Version censurée du chapitre. Pour le lemon entre Harry et Tom, direction AO3.
Je considère Hestia Jones et Emmelive Vance comme des aurors.
Pendant que tout le monde se précipitait pour féliciter les fiancés, Queenie Shackelbolt préféra se diriger vers son frère, Nelson.
- Nelson…Où est Père ?
- Queenie. Quand il a su que tu souhaitais lui parler, Père a estimé qu'il était trop vieux pour subir tes caprices et m'a donc envoyé à sa place.
- Je vois.
Frère et sœur restèrent silencieux pendant quelques instants, à regarder Lord Gaunt et Lord Potter-Black en train d'accepter de bons cœur les félicitations de l'assistance.
- Knightley a un bâtard.
- Oh, vraiment ? Comment l'as-tu découvert ?
- La nouvelle a été annoncé en Conseil de famille.
- Ma foi, je me demande ce qui peut l'avoir amené à annoncer la chose de la sorte.
- Le jeune homme est fiancé à une héritière dans le cadre de la loi d'union.
- Je comprends mieux. Et c'est de cela dont tu voulais parler à Père ? Une lettre aurait suffi.
- Je voulais parler à Père de mon contrat de mariage. J'ai fait une découverte perturbante à ce sujet suite à l'annonce de mon époux.
- Découverte perturbante ? Normalement, si tu as bien lu ton contrat à l'époque, rien ne devrait te perturber.
Un nouveau silence s'installa avant d'être rompu cette fois par Demba.
- J'en conclus que tu n'as pas lu le contrat à l'époque. Cela ne m'étonne pas de toi. Donc qu'elle était cette découverte perturbante, selon toi ?
- Une clause de naissance. Deux enfants minimums dont au moins un fils. Pourquoi Père a accepté une telle clause ?
- Franchement, Queenie, tu es plus intelligente que cela. Rappelle-toi dans quelle situation tu étais. Tu as brisé tes fiançailles avec le Grand Prêtre Vaudou. Oui, je sais, son âme-sœur venait d'être découverte mais tu avais facilement 10 ans de mariage devant toi avant d'être répudiée dignement.
- Répudiée dignement, ah ! Fais-moi rire ! Ces termes sont contradictoires !
- Une séparation à l'amiable si tu préfères. Au fait, tu apprendras que Aba et sa femme, Adebisi, ont eu tous les deux ans des jumeaux après qu'il l'ait épousé au lendemain de sa majorité. Ils en sont presque à 40 enfants. En comme nous savons tous que les Prêtres vaudou sont plutôt féconds, tu aurais pu être la mère de 2/3 de ses enfants dont son fils aîné et successeur ! Après le divorce, tu aurais toujours été vénérée et respectée et même son âme-sœur n'aurait pu t'égaler. Mais non, tu n'as pas voulu être, je cite, "une épouse d'attente". Sauf qu'en faisant ça, tu as mis toute la famille en difficulté ! Mais bien sûr, Madame ne voit jamais que le bout de son nez et ne s'en ai pas rendu compte. Tu sais qu'Ashra a failli ne pas épouser son mari ? Et je ne parle pas de ta tentative de le récupérer pour toi ! Mais non, bien sûr que non.
- J'avais eu plein de soupirants. Père aurait pu trouver…
- Sauf que tous les soupirants que tu avais n'étaient plus sur le plancher des vaches depuis longtemps. Les seuls qui restaient, une partie Père savait que tu n'en voudrais pas et l'autre partie ne voulait pas s'attirer les foudres d'un prêtre vaudou en épousant son ancienne promise. Et comme la raison de la rupture de vos fiançailles n'avait pas été rendue publique de suite, nous étions en position de faiblesse. Que cela soit auprès des familles locales ou des expatriés. Ce que Major Shackelbolt savait pertinemment. 20 ans et pas fiancée ? Tu étais partie pour être vieille fille, ma chère. Père n'était pas en mesure de refuser un telle clause, d'autant plus qu'elle était inscrite dans la plupart des contrats de mariage au sein de la maison Shackelbolt depuis plus de quatre siècles.
