Réponse à Ange: Les lesbiennes, comme les gays qui se retrouvent dans la même situation ou les hétéros qui sont dans la situation inversée, sont censés faire avec. J'imagine dans mon univers que le mpreg est possible, donc pourquoi pas un enfant conçu par deux femmes? Mais cela n'interviendra pas dans l'histoire.

Réponse à Lily: La Une de la Gazette dont tu rêves ne seras pas pour tout de suite. A vrai dire, elle n'existera jamais mais tu ne pourras comprendre qu'à la toute fin de l'histoire soit dans une trentaine de chapitre ;-)

Réponse à Sarah: ton commentaire m'a donné matière à étoffer un des prochains chapitres. Merci beaucoup !


En ce lundi de la 3e semaine de Septembre, la Grande Salle de Poudlard était calme comme jamais. En effet, aujourd'hui était le jour où tous les élèves à partir de la 6e année découvrirait l'identité de la personne avec qui ils devraient passer le restant de leur vie.

Harry était assis à l'extrémité de la table des Rouge et Or la plus proche de la sortie. Ron était assis à sa droite et Hermione en face de lui, avec Ginny à sa gauche. Il prenait son petit-déjeuner machinalement, sans vraiment faire attention à ce qu'il mangeait, tant il était occupé à toucher ce qui pendait autour de son cou. Aussi loin que tout le monde sache, il jouait avec les pendentifs en forme de cerf et de chien qu'il avait autour du cou. Mais en vérité, il jouait avec l'anneau qu'il avait reçu la veille au soir de son ancien amant. Le hibou de celui-ci était reparti aussi sec après avoir déposé son colis, ne lui laissant aucun autre choix que de l'accepter. Et au final, il ne le regrettait. Cela lui confirmait que, quoi qu'il arrive, il y aurait toujours quelqu'un qui se soucierait de son bonheur absolu.

Quelques instants plus tard, une centaine d'hiboux firent leur entrée dans la Grande Salle et délivrèrent leur missive. Et un silence total s'abattit dans la salle.

Harry regarda fixement sa lettre pendant quelques instants avant de se décider à l'ouvrir.

« Ce qui est fait est fait. » se dit-il en décachetant le sceau.

A l'attention de Henry J. Potter - Lord Potter-Black

Dans le cadre de Loi d'union civile 1998, le Ministère de la Magie vous a lié avec un sorcier ou une sorcière afin que vous puissiez vous unir et engendrer une descendance magique des plus nombreuses et puissantes.

La personne avec qui vous êtes lié peut être une de vos connaissances ou vous être totalement inconnue. Les critères pris en compte sont les suivants :

Les liens familiaux : vous êtes assurés que le risque de consanguinité a été réduit au maximum
La puissance magique : le but de la loi est pour vous d'engendrer une nouvelle génération de sorciers et de sorcières au maximum de leur puissance. La personne avec laquelle vous êtes possède donc un niveau de puissance magique compatible au vôtre.
Les contrats d'union : nous savons que sur les siècles passés, de nombreuses familles ont contracté des engagements que nous connaissons sous le terme de contrat d'union afin de créer des alliances entre familles disposant d'une certaine importance dans notre société. Etant donné qu'il s'agit de contrats magiques, nous avons essayé de prendre en compte les contrats existants dans notre processus de sélection. Sachez toute fois que la prise en compte des contrats d'union n'a été effective qu'après concordance avec les deux critères précédemment cités.

De plus, sachez que la sélection a été faite en prenant uniquement en compte ces trois critères cités, c'est-à-dire indépendamment du genre et des préférences sexuelles de chacun.

A la suite du processus de sélection, j'ai l'honneur de vous annoncer que vous avez été lié à la personne suivante :

Lord Thomas E. Gaunt

Des instructions supplémentaires vous seront donnés ultérieurement afin de programmer une première rencontre avec votre lié.

