bête sauvage, de peur que le rêve ne se dissipe si je me déplaçais trop vite.
Arrivée à sa hauteur, je tendis le bras et posais doucement ma main sur son épaule. En sentant sa chaleur sous mes doigts, à travers sa chemise, je ne pus retenir un sanglot, qui me déchira la gorge.
Incapable de m'en empêcher, je glissa mes bras autour de ses épaules et nichais mon visage dans son cou, inspirant à fond son odeur.
Je finis par me redresser et me glissais à ses côtés sur le canapé.
Je pris son visage entre mes mains et ouvris la bouche pour parler. Mais il posa deux doigts sur mes lèvres avant de murmurer.
- « Chute, ne fais pas de bruit, tu vas le réveiller.
- Réveiller qui ? »
Je suivis son regard et remarquais un petit panier en osier posé sur l'énorme fauteuil à la limite de la monstruosité que Sirius adorait et que j'avais menacé un nombre incalculable de fois de bazarder.
Il était toujours à sa place dans mon salon.
Je me levais et m'approchais du panier. Des petits bruits en provenaient. Quand je me penchais, je vis le bébé le plus mignon que j'ai jamais vu. Il était minuscule et semblait irréel.
Je tournais la tête vers Sirius pour obtenir des réponses à mes questions, mais il avait disparu. C'était comme s'il s'était volatilisé.
Encore une fois.
Et alors que la panique me saisissait à la gorge, le bébé se mit à hurler de toute la force de ses petits poumons.
- « Sirius ! »
Je hurlais son nom, ma voix couverte par les vagissements du nouveau né.
Et je me réveillais.
-ooOoo-
Je fis littéralement un bond dans mon fauteuil, manquant d'en tomber, et regardais autour de moi, cherchant un repère.
- « Arwen ? »
La voix de Ron me fit sursauter, me rappelant où j'étais, et je tournais la tête vers lui.
Il était aux côtés de Pansy qui me regardait avec inquiétude.
- « Tu vas bien Chérie ? me demanda ma meilleure amie en grimaçant sous le coup d'une contraction.
- Oui, je… (Je me frottais le visage et me redressais). Désolée, je me suis endormie.
- Ce n'est rien. Tu en avais besoin.
- J'ai dormi longtemps ?
- A peine une heure, m'apprit Ron.
- Où en est le bébé ?
- Je suis à neuf centimètres, dit Pansy. Ça ne devrait plus tarder.
- Je vais aller me chercher un café. »
Je m'extirpais du fauteuil et me faufilais hors de la chambre. Arrivée à la cafétéria, où les tasses, théières et cafetières flottaient, je croisais Drago.
Mon frère était rayonnant. Il souriait et me serrait contre lui quand il me vit.
Depuis que j'étais entrée dans sa tête pour qu'il nous localise, ma mère et moi, le canal entre nous ne s'était jamais totalement fermé. J'avais voulu le faire, mais Drago m'avait avoué qu'il aimait bien m'avoir dans un coin de sa tête, comme une voix intérieure qui lui servait de conscience. J'avais eu du mal à l'admettre, mais j'aimais cela aussi.
Nous avions donc laissé en place le lien entre nous et à l'heure actuelle, je pouvais le sentir vibrer et une joie intense m'envahit.
Submergée par les émotions de mon frère, je ne pus me retenir de sourire.
- « C'est de me voir qui te rend aussi heureux ?
- Non. (Je haussais un sourcil en continuant de sourire). Enfin, si, je suis toujours heureux de te voir, mais ça n'a rien à voir.
- Parce que Pansy accouche enfin ?
- Non plus.
- Parce que Pansy risque d'avoir un bébé roux ?
- Tu as une si piètre opinion de moi ?
- Oui. (Je lui fis un clin d'œil). Dis moi.
- Hermione est enceinte.
- Par Merlin, c'est merveilleux ! (Je le prix dans mes bras et le serrais fort). Félicitations petit frère.
