J'ai regardé partiellement Les Reliques de la Mort Partie 1 quand s'est passé en début de semaine sur TF1.
Est-ce moi ou Harry semble plus con dans les films que dans les livres (cf. scènes concernant le vif d'or, pour ne citer qu'un seul exemple) ?
En tout cas, le moment que vous attendiez tous est enfin arrivé : les rencontres familiales !
Le mois de novembre arriva rapidement et avec lui, les rencontres familiales. A l'inverse du jour de l'annonce des couples, il était difficile de s'entendre penser dans la Grande Salle. Les jeunes filles se demandaient comment s'habiller pour faire bonne impression à la sans aucun doute redoutable belle-mère, tandis que les jeunes hommes préparaient des discours pour impressionner un beau-père vraisemblablement strict.
De la table des professeurs, Severus songeait à sa situation. Dans la mesure où Molly et Arthur devaient rencontrer un total de 3 futures belles-filles et 2 futurs beaux-fils dont actuellement 4 d'entre eux étaient localisés à Poudlard, le Ministère avait encore pris la liberté d'organiser un regroupement. S'il ne doutait pas de la présence des jumeaux ou de Percy, il ne pouvait en dire autant concernant Ronald, Ginevra ainsi que leurs parents. S'ils avaient envie d'aggraver leur cas... Cela lui remit en tête la conversation qu'il avait eu avec Albus, environ deux semaines plus tôt.
FLASHBACK
- Severus, installez-vous, mon cher. Un bonbon au citron ?
- Non merci.
- Regrettable. Je vous ai fait venir car je souhaiterais parler avec vous du contrat d'union qui a été rédigé pour vous et la jeune Ginny Weasley.
- Je ne vois pas en quoi cela vous concerne.
- Eh bien, Molly m'a fait part de clauses qui...dérange la famille...
- Si Mrs Weasley a des choses à redire au sujet du contrat, elle n'a qu'a envoyé une lettre à ma mère. Dans le pire des cas, elle sait où me trouver. Après, peut-être qu'elle n'en serait pas là si elle avait accepté de correspondre avec ma mère.
- Voyons, Severus. Ne soyez pas de mauvaise foi. Vous savez très bien qu'il y a des protections autour du Terrier et que toute missive ne provenant pas des enfants Weasley ou de membres de l'Ordre ne passe pas les barrières.
- Vous, ne soyez pas de mauvaise foi. Avec un sujet d'une telle importance, ma mère a pris ses précautions. Chaque missive envoyée était associée à un sort de localisation et de réception. Quand les premières lettres sont effectivement revenues, elle a choisi de passer par l'intermédiaire de Miss Weasley. Bizarrement, les sorts de ces lettres-ci prouvent tous que Miss Weasley a bien réceptionné les lettres en question mais aussi qu'elle les a brûlées dans les vingt-quatre heures qui suivent, après les avoir lues !
- Veuillez comprend votre liée, Severus. Je doute qu'elle s'attendait à être liée à une personne qui a l'âge d'être son père...
- Parce que MOI, je m'attendais à être liée à une gamine pourrie gâtée ? Non ! Et pourtant, je n'ai pas reculé face à la situation. Arthur travaille au Ministère, ils devraient être au courant des deadlines instaurées, non ? De plus, ils savaient pertinemment que cela reviendrait au chef de la famille Prince de s'occuper des négociations pour le contrat, qu'il s'agisse effectivement de ma mère ou non, et que toute lettre sur le sujet ne passerait pas les barrières ! C'étaient à eux de prendre contact et qu'est-ce qu'ils ont fait ? RIEN ! Et face aux relances du Ministère, ma mère a décidé de prendre les choses en main et à communiquer le contrat de mariage classique au sein de la famille Prince ! Il ne plait pas à Molly Weasley ? Il fallait qu'elle bouge son gros cul de vache laitière avant !
- Pas besoin d'être grossier...
- Et qu'on ne me dise pas qu'elle est débordée ! Seuls deux de ses sept mioches vivent encore avec elle et ils sont actuellement ici ! Elle avait suffisamment de temps pour rédiger une fichue lettre ! Maintenant, qu'elle en accepte les conséquences ! Et comme vous aimez jouer les hiboux, Albus, rappelez-lui qu'elle et Arthur sont attendus samedi prochain ici même pour rencontrer les futures belles-familles de leurs quatre cadets.
Et sur cela, Severus quitta le bureau du directeur en claquant la porte derrière lui.
FIN FLASHBACK
Il n'avait pas eu de retour d'Albus sur le sujet et cela lui convenait bien. Il avait ensuite relayé la discussion à qui de droit. Le Maître avait rigolé et lui avait demandé de le tenir au courant de la suite des événements. Quant à sa mère, elle avait soupiré avant de se demander si les Weasley avaient un souhait d'autodestruction. Parce qu'avec leur statut de traite à leur sang, s'opposer ainsi à une famille Ancienne et Noble était du suicide social pur et simple.
Nous étions jeudi et c'était ce samedi qu'avait lieu la rencontre familiale. C'était la dernière chance qu'ils leur restait...