Cordialement,

Charis Buxlet, service de législation magique

Il avait été lié à un inconnu, sans doute plus âgé que lui. Pas que l'âge le gène, son amant perdu avait été plus vieux également. Significativement plus vieux, même si son corps ne laissait rien transparaitre. Au moins, le risque que cela soit un croqueur de diamant était réduit, le titre de Lord signifiant qu'il disposait d'un siège au Magenmagot. Or tous les lords du corps de justice étaient plus qu'aisés. Et il avait un lié qui matchait ses préférences. Après, restait juste à savoir si celui-ci était également du même bord ou non...

Harry était tellement absorbé par ses pensées qu'il ne fit pas attention à ce qui se passait autour de lui. Ainsi il n'entendit pas le cri d'agonie de Ginny ni son départ précipité, ni ne fit attention au fait que Ron s'était mis à vomir dans son assiette ou qu'Hermione semblait en état de choc. Il prêta encore moins attention aux réactions des autres tables, en particulier à celle de Drago Malfoy, qui sorti sans dire un mot de la salle en balançant la moitié de la table de petit-déjeuner des Verts et Argents sur le sol. Ni à celle du professeur Rogue, qui réclamait quelque chose à boire qui soit plus fort que du café. Ni le regard plutôt paniqué du directeur et les larmes silencieuses du professeur McGonagall.

Alors qu'il s'apprêtait à plier la missive et à la ranger dans son sac, il remarqua un deuxième feuillet.

Cher Lord Potter-Black,

Il est venu à la connaissance de nos services que vous étiez actuellement étudiant en 7e année à l'école de magie et de sorcellerie Poudlard. Le processus de liaison d'après la Loi d'union civile 1998 vous a lié avec une personne qui a déjà achevé sa scolarité.

Nous avons donc pris la liberté d'organiser une rencontre au sein du Ministère entre vous et votre lié pour le premier samedi qui suit la réception de cette lettre, à 16h précises, dans le bureau du Premier Ministre. Ce rendez-vous vous permettra également de planifier des rencontres futures en fonction de vos agenda respectifs.

Cordialement

Charis Buxlet, service de législation magique

Qui que soit Lord Gaunt, le Ministère semblait vouloir absolument qu'il le rencontre.


Ginny jubilait intérieurement. Elle allait devenir riche ! Son rêve d'être une femme trophée (pas qu'elle connaisse l'expression) allait se réaliser dans quelques instants. Avec l'accès à la fortune Potter, et sans doute une bonne partie de la Black, elle pourra couvrir sa famille de cadeaux tous plus inutiles les uns que les autres, tout en donnant au passage à l'Ordre sans l'air de rien. Dumbledore lui avait assuré qu'Harry n'avait la connaissance que de son seul trust vault et qu'il n'était pas au fait de l'étendue de sa fortune, lui permettant ainsi de piocher dedans sans limite. Elle devait juste se souvenir de ne pas avoir l'air ravie trop rapidement après avoir ouvert sa lettre...

Quand elle eut sa lettre devant les yeux, Ginny ne l'ouvrit pas tout de suite, préférant guetter la réaction d'Harry. Devant le manque d'enthousiasme et même de soulagement flagrant du jeune homme, Ginny se décida enfin à ouvrir sa lettre. Elle ne prit pas la peine de lire tout le laïus du ministère et alla directement à la ligne indiquant l'identité de son lié.

Honorable Severus T. Rogue-Prince

Ginny cria de toute ses forces puis sorti précipitamment de la Grande Salle. Elle ne connaissait qu'une personne dont l'appellation courante correspondant, ne serait-ce que partiellement, à l'identité de son liée. Le maitre des potions, Severus Rogue. Ironiquement, Ginny ne sembla pas relever le titre caractéristique des héritiers du Magenmagot.