- Merci grande sœur. Mais si tu pouvais garder ça pour toi encore un peu. C'est tout récent et je n'étais pas censé en parler pour l'instant.
- Je tiendrai ma langue, c'est promis. J'espère que ça sera une fille, ajoutais je narquoisement.
- Merlin m'en garde ! (Je ris et me servis un café). Ça va ?
- Ta bonne nouvelle m'a remonté le moral.
- Heureux d'avoir pu rendre service. Tu as dormi dernièrement ?
- J'ai fais une sieste dans la chambre de Pansy.
- Tu as perdu du poids.
- Ça va Drago. (Je fronçais les sourcils quand l'odeur du café dans ma tasse arriva à mes narines). Je te le jure.
- Tu es sur ? (Il attrapa mon coude quand je chancelais). Tu es vraiment très pâle.
- Je… Je vais vomir.
- Quoi ?! »
Je n'eus pas le temps de lui répéter mon avertissement que je me pliais en deux pour rendre le peu que j'avais dans l'estomac.
Je me redressais en m'agrippant à l'avant bras de mon frère et alors que je voyais les sceaux et les serpillères s'approcher pour nettoyer mes dégâts, je m'effondrais.
-ooOoo-
Je repris connaissance seulement quelques minutes plus tard, allongée dans un lit, la migraine me comprimant le crâne comme dans un étau et la nausée toujours présente. Je sentais toujours la présence de Drago à mes côtés et quand j'ouvris les yeux, je remarquais Harry, qui se tenait contre le mur les bras croisés, ainsi qu'un médicomage.
- « Qu'est ce qui s'est passé ? murmurais je.
- Tu as vomi et après, tu t'es évanouie, dit mon frère. Arwen…
- Je vais bien.
- Non, Arwen, tu ne vas pas bien, m'interrompit Harry, semblant très en colère. Tu ne dors pas, tu manges à peine.
- J'avais beaucoup de choses à faire ces derniers temps.
- Ce sont des excuses bidons Arwen, et tu le sais, me réprimanda Drago.
- Messieurs, s'il vous plait, intervint le médicomage. Miss Saint, avez vous eu des nausées ces derniers temps ?
- Pas vraiment.
- Fatiguée ?
- Je fais des insomnies et des cauchemars depuis dix ans. Etre fatiguée est mon état normal.
- De quand datent vos dernières menstruations ? (Drago et Harry prirent une magnifique teinte écarlate. Bien fait pour eux, ça leur apprendra à me materner).
- Attendez, qu'est ce que vous essayer de me dire là ?
- D'après les examens que nous venons de faire, vous êtes enceinte.
- Enceinte ?
- Oui, d'un peu plus d'un mois. »
Le médicomage continuait de parler, mais je ne l'entendais plus.
J'étais enceinte.
De Sirius.
Et j'étais toute seule.
La panique me prenait à la gorge, à nouveau, et je commençais à hyperventiler.
Cela faisait beaucoup d'informations à encaisser.
J'allais devoir élever ce bébé toute seule et cela me terrifiait. Le rêve que j'avais fait dans la chambre de Pansy me revint en mémoire et je me mis à pleurer.
Maintenant, je comprenais pourquoi je m'étais transformée en véritable fontaine ces dernières semaines.
Les hormones.
Et pendant que je pleurais toutes les larmes de mon corps, je sentis les bras de mon petit frère et de mon meilleur ami s'enrouler autour de moi.
Alors que je ne m'étais jamais reposée sur personne, je me laissais aller contre eux et les laissais me soutenir.
-ooOoo-
Après que le médicomage m'eut donné des vitamines pré natales et de comprimés de fer, ainsi que l'ordre express de mieux manger et de dormir, je retournais devant la chambre de Pansy.
J'avais les mains qui tremblaient quand j'entrais dans la pièce où ma meilleure amie respirait fort tout en continuant de vociférer contre son mari, qui semblait au bout du rouleau.
