Molly faisait le ménage dans la cuisine du Terrier. Mais ménage était un bien trop grand mot pour décrire son occupation actuelle. Il n'y avait jamais plus vraiment de ménage à faire depuis que Ron et Ginny étaient les seuls enfants à encore habiter à la maison. Et encore moins quand ils étaient à Poudlard.

Il fallait avouer que ce n'était pas comme ça qu'elle avait envisagée sa vie de femme mariée. Jusqu'à ses 15 ans, l'argent et le statut d'Ancienne Famille des Prewett laissait présageait un beau mariage avec un homme au moins issu d'une famille de même niveau social, avec un peu de chance peut-être même Noble si on faisait jouer le mariage de son oncle Ignotius avec la fille de Lord Black. Puis son père avait perdu la fortune familiale. En vérité, il avait perdu la fortune familiale ainsi que l'argent mis en réserve pour sa dot. Il avait également puisé dans les trust fund qui devaient servir pour sa scolarité et celle de ses frères pour essayer de se remettre à flot. C'était cela le pire dans l'histoire : le fait que son père avait également perdu ce qui leur aurait permis de se relever. Autant dire que tous les bons partis avaient subtilement mais rapidement pris leur distance.

Sa mère avait alors ravivé ses espoirs en lui suggérant de s'intéresser à Arthur Weasley. Les Weasley n'étaient certes pas une Ancienne Famille mais une famille suffisamment vieille pour que ce statut soit à portée de main pour Arthur ou ses enfants. Ajoutons à cela que sa mère était Cedrella Black, une grande-cousine de Tante Lucretia. Sauf que sa mère, Melinda, en bonne née-moldue ignorante des traditions sorcières, n'était pas au fait de toutes les subtilités familiales et son père n'y avait jamais vraiment prêté attention. Avec Tante Muriel mise sur le banc de touche de son éducation et de celle de ses frères alors même elle était le chef de famille, et Ignotius et Lucretia qui avaient pris leur distance après la ruine familiale pour se faire aider par les Black, personne ne l'avait prévenu que les Weasley étaient considérés comme traite à leur sang ni que Cedrella avait été reniée pour s'être enfuie avec Septimus Weasley. Donc autant dire qu'elle n'était plus une Black. Sauf que quand elle l'avait découvert, elle était déjà enceinte et n'avait plus d'autre choix que d'épouser Arthur. Et ce n'était pas la pire surprise.

La pire avait été de découvrir que son époux n'avait aucune ambition personnelle et se complaisait dans son petit poste au département de régulation des objets moldus. Sauf que cela, elle ne l'avait découvert qu'après la naissance de Bill. Elle avait espéré avoir une vie confortable où elle pouvait rester à la maison, avoir un ou deux elfes de maison qui s'occuperait de la maisonnée tandis qu'elle s'occuperait de ses enfants. A la place, elle se trouvait à faire également le travail des elfes. Peut-être qu'avoir plus de bouches à nourrir serait le déclic de l'ambition d'Arthur ? Sauf qu'elle s'était vite rendue compte que cela ne serait pas suffisant quand l'argent se fit un peu juste après l'arrivée de Charlie et qu'il ne faisait pas d'effort pour ramener plus d'argent ni décrocher une promotion.

Alors elle s'était dit : « Une fille, voilà la solution ! ».

En effet, une fille coûte plus cher en vêtements (elle porte robes, jupes ET pantalons), en soins (il faut bien qu'elle se maquille pour trouver un bon parti) et puis il faut financer UNE DOT ! Donc elle avait cherché à avoir une fille. Sauf qu'il faudra 4 garçons de plus avant d'arriver au but. Et pendant ce temps, Arthur avait à peine broncher pour faire venir plus d'argent. Il avait alors rapidement fallut demander de l'aide à Tante Muriel. De manière de plus en plus régulière, et entendre ses remarques en tout genre sur la famille.

Une fois Ginny arrivée, Arthur avait progressivement commencé à faire des heures supplémentaires. Sauf que cela n'était pas suffisant et aucune promotion ne se profilait à l'horizon. Celle qu'il avait reçue l'an passée arrivait bien trop tard à son goût et en toute franchise, elle était plus due à la guerre et au fait que le camp adverse semblait vouloir détourner des objets moldus pour leurs sombres desseins qu'aux qualités professionnelles de son mari. De toute façon, elle avait déjà commencer à prendre les choses en main. Elle avait essayé d'instaurer un goût de la réussite à ses enfants et elle estimait avoir réussi avec les trois aînés. Sauf que Charlie et Bill avaient estimés qu'ils ne pouvaient réussir qu'à l'étranger et Percy avait décidé que se détacher de la famille était nécessaire. D'un certain côté, elle avait réussi également avec les jumeaux mais elle n'approuvait pas de leur choix de carrières. La gestion d'un commerce de rue était une profession de sang-mêlé et tout traite à leur sang qu'il pouvait être aux yeux de certains, ils restaient tout de même des sang-purs et se devaient de faire carrière et de réussir au Ministère, à défaut d'avoir des avoirs financiers à gérer.