Queennie resta silencieuse, assimilant tant bien que mal ce que lui disait son frère.
- J'imagine en quoi la découverte de cette clause t'a dérangé. Je suis certains qu'en apprenant l'existence du fils illégitime de Knightley, tu t'es précipitée à Gringotts avec l'intention de demande de le divorcer à ses torts et d'empocher une partie de sa fortune. Malheureusement pour toi, Père avait été informé par Major de ta non-volonté d'avoir un deuxième enfant. Et vu que tout le monde dans la famille était au courant de cette clause, il ne nous est pas venu à l'esprit que tu puisses prendre cette décision autrement qu'en connaissance de cause. Mais à croire que nous avons donné trop de crédit à tes capacités intellectuelles et sous-estimé ta vénalité. Si tu veux t'en prendre à quelqu'un, chère sœur, prends-en à toi. Tu t'es mise toute seule dans le pétrin à te croire meilleure que tout le monde, à te croire au-dessus des traditions quand cela te chante. Maintenant, si tu veux bien m'excuser, je vais aller féliciter les jeunes fiancés.
Le mercredi 24 décembre au matin, la Gazette du Sorcier envoya une édition spéciale parlant de l'événement survenu durant la soirée de fin d'année du Ministère. Pour le commun de la population, il s'agissait d'une forme de conte de fées. Pour d'autres, la chose était un peu plus personnelle.
SEVERUS
Il avait obtenu de Dumbledore de passer les journées du 24 au 26 décembre chez lui, au Manoir Prince. Il avait également les journées de la St-Sylvestre et du Nouvel An mais pour une autre raison. De fait, Severus avait verrouillé ses appartements à Poudlard avant de se rendre au Manoir Prince pour prendre le petit-déjeuner avec sa mère. Une fois assis face à celle-ci, il se fit servir une tasse de café et commença à manger son œuf-bacon.
- Tom a demandé la main d'Harry, hier soir, fit Eileen.
- Je suis persuadé qu'ils ont déjà effectué les rites de fiançailles depuis belle lurette, répondit Severus.
- Dans ce cas, c'est Consort Serpentard qui nous sera présenté au bal de Narcissa.
- Sans aucun doute.
Et mère et fils continuèrent à manger en silence.
SQUARE GRIMMAULD
Remus était revenu tard d'une mission pour l'Ordre. Il avait vaguement aperçu une enveloppe à son nom sur la table de chevet mais épuisé, il s'était affalé sur le lit de la chambre qu'il occupait au QG. Le lendemain matin, il se réveilla vers 8h30 et son regard se posa tout de suite sur l'enveloppe qu'il décida d'ouvrir :
Lunard,
Si tout se passe comme j'ai prévu, je ne serais pas au QG pour le reste des vacances à compter du 24. Ou 23 au soir suivant comment tu regardes les choses.
La Gazette te donnera plus d'informations.
A l'année prochaine
Mini-Corneudrue
Perplexe, Remus s'habilla et descendit dans la cuisine où se trouvait la famille Weasley au complet. Cependant, ses capacités de loup-garou lui permirent de sentir que quelque chose n'allait pas. Prenant une tasse de café, il passa en revue chaque personne. Et en arriva à la conclusion qu'il y avait au moins un sujet de désaccord majeur entre Arthur et Molly, et que Ron et Ginny y étaient plus ou moins mêlés.
Alors que Remus allait demander ce qu'il se passait, la Gazette du jour fut déposée au centre de la table par un hibou.
Un silence de mort régna dans la cuisine de la résidence Black pendant que la Une était assimilée :
LOI D'UNION – PREMIER MARIAGE (GLAMOUR) EN VUE
FIANÇAILLES DE MESSIRES GAUNT ET POTTER-BLACK LORS DU BAL DU MINISTÈRE
Avec en-dessous, une photo des intéressés. Et ainsi :
Remus eu la réponse à sa question concernant la lettre de son filleul. La Une fit naître un sourire sur ses lèvres.
Les jumeaux se dirent qu'importe la forme que prendra leur demande en mariage aux jumelles Patil d'ici 1 an, elle ne pourra jamais égaler celle-ci.