- « Par Merlin Ron, je ne fais que ça respirer !
- Mais ma Chérie…
- Regarde, Arwen est revenue ! (Je sursautais). Va boire un café, prendre l'air, ce que tu veux, mais sors de cette pièce ! »
Ce fut comme si ce pauvre Ron avait entendu un signal.
Il embrassa Pansy sur le front, la faisant grogner, me planta un bisou sur la joue, me tirant un sourire et sortit de la pièce comme s'il avait Voldemort et ses Mangemorts aux trousses.
Je m'approchais du lit de ma meilleure amie et attrapais un glaçon dans le verre posé sur la tablette à proximité de son lit. Elle attrapa le glaçon et le glissa entre ses lèvres.
Une fois le morceau de glace fondu, Pansy me regarda fixement et finit par dire :
- « Tu vas me dire ce qu'il se passe ?
- Ce n'est pas le moment Pans'.
- Ecoute, je suis sur le point de faire passer un bébé par un endroit VRAIMENT très étroit et je suis littéralement à bout de patience ! Alors tu vas tout de suite me…
- Je suis enceinte. »
Pansy resta littéralement bouche bée.
Je lui avais cloué le bec.
Ce qui n'était pas chose courante.
Je me laissais tomber sur la chaise que Ron avait tirée près du lit à son arrivée.
Mon amie ouvrait et fermait la bouche comme pour dire quelque chose mais elle semblait à court de mot.
Chose tout aussi rare que de réussir à la faire taire.
Mais comme Pansy n'était pas le genre de femme à se laisser abattre et à rester silencieuse, elle finit par reprendre contenance après une contraction.
- « Enceinte ? Et tu me caches ça depuis quand ?
- Depuis jamais. J'ai fais un malaise à la cafétéria quand j'étais avec Drago.
- Tu as fais un malaise ? Tu es sur que tout va bien ?
- Oui. C'était juste l'odeur du café qui m'a rendu malade. (Pansy ricana avant de gémir sous le coup d'une nouvelle contraction). Harry et Drago étaient avec moi quand le médicomage me l'a annoncé, repris je quand elle ne souffrit plus. Je suis enceinte d'un peu plus d'un mois.
- Etre enceinte, ça veut dire que tu vas devoir manger et dormir correctement.
- Je sais.
- Tu sais que tu ne seras pas toute seule, n'est ce pas ?
- Comment tu… ?
- Tu es ma meilleure amie depuis dix sept ans maintenant. Je te connais par cœur. Peut être même mieux que tu ne te connais toi même.
- J'ai peur.
- Je sais, et c'est normal. Moi aussi j'ai eu peur.
- Oui, mais toi, ce bébé est attendu et tu avais Ron. Moi…
- Arwen…
- Mais… Ce bébé… C'est aussi celui de Sirius. Avoir un bébé avec lui, c'est tout ce que j'ai toujours voulu.
- Je sais.
- Je vais avoir ce bébé. Et je vais cartonner.
- Voilà ce que je voulais entendre. Gryffondor un jour, Gryffondor toujours. »
Je ris et grimaçais la seconde suivante quand elle manqua de me briser les doigts sous la douleur.
-ooOoo-
Le 30 septembre 2008, à 20h12, Pansy Weasley mit au monde un petit garçon qui fut nommé Hugo.
Il pesait 3kg700, mesurait 55 centimètres et avaient déjà quelques boucles rousses sur le haut de son crâne.
Boucles qui avait déjà inspirées quelques moqueries à Drago.
Moqueries qu'il s'était bien gardé de retenir pour lui quand sa femme nouvellement enceinte lui avait envoyé un regard meurtrier.
Hermione était déjà redoutable en temps normal, mais si on y ajoutait les hormones, elle se transformait en Godzilla.
Les yeux du petit garçon étaient fermés mais j'espérais qu'il aurait les mêmes yeux bruns clairs que sa mère.