L'ambiance à la table professorale était des plus tendues. Tous les professeurs s'inquiétaient pour leurs élèves. Néanmoins, l'inquiétude du professeur Rogue pour les élèves de sa maison était amoindrie par l'inquiétude pour son propre sort. Oui, Severus Rogue était assujetti à la loi du Ministère et bien que cela le répugne de devoir partager sa vie avec quelqu'un ayant une potentielle aversion pour les potions, il devait reconnaître que cela allait lui donner la possibilité d'avoir une descendance à qui transmettre le titre de Lord Prince. Même s'il aurait préféré le recours à une mère porteuse. Le pire restait qu'en plus de devoir s'occuper de ses serpents et de lui-même, Severus avait reçu comme ordre du Seigneur des Ténèbres de découvrir qui serait le lié d'Harry Potter. Mais si les soupçons du potionniste s'avéraient vrais, il ne serait pas trop difficile de déterminer qui serait la future moitié du jeune héros.

Quand le hibou ministériel déposa une lettre devant l'assiette de Severus, il n'y prêta nullement attention. Son regard était rivé sur la table des Gryffondor. Contre toute attente, Potter resta calme et aucune émotion ne transpira sur son visage. Puis soudainement, il entendit la fille Weasley crier et courir en dehors de la salle. Apparemment, ses soupçons tombaient à l'eau... comme il ne risquait pas de découvrir l'identité du lié du fils de son ancienne meilleure amie en le regardant par-dessus un verre de jus de citrouille, il se décida enfin à se préoccuper de son sort. Quand il vit l'identité de la future Mme Rogue,

Ginevra M. Weasley

Le directeur des Serpentard compris la scène de la jeune rouquine.

- Je voudrais deux verres de Whisky Pur Feu ! Sans glace et remplis à en déborder !

A peine apparus, les verres furent vidés d'une traite.

- Encore deux autres !


Pas un seul mot n'était prononcé à la table des Serpentards. Le problème ne venait pas vraiment de la loi. La plupart des Serpentards venaient de familles traditionnalistes et étaient au courant qu'au moins un contrat d'union créé par on-ne-sait-quel(s)-ancêtre(s) devait existait dans le coffre ancestral. Non, leur problème venait du fait qu'ils savaient leurs familles étrangères à l'instauration de cette loi et que la main mise sur le choix de leur futur conjoint était hors de portée. Certains, venant de familles plutôt suprématistes, craignaient d'être déshérités si jamais le Ministère les liait à une de personne de sang-mêlé ou pire... de sang impur.

Drago Malfoy était mitigé. Sans la loi, il était quasi sûr de finir avec Pansy à son bras. Les Parkinson était une famille aisée mais le père de Pansy, Patrick, n'était que le fils cadet et la plupart des affaires qu'il avait entreprit n'avaient jamais rapportées. Lui et sa famille vivaient donc de la générosité de Pascalus, le grand-père de Pansy. Sauf que le patriarche se faisait vieux et Patrick n'avait pas de bonnes relations avec son frère ainé et héritier du titre. Marier son unique enfant dans une famille riche comme celle des Malfoy lui assurait un style de vie confortable au cas où. Drago n'avait pas de problème à l'idée d'avoir une femme qui ne l'épouse que pour son argent. Non, il avait un problème avec l'idée d'avoir Pansy pour épouse, encore plus si elle le voulait que pour l'argent. La fille n'était même pas jolie et n'avait aucune culture. Sans son nom et son statut de sang-pur, elle ne vaudrait pas mieux que les Weasley. A côté d'elle, Granger pouvait être prise pour une sang-pur.

Quand Drago se retrouva avec la lettre qui déciderait du reste de sa vie, il en avait les mains qui tremblaient. Il n'avait pas abordé avec ses parents, et en particulier avec son père, les possibles conséquences en fonction du statut de la personne avec laquelle il serait lié. Aussi, quand il vit le nom de sa moitié forcée,

Hermione J. Granger

Drago se leva d'un coup et sorti d'un pas rapide. Il en était sûr, il s'agissait de ses derniers instants en tant qu'héritier de la famille Malfoy et prince des Serpentard. Son père ne pouvait laisser passer le fait que le Ministère le lie avec une sang-de-bourbe, aussi intelligente et belle qu'elle soit.


Hermione fulminait toujours de rage. Elle avait envoyé différentes missives au Ministère pour connaître la raison de cette loi et aucune réponse ne lui était parvenue. Elle avait discuté avec quelques Serdaigles pour arriver à la conclusion que le seul moyen de faire éventuellement abroger la loi était d'en dénoncer la raison première. Mais sans réponse du Ministère, rien ne pouvait être fait.