Je suis le Seigneur des Ténèbres, je n'ai peur de rien. Je suis le Seigneur des Ténèbres et je n'ai peur de rien…
Ceci était le mantra que Tom se répétait depuis plusieurs jours, de manière de plus en plus fréquente au fur et à mesure que la date des rencontres familiales approchait. Il devait rencontrer Remus Lupin, dernier oncle d'Harry (du moins, le seul qui en mérite le titre. Il avait d'ailleurs prévu de rendre visite aux Dursley avec Severus) et accessoirement loup-garou de son état.
Il devait avouer qu'il stressait un peu. Les capacités lupines de Lupin (à croire qu'il était destiné à être un lycanthrope) lui permettait de ressentir les auras magiques. Et même s'il ne l'avait jamais affronté directement, ils s'étaient retrouvés à de nombreuses reprises sur les mêmes champs de bataille et il avait dû forcément enregistrer son aura quelque part dans son cerveau. En gros, il allait être reconnu tout aussi rapidement qu'avec Minerva. Et il était quelque peu inquiet de la réaction potentielle d'un loup-garou pensant son louveteau, le dernier membre de sa meute, en danger.
Molly s'affala sur le canapé du salon du Terrier en soufflant bruyamment. Albus avait réussi à détourner le montant des bourses scolaires suspendues pour qu'elles servent tout de même à payer les scolarités de Ron et Ginny. Après, elle avait vendu pas mal d'œufs de poule et avait juste dit à Arthur qu'elle en avait un peu marre de manger de l'omelette ou des œufs au plat. Et comme elle régnait en maître dans la cuisine, Arthur n'avait fait qu'acquiescer.
Elle avait réussi à payer l'amende initiale mais la part provenant de Percy était loin d'être réglée. A vrai dire, le compte à Gringotts était dans le rouge et les Gobelins, pour une raison inconnue, leur facturait désormais le montant maximum d'intérêts. Autant dire que la dette ne serait pas épongée avant plusieurs mois. Et il y avait des limites à ce qu'elle pouvait cacher à Arthur.
Elle savait que les rencontres familiales dans le cadre de la loi de mariage allaient avoir lieu dans peu de temps et qu'elle devrait rencontrer les familles Patil, Finnegan, Mellowy et Prince-Rogue. Elle n'avait rien contre les jumelles Patil et ne savait rien des Mellowy mais son aversion plus ou moins légitime envers les Finnegan et la famille du professeur Rogue lui faisait faire des cauchemars à propos de ces rencontres. Elle appliqua donc sa technique habituelle pour gérer les situations qui la gênait au plus haut point : elle les ignorait.
Autant dire que la situation de la famille ne s'en trouvera pas améliorer sur le court terme.
Le silence devait gênant. Mais alors vraiment gênant.
Il était assis avec sa mère dans une salle spécial au Ministère, avec Daphné et ses parents juste en face d'eux, de l'autre côté de la table sur laquelle tasses de thé et biscuits trônaient.
Il sentait bien que sa mère, Shonda Thomas-Mallory, était mal à l'aise. Déjà, son beau-père n'avait pas été autorisé à venir pour cette première rencontre tout simplement parce qu'il n'était pas son père. Il l'avait élevé depuis ses 2 ans, il l'appelait Papa mais aucune adoption formelle ne pouvait confirmer ce lien. En plus de ceci, Shonda savait par son fils que les Greengrass étaient d'un certain standing social. D'un standing social où la généalogie avait son importance et elle ne voulait pas que le fait que son fils soit de père inconnu lui porte préjudice.
- Mrs Thomas ? J'ai cru comprendre que vous étiez une moldue, fit Lady Greengrass.
- Oui, c'est vrai.
- Et que l'identité du père biologique de Dean était inconnu ?
- Knight, c'est comme ça qu'il disait s'appeler, il est resté jusqu'à mon huitième mois de grossesse. Il avait l'air heureux mais quelques temps avant sa disparition, il semblait inquiet. Il m'a juste laissé une lettre disant qu'il valait mieux qu'il parte, pour la sécurité de tout le monde. Je n'ai jamais su son nom de famille.
Lady et Lord Greengrass se regardèrent un instant. Dean s'inquiéta un peu de ce que cela pouvait signifier mais Daphné lui fit un sourire rassurant. Ce qui le rassura…un peu.
- Il y a beaucoup de choses que Poudlard n'enseigne pas aux élèves ayant été élevés dans le monde moldu. Certaines parce qu'elles se transmettent au travers de l'éducation et des traditions familiales, et d'autres parce que le Ministère et autres personnes se croyant bien pensantes ont décidé que cela ne valait pas la peine de les enseigner. Parmi toutes ces choses, il y a la possibilité d'obtenir en quelques instants sa généalogie et par extension, découvrir si une personne a des droits sur des coffres à Gringotts. Quand Daphné nous a dit que Dean ne connaissait pas l'identité de son père biologique… il s'agit de quelque chose de rarissime dans notre monde, nous sommes très traditionalistes et les situations qui pourraient amener à ce type de problèmes le sont tout autant. Sachant que nos enfants sont nés au beau milieu de la guerre contre Vous-Savez-Qui, dont l'agenda n'était pas au profit des sorciers ayant une ascendance moldue, nous pensons que le père de Dean est ou était un sorcier qui a effectivement choisi de partir pour votre sécurité pour éviter que vous soyez viser par les Mangemorts. Déclara Lord Greengrass
- C'est pour ça que j'ai suggéré à mes parents de se procurer un parchemin d'héritage auprès de Gringotts. Tout ce dont il a besoin, c'est d'une goutte de ton sang, Dean. A toi de savoir si tu veux le faire maintenant, plus tard ou jamais.