Pansy était rayonnante malgré la fatigue et Ron avait le plus large sourire que je lui avais jamais vu pendant qu'il tenait son fils.
Notre petite famille s'agrandissait.
Je posais les mains sur mon ventre et pour la première fois depuis la disparition de Sirius, j'eus un véritable sourire.
-ooOoo-
Les fêtes de fin d'années approchaient et avec elles le mariage de mes parents.
J'en étais à quatre mois de grossesse et mon ventre était légèrement bombé.
Je mangeais mieux, mais mes heures de sommeil restait toujours très inférieures à la moyenne, même si j'arrivais à grappiller une heure ou deux en plus.
Mes parents avaient décidé de se marier le 24 décembre.
Le soir du Réveillon de Noël.
Ils ne faisaient pas les choses à moitié.
Ils avaient invité tout le monde.
Tout les Weasley.
Les Potter.
Blaise Zabini.
Daphné Greengrass.
Théo Nott et Luna Lovegood.
Neville Londubat et Hannah Abbott.
Drago et Hermione.
Minerva MacGonagall.
Et tous les autres professeurs de Poudlard.
Ils n'avaient invité que des amis et la famille. Mais ils avaient mis les petits plats dans les grands.
Nous avions tous été invités dans le sud de la France où Lucius et ma mère avaient acheté une maison en bord de mer.
Ma mère m'avait finalement demandé de l'accompagner jusqu'à l'autel et même si je n'étais pas hyper emballée par ce mariage, j'avais accepté de tenir le rôle qu'elle m'avait confié.
Le code couleur de la soirée était le bleu et le vert.
Les couleurs de Serdaigle et Serpentard.
Seuls les mariés étaient en blanc.
J'avais enfilé une robe de couleur bleue roi et argentée.
Les manches étaient longues et légèrement opacifiées grâce à des paillettes argentées. Le reste du haut étaient identiques mais des volutes bleues décorées mon buste tandis que mon dos était nu. Le col s'arrêtait autour de ma gorge. La jupe était en plusieurs épaisseurs d'un magnifique bleu roi et mettait joliment mon ventre en valeur. Etant donné que la cérémonie et la réception devaient avoir lieu sur la plage, j'avais abandonné l'idée de mettre des chaussures. J'avais toujours eu du mal avec les chaussures à talons haut mais depuis que j'étais enceinte, je ne les supportais plus du tout.
J'avais fais couper mes cheveux après l'annonce de ma grossesse et ils m'arrivaient maintenant à hauteur d'épaules.
Je regardais les installations de dernières minutes être mises en place quand je sentis une présence dans mon dos. Je reconnus sa signature mentale.
Lucius.
Ses doigts touchèrent mon épaule et je tournais la tête vers lui. Il portait un costume blanc qui lui allait à merveille, ne portait pas de chaussure et ses cheveux étaient réunis en un chignon japonais à l'arrière de son crâne.
Même si je n'étais pas sa plus grande fan, il aurait fallu que je sois aveugle pour ne pas me rendre compte que c'était un très bel homme.
Il semblait étonné que je ne repousse pas sa main de son épaule.
- « Comment tu te sens ? me demanda – t – il.
- Ça va.
- Tu n'as pas froid ?
- Non. Il fait bon.
- Je suis content que tu aies accepté d'accompagner ta mère jusqu'à l'autel.
- Tant mieux.
- Ecoute Chérie. (J'écarquillais les yeux en l'entendant m'appeler ainsi). Je sais que tu n'es pas emballée à l'idée que ta mère m'épouse et que tu m'en veux toujours beaucoup pour… tout en fait. Mais j'aime ta mère, même si je sais que mon comportement n'a pas toujours reflété mes sentiments. Nous avons mis beaucoup de temps pour nous retrouver et j'ai bien l'intention de la rendre heureuse.
- Qu'est ce que tu essayes de me dire ?
- Peut être que tu ne pourras jamais me considérer vraiment comme ton père, mais j'aimerais beaucoup que l'on fasse la paix. Cela rendrait le quotidien bien plus agréable et cela rendrait ta mère très heureuse.