Ron et Ginny étaient une autre histoire. Elle reconnaissait volontiers qu'elle avait délaissé son dernier fils, entre les jumeaux intenables et Ginny qui était arrivée peu après. Mais quand elle avait appris qu'il était ami avec le grand Harry Potter, le sauveur du monde sorcier, elle avait arrêté de s'inquiéter au départ. Toutes les portes seraient ouvertes au jeune héros et son fils en profiterait en tant que meilleur ami. Sauf que les résultats scolaires de son fils étaient médiocres et elle avait commencé à sérieusement douté qu'être proche du vainqueur de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom soit suffisant. Quant à Ginny, elle avait été à la fois fière et horrifiée d'apprendre que sa fille avait pris de son livre par rapport aux garçons, si elle en croyait les rumeurs. Malheureusement, aucun garçon de famille respectable – aux yeux de Molly - ne semblait faire partie de son tableau de chasse. Et le candidat parfait, à savoir le meilleur ami de son dernier fils et le rêve de toute jeune fille en fleur, semblait ne pas voir au-delà du fait qu'elle était la petite sœur de son ami. Aussi, quand Albus l'avait approché en lui demandant l'entière collaboration de la famille Weasley (excepté Percy) dans l'effort de guerre contre l'assurance de sortir du besoin par le mariage de son unique fille avec le riche héros, elle avait dit oui. Le fait qu'il lui ait également promis qu'Hermione entrerait également dans la famille était un agréable bonus qui aurait dû lui permettre d'oublier tous ces soucis quant à l'avenir de ses deux plus jeunes.

Mais pour raison inconnue, le plan de Dumbledore avait tourné court. Elle n'avait pas encore pu déterminé quelle était la pire situation : celle de Ron ou de Ginny. Ron était tout simplement voué à être dans une relation anormale. Ginny finissait avec quelqu'un à qui elle ne pourrait jamais faire confiance avec la vie et la sécurité de ses enfants, bien qu'elle reconnaisse sa contribution à l'Ordre du Phoenix et son courage à jouer les espions. Si Arthur ne se prononçait pas pour Ron, il avait tout de même l'audace de trouver la position de Ginny enviable !

- Même si j'aurais préféré que ma fille soit liée avec quelqu'un plus proche en âge d'elle et pas quelqu'un qui serait en âge d'être son père, Severus est beaucoup plus que ce que l'on aurait pu espérer. C'est un homme d'honneur qui a su réussir par lui-même et ne se repose pas sur ses lauriers. Le fait qu'il soit l'héritier d'une Très Ancienne et Noble Famille n'est qu'un avantage non négligeable.

Molly n'avait su trop quoi répondre à son mari : le fait qu'il soit l'héritier de la famille Prince allait en faveur de Severus, certes. Mais à part cela, il n'avait aucune des caractéristiques qu'elle avait imaginé pour son unique gendre. C'est pour cela qu'elle continuait d'espérer pour que le vieux sorcier puisse régler le problème au plus vite, même si cela faisait déjà plus d'un mois que la situation était en place et que plus cela allait, plus elle était gravée dans le marbre.

Les réflexions de Molly furent interrompues par l'arrivée d'un hibou dont l'allure indiquait qu'il provenait du Ministère. Habituellement, si Arthur avait besoin de lui envoyer un message, il le faisait par patronus. Idem pour les membres de l'Ordre, y compris ceux qui travaillaient au Ministère. Perplexe, Molly débarrassa le hibou de sa missive et le regarda s'envoler par la fenêtre avant d'ouvrir la lettre.

A l'attention d'Arthur Weasley, chef de la famille Weasley,

Il est venu à notre connaissance, par l'intermédiaire de Me Westenra, représentant de la Très Ancienne et Noble famille Prince, de votre manque de coopération dans les négociations concernant l'établissement du contrat entre votre fille Ginevra M. Weasley et l'Honorable Severus T. Rogue-Prince, héritier de la famille Prince, dans le cadre de la loi d'union instauré par notre très respectable Premier Ministre, Cornelius Fudge.

Nous trouverons qu'il est inadmissible que des citoyens cherchent à se soustraire aux lois du Ministère. Par conséquent, nous sommes dans l'obligation de condamner un tel comportement : une amende de 50 Gallions sera prise les salaires de tous les membres de votre famille travaillant au Ministère. Une amende supplémentaire de 50 Gallions sera prise, par l'intermédiaire de Gringotts, sur le compte du chef de famille. De plus, toute aide financière dont bénéficierait votre famille en provenance du Ministère ou de toute organisation reconnue de notre gouvernement sera suspendue pour une durée de trois mois. A la fin de cette période, toute aide dont vous bénéficiez et à laquelle vous êtes encore éligible vous sera de nouveau versée, sans effet rétroactif.

Si la persistance de votre manque de coopération venait à nous être rapporté, nous serions dans l'obligation de prendre des mesures plus restrictives.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, nos salutations.

Charis Buxlet, département de législation magique

Molly eu à peine le temps de se remettre du contenu de la lettre que deux autres hiboux faisaient leur entrée dans le salon. L'un provenait également du Ministère alors que l'autre semblait beaucoup plus entretenu. Et beaucoup plus familier. Il s'agissait d'Hermès, le hibou de Percy.

Molly pris les deux missives et lisait déjà celle de son fils avant même que les hiboux aient quitté la demeure.