Bill et Charlie, bien que ne connaissant pas Harry autant que le reste de leur fratrie, étaient étonnés de voir le jeune homme se plongé corps et âme dans la loi.
Ginny, quitta la cuisine en pleurs. Elle avait encore espoir de se débarrasser de Rogue mais savoir que son mari idéal avait établi un premier lien avec une autre personne la démoralisait. Elle ne préférait même pas penser au fait que la personne en question était de sexe masculin.
Arthur était surpris, tout simplement. Il ne s'autorisait pas à juger pour un nombre incalculable de raisons.
Ron était abasourdi. Il savait que son meilleur ami avait été charmé par son promis mais au point de se fiancer à tout juste trois mois de relation ? Loi ou pas loi, il y avait quelque chose de louche.
Molly était horrifiée. Un enfant venait de se faire manipuler en place publique et tout ce que les médias et les autorités trouvaient à faire, c'était d'applaudir !
Les pensées de tout le monde furent interrompues par le bruit de la cheminée dans le salon puis l'arrivée d'Albus.
- Bonjour tout le monde. Est-ce qu'Harry est ici ?
- Albus ! Est-ce que c'est vrai ? cria Molly en brandissant la Gazette sous son nez
- C'est vrai. Etant moi-même au Bal, j'ai assisté à la demande. Sauf qu'Harry est partie bien avant tout le monde et j'aurais voulu discuter de la chose avec lui.
- Il n'est pas descendu. Vous voulez que j'aille le réveiller ? demanda Ron.
- Non, je peux attendre.
- Comment avez-vous pu laisser une chose pareille se produire ? Le pauvre gamin est encore perturbé par la mort de Sirius…
- Molly, tu exagères tout de même. Et ce que tu insinue ne repose sur aucune preuve tangible, la coupa Arthur.
Pendant que Molly invectivait Albus, Remus riait sous cape. Pour une raison ou pour une autre, l'existence de Kreattur était toujours oubliée, surtout par Molly. Et actuellement, qui avait une connexion à la maison lui permettant de dire exactement qui s'y trouvait ?
- Kreattur, appela Remus, forçant Molly à s'interrompre. L'elfe de maison apparut dans un « pop » sonore. Est-ce qu'Harry est dans sa chambre ?
- Non, Maître Harry n'est pas dans sa chambre. Maître Harry n'est même pas dans la maison.
- COMMENT ? hurla Molly, tout en se tournant vers Albus
- Il est parti hier avec Lord Gaunt. Je me suis dit qu'il était peut-être revenu dans la nuit.
Pendant ce temps, Kreattur avait pris le journal et le parcourait. Et une chose totalement inhabituelle se produisit : un sourire apparu sur le visage de l'elfe.
- Oh ! Maître Harry s'est fiancé ! Avec le chef de la famille Gaunt ! Une bonne famille pour se lier à la maison Black ! Oui ! Pleins d'enfants avec un bon pedigree pour faire grandir la lignée Black.
- Kreattur, serais-tu où se trouve Harry ? tenta Albus
- Maitre Harry doit être avec..., l'elfe s'interrompit afin de regarder de nouveau le journal, oui, il doit être avec presque-maître Thomas. Kreattur va aller voir ce qui doit être fait pour que la chambre conjugale soit digne d'un membre de la maison Gaunt.
Et avant qu'aucune question supplémentaire puisse lui être posée, Kreattur disparut.
- Si Harry est parti avec Thomas Gaunt à la fin de la soirée, je suppose qu'ils sont en train de fêter leur fiançailles, sans doute chez ce dernier. Aucune raison de s'inquiéter, non ? fit Charlie
Pour toute réponse : un silence de mort pour Molly, Albus et Ron ; une affirmation timide pour Bill et Arthur et une quinte de toux (pour camoufler un début de rire) pour Remus.
Un jour, Tom et Harry avaient discuté de leurs habitudes de sommeil et étaient arrivés à la conclusion que Tom, en plus de ne pas être un gros dormeur, était un lève-tôt de première classe. Généralement, il était levé à 5h30 voir 6h du matin. Mais aujourd'hui fut une exception. Tom fit la grasse matinée : il se leva à 7h. Et la vue qui s'offrit à lui réchauffa son cœur.
