Vous êtes nombreux à me dire "J'attends avec impatience la rencontre entre les familles bla bla..." mais vous ne vous êtes pas dit qu'il manquat quelque chose avant ? Quelque chose de primordial ? Je ne sais pas moi, le premier rendez-vous officiel de Tomarry... Je dis ça, je dis rien XD
Profitez bien des véritables retrouvailles de nos amoureux !
Le mois d'octobre était déjà bien avancé et Harry se trouvait dans la Grande Salle pour le petit-déjeuner, Hermione et Ron lui faisant face. Le comportement de ses deux amis avait changé depuis l'annonce des couples, même si une personne ne les connaissant pas aussi bien que lui ne remarquerait rien de spécial.
Le comportement global de Ron n'avait pas changé hormis le fait qu'il évitait Seamus comme la peste. A tel point que, par exemple, il utilisait tout le temps la Salle de Bain des Préfets alors qu'il ne le faisait pas auparavant, trop flémard qu'il était pour réaliser l'aller-retour entre la tour et la salle de bain privative. Son envie de ne pas croiser son lié était telle qu'il préférait même arriver en retard en cours et se prendre des retenues sans trop broncher. Harry se demandait si son « ami » avait lu la brochure sur la loi et était au courant de ce qu'il risquait avec son comportement, en particulier les ennuis qu'il allait apporter à sa famille. Mais il ne se faisait cependant pas trop de soucis : si la famille Weasley récoltait des problèmes avec le Ministère pour le comportement de Ron (et celui de Ginny, car elle n'y mettait pas du sien avec Severus non plus), Charlie et Bill ne seraient pas concernés grâce à leurs postes à l'étranger et/ou gérés par une entité autonome du gouvernement, Percy avait suffisamment crié sur tous les toits qu'il était en froid avec sa famille pour ne pas être pris dans les filets et les jumeaux avec récolté un super futur beau-père qui les tirerait d'affaire si besoin. Autant dire que ça serait seulement Ron, Ginny et les parents dans le bateau des emmerdes.
Le comportement d'Hermione n'avait pas si changé que cela non plus, vu qu'elle passait toujours son temps à la bibliothèque. Sauf que ce qu'elle cherchait n'avait aucun rapport avec les cours ou l'éventuelle aventure rocambolesque dans laquelle il aurait pu se fourrer. En prenant les cours d'Histoire de la Magie comme paroles d'évangile, elle ne s'était jamais penchée en profondeur sur le sujet de la société magique. Ce qu'elle faisait désormais. Et pour la première fois depuis qu'il connaissait la jeune fille, c'était elle qui posait les questions et lui qui détenait les réponses. Sauf qu'il ne lui répondait pas ou, du moins, pas complètement. Sa curiosité avait été piquée par le livre offert par Drago. Livre offert en tant que drapeau blanc et main tendue pour apprendre à se connaître. S'il répondait à ses questions, elle n'aurait plus aucune raison d'aller voir le blond !
Alors que ses pensées étaient rivées sur ses deux amis, Harry ne fit pas attention à l'arrivée du hibou noir avec des taches blanches sur les ailes qui venait de se poser près de son assiette.
- Regarde ce hibou, Harry ! On dirait l'exact opposé d'Hedwige, fit remarquer Ron
- Ce n'est pas un hibou du Ministère, il est trop... soigné pour cela, ajouta Hermione. Tu penses qu'il est de qui ?
- Un seul moyen pour savoir, répondit Harry en détachant la lettre de la patte tendue du hibou.
A l'attention d'Henry, chef de l'Ancienne et Noble Maison Potter et de la Très Ancienne et Très Noble Maison Black (ou Harry, si vous le permettez)
Notre entrevue au Ministère ne nous a guère laissé de temps pour faire plus ample connaissance.
A cette fin, je vous propose que nous passions ce samedi après-midi ensemble.
Renvoyez-moi votre accord ou, si vous n'êtes pas disponible, la date qui vous conviendrait le mieux, par Harwig.