- Tu veux une trêve ?
- Oui. (Il glissa ses mains sur mes épaules pour me regarder dans les yeux). Qu'est ce que tu en dis ?
- J'en dis que c'est faisable.
- Tu n'as pas idée à quel point je suis heureux.
- Mais si tu fais encore du mal à ma mère, je te tuerai.
- Je peux vivre avec cela. »
Un immense sourire envahit son visage et je ne pus m'empêcher de sourire aussi.
-ooOoo-
C'était une très belle cérémonie.
Ma mère était magnifique dans sa robe de mariée de style bohémienne aux manches longues. Je l'avais conduite jusqu'à l'autel puis étais allée m'asseoir aux côtés de mon frère en prenant Rose sur mes genoux.
Pour une raison connue d'elle seule, la petite avait décidé que c'était avec moi qu'elle voulait passer tout son temps libre. J'adorais ma nièce et passer du temps avec elle me faisait du bien.
Durant l'échange des vœux, je laissais la petite jouer avec mes doigts tout en nichant mon nez dans ses cheveux, inspirant son odeur. Elle sentait encore comme un bébé, mais elle commençait à avoir une odeur de petite fille.
Mes parents n'avaient pas voulu avoir de demoiselles ou garçons d'honneur. Ils étaient donc seuls face au maitre de cérémonie.
Je frissonnais quand un courant d'air traversa le chapiteau et je sentis une veste se poser sur mes épaules. Je regardais derrière moi et vis Charlie Weasley, revenu de Roumanie pour l'occasion et débarrassé de sa veste, me faire un clin d'œil. Je lui souris en guise de remerciement et resserrais les pans de la cape autour de Rose et moi.
Après la cérémonie, les chaises alignées furent installées autour de tables rondes situées autour de la piste de danse.
Je me goinfrais littéralement au buffet aux côtés de Ron jusqu'à ce que mon ventre soit sur le point d'exploser si j'avalais quoique ce soit d'autre. Je frottais mon bidon gonflé et acceptais l'invitation, plus qu'adorable, à danser de Scorpius.
Que mon neveu m'invite à danser sembla être un signal de départ.
Pendant l'heure qui suivit, je ne fis que danser, passant d'un partenaire à un autre.
Après Scorpius, ce fut Blaise, puis Théo, Drago, Ron, Harry, Bill, Charlie, George et enfin mon père.
Quand je me laissais tomber sur une chaise, Ginny ricanait à mes côtés.
- « Rigole autant que tu veux, on verra quand cela sera ton tour.
- Je parie que tu es heureuse de ne pas porter de talons.
- Euphorique même.
- Tu es radieuse. Cette nouvelle coupe de cheveux te va vraiment bien.
- C'est gentil, merci. Pourquoi tu ne danses pas ?
- Fatiguée. Je me repose un peu.
- Toi aussi tu es sublime.
- Merci. (Elle se passa une main sur le ventre dans un geste qui m'était devenu familier ces derniers temps). Qu'est ce qu'il y a ? me demanda – t – elle en voyant que je l'observais.
- Tu n'as pas quelque chose à me dire ?
- J'avais oublié à quel point tu pouvais être observatrice, ricana – t – elle.
- Les Langues de Plomb sont très observateurs. Et tu es mon amie.
- Nous ne l'avons pas encore annoncé aux autres. C'est tout récent.
- Tu es enceinte de combien ?
- Deux mois.
- C'est merveilleux.
- Oui. Ton bébé, celui d'Hermione et le mien auront quasiment le même âge.
- Ils vont grandir ensemble.
- Un nouveau Trio d'Or qui va débarquer à Poudlard.
- Trio d'Or ? ris je. Ne dis pas ça devant Drago, il risquerait de nous faire une syncope. »
Nous rions toutes les deux, discutant de tout et de rien.