Son fiancé…non, époux, utilisait son torse comme oreiller. Son souffle chaud faisait naître chez lui d'agréables frissons. Tom resta plusieurs minutes à regarder Harry assoupi. Son tout nouvel époux avait l'habitude de se lever vers 9h les week-ends. Si lui-même avait pris une heure de sommeil en plus, son petit lion ne se réveillerait pas avant 10h. 3h d'attente, c'est quand même long…
Finalement, Tom se décida à rester au lit tout en travaillant. Il fit venir à lui son nécessaire d'écriture et écrivit plusieurs missives.
Lucius,
Comme tu t'en douteras, je viendrais accompagné aux célébrations de fin d'année.
J'espère que les honneurs seront rendus en bonne et due forme à mon bien-aimé. S'il en va autrement, il t'en cuira.
Et tu as bien évidemment interdiction d'informer quiconque de la situation. Cela inclut ton fils.
Lord Gaunt
Tom se fit la remarque qu'il n'avait pas signé sa missive comme il en avait l'habitude (Lord Voldemort) mais se fit la réflexion que Dumbledore devait chercher Harry dans tout le pays à l'heure actuelle et il fallait éviter que des preuves compromettantes de son identité puissent être intercepter.
Bellatrix,
Je veux que tu ailles surveiller le QG de nos ennemis. Localisation : ta maison d'enfance. L'état du Fidelius est à confirmer mais dans tous les cas, tu n'es pas censée rencontrer de difficultés.
Tu peux prendre des renforts avec toi mais entends-moi bien : je ne veux aucune attaque. Néanmoins, les initiatives pour obtenir des informations supplémentaires seront appréciées.
Tu me feras ton rapport juste avant le bal de ta sœur.
Ne te fais pas prendre.
Voldemort
Cette lettre, par contre, sera délivrée par elfe de maison. Tom appela alors son elfe personnel et lui remit la lettre. Il écrivit d'autres lettres, destinées à ses différents alliés, pour les informer de ses fiançailles et d'espérer recevoir bientôt une invitation à ses noces. Tom ne put s'empêcher de ricaner lorsqu'il écrivit les lettres destinées aux ambassadeurs de la Fédération magique d'Europe de l'Est et de l'Alliance magique Ibérique. Il avait le soutien officieux de la moitié de l'Union Européenne magique et certains membres de ses troupes travaillaient sur les autres pays. A se demander ce que Dumbledore fichait à la Confédération internationale des sorciers.
Un froissement de draps à sa gauche lui fit renvoyer ses affaires dans son bureau et se tourner vers l'origine du bruit, à savoir Harry en train de se réveiller. Tom regarda ses yeux papillonner avec un léger sourire, qui s'agrandit quand les deux pupilles émeraudes furent moins troubles et se fixèrent sur lui.
- Bonjour, Consort Serpentard, susurra Tom
- Bonjour, Consort Gryffondor, répondit Harry après un léger baillement et tout en s'approchant de son mari pour réclamer un chaste baiser qui fut donner sans hésitation.
- Ça va ? demanda Tom après avoir mis fin au baiser, une pointe d'inquiétude dans sa voix.
- Ça va. J'ai juste les fesses légèrement endolories.
- Je me demande bien pourquoi, fit Tom d'un ton fier.
Ils restèrent plusieurs minutes ainsi, lovés dans le lit, Tom caressant le dos Harry.
- J'imagine la panique qui doit être en train de régner au Square, rigola Harry.
- Quelle panique ? Dumbledore t'a vu partir avec moi. Il a donc une idée très vague de ta localisation.
- Je ne pense pas que Dumbledore soit celui qui panique le plus. En même temps, fouineur comme il est, je suis sûr qu'il a déjà eu un exemplaire de notre contrat sous les yeux donc je doute qu'il soit ravi à l'idée que j'ai un fiancé au sens des rites traditionnels sorciers. Non, je pense que la panique va venir des Weasley. On doit faire la Une de La Gazette.