Daphné lui tendit alors un parchemin vierge. Un parchemin était tout ce qui se tenait entre lui et ce qu'il avait toujours voulu savoir. Il aimait son beau-père, vraiment et il resterait son papa. Mais il avait besoin de savoir qui était son père. Il regarda alors sa mère qui lui répondit alors avec un sourire et il sut. Sut qu'elle comprenait et que son beau-père comprendrait également, quand il serait au courant.
- Vous avez une aiguille ?
Daphné en fit apparaître une et prenant délicatement sa main, lui perça le doigt avant de le presser au-dessus du parchemin et fit tomber une seule goutte de sang avant de cicatriser son doigt d'un coup de baguette. Mais le regard de Dean était resté rivé sur le parchemin.
TEST GENEALOGIQUE
Dean Christophe Thomas, sorcier sang-mêlé, né le 25 mars 1980
2e dans l'ordre de succession de la Noble Maison Shackelbolt
Mère : Shonda Annalise Thomas, moldue (vivante) mariée à Nataniel Mallory d'où :
Laurel Mallory (moldue)
Oliver Mallory (moldue)
Michaela Mallory (moldue)
Père : Lord Knightley Shackelbolt, sorcier sang-pur (vivant), marié à Queenie M'Bayye d'où :
Honorable Kingsley Shackelbolt (sorcier sang-pur), marié à Khosatsana Moloi
- Donc Knight…enfin Knightley est un Lord ?
- Et marié de surcroît. Et je pense qu'il s'agit de la vraie raison pour son départ. Fit Lord Greegrass. Si les enfants sans père sont rares dans notre société, il n'en va pas de même pour les enfants adultérins. Cela est dû au fait que notre société est un peu trop basée sur l'origine sociale et surtout magique et que pour préserver une soi-disant pureté de sang ou de n'importe quelle autre bêtise, nous avons régulièrement recours aux unions arrangés. Je crois qu'un tiers des contrats conservés à Gringotts sont de ce type.
- Je connais personnellement Lady Shackelbolt, commença Lady Greengrass, et son caractère fait honneur à son prénom. Elle a personnellement demandé à son père d'arranger son mariage et une fois son fils né, elle a volontairement fait chambre à part avec son mari alors qu'elle savait pertinemment qu'il voulait plus d'enfant. Elle est de ces femmes qui veulent tout sans rien donner en échange ou alors très peu et qui sont prêtes à tous les extrêmes pour que les choses aillent dans leur sens. De ce point de vue, ce n'est pas étonnant que Lord Shackelbolt ait eu un enfant hors-mariage.
- Mais je suis un enfant illégitime, comment je peux être dans l'ordre de succession au titre ?
- Chaque lignée a ses modes de succession. Nous ne pouvons qu'assumer que les règles de succession de la Maison Shackelbolt n'excluent pas les enfants nés hors mariage, même s'il est fort probable que tout enfant légitime passerait devant un enfant illégitime, même plus âgé.
- Mais en soit, cela ne change pas beaucoup de choses pour toi. Kinglsey est jeune ainsi que marié donc il est fort probable qu'il aura un enfant dans les années qui viennent. Mais disons que maintenant, certaines personnes n'ont plus de raisons de se montrer désagréable avec toi par rapport aux conditions de ta naissance, déclara joyeusement Daphné
- Okay… Est-ce qu'il y a un moyen pour que je le rencontre ?
Neville était assis dans le petit salon de la résidence principale des Londubat, sa grand-mère à ses côtés.
Le moment fatidique était arrivé.
Augusta avait invité Pansy et ses parents, Patrick et Nathalie Parkinson, à prendre le thé dans le cadre des rencontres familiales de la loi de mariage pour, entre autres, discuter du contrat de promesse. Il se demandait toujours comment sa grand-mère avait pu obtenir une dérogation aussi longue du Ministère. Tout ce qu'il savait, c'est que cela avait un lien direct avec le fait qu'elle lui avait demandé de ne pas interagir de trop avec Pansy. Au-delà du fait que sa liée était à Serpentard, Neville n'avait déjà pas beaucoup de contact avec la gente féminine en temps normal donc cela avait été facile de répondre à la requête de la matriarche Londubat. La seule certitude qu'il avait, c'était le fait que sa grand-mère (et par extension, lui-même) était en position de force dans les négociation en tant que branche aînée de la Maison Londubat face à une branche cadette de la Maison Parkinson.
Quelques instants plus tard, il senti une variation dans les barrières magiques de la maison, l'avertissant de l'arrivée des invités.