Hermione attrapa sa lettre des pattes du hibou avant même qu'il n'atterrisse dans les restes de son petit-déjeuner. Peut-être qu'elle tomberait sur quelqu'un qui était autant contre cette loi qu'elle et il pourrait travailler en collaboration pour faire abroger la loi pour les générations suivantes...

Honorable Drago L. Malfoy

Hermione ne savait pas à quoi rapportait le titre d'Honorable dans le monde sorcier mais si cela devait être similaire à sa signification dans le monde moldu, cela voulait dire que les Malfoy étaient des sorciers nobles. Pas forcément dans le sens large du terme. Ce qui voulait dire aussi qu'elle récupérait la pire belle-famille possible pour une née-moldue comme elle.


Ron allait épouser la fille de ses rêves : Gryffondor, belle, intelligente... un peu trop même mais c'est vrai qu'elle ne connaissait pas vraiment le mode de vie coutumier des sorciers. Elle qui avait soif d'apprendre et d'intégration sera ravie de vivre comme une parfaite sorcière i.e. être une femme au foyer, s'occuper des enfants et faire à manger à son mari. Et comme il était le meilleur ami d'Harry Potter, il obtiendrait un bon poste au ministère sans bouger un doigt et il amènerait plein d'argent à la maison, comme ça elle n'aura aucune raison de vouloir travailler. Quand il vit la livraison des lettres, Ron ne chercha même plus à cacher son enthousiasme et se jeta sur sa lettre pour l'ouvrir. Mais il tomba clairement des nues quand il vit le nom de la personne que le Ministère souhaitait qu'il épouse :

Seamus Finnigan

Pour la première fois de sa vie, Ronald Weasley ne put garder un petit-déjeuner dans son estomac et se mit à régurgiter son repas dans l'assiette qu'il l'avait contenu quelques instants plus tôt.


Albus Dumbledore, sous son faux air préoccupé, jubilait. La dernière étape de son plan était en route. A partir de ce soir, il aurait Harry et les fortunes Black et Potter sous son contrôle total. S'il n'avait pas une image à maintenir, il aurait ce rire sadique qu'ont les méchants dans la télévision moldue. Albus garda mine de rien le regard rivait sur la table des Gryffondor, afin d'assister à la preuve que son plan marchait. Pourtant, il ne vit rien de ce qu'il espérait.

Ginevra était partie en larme de la Grande Salle.

Le petit-déjeuner pantagruélique de son frère faisait le chemin inverse dans son estomac.

Miss Granger semblait au bord de l'évanouissement.

Et Harry...ne manifestait aucune émotion.

Par Merlin, qu'avaient-ils foutu au Ministère ?


Il existe des failles à la loi, mais il était malheureusement quasi impossible pour qu'un jeune étudiant encore à Poudlard puisse en bénéficier. Ça ne va pas jouer un rôle important dans la fic (sauf peut-être à la fin, je ne suis pas encore sûre) mais cela expliquera les situations de certains personnages
Faille 1 : la loi ne concerne que les ressortissants britanniques
Faille 2 : Les ressortissants britanniques vivant en dehors du territoire britannique depuis plus de 2 ans en sont également exemptés
Faille 3 : les personnes non mariées à la date d'instauration de la loi mais qui l'ont été précédemment sont exemptées de la loi
Faille 4 : les personnes ayant du sang de créatures actifs ou nées d'une personne ayant du sang de créature actif en sont exemptées
Faille 5 : les personnes non mariées mais fiancées d'après les rites traditionnels magiques en sont exemptées
Faille 6 : les femmes qui ne sont plus en âge d'enfanter sont exemptées

Je lance donc un petit jeu : la/les personne(s) qui est/sont capable(s) de me citer, pour chaque faille, au moins un personnage qui en bénéficie ou en est affecté aura/auront droit à un spoiler sur la fic. Le résultat sera annoncé lors du prochain chapitre.