- Et de quel droit paniqueraient-ils ? Tu passes chaque été avec eux depuis six ans et ils n'ont pas été capable de remarquer le comportement déplorable des Dursley à ton encontre. Pire, ils n'ont jamais porté de réelle attention aux études de leurs enfants au-delà des simples résultats d'examen et quand ils étaient contactés par le Conseil d'Administration au sujet du cours de Défense contre les Forces du Mal, la réponse était à chaque fois une variante de « On ne peut contester les décisions du grand Albus Dumbledore ». Et ça ose se dire parents.
- Du calme, Tom. Fit Harry en changeant de position afin de chevaucher son amour. Tu as tout à fait raison. Cependant, Molly Weasley se considère comme ma mère d'adoption. Je pense que ça doit être dû à la grande bouche de Ron, qui n'a pas pu éviter de raconter la fois où je lui ai dit que je lui enviais sa famille… Bref, je pense que seule Molly paniquera, ainsi que Ron et Ginny. Ginny car elle semble, malgré la loi, rivée sur l'idée qu'elle deviendra Lady Potter…
- En clair, elle ne sera pas ravie de voir son prince charmant se faire alpaguer par un roi charmant.
- Eh ! fit Harry en tapant Tom au torse. Je ne suis pas une demoiselle en détresse.
- Je n'ai pas dit cela.
- C'était sous-entendu, fut la réponse accompagnée d'un regard appuyé. Je disais donc…Ginny ne sera pas ravie de voir son homme idéal se faire ravir sous son nez. Le fait que cela soit par un autre homme n'aide pas. Le problème de Ron, par contre, ce sont les relations homosexuelles…
- Pour être franc, j'aurais plutôt envisagé une telle réaction chez Miss Granger, du fait de son éducation moldue. Mais d'un autre côté, on parle d'un traite-à-son-sang…
- Quant à Molly…un mélange de tout ça couplé au fait que si elle apprenait les clauses du contrat pour les rites traditionnels, elle t'accuserait d'être un mangemort cherchant à me livrer à son maître.
- Pas besoin d'un sous-fifre pour avoir le Garçon-qui-a-Survécut à genoux devant moi.
A peine Tom avait-il finit sa phrase que ses cuisses furent écarter par les genoux d'Harry qui venait de s'allonger sur sa personne. En quelques instants, le jeune homme glissa entre ses jambes jusqu'à ce que sa tête se trouve face à la virilité de Tom. Et avant que celui ait pu totalement saisir ce qui se passait, il était profondément pris en bouche par son jeune époux.
- Harry ! cria le mage noir de surprise
Le Harry en question n'en fit qu'à sa tête et entreprit de le torturer délicatement avec sa langue, tout en malaxant ses bourses du bout des doigts. Quelques minutes plus tard, Tom haletait suite à son puissant orgasme. Le rapport à la fellation n'était pas le même suivant si c'était le dominant ou le soumis qui était donneur. Recevoir une telle gâterie d'Harry prouvait non seulement que le jeune homme était en confiance, se sentait en sécurité avec lui mais aussi qu'il l'aimait. Et cette pensée réchauffa le cœur de celui que la populace pensait sans cœur.
- Bon, je n'étais pas vraiment à genoux mais le résultat est identique… susurra Harry avant de lécher un des lobes d'oreille de son mari.
- Par Morgane…Il n'aura suffi que d'une seule nuit complète de sexe pour te rendre digne d'un succube.
- Plains-toi.
- Je ne me plains pas. Bien au contraire, répondit Tom avant d'embrasser et basculer Harry afin qu'il reprenne sa position d'avant-gâterie.
- Bien, Lord Voldemort, déclara Harry en bougeant son bassin, provoquant un grognement chez son vis-à-vis. Maintenant que vous avez lié votre ennemi juré à vous pour toujours, quelle est la suite du programme ?
- Lord Malfoy organise un petit bal le 31, officiellement pour sa faction politique. Officieusement, mon anniversaire est juste une bonne occasion pour les troupes de faire la fête. J'en profiterais pour te présenter comme mon égal. En attendant, nous sommes en lune de miel. Est-ce que cela convient au Consort des Ténèbres ?
