Depuis la réception des lettres en début de semaine, Harry se trouvait dans la Salle des Epées. Grâce à Sirius et aux Gobelins, il avait pu réaliser des recherches sur sa famille et découvert qu'il était le dernier descendant de Godric Gryffondor en vie. Cela lui avait donné l'accès au compte Gryffondor à la banque magique, où il avait pu récupérer les journaux de son célèbre ancêtre et dans lesquels il découvrit que chaque fondateur disposait d'un espace secret dans le château. Il avait donc passé une bonne partie de l'année précédente à chercher celle de Gryffondor.

Résultat des courses, il n'aurait jamais imaginé adorer passer du temps dans les cachots.

A l'inverse de la Chambre des Secrets qui était froide et humide, la Salle des Epées était chaude par bien des aspects et pas seulement par la température. Elle était composée de deux pièces : la première pièce disposait d'une bibliothèque sur trois niveaux recouvrant tous les murs, ainsi qu'une grande de table d'études au centre. Un des murs au rez-de-chaussée disposait de moins d'étagères pour pouvoir abriter une cheminée et une carte magique du château. En règle générale, elle ressemblait à une version géante de la carte du Maraudeur. Cependant, il était possible de demander à la carte de se concentrer sur un étage, une pièce ou même une personne précise.

C'était comme cela qu'il avait pu garder le fil de ce qui se passer dans le château et pu découvrir certains des couples formés. Ainsi que le manque d'intérêt de certaines personnes vis-à-vis de lui. Globalement, il n'en voulait pas à Hermione, Ron et ses autres camarades. Ils étaient tous dans le même boudin et chacun gère à sa façon. Le professeur McGonagall semblait vraiment se soucier de lui intérieurement mais elle attendait trop à ce qu'on vienne la chercher quand quelque chose n'allait pas plutôt que de venir vérifier par elle-même. Le professeur Rogue avait tenté de le trouver avec le peu de temps libre dont il disposait et sans éveiller les soupçons, pour peu de résultat. Le pire avait été Dumbledore, qui se souciait juste de l'identité de son lié et non de ce qu'il pouvait ressentir à la situation. En même temps, à quoi s'attendait-il ? Il avait été à peine compréhensif après le décès de Sirius.

Harry était donc resté toute la semaine dans la Salle, se faisant servir à manger par Dobby, plus que ravi de rendre service. Il avait tout fait pour éviter de ruminer sur son sort. Il avait écrit une lettre à Remus pour lui dire qu'il devait rencontrer son lié au Ministère le samedi et qu'il adorerait pouvoir lui parler juste après, à laquelle il avait reçu une réponse positive. Il avait lu des livres se rapportant au Magenmagot et aux familles qui y siégeaient pour en savoir plus sur son lié. Pour cela, il avait fait des allers-retours vers la bibliothèque de l'école et celle de la Chambre des Secrets sous la cape d'invisibilité. Il n'avait pas trouvé grand-chose sur la famille Gaunt, à part que tous les livres qu'il avait lu considéraient la famille comme éteinte, suite au décès de Lord Morfin Gaunt à Azkaban pour le meurtre d'une famille moldue. Ce qui signifiait que son lié était issu de la famille par les femmes et qu'il avait changé de nom lors de sa prise de titre. Aucun arbre généalogique n'étant fournis dans les ouvrages en question, ses recherches avaient tourné court. Il avait ensuite lu ses manuels de cours et écrit tous ses devoirs. Il avait également pratiqué ses sorts en Défense et Sortilèges grâce à la 2e pièce, dont les murs étaient recouverts d'épées. D'où le nom de l'ensemble. Il avait également examiné les contrats de fiançailles et de mariage standards des familles Potter et Black, ne doutant pas qu'ils serviraient de base pour son contrat avec Lord Gaunt.