Chère Mère et Père,

Il est venu à ma connaissance que vous vous êtes montrés plus que récalcitrant face au lié de Ginny, l'Honorable S. Rogue-Prince, plus connu comme étant le maître de potion attitré de Poudlard, le professeur Rogue.

Beaucoup de choses peuvent être reprochées au professeur Rogue : son manque de patience vis-à-vis des élèves, son favoritisme envers les Serpentards et sans doute quelques relations douteuses qui ne font qu'aller de pair avec soit sa maison lors de ses études à Poudlard soit sa profession. Mais on ne peut lui reprocher sa droiture, son honnêteté ainsi que la renommée et situation qu'il s'est fait par son seul labeur.

De fait, je ne comprends pas votre réticence à le voir entrer dans la famille. Certes, il a l'âge d'être le père de Ginny mais les services du Ministère en charge des différents volets de la loi d'union savent ce qu'ils font. De plus, si j'en crois les rumeurs, cela ne pourrait faire que du bien à Ginny d'avoir un époux avec une poigne de fer qui ne lui passera pas tous ses caprices tout en lui fournissant tout ce dont elle aura besoin. La situation d'héritier d'une Très Ancienne et Noble famille du professeur Rogue est quelque chose qui devrait vous réjouir, en particulier toi, Mère, qui a toujours aspiré à ce que ta fille unique fasse un beau et grand mariage.

Mais ce qui m'horrifie le plus est de savoir que vous allez à l'encontre des décisions du Ministère alors que tu y travailles, Père. Je ne sais ce qui a vous a pris de croire que vous étiez exempt de suivre nos lois. Peut-être cette impression d'être protégés par Albus Dumbledore. Bien qu'il est eu raison sur certains événements récents, il n'empêche qu'il est un vieux sorcier qui a fait son temps, au propre comme au figuré. Il serait temps d'apprendre à vivre sans ses indications.

A titre personnel, je ne peux que me mettre du côté du Ministère dans cette affaire. Je commence de ce pas les procédures pour ne pas avoir à payer cette amende conséquence. Plusieurs personnes, y compris le Ministre lui-même, pourront certifiés que je me suis détaché de la famille depuis un moment déjà et que je ne fais donc pas partie de cet acte d'insubordination. Je ne doute pas que ma requête sera reçue de manière positive. En somme, cette lettre est là pour vous informer que la part de l'amende qui aurait dû me revenir sera sans aucun doute redirigée sur Père.

J'espère que cela vous permettra de réaliser que personne n'est au-dessus des lois, protégé par un grand sorcier tel qu'Albus Dumbledore ou non.

Avec tout mon respect,

Votre fils, Percy

Molly était verte. Arthur n'était pas au courant du fait que Lady Prince avait essayé de les contacter concernant le contrat entre Ginny et Severus. Les barrières magiques qui avaient été mise sur le Terrier pour servir de QG de secours quand ils ignoraient encore qu'Harry était le nouveau propriétaire du Square Grimmauld empêchaient toutes lettres ne provenant pas d'un membre de l'Ordre ou du Ministère de leur parvenir. Quand Ginny lui avait appris que Lady Prince l'avait directement contactée à ce sujet, elle avait dit à sa fille de brûler la missive et de ne pas s'approcher plus que nécessaire de son professeur de potions en attendant que Dumbledore règle la situation. Bien évidemment, pour bien se faire voir du Ministère, Lady Prince avait fait entendre qu'ils n'étaient pas coopératifs. Et d'après vous, qui cet idiot d'arriviste de Fudge allait-il écouté : une riche famille aristocrate ayant la capacité de faire des donations (pour ne pas dire glisser des pots-de-vin) et sans doute corrompue jusqu'au noyau magique ou une petite famille respectable qui essayait de vivre tant bien que mal ?

Et maintenant son idiot d'arriviste de fils se désolidarisait encore plus de la famille en leur léguant sa part de l'amende. 150G ! C'était bien plus de la moitié du salaire d'Arthur ! Comment elle allait faire passer ça ? Elle aurait encore pu faire croire que Ron avait eu une nouvelle poussée de croissance et qu'il avait besoin de robes d'écoles en urgence pour camoufler les 100 G de l'amende initiale mais où elle allait trouver l'explication pour les 50G restants ? Sans parler des allocations et bourses scolaires qui ne seraient pas versés pendant un trimestre ! Certes, ils avaient reçus beaucoup plus qu'ils ne devraient ces dernières années, profitant d'une faille du Ministère pour ne pas déclarer que 5 de leurs 7 enfants n'étaient plus à Poudlard ni ne vivaient dans la maison familiale. Avec un peu de chance, elle pourrait s'arranger avec Albus pour les frais de scolarité. Et peut-être vendre une poule ou deux.

Énervée, Molly prit la deuxième lettre ministérielle et la déchira presque.

A l'intention de M. Arthur Weasley, chef de la famille Weasley

Veuillez trouver ci-joint une copie officielle du contrat de promesse et de fiançailles liant votre fille Ginevra M. Weasley avec son promis l'Honorable Severus T. Rogue-Prince. L'original est en possession de la famille Prince et des copies se trouvent également dans les archives du Ministère et de Gringotts.