Pour réponse, Harry s'empala doucement sur la virilité de nouveau dressée de son mari.
- Ma réponse convient-elle à Mr. Mari-du-Garçon-qui-a-survécut ?
- Oh que oui, répondit Tom d'une voix rauque.
Au Manoir Jedusor, Bellatrix se préparait à suivre les ordres de son maître et constituait une équipe de surveillance. En plus de son mari et de son beau-frère, elle inclut Gibbon, Jugson et Travers. En utilisant du Polynectar en provenance des habitants actuels des cachots, ils transplannèrent à environ 200 mètre de l'entrée de Square Grimmauld.
- Si tu connais l'endroit, Bellatrix, pourquoi ne pas nous avoir fait transplaner plus près ? demanda Jugson
- Oh le con ! ricana Rabastan
- Tu n'as pas écouté ce que j'ai dit ou quoi, Judson ? On va espionner le QG des troupes de Dumbledore et il n'est pas constitué que de poulets ignorants. Ils ont cinq aurors dont Fol-Œil ! Rien que ça suggère qu'ils ont dû mettre des sortilèges d'alarme sur une certain périmètre. Si t'as envie de te faire prendre direct, vas-y, te gêne pas. Tu iras t'expliquer après avec le Maître.
Entre temps, ils étaient arrivés juste à l'entrée du Square Grimmauld. Ils se stoppèrent et d'un signe de tête de Bellatrix, Travers jeta des sortilèges de détection.
- Ils ont peut-être cinq aurors dont Fol-Œil mais leur niveau de protection laisse à désirer. Je ne détecte qu'un Fidelius.
- Poulets sans cervelle, commenta Rodolphus.
- Mais si la demeure est sous Fidelius, comment allons-nous pouvoir les surveiller, se demanda Gibbon, ce qui fit soupirer Travers.
- Rappelle-moi pourquoi tu les as choisis, Bellatrix ?
- Il faut bien qu'on puisse faire des rotations et ils étaient les seuls disponibles.
Entre temps, ils avaient poursuivi leur avancée et était entrés dans le parc au centre du Square. Bellatrix les avait emmenés en de manière à faire face aux numéros 11 et 13.
- Je suppose que le n°12 est l'endroit que nous devons surveiller, commenta Gibbon. Donc on fait comment ?
- Regardez tous l'espace entre le n°11 et le n°13. Et pensez que vous cherchez le QG de l'Ordre du Phoenix, qui est effectivement au n°12. Qu'est-ce que vous voyez ?
- Bah, rien, répondit Jugson.
- Effectivement, rien. Maintenant, pensez à la résidence londonienne des Black, qui est accessoirement parlant au n°12. Qu'est-ce que vous voyez ?
En guise de réponse, Bellatrix obtient des exclamations de surprises de la part des deux idiots qu'elle avait alpagué et des hochements entendus de Rodolphus, Rabastan et Travers.
- Ma foi, fit ce dernier. Je ne connaissais pas cette faille dans le sortilège du Fidelius. Intéressant.
- Mais en y pensant, commença Rodolphus. Notre propre QG est sous Fidelius.
- Je suis sûre que le Maître à parer à cette éventualité depuis longtemps. Après tout, c'est lui qui m'a donné l'indice pour passer outre le sortilège.
- Bon, maintenant qu'est-ce qu'on fait ? demandèrent Jugson et Gibbon.
- On surveille, fit Rabastan d'un ton évident.
- Exact, confirma Bellatrix. Dolpus et Bastie, vous prenez les rondes de jours. Travers vous rejoindra quand il aura du temps libre. Vous deux, fit-elle en désignant Jugson et Gibbon, vous serez avec moi dans les rondes de nuit. Le maître ne veut pas qu'on s'attaque aux habitants. Des questions ? Travers, donne-moi le nom du sortilège de détection le plus intéressant que tu ais.
- Detectum horarium. Il dure 24h et t'indique les personnes présentes dans un lieu donné à chaque heure.