- Régente Londubat, Héritier Londubat. Sir Patrick Parkinson avec son épouse et leur fille, annonça un elfe de maison
- Merci Nari. Je vous en prie, asseyez-vous. Fit Augusta en désignant les fauteuils en face de Neville et d'elle-même.
- Merci, Lady Douairière, de nous recevoir aujourd'hui… commença Patrick
- Oui, oui… Ne tournons pas autour du pot, nous avons de nombreux sujets à discuter. Je suppose que vous vous demandez pourquoi j'ai demandé une dérogation pour l'élaboration du contrat de promesse.
- Effectivement, nous nous sommes quelques peu inquit…
- Je vais aller droit au but, Parkinson. Nos deux familles appartiennent à des bords politiques différents. Ce n'est pas une nouveauté étant donné que cela dure depuis plus de trois siècles. Par contre, nos deux familles ont des liens avec des organisations non-gouvernementales qui, non seulement sont politiquement opposées, se sont également violemment affrontés depuis les années soixante.
- Oh…Hum… Vraiment ?
- Oui, vraiment. Ne me prenez pas pour une cruche, Parkinson. Vous savez très bien que mon fils et ma belle-fille étaient membres de l'Ordre du Phoenix. Vous savez très bien que je participe de manière passive à ce même ordre, tout comme plusieurs membres de la Maison Londubat, et qu'il est attendu que mon petit-fils le rejoigne pour un rôle plus actif. En parallèle, vous êtes, si l'on puisse dire, le représentant de la lignée Parkinson auprès des troupes de Vous-Savez-Qui et en temps normal, vous auriez cherché à marier cette chère Pansy dans ce cercle. Est-ce que je me trompe ?
- Non, point du tout, Lady Augusta, répondit Nathalie à la place de son époux, estomaqué.
- Bien ! Je connais les tenants et les aboutissants de votre allégeance et que le seul moyen pour en sortir serait de mourir. Cependant, j'aurais une solution qui pourrait nous convenir à tous.
- Laquelle ?
- Il serait regrettable que Neville considère sa belle-famille comme une menace. Il en va de même pour Pansy. Par conséquent, j'ai décidé de me retirer de l'Ordre du Phoenix. Neville ne le rejoindra pas et j'ai clairement fait savoir au reste de la famille que tout lien avec l'organisation de Dumbledore devait être rompu dans les plus brefs délais.
- Je vous sais gré de cette intention, Lady Augusta mais malheureusement, Patrick ne peut rendre la pareille.
- Je vous ai dit que je le sais ! C'est pour cela que j'ai négocié avec le département de coopération internationale. Vous allez apprendre dans quelques temps que vous êtes nommés à un poste intéressant… en Australie. Il serait préférable que vous ne le refusiez pas. Cela vous éloignera également de vos réalisations financières qui sont loin d'être fructueuses et qui menace l'héritage de mon petit-fils.
- Je… je ne sais pas quoi dire, bafouilla Patrick
- Remerciez-moi.
- Merci, Lady Augusta.
- Ce fut un plaisir. Et maintenant, parlons de ce contrat de promesse en lui-même…
Severus était confortablement assis dans une salle de classe désaffectée reconvertie en salon à l'occasion des rencontres familiales. Sa mère discutait avec les parents des jumelles Patil, même si lesdites jumelles n'étaient visibles nulle part. Seamus Finnegan était déjà là, avec ses parents qui discutaient avec Percy Weasley et sa liée tandis que les parents de celle-ci s'extasiait sur la magie de l'école (sans mauvais jeu de mots).
Dix minutes plus tard, les jumelles Patil firent leur entrée avec les jumeaux Weasley juste derrière.
Il ne manquait plus que les parents, ainsi que Ron et Ginny.
Les conversations reprirent de plus belles et le temps continua à s'écouler. Severus regarda sa montre à gousset de manière tout sauf discrète. Treize heures passées. Le rendez-vous était programmé à midi pour commencer à faire connaissance avant de partir pour Pré-au-Lard pour le déjeuner.
C'était le programme fixé par le Ministère, pas le sien.
- Vous devriez avoir l'habitude de voir des Weasley arrivés en retard, professeur, fit Fred sur un ton taquin
- Il y a retard et retard, Mr. Weasley. Or vos parents, ainsi que vos cadets ont exactement une heure et treize minutes de retard.
Sa réponse mit fin à la convivialité qui régnait dans la pièce jusque-là. Les parents se regardaient tous tandis que les enfants semblaient subitement très mal à l'aise.
- Si j'en crois vos paroles, Mr. Rogue, vous sous-entendez que Mr Weasley, sa femme ainsi que leurs deux plus jeunes enfants ne sont pas présents ici avec nous de manière volontaire, fit Mrs Patil.
- Je ne sous-entends pas. Je le dis haut et fort.
- Professeur, on ne vous permet pas… commencèrent les jumeaux.
- Avant de monter sur vos grands chevaux, messieurs, peut-être devriez-vous connaître le comportement de certains membres de votre famille vis-à-vis de cette loi, les interrompit Eileen.
- Mais de quoi vous parlez ? s'exclama George.
Contre toute attente, ce fut Seamus qui répondit.