Arriva enfin le samedi et Harry se demanda s'il devait sortir de sa cachette et se rendre au Ministère en utilisant la cheminée de McGonagall ou celle de Dumbledore ou activer la cheminée dont disposait la salle. En attendant de prendre sa décision, il décida de mesurer l'ambiance dans le château grâce à la carte. Apparemment, le calme était revenu et la plupart des parents repartis. Ce qui voulait dire que sa disparition ne passerait bientôt plus inaperçue. Apercevant McGonagall et Rogue dans le bureau du directeur, Harry laissa sa curiosité prendre le dessus.

- Bureau d'Albus Dumbledore !

La carte se recentra sur la pièce en question. Et comme si elle comprenait son intention, la carte disparue aussitôt et Harry contempla les évènements de la pièce comme s'il regardait la télévision.


- Albus, savez-vous où est Mr. Potter ? demanda Minerva McGonagall

- Il est votre élève, Minerva. C'est plutôt à vous que je devrais poser la question. Je ne peux savoir à tout instant la localisation de tous mes étudiants.

- Ne me la faites pas, Albus. Vous savez très bien qu'avec les évènements du début de semaine, le temps m'a grandement manqué, y compris pour aller prendre mes repas avec tous ces parents qui se baladent dans le château. Miss Granger vient tout juste de me dire qu'elle ne l'avait plus vu depuis le petit-déjeuner de lundi.

- En parlant de parents, vous n'avez eu aucune demande de renseignement à propos d'Harry ? demanda le directeur, comme si de rien n'était.

- Mais n'avez-vous aucun cœur ? Le pauvre enfant est majeur, il n'a jamais connu ses parents et l'une des deux seules personnes qu'il considérait comme tel est décédée cet été. Je me demande d'ailleurs comment vous n'avez pu empêcher un tel désastre ! Mais pour répondre à votre question : non, Remus n'a pas cherché à prendre contact avec moi à ce sujet.

- Harry a dû le contacter de lui-même. Ne vous inquiétez pas, Minerva. Je peux vous assurez que M. Potter est toujours dans l'enceinte de l'école.

- Une fois n'est pas coutume, la situation de M. Potter m'intéresse également, intervint Severus.

- Pourquoi ? Vous a-t-Il demandé quelque chose à ce propos ? l'interrogea Albus

- Effectivement. Le Seigneur des Ténèbres m'a demandé de lui rapporter l'identité des liés de Potter et de toute sa petite troupe d'amis. Si ma mission a été plus qu'excellente sur les groupies de Potter, à mon plus désespoir, je n'ai aucune information sur votre héros. Sauf qu'il n'est lié à personne de l'école et que par conséquent, il est attendu cet après-midi au Ministère pour rencontrer son lié.

- ... Je n'étais pas au courant de cette facilité, admis Dumbledore

- Maintenant vous l'êtes ! rétorqua Minerva. Il est 11h30. Je ne sais pas à quelle heure est convoqué M. Potter mais il doit être attendu à 14h au plus tôt. J'ai essayé d'utiliser le sortilège de Pointe-au-Nord pour le trouver mais rien y fait.

- Cela veut dire qu'il est dans une salle protégée magiquement, conclu Dumbledore

- Vous ne pensez pas... qu'il soit descendu là-bas ? s'inquiéta Severus

- Quand vous dites descendu..., commença Minerva

- Je pense bien à la Chambre des Secrets, Minerva. Autant que je sache, seul un Fourchelangue peut y entrer et Potter en est le seul locuteur actuel de l'école. Et si elle n'a pas été trouvé pendant toutes ses années, je parierais une larme de phœnix que cela est dû à une protection magique des plus puissantes. Il ne nous reste plus qu'à espérer que M. Potter n'a pas oublié sa convocation et qu'il refera surface pour utiliser une des cheminées de ce château pour s'y rendre.