Je passais une bonne soirée et aux alentours de minuit, je me dirigeais vers les portoloins mis à disposition des invités.
- « Tu t'en vas ? »
Je sursautais et me tournais pour voir ma mère qui se tenait derrière moi.
- « Je suis fatiguée. Je vais rentrer chez moi.
- Tu sais que tu peux rester ici. Il y assez de chambres pour tout le monde.
- Je sais. Mais je préfère rentrer chez moi. Et puis, on se voit demain pour le déjeuné de Noël.
- Comme tu veux. Mais sois prudente.
- Ne t'inquiète pas Maman. (Je la pris dans mes bras). Félicitations pour ce beau mariage.
- Merci mon Cœur.
- Bonne nuit Maman. Je t'aime.
- Je t'aime aussi mon Bébé. »
Elle m'embrassa sur les joues et s'éloigna pour aller rejoindre son tout récent mari. Je les regardais s'enlacer avant d'attraper la brosse à cheveux qui était censée me ramener chez moi.
Je sentis un crocher m'agripper par le nombril, fermais les yeux et quand je les rouvris, j'étais à la périphérie des protections que Sirius et moi avions mises en place quand nous avions emménagé. Je traversais la limite de la barrière et ma maison apparut. J'avais enfilé une paire de bottes avant de quitter le sud de la France et mes orteils étaient protégés contre la neige qui ensevelissait déjà une partie de l'Angleterre.
J'utilisais ma baguette pour déverrouiller la porte et soupira de bien être en me retrouvant envelopper de la chaleur qui régnait en permanence dans la maison.
Je retirais mes bottes et montais les escaliers en me tortillant pour atteindre la fermeture qui maintenait ma robe. Je m'en débarrassais une fois dans ma chambre et pris le temps de la mettre sur cintre avant d'enfiler un pantalon en flanelle tout doux et un vieux tee shirt noir qui avait appartenu à Sirius.
Après m'être démaquillée, je redescendis pour me faire une tasse de décaféiné.
Le médicomage avait été très clair.
Plus de caféine ou de théine.
Rien qui pourrait m'empêcher de dormir.
Ayant carburée au café pendant quinze ans, j'avais eu du mal à me sevrer, même si l'odeur me rendait malade. C'était pour cela que j'étais passée au déca. Ce n'était pas la même chose mais cela s'en rapprochait suffisamment pour que cela fasse l'affaire.
Je me remplis une tasse et allais m'installer dans le canapé, emmitouflée dans mon plaid le plus moelleux en ma possession.
Je finis par m'assoupir, bien au chaud, recroquevillée autour de mon ventre. Je flottais entre deux eaux, pas totalement endormie mais pas totalement réveillée non plus.
J'eus la sensation désagréable de tomber et me réveillais en sursaut, complètement perdue. Je commençais à me détendre quand j'entendis trois petits coups contre la porte d'entrée.
En jetant un œil sur l'horloge, je vis qu'il était trois heures du matin.
Personne ne venait rendre visite à trois heures du matin.
J'attrapais ma baguette posée sur la table basse et me dirigeais vers la porte. J'enroulais mes doigts autour de la poignée et l'ouvris doucement.
En voyant son visage, je crus d'abord que je dormais toujours et que je rêvais. J'allais même jusqu'à me pincer, mais la douleur me fit réaliser que je ne rêvais pas.
C'est là que je me mis à manquer d'air.
Et je tombais dans les pommes.
Encore une fois.
Dans le prochain chapitre : l'épilogue…
Note de l'auteure : et voilà, c'était le dernier chapitre avant l'épilogue de La Descendante de Serpentard.
J'espère que cela vous a plu et je vous remercie de m'avoir suivi jusqu'à la fin !
Une petite review pour me donner votre avis serait très appréciable.
A la semaine prochaine pour nos adieux à Arwen et aux autres.
Bye
Infos en plus : 12 pages ; 5464 mots
Robe de mariée de Selena : .fr/pin/505669864403237547/?nic=1a
