Réponse à Sarah: Merci pour ton commentaire, qui est très long ! Parce que ce chapitre t'apporte 50% des réponses à tes hypothèses, je me permets de te dire qu'elles sont quasi toutes fausses ;-)
Réponse à Elendil: J'aime me dire qu'une part non négligeable de la communauté sorcière, à partir du moment qu'elle a été élevé dans le monde magique et sans influence moldue, respecte un minimum les traditions. C'est comme être Chrétien mais n'aller à l'Eglise que pour les grandes fêtes telles que Noël, Pâques ou les Rameaux. Et puis, on sait tous que le Ministère de la Magie est rempli d'hypocrites et de corrompus dont je pense que certains ne se sont pas gênés pour informer en amont leur proches de certaines conditions pour qu'ils prennent des dispositions vis-à-vis de la loi.
Tom Elvis Jedusor, plus connu sous le titre de Lord Voldemort et les dénominations ridicules de Vous-Savez-Qui et Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, était en colère. Non, plutôt enragé.
Il avait essayé d'évacuer quelque peu en se défoulant sur ses troupes incapables et également sur quelques un de ceux un peu moins incapables. Il avait même augmenté le nombre de raids. Mais rien n'y avait fait.
Il était assujetti à la fichue Loi d'union civile du Ministère de la Magie ! Lui, l'un des plus grands sorciers de l'histoire de Britannia, se faisait dicter sa vie par une petite administration minable. Mais quel culot !
A vrai dire, la lettre du Ministère n'était pas adressée directement à Lord Voldemort mais c'était du pareil au même. En même temps, toute cette histoire avait un petit côté ironique. Un ou une contribuable magique lui sera servi sur un plateau pour être la Dame ou le Consort des Ténèbres. Il pourrait en rire s'il ne redoutait pas en premier lieu les effets de cette loi. Pas pour lui-même mais pour l'homme dont il se languissait, également assujetti à la loi. Lors de la réception des lettres, il n'était déjà pas dans le meilleur des états émotionnels suite à une précédente intervention du Ministère dans sa vie. Il avait lui-même son rôle dans l'histoire en question mais le département de la Justice magique était tout de même plus en tort que lui. Il l'avait vu débarquer en trombe dans son bureau, la maudite lettre à la main. Lui-même, assis derrière son bureau, venait de reposer celle qu'il avait reçu.
Il avait semblé à deux doigts de fondre en larmes. Il n'avait jamais vu de telles émotions chez son amour et il espérait ne jamais en être de nouveau témoin. Devant l'air de pure panique de son amant, il s'était précipité pour le prendre dans ses bras. Le rassurer que tout allait bien se passer, qu'ils ne seraient pas séparés et qu'il raserait le Ministère s'il le fallait.
Et c'était là que l'effroyable se produisit. Il fut parcouru d'un courant électrique énorme qui le propulsa contre son bureau. Quand il releva la tête, il eut à peine le temps d'apercevoir l'air horrifié de son amour avant que celui-ci ne sorte précipitamment de la pièce. Il n'avait ensuite fait qu'écouter son instinct et courut à sa suite. Mais il ne put le rattraper. Il eut beau crier son nom dans les couloirs du Manoir, il était beaucoup plus rapide que lui et il ne se retourna pas une seule fois. Quand il le vit passer les barrières magiques du domaine puis transplaner, Tom se souvient s'être s'écroulé à genou au beau milieu du jardin et d'avoir hurlé. Le gouvernement et la société magiques britanniques lui avaient enlevés plein de choses au cours de sa vie mais le privé de son amant, sa joie de vivre, sa raison pour devenir un homme nouveau, c'était de trop.
Il avait ordonné à ses différents mangemorts avec des liens au Ministère de découvrir tout ce qui pouvait concerner cette loi de près ou de loin.
Résultat : chou blanc et quelques Endoloris bien sentis.