Après cela, Harry coupa la connexion. La tâche de Severus ne l'étonnait nullement. Par contre, le désintérêt flagrant du directeur continuait de l'étonner. Qu'aucun d'eux ne s'inquiète. Il sera bien à l'heure pour son rendez-vous de 16h au Ministère. Il utilisera juste la cheminée de la Salle des Epées, histoire de les faire flipper un peu quand ils se rendront compte que son aura magique avait quitté le domaine.

Quelques heures plus tard, Harry était vêtu d'une chemise blanche et d'un pantalon noir, le tout surplombé d'une robe de sorcier vert émeraude. En se regardant dans le miroir, il se trouvait un petit air de Drago Malfoy, l'air dédaigneux en moins. Après avoir vérifié que sa baguette était bien là où elle devait être, il se dirigea vers la cheminée et lança la poudre de cheminette tout en disant :

- Ministère de la Magie !

Il se retrouva quelques secondes plus tard dans l'atrium. Il se dirigea alors vers le bureau de sécurité et l'hôtesse qui s'y trouvait.

- Bonjour. Nom, raison de la visite, baguette s'il vous plait.

- Harry Potter. J'ai rendez-vous avec le Ministre concernant la loi d'union, dit-il en tendant sa baguette.

La jeune femme le regarda avec des yeux remplis d'envie tout en prenant sa baguette. Il la lui rendit juste après, accompagnée d'un badge.

- Vous êtes chanceux. Le cabinet du Ministre se trouve au niveau 1. Bonne journée.

- Merci, à vous aussi.

Il se dirigea alors vers les ascenseurs et pu heureusement se trouver seul dans l'un d'eux. Une fois arrivé à l'étage correspondant, il se dirigea vers le bureau de la secrétaire.

- Lord Potter-Black, j'ai rendez-vous avec le Ministre.

- Oh, oui oui. Milord, c'est effectivement le cas. Permettez juste que je le prévienne. Asseyez-vous en attentant

Harry eu à peine le temps de s'asseoir que le Premier Ministre, Cornelius Fudge, s'avançait pour le saluer.

- Harry Potter. Je suis ravi de vous revoir.

- Moi de même, Mr. Le Ministre.

- Entrez, entrez. Ma petite, quand Lord Gaunt arrivera, faites-le entrer de suite, dit-il à la secrétaire. Asseyez-vous, mon cher. J'ai pensé que vous aimeriez un peu de discrétion pour votre première rencontre avec votre lié. Tous les autres personnes dans votre situation ont eu leur rencontre au département de justice magique mais ici, je peux vous assurer que rien ne filtrera sur l'identité de votre lié avant que vous en ayez décidé autrement.

- Je vous en suis reconnaissant, Monsieur.

- Je ne doute pas que vous vous posez des questions sur votre lié. Pour tout vous dire, je me pose moi-même des questions à son sujet. Comme vous le savez, un des éléments de répartition des couples fut la puissance magique. Des études ont montrés que la puissance magique d'un enfant sorcier était due à 45% à la puissance respectives de ses parents. A l'inverse, aucun enfant ne peut naître d'un couple dont l'un des membres dispose d'un niveau de puissance très élevé face à l'autre dont le niveau est très faible. Et nous savons tous deux que vous êtes très puissant, Mr. Potter. Nous ne pouvons donc qu'en conclure que le niveau magique de Lord Gaunt n'est pas négligeable...

Alors qu'il écoutait distraitement le ministre, Harry prit conscience d'une aura magique qui venait d'arriver à leur étage. Une aura tellement puissante et enivrante qu'elle lui rappelait celle de...

NON !

Ce n'était pas le moment de penser à son ancien amant quand il allait rencontrer celui avec qui le Ministère le forçait à passer le reste de sa vie. Il n'empêche, cette aura magique était pleine de désir et Harry se senti progressivement mais sûrement durcir. Décidant que sa position actuelle rendait son problème potentiellement trop visible au Ministre, il croisa la jambe gauche par-dessus sa droite. Ce qui résulta en une délicieuse friction de la couture du pantalon sur sa virilité et sa grande difficulté à retenir un gémissement qui aurait été tout sauf masculin. Le rouge lui monta d'autant plus aux joues quand il entendit la porte s'ouvrir et la secrétaire annoncer l'arrivé de son promis. La présence de l'aura magique était plus pesante et Harry se disait qu'il allait avoir un orgasme là, tout de suite, sur le champ jusqu'à ce qu'il entende la voix de son lié.