- Ron n'est pas ravi d'être lié avec moi. Il en va de même pour Ginny avec le professeur. Et quand je dis « pas ravi »… il m'évite depuis qu'on a reçu les lettres. Il préfère arriver en retard en cours et se prendre des retenues que d'être physiquement proche de moi. Il se couche même hyper tard pour être sûr que je sois endormi. Et si vous ne me croyez pas, demandez à Harry, Neville ou Dean ! En fait, toute notre promo pourrait vous le dire, qu'importe la maison ! Quand à Ginny, je l'ai vu à de nombreuses reprises ouvrir des lettres puis les balancer dans la cheminée de la salle commune. Je ne peux que penser qu'il s'agit de lettres provenant de vous, Lady Prince.
Face à cette révélation, les jumeaux restèrent bouche bée.
- Seamus… commença sa mère. Nous t'avions dit de contacter le Ministère si ça continuait.
- Et pour qu'ils fassent quoi ? Ils sont déjà idiots pour avoir ressorti une loi qui a été utilisée pour la dernier au quinzième siècle, ils sont tout à fait capable de sortir des sanctions tout aussi débiles ! Et puis… je connais Ron. Depuis la première année, il se plaint régulièrement du manque d'argent dans sa famille et je ne voulais pas prendre le risque que la sanction soit d'ordre financier et qu'il me déteste encore plus.
- Tu as raison, Seamus, dit Percy. Les sanctions du Ministère sont d'ordre pécuniaire. Mes parents ont écopé d'une amende de 150G pour ne pas avoir répondu aux lettres de Lady Prince pour l'élaboration du contrat entre Ginny et le professeur Rogue et toutes les aides financières que la famille reçoit sont actuellement suspendues. En toute honnêteté, un tiers de l'amende aurait dû me revenir mais dans la mesure où j'ai été mis à la porte pour cause de... divergences politiques, si l'on puis dire, j'ai fait savoir que je n'avais rien à voir avec cet acte qui est clairement de l'insubordination vis-à-vis de notre gouvernement. Aujourd'hui aurait dû être ma premier rencontre à titre personnel avec une bonne partie de ma famille depuis un peu moins de trois ans.
- Eh bien… Heureusement que j'avais envoyé une lettre au Ministère pour faire savoir que nous n'aurions pas recours à un contrat, fit Mr. Finnegan. J'ose imaginer à quelle hauteur la sanction aurait été portée.
- Pour avoir eu la grille de sanction sous les yeux et suivant comment cela aurait été considéré, soit ils auraient reçu une lettre pour une amende supplémentaire soit mon père aurait été suspendu de son poste.
Cette information eu le ton de faire s'exclamer la plupart des femmes de l'assistance. Percy hocha la tête dramatiquement. Quant aux jumeaux, ils semblaient clairement affecter par les dernières révélations familiales. Pas qu'ils se soient attendus à une réaction différente de la part de Percy quant à l'amende, mais avec les problèmes financiers qui continuaient à suivre leurs parents malgré le fait que seuls deux enfants soient encore à leur charge, on aurait pu penser qu'Arthur et Molly auraient cherché à éviter d'aggraver la situation.
- Eh bien… Même s'il s'agit de nouvelles qui sont loin d'être joyeuses, je crois que votre Ministère a prévu une réservation dans un des restaurants du petit village que nous avons vu en venant ici. Je propose qu'on aille oublier tout ceci devant une bonne bière au beurre, fit Mr. Mellowy
- On dit Bièraubeurre papa, fit Audrey.
- C'est la même chose. Du cholestérol directement dans mes veines !
Et sur cela, la petite troupe sortie de la classe, en riant.
Pendant ce temps, Ron et Ginny s'étaient cachés dans la Salle sur Demande sur ordre de leur mère, l'estomac dans les talons. Ils venaient de découvrir que la Salle ne procurait rien d'alimentaire et ils ne pouvaient décemment pas sortir pour aller dans la Grande Salle ou dans les cuisines pour se sustenter. Et sachant que par mesure de sûreté, ils préféraient y rester toute l'après-midi, rien ne se retrouverait dans leurs estomacs avant le dîner.
Un supplice, particulèrement pour Ron.
Sur l'insistance d'Harry, la réunion familiale entre Tom, Remus et lui-même avait lieu à Londres, et plus exactement chez Fortescue. Le jeune homme n'avait pas eu sa ration de glaces cet été et en voulait absolument une pour le dessert. Et comme le glacier faisait également restaurant…
Cela faisait déjà plus de 45 minutes qu'ils étaient tous les trois assis dans la petite échoppe, ayant pratiquement fini de manger leurs pies: agneau & romarin (Remus), cheddar & oignons (Harry), bœuf et petits pois (Tom). Ils avaient discuté de tout et de rien, le sujet le plus polémique abordé ayant été les différences de programmes entre Poudlard, Durmstrang et Beauxbâtons.
Après avoir été débarrassés, Harry se dirigea avec un enthousiasme non-dissimulé vers le comptoir à glaces, situé juste à l'extérieur de l'échoppe, laissant Tom seul avec Remus.
- Je doute qu'Albus me croira, fit soudainement Lupin
- Comment ?