Du fait de votre manque de participation dans l'élaboration dudit contrat et en relation avec une précédente missive de nos services, vous n'êtes pas en position de demander toute forme de négociation ou modification des termes de ce contrat.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, nos salutations.

Charis Buxlet, département de justice magique

Alphonsus Moloys, département des registres magiques

Molly se rendit alors qu'il y avait un deuxième volet dans l'enveloppe et la parcourut rapidement. Puis la parcourut une deuxième fois plus lentement. Puis une troisième fois tout aussi lentement.

Contrat de période de promesse et de fiançailles concernant Ginevra Molly Weasley et Severus Tobias Rogue-Prince

1. La promise/fiancée soumise ne peut en aucun cas dénigrer le promis/fiancé dominant en public sous peine de rétribution de la part de la magie de la famille dominante. Seule la discrétion est attendu du promis/fiancé sur le sujet.

2. Le comportement de la promise/fiancée soumise ne doit, en aucun cas, porter atteinte à l'image, à l'honneur et à l'intégrité du promis/fiancé dominant et de sa lignée. Seule la discrétion est attendu du promis/fiancé sur le sujet, sauf si la promise/fiancée soumise est la chef de famille ou dans la ligne directe de succession de sa lignée. Dans ce cas, la règle s'applique également au promis/fiancé dominant.

3. La promise/fiancée soumise se doit de défendre l'honneur du promis/fiancé dominant et de sa lignée en toutes circonstances. L'application de cette règle pour le promis/fiancé dominant est à la discrétion de celui-ci, sauf si la promise/fiancée soumise est la chef de famille ou dans la ligne directe de succession de sa lignée. Dans ce cas, la règle s'applique également au promis/fiancé dominant.

4. Les promis/fiancés devront se voir en tête-à-tête un minimum de 4 jours (2 week-end entiers) par mois, sauf circonstances exceptionnelles, fixés à la demande du promis/fiancé dominant. Le rythme peut être changé à tout moment par celui-ci. Toute entrevue en dehors des périodes est à la discrétion du promis/fiancé dominant et ne sont pas pris en compte dans le calcul des jours de rencontre.

5. Les promis/fiancés devront interagir de manière régulière, au rythme décidé par le promis/fiancé dominant. Le rythme peut être changé à tout moment par celui-ci.

6. La période de fiançailles débutera après la réalisation des rites traditionnels

7. Les rites traditionnels de fiançailles ne peuvent être réalisés avant que le promis dominant n'est rencontré la totalité des membres proches de la promise soumise

8. Seul le consentement du promis dominant est nécessaire pour la conclusion des rites traditionnels de fiançailles

9. Le contrat de mariage sera établi par le fiancé dominant et sa famille. L'intervention de la fiancée soumise et de sa famille de sur le sujet est à la discrétion du fiancé dominant et de sa famille.

10. Le mariage sera célébré à la résidence de la famille du fiancé dominant ou tout autre lieu de leur préférence. L'intervention de la fiancée soumise et de sa famille de sur le sujet est à la discrétion du fiancé dominant et de sa famille.

11. Le mariage sera organisé et financé en totalité par la famille du fiancé dominant. L'intervention de la famille de la fiancée soumise sur le sujet n'est que d'ordre consultatif.

12. Bien que financé par la famille dominante, les atours nuptiaux de la fiancée soumise et de sa suite seront choisis par elle-même et sa famille. La famille dominante ou un représentant de celle-ci aura un droit de regarder sur leur caractère approprié par rapport au standing de la famille dominante.

Il y avait quelque chose qui n'allait profondément pas avec le professeur Rogue et sa famille ! Ce contrat permettait à ce pervers acariâtre de faire ce qu'il voulait avec sa fille adorée ! Il fallait absolument que Dumbledore règle ce problème au plus vite, avant qu'il ne soit trop tard !


Comme à son habitude, Lucius venait assister au premier match de la coupe inter-maison de Quidditch de Poudlard en tant que représentant du Conseil d'Administration. Le fait qu'il s'agisse du match Serpentard-Gryffondor et que son fils soit l'attrapeur de l'équipe verte et argent n'était que pure coïncidence.

Je répète, pure coïncidence.

Comme à son habitude, Lucius était assis à côté de Severus, qu'importe où celui-ci soit installé dans la tribune réservée aux professeurs et invités. Cette année, le professeur de potion avait opté pour les gradins du milieu, juste derrière Dumbledore. Pour atteindre sa place, Lucius passa donc à côté du vieux directeur et de quelqu'un qui devait sans doute être un invité. Une fois qu'il vit plus clairement le visage de l'homme en question, son sang ne fit qu'un tour.

Le Seigneur des Ténèbres !

Le Seigneur des Ténèbres à Poudlard !

Soudainement très droit au sens strict du terme, Lucius alla s'installer à côté de son ami. Entourés d'autant de professeurs, seule une discussion grâce à la légimencie était possible.

- Que fait le Maitre ici ? A côté de Dumbledore, qui plus est !

- Le Maitre a été invité à assister au match. Sa place dans la tribune est une provocation envers Dumbledore, soit l'amusement préféré du Seigneur si tu te souviens bien.

- Qui a bien pu inviter le Seigneur ?

- Son promis.

- Dans ce cas, ne devrait-il pas être avec lui dans la tribune ?