Je pense également qu'il serait plus convenable que nous nous appelions par nos prénoms. Après tout, nous sommes censés passer le reste de notre vie ensemble.
Thomas, chef de la Très Ancienne et Très Noble Maison Gaunt (ou Tom)
- C'est une lettre de Lord Gaunt... Il me propose qu'on se voie samedi après-midi afin de faire plus ample connaissance. Et le hibou s'appelle Harwig.
- Une autre similitude avec Hedwige. Que vas-tu lui répondre ? s'enquit Hermione
- Je vais lui dire oui. Après tout, il faudra bien que je le fasse à un moment ou à un autre donc pourquoi pas maintenant.
- Mais Harry ! On avait prévu d'aller chez Honeydukes samedi après-midi ! s'étrangla Ron.
- On peut toujours y aller le matin. Ou si tu veux absolument flâner dans le village après, on peut y aller dimanche, fit Harry en se levant, le hibou sur l'épaule.
- Tu vas où ? demanda Hermione
- A la salle commune. Il faut que je prenne du parchemin pour écrire ma réponse. Et puis mes sceaux sont dans ma valise.
- Tu as plusieurs sceaux ! Moi qui pensait que tu en aurais qu'un seul, aux armoiries croisées des Black et des Potter.
- Oh, j'en ai un également. Apparemment, les Gobelins ont anticipé...
- Des sceaux ? Mais pourquoi tu aurais des sceaux, Harry ? Seuls les familles du Magenmagot en ont.
- Euh…J'ai découvert, grâce à Fudge, que je suis un Lord du Magenmagot. Il m'a remis mes sceaux quand je suis allé au Ministère. Apparemment, mon père était Lord Potter et Sirius, malgré son emprisonnement, était Lord Black et il m'a laissé son titre. Et tous ses biens. Et depuis, j'ai un peu creusé le sujet.
- Mais ça veut dire que tu es le propriétaire du QG ! Tant mieux, l'Ordre va arrêter de paniquer à l'idée de se faire mettre dehors par la mère de Malfoy ! Ou pire : Bellatrix !
Le trio remonta à la Tour Gryffondor. Harry aller chercher son set d'écriture puis vint se poser à côté de ses amis près de la cheminée. Il écrivit sa réponse pendant qu'Hermione analysait les sceaux. Il l'avait échappé belle avec Ron. Après tout, Dumbledore s'était arrangé pour qu'il ne prenne pas connaissance de son héritage. Il devrait faire plus attention à l'avenir. Néanmoins, cela lui donnait une plus grande marge de manœuvre désormais.
Albus faisait les cents pas dans son bureau. Les informations rapportées par le jeune Weasley n'avaient rien pour le rassurer.
Harry était au courant de son statut social au sein de la communauté magique. Et il ne parlait pas de son statut qu'en tant que héros malgré lui. Pourquoi avait-il fallu que Fudge se décide à utiliser sa cervelle quand cela ne l'arrangeait pas ? Sans parler du fait que les gobelins devaient être dans le coup. Sauf qu'eux, ça faisait longtemps qu'il savait qu'il ne pouvait pas les acheter. Harry allait commencer à se poser des questions qu'il ne voulait pas qu'il se pose.
Ajoutons à cela le fait que le jeune homme allait passer toute l'après-midi avec Tom ! Tom qui, le connaissant, avait déjà dû comprendre que son promis n'était pas au fait des tenants et aboutissants de son héritage et en profiterait donc pour mettre le jeune homme sous sa coupe.
Heureusement, les seuls ouvrages au sein de l'école sur le sujet étaient au chaud dans son bureau, lui donnant un avantage non négligeable. Sous couvert de lui donner accès aux livres et de lui demander ce qu'il en avait retenu, il pourrait guider le jeune homme dans la bonne direction politique. C'était le seul moyen pour garder la main sur lui en attendant de régler ce problème de couples. De sa fenêtre, il vit d'ailleurs le jeune brun quitter le château et se diriger vers les grilles. C'était le moment de mettre son plan d'appoint en marche. Il se précipita alors pour rattraper son élève.