- Je disais que je doutais qu'Albus me croira quand je lui raconterais cette rencontre familiale.
- Et en quoi est-ce les affaires du directeur ?
- Ne me prenez pas pour un idiot, Lord Gaunt . Je sais très bien qui vous êtes.
- Vous ne semblez pas plus inquiet que cela, compte tenu de mon identité .
- A l'instar de ma connaissance de votre identité, je sais que vous savez ce que je suis . Et je sens ce genre de choses. Vous tenez à Harry. Et quand je dis tenir, vous tenez beaucoup plus à lui que vous ne devriez par rapport à la date officielle de votre rencontre dans le cadre de cette loi, indépendamment de ce que vous devriez ressentir par rapport à votre identité , comme vous dites. Ce qui m'amène à penser que vous êtes cette personne qu'Harry allait voir en secret ces trois derniers étés.
- Est-ce le moment où vous me menacer de venir me trouver à la pleine lune dans le cas où je blesse Harry d'une manière ou d'une autre ?
- Non. Pas parce que je n'oserais pas mais parce que je sais qu'il ne resterait tout simplement rien pour moi une fois qu'Harry en aurait fini avec vous. Par contre, je vais juste vous demander pourquoi Peter est encore en liberté.
- …
- Si vous tenez vraiment à Harry, pourquoi n'avez-vous pas livré Peter depuis le temps ? Sirius aurait été exonéré et il serait sûrement vivant à l'heure actuelle. Il serait sans doute en train de vous menacer et je devrais le calmer pour éviter qu'il finisse dans une cellule pour quelque chose qu'il aurait vraiment fait, cette fois. A la place, il a reçu un baiser de Détraqueur qu'il ne méritait pas devant son filleul. Ce n'est pas vous qui avez dû calmer Harry juste après. Ce n'est pas vous qui avez veillé pendant plus d'une semaine un jeune homme qui venait encore de perdre un être cher. Un être cher dont il aura à la fois la chance de se souvenir mais également la malchance de se souvenir en détail du trépas. Pour moi, il est trop tard mais si vous tenez tant que cela à Harry, vous allez lui offrir justice pour son parrain.
Juste après cette tirade, Remus se tut et repris son attitude habituelle à temps pour le retour d'Harry. Il s'était décidé pour la coupe de Merlin : glaces vanille, chocolat et noisette avec crème anglaise, sauce chocolat et morceaux de brownie chocolat praliné.
Il n'y avait que lui pour consommer une aussi grande quantité de sucre d'un coup.
De retour au Manoir Jedusor, Tom s'assit à son bureau pour réfléchir aux paroles du loup-garou. C'est vrai que Peter ne lui servait à rien, pas même à espionner au Ministère. De plus, il passait la majeure partie de ses journées enfermées dans sa chambre. Enfin, quand il ne prenait pas le risque de se faire manger par Nagini en se baladant sous sa forme d'animagus dans l'espoir d'obtenir des informations et autres ragots des autres mangemorts.
Non, Peter Pettigrew n'apportait rien à sa cause et n'y apporterait jamais rien. Il suffisait juste qu'il lui efface la mémoire pour plus de sureté et le tour été joué.
Et sur cela, Tom se dirigea vers la salle de réception en appelant Peter par la Marque des Ténèbres.
- Tu ne mentais pas. Ta famille adore vraiment Le Chicaneur.
- Ce n'est que ma mère. Mes cousins sont pires.
A l'instar du rassemblement des futures belles-familles Weasley, Luna et Blaise étaient dans une salle de classe reconvertie, en train de regarder Xenophilius Lovegood et Yassña Zabini en train de discuter d'anciennes éditions du Chicaneur. Luna et Blaise avaient, à de nombreuses reprises, eu l'occasion de passer du temps ensemble pour discuter et être silencieux leur permettait d'être suffisamment alertes pour stopper leurs parents si des sujets délicats commençaient à être abordés. Comme la fois où Blaise était resté une semaine à l'hôpital vers l'âge de 8 ans après avoir tenté de se transformer en fléreur grâce à la baguette de son beau-père de l'époque. Beau-père qui avait d'ailleurs mystérieusement disparu quand le garçon revint chez lui…
- C'est vraiment dommage que la société britannique n'aime pas votre magazine. Le reste de l'Europe ainsi qu'une bonne partie des pays africains et asiatiques adorent ce genre de publication, fit Yassña
- Oh, vraiment ? s'enthousiamsa Xenophilius
- Mais tout à fait ! Si vous voulez, je pourrais vous mettre en contact avec des relations qui pourraient vous aider à étendre votre publication à l'étranger grâce aux services de traducteurs.
- Volontiers ! Si ça se trouve, cela me donnera l'occasion de voyager plus à l'étranger pour le compte du magazine !
- Vous voyez ! C'est parfait !
Devant l'enthousiasme de leur parents, Luna et Blaise ne purent s'empêcher de sourire. Et le jeune homme de penser que la famille Lovegood fera l'unanimité auprès de la famille Zabini.
