Hello tout le monde,
Je poste le chapitre avec un peu d'avance. Le 2nd semestre universitaire se termine et je viens de finir un devoir particulièrement énervant, non pas à cause du sujet mais du groupe de travail. Pour faire simple, je me demande comment certaines personnes font pour arriver au niveau master avec une éthique de travail ou d'organisation déplorable. Bref, pour me remonter le moral avant d'attaquer mes 2 derniers devoirs, je m'imagine vos commentaires en attendant de pouvoir les lire.
Enjoy xoxo
PS: des fanfictions crossover Harry Potter x Marvel à me proposer ? C'est mon nouveau dada. J'aime bien le couple Harry/Loki.
ATTENTION : mention/suggestion de viol !
Comme dévoilé par Bellatrix, aucune réunion de l'Ordre n'eut lieu à la suite des fiançailles d'Harry. Cependant, cela ne signifiait pas que Dumbledore ne se vit pas interroger sur le sujet à plusieurs reprises.
Alastor lui demanda si les vérifications habituelles avaient été faite concernant Tom Gaunt i.e. son passé, sa famille, ses relations et j'en passe. Car à défaut d'être officiellement membre de L'Ordre, il ne peut en ignorer encore longtemps l'existence. Sans compter qu'il était désormais primordial qu'il soit protégé dans le cadre des protections autour d'Harry. L'ancien auror avait volonté d'éviter une répétition des évènements du département des Mystères, sous quelques formes que ce soit. Quand Albus lui demanda ce qu'il pensait de la situation en elle-même, il répondit :
- Je m'en balance la jambe en bois. Potter et Gaunt sont voués à être mariés par l'autorité du Ministère. Alors que cela soit maintenant ou dans 3 ans… De toute façon, même si j'avais une opinion sur la question, je doute que Potter y prêterait grande attention. Alors autant m'épargner l'effort.
Plus tard, ce fut Minerva qui décida de jouer les grands-tantes inquiètes dans son bureau. Au grand dam du directeur.
- Pas que Lord Gaunt ne soit pas respectable et tout le tralala, mais ne devrions-nous pas nous inquiéter, Albus ? Le pauvre enfant ne le connait que depuis 3 mois et accepte déjà sa demande en mariage.
- Alastor m'a fait remarquer qu'avec une union inévitable du fait de la loi d'union, cela ne changeait pas grand-chose qu'elle survienne maintenant ou à la fin des délais impartis.
- Albus, vous savez très bien qu'une fois sa tête sortie de l'effort contre Vous-Savez-Qui, Alastor est déconnecté de la réalité à un point que cela en devient parfois inquiétant. Non, je pense que quelqu'un devrait parler à Harry. Je crains qu'avec la disparition de Sirius cet été, il fasse inconsciemment une sorte de transfert ou quelque chose dans le genre sur Lord Gaunt. Ça serait très malsain pour leur relation, surtout que l'on ne sait toujours pas si les unions issues de cette loi pour divorcer dans le futur. Harry a tellement souffert déjà dans sa courte vie.
- Notre Harry est fort. Vous vous inquiétez un peu trop, Minerva ma chère.
- Si vous le dites…
Minerva ayant officieusement changé de camp, son but initial était de venir mesurer la température. Depuis qu'elle savait la vérité concernant Harry et Tom, elle se doutait qu'un tel événement surviendrait avant que le jeune homme n'ait fini sa scolarité. Elle voulait juste savoir comment Albus, grand manipulateur qu'il était, prenait la chose. Apparemment pas très bien mais il ne semblait pas vouloir changer les grandes lignes de son plan (quel qu'il soit), juste ajuster quelques points de précision. Une information qui serait bien utile à Tom.
Une fois la sorcière partie de son bureau, Albus était sûr d'avoir eu la pire conversation au sujet d'Harry après Molly Weasley (ses oreilles en bourdonnaient encore). Mais c'était sans compter Kingsley, qui était au fait de la vérité.
- Albus, que faisons-nous ?
- Que faisons-nous à propos de quoi ?
- A propos d'Harry ! Avez-vous oublié qu'il vient de se fiancer avec Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom.
- Non, Albus n'avait pas oublié. Mais son esprit avait négligé de lui rappeler que Kingsley était au courant de la véritable identité de Lord Thomas Gaunt.
- Je ne sais pas Kingsley. Je doute que révéler la véritable identité de son fiancé à Harry nous aide de quelques manières que ce soit. Harry est un Gryffondor, ne l'oubliait pas. Il a tendance à agir avant de penser et je doute qu'une telle confrontation avec Voldemort ait une issue positive pour qui que ce soit. Sans compter que s'il est déjà ce point sous la coupe de Tom, il peut ne croire aucune déclaration de notre part.
- Mais que faire ? Vous-Savez-Qui est désormais à ça de gagner la guerre ! fit Kingsley en mimant avec ses doigts. Une fois marié, Harry ne pourra plus rien contre lui.
- Mais Tom ne pourra rien contre Harry non plus. Il ne faut pas perdre de vue ceci. Et Harry sera toujours en mesure de s'attaquer aux Mangemorts.
- Et Vous-Savez-Qui de s'attaquer à L'Ordre ou aux citoyens lambdas, cracha Kingsley
- Kingsley mon cher… Que voulez-vous que je vous dise ? Nous devons faire avec ce que nous avons.