- Bonjour, Harry. N'est-ce pas une belle journée ?
- Oh, bonjour professeur. Il fait gris et froid. Je crois qu'il y a meilleure définition d'une belle journée.
- Tout est relatif, mon garçon, tout est relatif... N'as-tu rien remarquer sortant de l'ordinaire ces derniers temps, Harry ?
- Hormis la stupidité du Ministère ? Non.
- Je parlais de la manière dont pouvait t'être adressé certaines lettres que tu reçois, pouffa légèrement Albus.
« Donc en plus d'être pathétiquement jaloux et hypocrite, Ronald est également une balance. Bien noté. » se dit Harry
- Oh, ça... Fudge a été très bavard sur le sujet, à la limite du cirage de pompes. Par contre je n'ai pas trouvé de livres sur le sujet dans la bibliothèque de l'école et donc...
- Je pense avoir quelques livres sur le sujet dans ma bibliothèque personnelle. Je serais ravie de te les prêter.
- Merci professeur mais je ne pense pas que cela soit nécessaire. J'ai commandé des livres chez Fleury & Botts sur le sujet et ils semblent plutôt complets. Mais si jamais j'ai des questions je viendrais vous voir, promis. « Même pas en rêve. »
- Je suis navré que tu te sentes obligé de venir accompagné pour me rencontrer, Harry, fit une voix ironique dans la tête du jeune étudiant.
Celui-ci regarda alors vers les grilles du château et vit Tom en train de l'attendre. A ses côtés, Dumbledore se tendit.
Ainsi donc, il savait. Restait à savoir pourquoi il ne disait rien sur le sujet.
- Ah, bonjour Lord Potter. Bonjour, professeur, salua Tom le plus naturellement du monde
- Bonjour, Tom. N'avions-nous pas décidé de nous appeler par nos prénoms ? le taquina Harry.
- Effectivement, un oubli de ma part, fit Tom avec un sourire resplendissant qui fit rougir Harry.
- Bonjour Tom. Ne ramenez pas notre Harry trop tard.
- Ne vous inquiétez pas, il sera de retour pour le dîner.
- Dans ce cas, je vous laisse.
Alors que Tom et Harry commençaient leur avancée vers le village, ils sentirent bien dans leur dos le fait que le directeur n'avait pas fait un pas vers le château et que son regard était rivé sur eux. Durant leur marche dans Pré-au-Lard, ils firent un peu la discussion. Pour tout le monde, il s'agirait d'une discussion tout à fait normale entre deux promis ayant pour la première fois un rendez-vous en tête à tête. Mais en réalité, la conversion était mentale.
- Dumbledore sait pour toi.
- Rien de nouveau sous le sol cogneur.
- Je me demande juste pourquoi il ne me dit rien. Après tout, je suis censé être son Garçon d'Or.
- Le connaissant, il pense que je vais baisser ma garde et que tu pourras lui fournir des informations... On est suivi.
- Pas étonnant. Cela doit être un membre de l'Ordre sous une des capes d'invisibilité de Maugrey.
- De toute façon, cela ne change rien à mon programme.
- Quel programme ?
En guise de réponse, Tom se stoppa et se tourna vers Harry. Ils étaient au centre du village, qui servait également de zone de transplanage.
- Si vous me permettez, Harry. Je vous propose que nous allions dans un endroit de ma connaissance où je peux vous assurer la plus grande discrétion quant à notre rendez-vous. J'ai cru comprendre que vous aviez une aversion particulière envers l'intérêt de la presse pour votre vie privée.
- Je vous préviens, je ne fais pas vraiment bon ménage avec le transplanage.
- Je vous rattraperais.
Et sur ce, Harry prit le bras que Tom lui tendait puis senti les sensations typiques du transplanage.
A dix mètres de l'emplacement où se trouvait le couple, Hestia Jones fit précipitamment demi-tour pour retourner au château et informer Dumbledore de la situation. Elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour la société magique. Ce gamin était censé être leur sauveur et il transplanait il-ne-sait-où avec un inconnu ! Était-il inconscient ?