A la demande express des Malfoy, la réunion de famille pour Hermione et Drago se déroula…chez les Granger. Quant Hermione l'apprit, elle ne sut plus quoi penser. Personnellement, elle aurait préféré que la rencontre ait lieu à Poudlard, terrain neutre. Mais en y réfléchissant plus, aucun des lieux qui pouvaient être choisi n'étaient réellement neutre, Poudlard en tête de liste. Au moins, à la maison, ses parents se sentiraient plus à l'aise. Il n'empêche, ses préjugés à l'encontre des Malfoy prenaient un nouveau coup.
Elle avait rendez-vous avec Malfoy devant le bureau de McGonagall afin d'utiliser la cheminée pour arriver au Chaudron Baveur où, de là, ils iraient dans le monde moldu pour prendre un taxi.
Ils prirent bien le réseau de cheminette mais pas pour le Chaudron Baveur. Ils arrivèrent dans ce qui ressemblait à un hôtel chic, avec des moulures au plafond, des colonnes en marbres et des sièges en velours et cuirs. Ils se dirigeaient vers l'entrée d'un restaurant qui n'était que la version chic (et plus grande) du Chaudron Baveur. Alors que des questions commençaient à surgir dans sa tête, Drago commença à parler.
- Nous étions dans la partie magique du Midland Grand Hôtel. Le restaurant, le Gilbert Scott, est le point de passage entre les deux parties de l'hôtel. Tout le monde a les même menus mais ils sont ensorcelés pour que les plats typiques du monde magique ne puissent être vus que par des sorciers. Si un moldu venait à entendre la commande d'un sorcier, il entendrait jus d'orange au lieu de citrouille, par exemple.
- Et si un sorcier commande un jus d'orange ?
Drago rigola à la blague de la jeune fille. Une fois sur le trottoir, il fit signe à un taxi avant d'ouvrir la portière pour laisser passer Hermione avant de s'asseoir à ses côtés. Elle communiqua l'adresse de ses parents et ensuite un silence régna pendant quelques instant dans l'habitacle.
N'y tenant plus, Hermione jeta un sort de discrétion en direction du chauffeur avant de se tourner vers Drago.
- J'en conclus que la majorité des sorciers ayant été élevés dans le monde moldu ne connaissent pas l'existence de ce deuxième passage entre les deux mondes.
- Le Magic Midland Grand Hotel est situé à l'intersection entre le boulevard des Hypogriffes et l'avenue Céleste, surnommée Havre Céleste. Le Boul'Hippo abrite majoritairement des bureaux de professions juridiques et médias, c'est là-bas que ce trouve les bureaux de la Gazette. Quant au Havre, tu y trouve majoritairement des restaurants et des lieux de divertissements. Les deux artères disposent d'appartements de standing assez intéressants, comparé à ce qu'on trouve sur le Chemin de Traverse. Au-delà de la rétention d'informations de la part de certaines personnes, un élève de Poudlard non élevé dans le monde magique à très peu de raison de s'y trouver. Il n'y a concrètement rien à faire sur le Boulevard et la plupart des établissement de l'Avenue n'entrent pas dans le budget d'un étudiant, voire même n'accepte personne en dessous de 17 ans. Mais bien souvent, lors des deux premières années après Poudlard, vous découvrez au moins Céleste Avenue.
- Il y a combien d'artères comme celles-ci dont l'existence est plus au moins cachée ?
- Le Chemin de Traverse, l'Allée des Embrûmes, le Boulevard des Hypogriffes et l'Avenue Céleste forment le quartier marchand magique de Londres. Tu trouves également des quartiers marchands, de moindre importance à Dublin, Birmingham et Cardiff. Pré-au-Lard tient pour ceux d'Édimbourg et de Glasgow dans la mesure où le village et l'école, bien que situés dans les Highlands, se trouvent quasi à équidistance des deux villes écossaises.
Ils continuèrent à discuter des communautés magiques du pays pendant le reste du trajet. En arrivant devant le pavillon londonien des Granger, Hermione ouvrit la porte pour trouver ses parents déjà en grande discussion avec Lucius et Narcissa. Et la première chose que son père lui annonça fut :
- Hermione ! Narcissa nous a appris qu'il n'y avait pas d'équivalent dans le monde sorcier pour les dentistes ! Tu te rends compte ?
Comment ses parents et ses futurs beaux-parents en étaient arrivés à ce point ?
Ce que ni Hermione ni Drago ne savaient, c'était que leurs parents n'avaient pas la même heure de rendez-vous. Cela faisait déjà une bonne heure et demi que Lord et Lady Malfoy se trouvaient chez les Dr Granger.
Après les présentations d'usure et une moitié de tasse de thé bue par chacun, un silence gênant régnait dans le salon des Granger.
Jane et Charles ne savaient pas vraiment pour quelles raisons les Malfoy avaient demandé à pouvoir discuter avec eux préalablement à l'arrivée des enfants. Par leur fille, il savait que les Malfoy était de riches aristocrates sorciers, particulièrement snobs et peu aimables envers les personnes non pourvues de pouvoir magiques et les sorciers nés de tels parents. Plus connus sous les appellations de moldus et nés-moldu. Ils étaient de plus assez effrayés à l'idée de dire ou faire quelque chose qui braquerait encore plus les Malfoys contre les moldus et que cela se répercute sur leur fille unique.