- Son promis joue aujourd'hui.

- Quel est le Serpentard assez bête pour inviter le Lord au match contre les Gryffondor ? Car je dois le reconnaître, Potter semble être né avec un balai à la main et est de fait, imbattable. Seuls les poursuiveurs peuvent nous épargner une défaite écrasante.

- Je ne me souviens pas avoir dit que le promis du Maître était un Serpentard.

Face au sens de cette phrase, Lucius perdit quelque peu de sa tenure et écarquilla les yeux. Pas étonnant alors que le Maitre n'ai pas cherché à divulguer l'identité de son promis aux troupes. Il regarda alors l'équipe des Gryffondor et essaya de déterminer qui pouvait être le promis de son maître.

Weasley fille était avec Severus.

Drago lui avait annoncé que le dernier fils Weasley devait s'acoquiner avec un camarade de dortoir.

Les autres, il ne les connaissait pas.

Et Potter...

Cette fois-ci, Lucius compléta l'écarquillement des yeux avec un blanchiment total du visage.

Harry Potter était lié à Lord Gaunt.

La famille Gaunt ayant toujours revendiqué leur parenté avec Salazar Serpentard, tout comme le Maître.

Lord Gaunt ne pouvait donc qu'être le Maître.

Par les caleçons de Merlin !

- Est-ce que Dumbledore connait l'identité du Maître ?

- Même s'il n'en a rien laissé paraître, je n'en doute pas une seconde.

- Et il ne fait rien pour sauver sa précieuse arme ?

- Non. Encore faudrait-il que l'arme est réellement besoin d'être sauvée.

- Que veux-tu dire, Severus ?

- Lord Gaunt est très content d'être lié à Lord Potter...

- Bien évidemment que le Maître est content d'être lié avec Potter ! Le Ministère lui sert son ennemi juré sur un plateau.

- Laisse-moi finir, veux-tu ? Je disais donc... Lord Gaunt est très content d'être lié à Lord Potter et Lord Potter est très content d'être lié avec Lord Gaunt.

- Potter est naïf. Sans parler du fait que le Maître peut être très charmeur quand il veut.

- Comme toujours, tu oublies ton intelligence au Manoir dès qu'il question de Quidditch de près ou de loin. Je vais donc être plus clair : Potter sait qui est son promis.

- Tu es en train de me dire que...

- Que Potter sait que son promis est Voldemort.

- Ne prononce pas le nom du Maître !

- Je ne l'ai pas prononcé.

- Nous sommes en train d'avoir une discussion mentale, Severus. Cela revient au même. Mais revenons à nos salamandres : comment est-ce possible ?

- Ne répète en aucun cas ce que je vais te dire. Je soupçonne que le Maître et Potter aient conclu un pacte à l'occasion du retour du Maître lors du Tournoi i ans. Et disons que ce pacte s'est transformé en relation plus personnelle en chemin.

- Tu veux dire que la personne dont le Lord fut séparé à cause de la loi d'union...

- Lui a été rendu par cette même loi.

Lucius assimila silencieusement toutes les informations que son ami venait de lui transmettre et se consacra un peu plus au match qui avait commencé depuis une bonne dizaine de minutes. Son attention alternait entre Potter et son fils. Le Gryffondor était tranquillement en train de faire le tour du terrain et Drago le suivait. Pas étonnant que son fils ne gagne jamais face à son rival s'il se contentait de le suivre plutôt que de mettre au point sa propre tactique.

C'est à ce moment-là que Lucius se rappela l'état des relations entre Drago et Potter. Certes, son fils était lié à la meilleure amie du lion mais rien ne garantissait qu'ils mettraient leur rancœur de côté pour autant. En particulier son fils. Pour lui avoir appris personnellement l'Occlumensie, il le savait quasi toujours à l'origine des affrontements avec le Gryffondor et ses amis. Les rares fois où il n'était pas en cause, la perche avait été tendue par le fils Weasley et les interventions de Potter se limitaient à prendre la défense de ses amis.

- Je sais à quoi tu penses, Lucius. Et je te déconseille de prévenir Drago de la situation.

- Si ce que tu dis est vrai, ce dont je ne doute pas, cela fait déjà deux ans que mon fils se met le futur Consort du Maître à dos. Je ne tiens pas à ce que sa position soit compromises à causes de querelles d'adolescents.

- Je comprends ton souhait mais Drago gagnera plus aux yeux du Lord s'il adapte son comportement pour accommoder sa liée que pour l'accommoder LUI. Il ne passera pas pour un lèche-botte de première.

- En es-tu sûr ?

- Absolument certain.

Pendant ce temps, Harry avait attrapé le vif d'or, remportant le match pour sa maison. Le score était sans appel : 210-10 pour les Rouge & Or. Un vrai massacre.


Face à l'issue du match, Tom riait sous cape en pensant à son voisin de derrière. Il avait entendu Lucius se vantait des talents de son fils sur un balai un nombre incalculable de fois et son ego ne pouvait qu'en avoir pris plein la face après ce match qui n'avait même pas duré 30 minutes. Heureusement que le jeune Malfoy n'était pas le capitaine, sinon la honte aurait été plus grande. Pour avoir réellement porté attention au match, malgré la présence de son pire ennemi à sa droite, le jeune Drago n'avait pas de talent particulier sur un balai. Il se débrouillait comme n'importe quelle personne élevée dans le monde magique. Il ne démontrait même pas la souplesse ni la rapidité nécessaire pour un bon attrapeur. Il conviendrait à peine pour un poste de poursuiveur. Personnellement, il le verrait plus comme gardien mais connaissant la vanité des Malfoys, cette position n'avait jamais dû être envisagée, comme celle de batteur.