A plusieurs kilomètres de là, le couple venait d'arriver à leur destination. Harry eu à peine le temps de se dire que son compagnon avait réussi l'impossible, à savoir le faire transplaner sans qu'il trébuche, ait le tournis ou envie de vomir, qu'il se retrouva plaquer contre mur, les lèvres de Tom férocement pressées contre les siennes. Tom glissa son genou entre les jambes du jeune qui, laissant son instinct prendre le dessus, les écarta et commença à frotter sa virilité contre la cuisse ferme. Ses bras se retrouvèrent autour du cou du plus vieux, les mains dans ses cheveux. Plusieurs minutes s'écoulèrent ainsi, expression physique de la joie des retrouvailles. Puis subitement, Tom attrapa les mains d'Harry pour les plaquer contre le mur, au-dessus de sa tête. Il s'arracha aux douces lèvres rougies pour regarder le jeune homme dans les yeux. Les yeux d'Harry ne reflétaient que pure débauche et cela eu un effet immédiat sur son corps.
Il ne doutait pas que l'un des nombreux plans de Dumbledore comprenait de lui arracher Harry. Et ça, il ne pouvait l'accepter. Il avait failli perdre le jeune homme une fois à cause de son propre entêtement. Hors de question qu'il y ait une seconde fois.
- Moi, Thomas Elvis Jedusor-Gaunt, chef des Très Anciennes et Très Nobles Maisons Serpentard et Gaunt, souhaite unir ma vie à Henry James Potter-Black et le présenter, avec la bénédiction de la Magie Mère, comme mon futur époux.
- Moi, Henry James Potter-Black, chef de l'Ancienne et Noble Maison Potter et des Très Anciennes et Très Nobles Maisons Gryffondor et Black, accepte d'unir ma vie à Thomas Elvis Jedusor-Gaunt et de me présenter, avec la bénédiction de la Magie Mère, comme son futur époux.
Une fois les vœux échangés, Tom et Harry furent brièvement enveloppés d'une aura blanche. Juste après, le Seigneur des Ténèbres s'attaqua au cou de son jeune amant, lui soutirant quelques gémissements. Une fois qu'il eut laissé un suçon proéminant sur la chair pâle, il libéra les mains d'Harry et n'eut à peine le temps de faire deux pas avant que le jeune homme ne se jette sur lui, l'encerclant de ses bras et de ses jambes.
En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, ils se retrouvèrent sur un lit immense. Sous les couvertures. Nus. Harry écrasé contre le matelas, se tortillant de manière peu décente, tandis que Tom le dominait.
Tom prit leurs virilités dans une seule et même poigne et commença les va-et-vient pour les amener à l'extase et compléter le rite traditionnel de fiançailles. Harry s'abandonna à la caresse et ne put retenir des gémissements de plus en en plus obscènes. La position ne permettant pas à Tom d'être aussi proche d'Harry qu'il le voulait, il inversa leur position et se retrouva assis, le dos contre les énormes oreillers et la tête de lit, Harry le chevauchant. Cette nouvelle disposition lui permettait de rapprocher le jeune homme et de le maintenir contre de lui, l'embrasser à pleine bouche et avoir une meilleure marge de manœuvre pour les amener au 7e ciel. Tom pu alors se laisser submerger par les sensations et profiter pleinement des réactions de son petit lion. Et quelques minutes plus tard, une nouvelle aura blanche les enveloppa alors qu'ils s'effondraient sur le lit, ravagés par leurs orgasmes.
Quand il émergea, Harry était allongé avec la tête posée sur le torse de Tom, le bras de celui-ci autour de ses hanches. Il prit alors la peine d'examiner le décor de la chambre. La richesse des meubles lui confirmait qu'il était bien dans UNE demeure de son fiancé. Mais cela ne correspondait pas à l'esprit de LA demeure qu'il connaissait.
- Ce n'est pas le Manoir Jedusor.
- Non, c'est le Château Serpentard.
- Tu ne m'as toujours pas dit comment tu étais devenu Lord Gaunt. Ni Lord Serpentard par la même occasion.