- Lord Gaunt, ravi de vous rencontrer. Je dois dire que je ne m'attendais à ce que vous ressembliez à cela... Nos registres démontrent que vous avez déjà… un certain âge.

- Je n'en doute pas, Mr. le Ministre. Mais la magie peut faire tellement de merveilles sur la condition humaine...

Harry connaissait cette voix. Il l'avait entendu proférer des menaces de mort, certaines à son encontre. Mais il se souvenait surtout des mots doux qu'elle lui avait susurrer à l'oreille, dans l'intimité.

- Lord Gaunt, permettez-moi de vous présenter votre promis, le seul et unique Harry Potter. Mon cher Harry, voici votre future moitié.

Thomas E. Gaunt.

E pour Elvis.

Comme dans Tom Elvis Jedusor.

Je suis Voldemort.

- Ravi de faire votre connaissance, Lord Potter.

- Moi de même.

Le regard de Tom erra sur l'entrejambe d'Harry alors qu'il s'asseyait et un sourire en coin apparu sur ses lèvres.

SALAUP !

Le regard de Tom croisa celui d'Harry, qui put y déchiffrer l'état d'âme profond de son amant retrouvé.

Bonheur, soulagement, désir, malice.

Ou alors, il avait inconsciemment rouvert leur lien et c'était de là que provenait son ressenti. Cependant, leur contemplation fut interrompue par l'intervention du Ministre.

- Bien, maintenant que nous sommes tous là... Cette réunion a pour but premier de faire se rencontrer deux liés pour la première fois... Ça, c'est fait. Je dois également vous parler des exigences de par la loi d'union civile. Tout d'abord, est-ce que l'un d'entre vous fait face au risque d'être exclu de sa famille du fait de l'identité de son lié ?

- Je suis le dernier de ma lignée, répondit Tom

- Je me vois mal me renier moi-même, rétorqua Harry

- Parfait. D'après la loi, vous devez être fiancés d'ici un an. Vous aurez ensuite un délai maximum de deux ans pour préparer vos noces. Ces délais sont faits pour que vous appreniez à vous connaître, histoire que vous n'épousiez pas un total inconnu. A cette fin, vous allez établir un contrat de Promesse et de Fiançailles, dans lequel vous indiquerez les attentes que vous avez chacun vis-à-vis de l'autre pendant les périodes où vous serez promis puis fiancés l'un à l'autre. Je servirais de témoin. Ce contrat devra comprendre des modalités de visites, sachant que Lord Potter étudie encore à Poudlard.

- Et bien... Corrigez-moi si je me trompe Lord Potter, mais vous êtes bien étudiant en 7e année de la maison de Gryffondor ? Et Capitaine de l'équipe de Quidditch ? Donc entre les révisions pour vos ASPIC et les entraînements, seuls vos week-ends sont encore libres... A mon époque, les 7e années pouvaient aller à Pré-au-Lard à tout moment pendant leur temps libre. Est-ce toujours le cas, Mr. le Ministre ? demanda innocemment Tom

- Toujours le cas.

- Très bien. Dans ce cas, je propose que pendant la période de promise, moi et Lord Potter nous voyons deux week-ends dans le mois minimum. Aucune restriction pendant la période de fiançailles.

- Cela me va, répondit distraitement Harry

- Bien, fit Fudge. Lord Gaunt a déclaré qu'il était le dernier de sa lignée mais normalement, vers la mi-novembre, il y a une réunion prévue entre les promis et leurs parents ou famille proche. Avez-vous encore quelqu'un qui remplisse cette condition, mon cher Harry ?