A l'inverse, son petit lion avait un vrai talent alors qu'il n'avait jamais monté un balai avant son arrivée à Poudlard - exception potentielle d'un balai-jouet lorsqu'il avait tout bébé. Après, cela faisait plusieurs générations que les Potter étaient membres de l'équipe de Quidditch de leur maison. Il se souvenait que Charlus, le père de James, avait été batteur pour Gryffondor tandis que son frère Fleamont avait plus tard rejoint l'équipe nationale de Quidditch en tant que gardien. Peut-être que, si plusieurs membres d'une même lignée s'attelaient à maitriser puis à exceller dans une compétence, cela pouvait devenir un trait magique familial.

Humm... Quelques recherches sur le sujet allaient être nécessaires.

Tom était descendu des gradins pour aller se poster près de la sortie des vestiaires, afin de saluer Harry comme il se devait pour la face du monde. Il sentait les regards de Dumbledore et de Minerva dans son dos. S'il n'était pas étonné pour le grand mage, le regard de son ancienne camarade l'inquiétait un peu plus. Le vieux sorcier se targuait de savoir comment il pensait. La réciproque était encore plus vrai. Il savait donc qu'il avait gardé pour lui la vérité sur l'identité de Thomas Gaunt et que les seules personnes qui viendraient à être au courant seraient celles qui lui feraient par de doutes concernant ses intentions vis-à-vis d'Harry. Autant dire qu'il n'y aura pas grand monde, sauf peut-être Maugrey et l'autre auror appartenant à l'Ordre du Barbecue Doré. Soit des personnes qui n'avaient pas de contacts réguliers avec Harry. Ce qui n'était pas le cas de Minerva, qui semblait être arrivée ses propres conclusions. En même temps, elle faisait partie des dernières personnes encore vivante qui l'avait connu avant qu'il ne devienne Voldemort et qui connaissait donc sa vraie identité.

- Tom Jedusor, fit Minerva en arrivant à son niveau.

- Minerva McGonagall. Je vais plutôt par le nom de Thomas Gaunt en ce moment.

- C'est toujours plus commun que les autres noms dont tu t'es affabulé.

- Je n'en ai choisi qu'un seul. Le reste m'a été attribué par des autorités effrayées juste par un nom. Il ne faut pas s'étonner après de leur incompétence.

- Je suis étonnée qu'Albus t'ait laissé entrer sur le domaine de l'école.

- Sachant que le directeur a une tendance à ne pas partager ses informations, y compris aux personnes qu'elles concernent directement, m'interdire l'entrée aurait soulevé beaucoup trop de question sachant que mon promis m'a lui-même inviter à venir assister à son premier match de l'année.

- Quelles sont tes intentions ?

- Vis-à-vis d'Harry ?

- Oui.

- Je ne vois pas en quoi cela te concerne. Il est majeur et vu les situations dans lesquelles il s'est retrouvé ses six dernières années, on peut se demander si les adultes présentant dans cette école se sont réellement préoccupés de lui. En particulier sa directrice de maison.

Minerva ne répondit pas tout de suite, se rendant compte que les accusations portées par le Seigneur des Ténèbres étaient vraies. Elle n'avait pas réagi plus que nécessaire quand Harry et ses amis étaient venu la voir vers la fin de leur première année en annonçant que la pierre philosophale était en danger. D'autant plus étonnant qu'ils n'étaient même pas censés en connaître l'existence. Elle n'avait pas régi non plus lorsque toute l'école avait tourné le dos à Harry lorsqu'il avait été découvert qu'il était un Fourchelangue. En 3e année, alors qu'elle savait pertinemment après deux années dans quels types de situation le jeune sorcier pouvait se retrouver, elle n'avait pris la peine de lui expliquer l'étendue de la situation avec Sirius Black alors qu'elle été la mieux placé pour le faire, ayant été la marraine de son père et connu tous les protagonistes de l'histoire. En 4e année, elle n'été pas allé au-delà des mots d'Albus pour sortir le jeune homme du Tournoi. Puis en 5e année, elle ne s'était pas inquiété du trop grand nombre de retenues qu'il recevait du professeur Ombrage.

Oui, il était hypocrite de s'inquiéter ouvertement du bien-être du jeune homme que maintenant. Mais comme disait l'adage, mieux vaut tard que jamais.

- Certes, je ne me suis pas préoccupée plus que nécessaire de M. Potter alors qu'il est désormais clair que j'aurais dû lui prêter plus d'attention au mois à partir de sa deuxième année. Mais je le fais désormais, même si cela peut sembler être trop tard pour certains. Je souhaite qu'il ne souffre pas davantage.

- Il ne souffrira pas avec moi.

- Permets-moi d'en douter. J'ai pu voir ses réactions quand il reçoit tes lettres et cela l'anéantira quand il découvrira ton identité.