- Contrairement au Ministère, Gringotts a toujours su que j'étais en vie grâce à leurs appareils de détection d'aura magique. Cependant, comme être un esprit incorporel ne me permettait nullement d'accéder à mon coffre, il a été verrouillé après un certain temps d'inactivité et une vérification magique comme les gobelins en ont le secret était nécessaire pour que je puisse de nouveau y accéder. Or j'ai justement eu besoin de sortir quelque chose de mon coffre cet été. Et lors des vérifications, ils se sont rendus compte que j'avais un héritage en attente.
- Mais comment cela se fait que tu n'as pas été mis au courant plus tôt ? Et puis, je croyais que les Gaunt étaient ruinés et que ta mère avait été reniée ?
- Ce n'est que tardivement que j'ai su que mes pouvoirs magiques venaient de ma mère. Et ce n'est qu'encore plus tard que j'ai découvert les Lord du Magenmagot. Sachant que Poudlard avait été construite bien avant que le Ministère soit instauré, je n'ai pas pensé un seul instant que la lignée de Serpentard ou de tout autre fondateur de l'école puisse y jouer un rôle quelconque. De plus, la seule et unique fois où j'ai vu mon oncle Morfin… disons qu'il ne renvoyait pas l'image d'un Lord. Les Gaunt étaient certes ruinés mais ils n'ont jamais eu un total accès au coffre Serpentard. Apparemment, une clause assez complexe a été instaurée lorsque les deux lignées ont fusionné, mais l'idée veut que Lord Gaunt ne devienne pas automatiquement Lord Serpentard. Quant à Mérope... pour que son exclusion soit valide, il aurait fallu qu'Elvis la renie en face-à-face ou lui transmettre une lettre officielle sur le sujet. Il n'a fait aucun des deux, que cela soit par oubli ou ignorance. Grand bien m'en fasse.
- En tout cas, la décoration est charmante. Pas trop de vert ni d'argent..., commenta Harry, ce qui fit rire Tom.
- Je garde le Manoir Jedusor comme lieu de travail, si l'on veut. Ici sera notre endroit à nous, en attendant que tu puisses accéder à ton héritage sans soucis. Après, on fera notre choix. Le château est tout de même assez reculé et entouré de forêt. Et les jardins sont constitués à 50% de serres, donc peu propice à la pratique d'un certain sport magique.
- Techniquement, je peux accéder à mon héritage sans problème.
- Vraiment ?
- Déjà, même si je ne savais rien grâce à Sirius et à toi, les lettres du Ministère étaient vraiment très révélatrices. Et ensuite, j'ai malencontreusement parlé de mes sceaux en présence de Ron lorsque j'ai reçu ta lettre. Il s'est d'ailleurs empressé de cafter à Dumbledore. J'ai fait passer le tout sur le dos de Fudge, sous entendant qu'il me cirait les bottes. D'ailleurs, c'était de cela dont Dumbledore me parlait tout à l'heure. Il a même avoué à demi-mot que tous les livres sur le sujet qui devraient être dans la bibliothèque de l'école étaient désormais bien au chaud dans son bureau. Il doit avoir peur que tu fasses mon éducation en la matière.
- Malheureusement pour lui, ton parrain avait déjà fait le gros du travail. En parlant de lui… Les Malfoy se sont demandés pourquoi Dumbledore a fait appel à Narcissa pour accéder au Manoir Black pour l'enterrement. Je crois qu'elle a senti que tu étais le chef de famille.
- Chef de famille ou pas, la seule résidence Black où j'ai mis les pieds jusqu'à présent, c'est Square Grimmauld. Donc sans pouvoir porter la bague de famille ouvertement, je ne pouvais utiliser la magie familiale pour y accéder.
- Attends... Tu as dit Square Grimmauld ? Je savais que la demeure londonienne des Black servait de QG à Dumbledore mais personne, pas même Narcissa ou Bellatrix, n'était capable de me donner le nom ou la localisation de la demeure.