En parallèle, il avait essayé de contacter son amant par tous les moyens possibles et imaginables. Il n'avait reçu aucune réponse à chacune de ses tentatives jusqu'à ce qu'un soir, il reçoive la réponse suivante : « S'il te plait. C'est suffisamment dur comme cela ».
Il avait senti le désespoir remplissant la réponse et n'avait plus tenter de le contacter, alors même qu'au fond de son esprit, il y avait une voix qui lui criait de continuer, que son amour était sien et que personne ne pouvait le lui prendre, se l'approprier. Cette nuit-là, il eut son seul et unique souvenir d'avoir pleurer.
Depuis ce jour-là, quand l'envie de contacter son amant se faisait ressentir, à savoir dès qu'il n'était pas en réunion avec un ou plusieurs de ses mangemorts, il regardait la bague en onyx qu'il avait eu l'attention de lui offrir. La bague avec laquelle il avait eu l'intention de lui demander sa main. Une bague où une gravure en émeraude disait « A jamais tien » en Fourchelangue. Une bague qui symbolisait également le regret de Tom, celui d'avoir voulu trop bien faire et de respecter les traditions sorcières en ce qui concernait leur relation. S'il avait laissé la passion suivre son cours, son amour serait déjà sien et il n'aurait pas à se préoccuper de cette maudite loi de malheur.
Oui, le cœur de Tom serait à jamais à celui qui lui avait permis de revivre. Même s'il ne pouvait le chérir pour le reste des temps. Qu'importe qui seraient leurs conjoints respectifs, il veillerait toujours sur lui. Et cette bague sera le symbole de cette promesse.
C'est ainsi que la veille de la réception de lettre qui apportera le coup final à son cœur meurtri, Lord Voldemort aka Tom Jedusor fit envoyer par hibou à son ancien amant la bague qui aurait dû être le symbole ultime de leur amour.
Le lendemain, Tom était assis à la tête de la table de la salle à manger du manoir Jedusor. Certains des mangemorts du cercle interne étaient également présents, en particulier ceux qui s'était échappés d'Azkaban et qui ne pouvait officiellement retournés dans leurs demeures respectives sans se faire attraper par les aurors. Son esprit était tourné vers son cœur, qui devait recevoir également sa lettre ce matin-là. Son hibou était revenu les pattes vides, signifiant qu'il acceptait de garder la bague. Cela réchauffait le cœur de Tom de savoir qu'une part de lui serait toujours en compagnie de son amour perdu.
Les pensées du Seigneur des Ténèbres furent interrompues par l'arrivée du redouté hibou ministériel. Tous les mangemorts étaient au courant de l'assujettissement de leur maitre à la loi ministériel. Mais seuls ceux du Cercle interne savait que cette loi privait leur Seigneur de son amant, ce qui expliquait son humeur massacrante du dernier mois. Cela ne les empêcha pas de retenir leur souffle face au regard neutre de leur maitre face à la lettre. Tom prit lentement la lettre et la retourna plusieurs fois entre ses mains.
« Si je suis uni à Dumbledore, je mets fin à mes jours. » se promit-il.
Décidant qu'il ne servait à rien de retarder l'inévitable, il décacheta la lettre et commença à l'ouvrir. Il parcourut rapidement à la missive et une fois arrivée à l'identité de la personne qui partagerait sa vie jusqu'à ce que mort s'en suive, il éclata d'un rire tonitruant. Tous les mangemorts autour de lui ne savait comment réagir.
Était-ce un rire de joie ou de désespoir ?
Faillait-il sortir de la pièce pour avoir une chance de vivre ?
Tom, lui ne se disait qu'une chose
Le Karma était vraiment une pute. Mais il semblait qu'il soit son client préféré.
Sur la lettre ministérielle, il était écrit au niveau de l'identité du ou de la futur(e) lié(e) :
Lord Henry J. Potter-Black
Harry est le diminutif d'Henry chez les anglo-saxon. Par exemple, le prince Harry s'appelle en réalité Henry.