- Très bien ! Restez-là.
Bellatrix quitta le parc et se dirigea vers la porte du numéro 12. Le quatuor la regarda agiter sa baguette puis revenir avec eux.
- J'ai jeté le sort et ceci, fit-elle en faisant apparaître un parchemin qu'elle tendit à son époux, nous permettra de savoir qui est là et quand. J'ai également ajouté un détecteur d'état. Histoire que personne ne tente de rentrer alors qu'il y a encore du monde debout à l'intérieur.
Vers 21h, Rodolphus et Rabastan laissèrent la place à Bellatrix, Jugson et Gibbon. Pendant que ses deux collègues surveillaient la maison, Bellatrix regardait le parchemin. Apparemment, une réunion de l'Ordre avait eu lieu dans l'après-midi, au vu du nombre de personnes qui s'étaient retrouvées dans la demeure entre 15h et 17h. Bellatrix était tout de même étonnée de ne pas y voir le nom de Bébé Potter. Après tout, si elle n'avait pas récupéré la maison, c'était sans doute parce que son Gryffondor de cousin l'avait laissé à son tout aussi Gryffondor de filleul. Elle n'envisageait même pas la possibilité que sa sœur aînée Andromeda ai pu la récupérer, malgré le fait que sa fille et elle-même fassent partie de l'ordre.
Vers 23h, Bellatrix réalisa que la tribu Weasley dormait dans la maison, ainsi que le loup-garou, ce qui la faisait encore plus se questionner sur l'absence de Potter. Après tout, les Weasley avaient une habitation personnelle (pour avoir vu la bâtisse, elle ne pouvait dignement lui donner le nom de maison) dans laquelle le père et la « mère laitière » comme se plaisait à l'appeler les frères Lestranges habitaient le reste de l'année pendant que leurs enfants étaient à Poudlard. Humm…
A 3h, Bellatrix vint à la réalisation que rester à faire le guet ne servait à rien dans la mesure où tout le monde entrait dans la maison par le réseau de cheminée et que le sortilège leur indiquait qui était présent dans la maison. Ils avaient seulement besoin de renouveler le sort toutes les 24h. Puis elle se rappela que le Maître avait fait savoir que des initiatives seraient les bienvenues du moment que personne ne se faisait attraper.
- Restez-là, ordonna-t-elle à ses deux comparses
- Qu'est-ce que tu vas faire ?
- Je prends une initiative. Pas que vous puissiez comprendre ce que c'est.
Bellatrix se dirigea vers la maison et poussa la porte. Elle senti la demeure l'accueillir comme dans ses souvenirs. Donc en plus de ne pas connaître la faille du sortilège du Fidelius, Dumbledore n'avait pas demandé à Bébé Potter de retirer l'accès de la maison aux membres restants de la famille Black.
Alors qu'elle s'avançait dans le couloir du rez-de-chaussée avec l'intention d'aller dans la bibliothèque et de chiper quelques ouvrages qui pourraient intéresser son Maître, elle fut stoppée dans son élan par l'apparition de Kreattur.
- Maîtresse Bellatrix ! chuchota l'elfe de maison. Que Kreattur est ravi de vous voir.
- Kreattur ! Je ne pensais pas que tu puisses encore être en vie ! Tu vas pouvoir m'aider.
- Oui, Kreattur va tenter d'aider Maîtresse Bella. Mais avant, il faut aller dans un endroit où les traites à leur sang ne peuvent entendre Maîtresse.
Et Kreattur transplana avec Bellatrix dans la bibliothèque.
- Bien Kreattur, réponds à mes questions. Qui a hérité de la maison après la mort de Sirius ?
- Lord Black.
- Qui est le nouveau Lord Black ?
- Maître Harry.
- Harry comme dans…Harry Potter ?
- Oui, lui-même. Lord Sirius l'a adopté traditionnellement.
- Chapeau cousin, je ne pensais pas que tu l'aurais en toi d'utiliser la magie du sang, murmura Bellatrix. Est-ce que Lord Potter-Black est ici ?
- Non, il n'y a que les traites descendants d'ancienne Maîtresse Cedrella et l'ami lycanthrope de Maître Sirius.