- Encore faudrait-il qu'il y ait une identité à découvrir.

- Il connait ton vrai nom. A un moment ou à un autre, il découvrira que Tom Jedusor se cache derrière l'alias de Thomas Gaunt.

- En plus du manque cruel d'attention que toi et tes collègues avaient porté à Harry, vous avez en plus la fâcheuse tendance de le sous-estimer cruellement. Heureusement que certains d'entre vous commencent à voir au-delà des apparences.

- Que...que veux-tu dire ?

- Dumbledore pense avoir un avantage sur moi qu'il n'a pas car Harry connait déjà l'information qu'il se refuse à lui divulguer.

A ce moment-là, Harry sortit des vestiaires et Tom délaissa son ancienne camarade pour aller saluer son fiancé et se faire présenter officiellement à ses amis. Mais il garda un œil sur son esprit et vit le cheminement de ses pensées.

Minerva avait compris qu'Harry connaissait déjà son identité et que cela ne semblait pas le déranger plus que cela.

Elle avait également compris que ses intentions vis-à-vis de son élève correspondaient à celles que tout le monde attendait de la part de Thomas Gaunt envers Harry Potter.

Et par-dessus tout, elle avait compris qu'il avait la majorité des cartes en main.

Au moment où Tom se retira discrètement de l'esprit de la directrice adjointe, Minerva venait de décider de garder ses conclusions pour elles et de faire comme si de rien n'était jusqu'au bon moment, où elle se rangerait du côté d'Harry.

Parfait, un allié puissant de moins dans la poche de Dumbledore.

- Thomas ! Comment avez-vous trouvé le match ? Demanda un peu trop gaiement Harry

- Je me réjouis qu'il n'ait duré que 24 minutes. Ne cache surtout pas ta joie.

- Oh, ne soyez pas rabat-joie. Je t'avais prévenu. Permettez que je vous présente à mes amis

- Volontiers.

- Alors voici Hermione Granger, Luna Lovegood, Ginevra Weasley ainsi que l'Honorable Neville Londubat et Ronald Weasley. Les amis, voici Thomas, Lord Gaunt.

- Enchanté, répondit élégamment Tom. Ginevra... La promise de l'héritier Prince ? Je suis un ami de Lady Prince. Elle est ravie que son fils puisse bénéficier de la légendaire fertilité des Weasley, répondit-il, ce qui fit apparaître un regard décrépi sur le visage de la rouquine. Bien, Harry, je vous laisse célébrer votre victoire avec votre équipe et le reste de votre maison et je vous à samedi prochain.

- Il est charmant. Et plus que bien fichu, fit Hermione en gloussant. Tu es très chanceux Harry, lui fit elle avec un clin d'œil, ce qui fit rougir l'intéressé

- Hermione, c'est un gars ! Ce n'est pas naturel deux gars ensemble ! S'exclama Ron

- Si on était dans le monde moldu, j'aurais pu comprendre ton raisonnement, Ronald. Mais comme deux sorciers peuvent concevoir un enfant ensemble, je ne comprends pas le problème.

Ron devint encore plus rouge qu'une tomate bien mûre et murmura quelque chose ressemblant beaucoup à "il n'est pas ce qu'il faut à Harry" avant de partir, boudeur, vers le château. Ginny resta avec Harry et le reste de l'équipe qui était entre temps sorti des vestiaires mais elle ne cessa de jeter des regards inquiets au jeune brun. Elle avait été témoin du regard qu'il portait à Lord Gaunt et elle comprenait qu'il soit difficile de résister au charisme d'un tel homme. Mais Harry était censé être un homme, un vrai, qui pourvoit à l'entretien de sa maisonnée par son labeur. Ce dont elle était témoin, c'était un Harry qui était prêt à se décharger d'une partie de ses responsabilités sur quelqu'un d'autre et ne pas user de tout le potentiel dont il disposait à être Lord Potter, Lord Black ainsi que le futur vainqueur de Vous-Savez-Qui. Et elle n'aimait pas cela, indépendamment du fait qu'elle n'avait pas son mot à dire dans l'affaire.


Comme à son habitude, Hermione fut rapidement agacée par le bruit de la fête post-victoire contre Serpentard et décida d'aller prendre l'air. Alors qu'elle arrivait dans la cour pavée, elle remarqua alors une chevelure d'un pâle reconnaissable entre mille.

Drago Malfoy.

C'est à ce moment-là que la jeune fille se rendit compte du stratagème d'Harry et se traita d'idiote. Il lui avait donné à peine le minimum syndical de réponse à ses questions sur le livre offert par son promis tout simplement pour ne pas détruire le but final du cadeau.

Passer du temps avec son lié et apprendre à le connaître.

Hermione se dirigea alors vers le banc de pierre sur lequel se trouvait le Serpentard en question.

- Mal…Drago.

- Granger ? Je veux dire, Hermione.

- Est-ce que je peux m'asseoir ?

- Oui, tu peux.

Ils restèrent assis pendant plusieurs minutes dans un silence gênant.

- Tu n'es pas en train de fêter le résultat du match avec le reste de ta maison ?

- Non. La fête a atteint un niveau sonore insupportable.