En face, Narcissa et Lucius n'étaient pas mieux. Ils connaissaient pertinemment l'opinion que la jeune Hermione avait d'eux et ne doutaient pas qu'elle en ait informé ses parents. Apprendre après coup que le Maître était dans une relation sentimentale réciproque avec rien de moins qu'Harry Potter, soit le meilleur ami de la jeune fille, ajoutait un poids supplémentaire dans leur objectif de bonne entente avec la famille Granger
Contre toute attente, ce fut Charles Granger qui brisa le silence.
- Ma femme et moi, nous nous demandions pourquoi vous avez demandé à ce que nous nous rencontrions seuls à seuls, sans Hermione et Drago.
- Nous savons que l'image qu'Hermione a de notre famille et de son affiliation politique n'est pas très positive. Commença Lucius. Cela est dû en partie au comportement de notre fils à l'école mais principalement à la propagande du directeur Dumbledore et de ses divers alliés politiques, qu'ils déversent mine de rien au sein même de Poudlard.
- Dans ce cas, Mr. Malfoy, éclairez-nous, répondit Jane.
- Nous militons pour la préservation de nos traditions. Le nombre de sorciers et sorcières ayant au moins un parent moldu est en augmentation perpétuelle depuis le dix-septième siècle et pourtant, rien est fait pour les intégrer au mieux au sein de notre société. Les cours de traditions magiques ont été supprimés du cursus à Poudlard à une époque où, certes, ce cours était peu fréquenté mais il n'a pas été réinstauré depuis. A la place, ils viennent avec leurs cultures et croyances et s'attendent à ce que nous les adoptions. L'amalgame de ces mêmes sorciers entre situations magiques et imaginaires moldus ont amené la création de législation et autres classifications qui mettent tout un pan de notre société, ceux d'entre nous qui ont un gène de créature, sur le côté. Avant 1630, il était courant d'avoir des élèves loup-garou à Poudlard. Des dispositions étaient prises afin qu'ils ne blessent pas leurs camarades. Et puis une loi est passée en 1637 et depuis, le nombre d'élèves atteint de lycanthropie a diminué au point qu'à l'exception de deux élèves dans les années 40 et 70, Poudlard n'a plus eu d'élèves atteint de lycanthropie ou avec tout gène actif de créature dans ses murs depuis 1803. Et cela a malheureusement amené ses mêmes personnes souvent à se transformer en ce en quoi elles étaient traitées. Des monstres inhumains.
- Hermione nous a parlé de méthodes assez violentes…
- Avec ou sans l'augmentation du nombre de sorciers avec une ascendance moldue directe, il y a toujours eu des personnes enclines à plus de coopération avec le monde non magique. Et avec cela va l'avènement des différents mages noirs. A l'inverse du mage noir actuel, les précédents ont causés beaucoup moins de dégâts car les traditions englobent des éléments de protection des habitats. L'abandon des traditions a signifié que ces protections magiques sont de moins en moins utilisées. Les méthodes violentes, comme vous dites, ont pour objectif de montrer qu'avec l'abandon des traditions, la population sorcière est beaucoup plus vulnérable. Parce que si, bien sûr, elle protège contre des sorciers mal intentionnés, elles protègent également contre les moldus. Saviez-vous que les cas d'atteinte au secret magique ont drastiquement augmenté en parallèle de tout ceci ? A défaut d'avoir ces fameuses protections, les sorciers ont de plus en plus l'usage de leur baguette quand ils sont attaqués chez eux et bon nombre habitent dans des communautés mixtes.
- Nous sommes ravis d'entendre tout ceci mais… n'aurait-il pas été mieux d'en parler avec les enfants ?
- Dans cette optique, commença Narcissa, nous avons pensé que je pourrais instruire Hermione sur le sujet des traditions magiques. A l'inverse, nous penserons qu'il serait bénéfique pour notre fils qu'il en sache plus sur le monde moldu. Il a pris l'option à l'école mais les sangs-mêlés et les nés-moldus ont fait savoir que le cours était…obsolète.
- Obsolète en quoi ?
- Vous vous serviriez encore de calèches à chevaux pour vous déplacer.
- Effectivement, ce cours est extrêmement obsolète. Et bien, nous pourrons lui faire faire des immersions dans le monde moldu, ce genre de choses.
- Oh, merci ! fit Narcissa. Tout ce que nous voulons, c'est que chacune de nos familles puisse mieux comprendre l'autre et son environnement.
- Mais c'est ce que nous voulons aussi, répondit Jane avec un sourire
La glace étant brisée, la conversation s'orienta sur les différences entre le monde moldu et le monde magique dont, entre autres, l'absence de soigneurs pour dents.
Le prénom et le nom de la femme de Kingsley (créée à l'occasion de cette fic) signifie princesse sorcière en Sesotho. En cingalais, යාච්ඤා mantis (se prononce yācñā/yassgna mantis) signifie mante religieuse. Je remercie Google Traduction pour sa collaboration. XD
Les personnes qui auront compris le clin d'œil télévisuel auront droit à une question spoiler de leur choix.