- Et Harry ?
- Maître Harry était là jusqu'à hier. Puis il est allé à la soirée du Ministère et il s'est fiancé ! dit avec enthousiasme l'elfe. Maître n'est pas rentré mais c'est normal, il doit conduire les rites de fiançailles.
- Très bien, merci Kreattur. Je me doute de pourquoi le loup est ici mais les Weasley ? Si Harry n'est pas, plus ici.
- Le directeur au citron a invité les traîtres après avoir appris que Maître rentrait pour les vacances. Maître n'était pas content. Surtout quand la traîtresse hurleuse a voulu empêcher Maître d'aller dans la bibliothèque ! SA bibliothèque. Maître n'était pas content et l'a fait savoir.
- Eh bien, Bébé Potter n'est pas si aveugle que ça finalement. Je vais aller visiter la maison. Ne dis à personne que j'ai été ici.
- Oui, Maîtresse Bella.
Bellatrix se balada pendant plus d'une heure dans la maison. Elle passa devant le portrait de Tante Walburga et discuta un peu avec elle et fit de même avec celui de Phineas. Elle jeta des sorts d'écoute sur les chambres des parents Weasley. Elle prit soin d'effacer son odeur et son aura, histoire que sa visite ne soit pas remarquer par le loup-garou. Elle décida d'achever sa visite en allant regarder la tapisserie familiale.
Pas grand-chose n'avait changé. Le trou de baguette à l'emplacement de Sirius avait été réparé, ainsi que celui d'Andromeda. Et Bébé Potter était bien présent, 2 rangs en dessous de Tante Dorea, avec le halo caractéristique qui permettait de retrouver les différents chefs de famille sur la tapisserie. Sauf que les inscriptions en dessous de son portrait surprirent Bellatrix.
Henry Potter (1980-)
Lord Black, Lord Potter, Lord Gryffondor
Ep. Thomas Gaunt
Bellatrix se souvenait de ses cours de généalogie magique. La famille Gaunt se revendiquait descendre de Salazar Serpentard et leur capacité à parler Fourchelangue allait dans ce sens. Sauf qu'ils avaient perdu leur fortune il y a environ 200 ans et que les dernières générations avaient carrément vécues dans la pauvreté, leurs enfants n'allant même plus à Poudlard. Bien que…depuis que Salazar était parti de l'école, aucun de ses descendants n'avaient étudié dans l'établissement qu'il avait aidé à bâtir.
Sauf un…Son Maître, Voldemort, le Seigneur des Ténèbres.
Il n'avait jamais dévoilé son ascendance mais il était à parier qu'au moins l'un de ses parents été un Gaunt, sans doute son père. Et le Maître était assujetti à la loi d'union du Ministère…
- Kreattur !
- Oui, Miss Bella ?
- Quel est l'identité du fiancé d'Harry ?
- Lord Gaunt, un descendant du grand Serpentard.
- Si Harry n'est pas rentré de la fête du Ministère, comment sais-tu qu'il est fiancé ?
- C'était à la Une de la Gazette, Maîtresse. De plus, le vieux citronné y était et il a confirmé quand la traîtresse crieuse a vu le journal.
- As-tu gardé le journal ?
- Oui, maîtresse. Tenez, répondit Kreattur en faisant apparaître le journal en question
Bellatrix regarda la Une et ses yeux s'écarquillèrent. En tant que membre du Cercle Interne, elle faisait partie des rares qui connaissait la véritable apparence du Seigneur des Ténèbres. C'est-à-dire celle d'un sorcier fort séduisant d'une trentaine d'années et non d'une face de serpent. Et c'était cette apparence envoûtante qui se trouvait, tout sourire, sur la Une de la Gazette aux côtés d'Harry Potter.
- Kreattur… C'est le Seigneur des Ténèbres à côté de Potter sur le journal.
L'elfe de maison écarquilla les yeux tandis que ceux de Bellatrix se revinrent sur la tapisserie, un sourire sadique aux lèvres.
Ma foi, Bébé Potter caches bien son jeu.