A cette question, Harry vit les yeux de Tom flasher rouge pendant quelques instants. Il avait pensé à la même chose que lui : Sirius.

- Oui, j'ai quelqu'un qui remplis cette condition. Je le vois d'ailleurs avant de retourner à Poudlard. Il sera ravi de cette nouvelle.

- Parfait ! Mes services ont pris la liberté de se procurer auprès de Gringotts un exemplaire du contrat de Fiançailles type de chacune de vos familles. Ils en ont créé ceci, déclara Fudge, en leur tendant chacun un parchemin.

Harry y reconnu des clauses provenant de contrats Black et Potter. Celles qui ne lui disaient devaient du côté de Tom.

Contrat de période de promesse et de fiançailles concernant Henry James Potter et Thomas Elvis Gaunt

1. Les promis/fiancés ne devront en aucun cas se dénigrer l'un l'autre en public

2. Le comportement de chaque promis/fiancé ne doit, en aucun cas, porter atteinte à l'image, à l'honneur et à l'intégrité de l'autre et de sa lignée

3. Chaque promis/fiancé se doit de défendre l'honneur de l'autre et de sa lignée en toutes circonstances

4. Les promis devront se voir un minimum de deux week-end par mois, sauf circonstances exceptionnelles.

5. Les promis/fiancés devront correspondre de manière régulière

6. La période de fiançailles débutera après la réalisation des rites traditionnels

7. Les rites traditionnels de fiançailles ne peuvent être réalisés avant que chaque promis ait rencontré la famille de sang magique de l'autre

8. Les rites traditionnels de fiançailles ne peuvent être réaliser qu'avec le consentement des deux promis

9. Le contrat de mariage sera établi durant la période de fiançailles, en présence de représentant de chacune des lignées des fiancés, dans un lieu neutre

10. Le mariage sera célébré à la résidence de la famille du fiancé soumis ou tout autre lieu de leur préférence

11. Le mariage sera organisé par la famille du fiancé soumis mais sera financé par la famille du fiancé dominant, à l'exception des atours du fiancés soumis et de sa suite.

Harry finit sa lecture puis regarda alternativement Tom et le Ministre.

- Je ne trouve rien à redire à ce contrat... Oh ! Vous avez vu l'heure ! Il faut que je parte maintenant si je veux avoir le temps de rencontrer la personne que je suis censé voir et pouvoir rentrer pour le dîner à l'école.

- Très bien. Signez tous les deux en bas du parchemin et vous en aurez fini pour aujourd'hui... Parfait, j'envoie ceci de suite aux archives. Vous devez chacun déjà avoir un exemplaire dans vos coffres à Gringotts. Permettez que je vous raccompagne.

Tout le monde se leva de sa chaise et sorti du bureau. La décence voulant que, même accompagnés, Tom prenne un autre ascenseur que celui d'Harry, ils se dirent au revoir au niveau des grilles. Alors qu'Harry tendait la main pour serrer celle de Tom, celui-ci porta la main du jeune sorcier jusqu'à ses lèvres et sembla l'embrasser, aux yeux du Ministre. Sauf qu'Harry senti parfaitement la langue taquine qui se glissa à la base de deux de ses doigts, le faisant frissonner. Apparemment, sa réaction satisfit Tom au regard du flash rouge et du désir explicite qu'il lisait dans ses yeux.

- Votre main a un délicat goût de pêche, Lord Potter. J'espère que les autres parties de vous que je serais amené à goûter seront tout aussi délicieuses.

Harry en devant rouge pivoine et se précipita dans l'ascenseur vide qui venait d'arriver. Alors que celui-ci s'éloigner, le Ministre fit à Tom.

- Mon cher Lord Gaunt. Aux yeux de la population magique, vous êtes un sacré veinard pour avoir été lié à Harry Potter. Maintenant, j'en commence à me demander si cela ne serait pas l'inverse.

- Mr le Ministre, je crois que nous sommes tous les deux chanceux.