- ... Ce n'est pas normal. Je ne suis pas le Gardien du Secret, je n'aurais pas pu le dire normalement.
- Hummm…La plupart des demeures des familles aristocratiques, qu'importe leur localisation, ont une sorte d'alarme magique. Quand le chef de famille décède, cela met les demeures sous Fidelius Mortem. Cela reviendrait à mettre une maison sous scellés chez les Moldus.
- Mais si l'accès est verrouillé, comment cela se passe-t-il si le chef de famille est décédé dans une de ses demeures ?
- Il y a des exceptions. Ou plutôt, il y a plusieurs niveaux de Fidelius Mortem. D'abord, une demeure habitée par une personne qui n'est pas membre de la famille ne passera pas sous Fidelius Mortem. Une demeure habitée par de la famille sera sous un Fidelius faible à savoir qu'aucun meuble ne pourra être bougé, la décoration ne pourra être refaite etc. Aucune personne étrangère à la famille, fiancés au sens de la magie exceptés, ne pourra y entrer bien qu'ils se souviendront de la localisation de la demeure, sauf sortilèges supplémentaires. A titre d'exemple, lorsque...ton père est mort, toutes les demeures Potter se sont mises sous Fidelius Mortem complet sauf le cottage de Godric's Hollow car c'était là que tu vivais avec ta mère. Quand... tu as fini chez ta tante, sa maison est devenir ta nouvelle résidence et le cottage est passé à son tour sous Fidelius complet. Enfin, cela a dû être le cas une fois les corps récupérés… Lorsqu'une demeure est sous Fidelius Mortem complet, seul le nouveau chef de famille peut y accéder. Ou quand celui-ci est mineur, son gardien magique. Un Fidelius moyen est instauré lorsque le chef de famille est décédé chez lui et que personne d'autre n'habite avec lui, de façon à ce que le corps puisse être récupéré par les services funéraires. Cela doit toujours se faire en présence d'un membre de la famille, pas forcément l'héritier, ou en présence de l'avocat de la famille ou du gobelin chargé des comptes qu'il n'y a aucun héritier disponible. Si le caveau familial se trouve sur l'une des demeures, cette demeure sera également sous Fidelius moyen et ne pourront y accéder que les membres de la famille et les personnes invitées à l'enterrement.
- Ce que tu es en train de me dire, c'est que lorsque Sirius est mort, comme il était le chef de la famille Black, toutes les demeures sont passées sous Fidelius Mortem complet sauf le Manoir, qui abrite le caveau et donc sous Fidelius médium, et le Square car abritant le QG de l'Ordre, n'a pas pu tomber sous le sortilège.
- Je pense que Square Grimmauld est tout de même passé sous Fidelius Mortem. Parce qu'avant d'être le QG de l'Ordre, c'était la résidence de Lord Black. Ainsi que ta résidence durant les vacances depuis 2 ans. Je dirais que la maison était sous Fidelius Mortem faible ou médium.
- Cela n'explique pas pourquoi j'ai pu prononcer l'adresse de la maison.
- J'ai une théorie. Avec le décès de Sirius, la maison s'est trouvée simultanément sous deux Fidelius : le Mortem et celui mit en place par Dumbledore. Sachant que même sans avoir réclamé les bagues de famille à l'époque, tu savais et le plus important dans l'histoire, la Magie te reconnaissait comme le nouveau chef de famille, tu es devenu automatiquement le propriétaire de la maison. Or un Fidelius classique doit toujours être apposé sur une demeure avec l'accord de son propriétaire.
- Mais Sirius avait donné son autorisation !
- Mais toi, non. Pour que le sort de Dumbledore reste en place, il aurait fallu que tu donnes ton accord explicite en utilisant la magie familiale. Pour différentes raisons, Dumbledore a fait abstraction de ce détail, pensant sans doute que Sirius laissait l'utilisation de la maison à l'Ordre dans son testament, ce qui aurait rendu ton accord superflu. A partir de là, il y a deux possibilités très similaires. La première voudrait que, n'ayant pas donné ton accord pour le maintien du sort, il soit passé de la tutelle de Dumbledore à la tienne, te faisant Gardien du Secret et à même d'en dévoiler la localisation. Mais cette solution n'est pas logique si on se réfère au mécanisme de ce type de sortilège. La deuxième est beaucoup plus réaliste.