- Je me suis toujours demandé pourquoi tu avais atterri à Gryffondor plutôt qu'à Serdaigle.

- Ça va sans doute te faire rire mais il voulait m'y envoyer. Sauf que depuis que j'avais appris que j'étais une sorcière, j'ai dévoré tous les livres que j'ai pu sur le monde magique et tous les grands de ce monde qui me fascinait au plus haut au point étaient des Gryffondors. Le professeur Dumbledore en tête.

- Excuse-moi, mais il y a meilleure personne à admirer.

- Je pourrais en dire autant de la personne que ton père admire .

- … Et si on changeait de sujet ?

- Volontiers. Le livre que tu m'as offert…

- Oui ?

- Très intéressant. Mais pourquoi il n'y a aucun ouvrage sur le sujet dans la bibliothèque d'après toi.

- Dumbledore. Le nombre de sorciers communément appelés nés-moldus ou sang-mêlés a drastiquement augmentés sur les deux derniers siècles et Il convaincu les bonnes personnes qu'il fallait qu'on renonce à notre culture au profit de celle de ceux qui venaient de l'extérieur. Donc plus de cours d'introduction à la civilisation magique pour ceux qui ont été élevés dans le monde moldu. Et comme histoire de la magie est une blague, dans la mesure ou Binns nous parle que de guerre contre les gobelins depuis la première année alors que les BUSES et ASPIC couvrent un programme plus large, leur connaissance de culture est encore plus amoindrie. Paradoxalement, la plupart de ces mêmes élèves retournent dans le monde moldu dans un délai de 5 ans après leur 7e année car, d'une part, une partie des postes ne leur sont pas accessibles à cause de leur manque de connaissance des traditions et, d'autre part, parce que la société magique n'est pas au même stade d'évolution que le monde moldu. Le problème est que cela augmente le risque d'infraction au Statut du secret.

- Je n'avais pas penser à cela.

- Ce n'est pas de ta faute. Dumbledore se présente en défenseur des sorciers d'origine moldu mais il ne cherche pas vraiment à apporter des changements. Juste à se maintenir au pouvoir.

- Il est pas au pouvoir ! Certes, il est le chef du Magenmagot et Il a une certaine influence après sa défaite de Grindelwald mais Il n'a qu'un seul vote.

- Tu sais que les programmes des BUSES et ASPICS au Ministère n'ont pas vraiment changé depuis plus de 30 ans ? A l'inverse, le contenu enseigné à Poudlard a chuté. L'ASPIC d'alchimie est toujours proposé mais la matière n'existe plus ici donc qui va aller la passer ? Comment cette situation est possible ? Tout simplement parce que le directeur à la mainmise totale sur l'enseignement et ce qui se passe à l'école. Mme Prince n'a de bibliothécaire que le nom, car elle n'a pas son mot à dire sur le catalogue. Mon père n'était pas au courant pour les événements de notre 2e année avant que je ne le lui dise pendant les vacances. Idem, il ne savait pas qu'un couloir avait été condamné en 1re année et que nous risquions nos vies si jamais nous arrivions à y pénétrer. Tu trouves ça normal dans une école qu'il y est un couloir qui abrite je ne sais quel type de magie au point que cela puisse tuer les élèves ?

Hermione resta sans voix. Ce que Drago venait de démontrer était totalement logique. Et pourtant, elle avait du mal à croire que la politique et les actions du grand Albus Dumbledore puissent être d'un quelconque un danger pour la société sorcière.

- Je vais y réfléchir... Sinon, je voulais te poser une question sur le contenu même du livre... Il est dit qu'il revient généralement à l'épouse d'entretenir la maison. Est-ce...que cela veut dire que je serais obligée d'être une femme au foyer ? Termina la jeune fille d'une petite voix, ne voulant pas offenser son interlocuteur.

- Tout dépend de la fortune de ton époux, répondit Drago avec un sourire en coin. Comme ma famille est très aisée, je peux t'assurer que tu ne seras nullement dans l'obligation d'interrompre ta sans aucun doute prometteuse carrière au Ministère. Notre société est assez traditionaliste et en même temps, il est possible aux femmes de faire carrière. Dans une certaine mesure, ajouta-il après une pause. Celles qui ont un elfe de maison à disposition peuvent reprendre une carrière. Par exemple, ma mère fut infirmière à Ste Mangouste avant ma naissance et elle reprit un poste dans une clinique magique vers mes 5 ans. A l'inverse, tu n'as pas d'autre choix que d'être femme au foyer si tu n'as pas les moyens d'acheter un elfe. Comme Molly Weasley et j'en parle sans méchanceté pour une fois.

- Oh, d'accord. Merci.

- Tu me remercies pour quoi exactement?

Pour toute réponse, Hermione rougit.


J'ai décidé que M. Weasley avait un petit salaire de fonctionnaire d'environ 2 000€ net soit 247G 11M 11N. L'amende totale étant de 150 G soit un peu plus de 1 211 €, il reste mois de 800€ à la famille pour vivre, sans parler des frais de scolarité pour Poudlard. J'admets également que la famille devait recevoir en aide ET en bourses de scolarité l'équivalent du salaire d'Arthur soit environ 6000€ au total. Je sais, le monde magique est très généreux parce que ce n'est pas du tout le cas dans le monde moldu.