- Et en quoi ?
- Ecoute au lieu de me couper la parole. Quelle est l'utilité d'avoir deux fois le même sortilège sur la même maison ? Car Mortem ou non, un Fidelius reste un Fidelius.
- En gros, quel est l'intérêt de jeter un Reparo sur un objet que tu viens de réparer avec le même sort ?
- Tout à fait. Je pense que le Fidelius de Dumbledore a été désactivé par le Fidelius Mortem. En principe, cela veut dire que tout le monde peut désormais apercevoir la maison. Moldu comme sorciers.
- Génial ! Si on voulait, on pourrait déposer des Mangemorts devant la maison et ils ne feraient qu'une bouchée de l'Ordre !
- Hummm... C'est bien, je commence à déteindre sur toi. Tu feras un encore meilleur Consort des Ténèbres que je ne le pensais, fit Tom en embrassant le cou d'un Harry gloussant.
Quelques heures plus tard, Tom et Harry remontaient Pré-au-Lard en direction de Poudlard. Une fois les grilles de l'école en vue, ils ne furent pas étonnés d'apercevoir Dumbledore non loin.
- Te croit-il vraiment impatient à ce point que tu n'aurais pu attendre de me mettre en confiance avant de me faire quelque chose ?
- Tu reviens en étant mon fiancé, Harry. Techniquement, je t'ai fait quelque chose.
- Ce n'est pas comme si cela se voyait sur mon visage.
- Non... Mais cela se voit au service des registres magiques. Je pense que je vais faire subtilement modifier les archives nous concernant.
- Et comment ?
- Disons que le sortilège d'actualisation automatique aura mystérieusement arrêté de fonctionner. Et que personne ne pourra accéder aux copies de Gringotts, non plus.
- Serpentard.
- Seigneur des Ténèbres. Oh, directeur. Ce n'était pas la peine d'atteindre Harry.
- Avec les temps actuels, Tom, il serait imprudent de ma part de ne pas veiller à la sécurité de celui qui est au centre de tout. Par n'importe quel moyen.
- Je pense qu'Harry est un grand garçon qui peut se débrouiller tout seul, professeur. Il faut savoir couper le cordon.
- Il n'y a pas d'âge pour avoir besoin d'aide, Tom.
- C'est vrai mais encore faut-il qu'elle soit voulue. Je vous laisse ici Harry. J'espère que vous avez passé une bonne après-midi. Cela fut mon cas, fit Tom en embrassant la main d'Harry comme au Ministère.
- Allumeur, répondit mentalement Harry, alors qu'il repartait vers le château, Dumbledore sur ses talons.
A peine avait-il fait 10 pas qu'il se retourna et revient vers les grilles.
- Tom ? Vous aimez le Quidditch ?
- J'aime bien regarder un match de temps en temps. Pourquoi ?
- Je souhaiterais vous inviter au premier match de la saison scolaire, la semaine prochaine. Si le professeur Dumbledore n'y voit aucun inconvénient.
- Rien dans le règlement n'empêche aux élèves d'inviter des personnes extérieures à l'école aux matchs mais...
- Très bien, le coupa Tom. Je serais présent. Qui contre qui ?
- Gryffondor contre Serpentard.
- Ah ! L'équipe que vous entrainez dur comme fer. Je vous préviens qu'en tant qu'ancien serpent, je me dois de soutenir mon ancienne maison.
- Vous devriez changer de camp.
- Et pourquoi ?
- Depuis que je suis dans l'équipe, Serpentard s'est toujours fait battre par Gryffondor. Je ne voudrais pas que le légendaire égo de serpent que vous abritez au fin fond de vous souffre.
- Insolent.
- Mais tu m'aimes comme ça.
- Je ne répondrais pas à cela. Très bien, Harry, je serais présent la semaine prochaine.