Heureusement pour Albus, Kingsley reçu un patronus du service des aurors et reparti aussi sec pour le Ministère, l'empêchant de répondre à cette question qui était, bien entendu, rhétorique.
Mais il était vrai que ces fiançailles étaient inquiétantes, aussi bien par les identités des fiancés que son timing. Sans compter que question sécurité, Harry l'avait mis dans de beaux draps. Hors des murs de Poudlard, le jeune homme était suivi en permanence. Rien que sa venue au Bal du Ministère était inquiétante en elle-même. Molly aurait dû le retenir, c'était bien pour cela qu'il avait invité, au nom d'Harry, la famille Weasley à passer les vacances au QG.
Il fallait qu'il ait une discussion avec le jeune homme.
La fin des vacances arriva et avec elle, le retour à Poudlard. Albus passa gentiment un savon à Molly concernant son inaptitude à surveiller Harry et lui demanda pour une fois, de déposer Ron et Ginny en avance à la gare. Tom était intelligent et quoi que soit son plan concernant Harry, il ne le mettrait pas en action maintenant, au risque de fragiliser la position de son identité alternative. Ce qui voulait dire qu'il laissera Harry revenir à Poudlard et que ce dernier montera dans le Poudlard Express. Et Albus voulait savoir exactement ce qui se passera de l'arrivée du jeune homme au départ du train.
Ron et Ginny furent dans un wagon à 10h15, un record pour la famille Weasley. Mais rendons à Merlin ce qui est à Merlin : Kreattur fut d'une aide précieuse, empilant toutes les affaires des rouquins aux pieds de leurs lits pour qu'ils puissent boucler leurs valises rapidement. Pourquoi ne fit-il carrément pas les valises, demanderez-vous ? Kreattur servait la maison Black, pas des traites à leur sang. Comme cela faisait déjà 5 fois que les rouquins passaient leurs vacances dans la résidence londonienne, il connaissait leurs petits travers d'organisation. A savoir, une tendance à faire les valises à la dernière minute, le matin même du départ. Et ce que Kreattur voulait le plus au monde, c'était de les voir débarrasser le plancher afin de désinfecter la maison. Donc il leur servait leurs affaires sur un plateau mais il ne fallait pas pousser non plus.
Donc le programme des deux jeunes Weasley était de sonder le quai pendant 45 minutes à tout cassé. Ils étaient dans un wagon pas tout à fait au milieu du train qui leur donnait une vue panoramique sur le quai, ainsi que sur l'accès au côté moldu, le point de transplanage et l'accès au réseau de cheminette.
Vers 10h30, Hermione arriva en compagnie des Malfoy. En bon gentleman, Drago l'aida à bord du wagon puis l'escorta jusqu'au compartiment de Ron et Ginny. Il ignora totalement les deux roux avant de partir à la recherche de ses propres amis.
- Alors comment était vos vacances ? demanda Hermione
- On a nettoyé le QG et fait nos devoirs, répondit Ginny
- Mais on a déjà nettoyé le QG. Sans compter que Remus y vit dont fait un minimum de maintenance. Et puis, il y a Kreattur
- Ouai mais tu connais Maman…
- Tu savais qu'Harry s'est fiancé ? interrompit soudainement Ron
- Oui, je sais. Je l'ai même vu au Bal de fin d'année organisé par les parents de Drago.
- Ah un bal de mangemort ! Gaunt est avec Tu-Sais-Qui ! Je paris qu'il y était !
- Il n'est rien arrivé à Harry, je peux te l'assurer. Pareil pour moi. Donc ça ne peut que dire que ce n'était pas une fête de mangemorts, hein ? De plus, je n'ai vu aucun reptile.
Alors que Ron s'apprêtait à répondre, un bruit de transplanage se fit entendre sur la plateforme.
Il était 10h50 et Harry venait enfin d'arriver, dans les bras de Tom.
Les deux rouquins collèrent pratiquement leur tête à la vivre afin de voir de plus près ce qui se passait. A côté d'eux, Hermione secoua la tête d'un air résigné. De là où elle était assise, elle pouvait très bien voir ce qu'Harry et Tom faisaient. A savoir se dire au revoir.
Après un dernier baiser qui fit frissonner Hermione de là où elle était, Tom libéra Harry qui se dirigea vers le train. Quand il vit les deux Weasley à la fenêtre, il les salua et accéléra le pas vers le wagon. Quelques instants plus tard, il était dans le compartiment. Il s'installa sur la même banquette d'Hermione, côté fenêtre, afin de pouvoir continuer ses adieux avec Tom.
Quand le train eu quitté la gare, Harry soupira légèrement puis se tourna vers ses amis.
- Hey ! C'était comment les vacances ?
Ron le regardait avec des yeux ronds mélangeant incrédulité et dégout. Quant à Ginny, son regard suintait le désespoir.
- Génial, répondit Hermione. C'est vrai que je n'ai pas vraiment eu l'occasion de te parler de mes vacances lors du bal. C'est parfait, vous serez au courant en même temps. Alors, Drago s'est bien adapté au monde moldu…
Et Hermione fit ainsi la discussion pendant presque une bonne heure. Quand elle eut fini, Ginny avait enfin repris ses esprits.
- Au fait, Harry. Tu as laissé tes affaires au QG. Je crois que Maman va tenter de te les env…
Ginny fut interrompu par un « pop ! » sonore et l'apparition d'un certain elfe de maison et d'une valise.
- Kreattur est venu apporter la valise de Lord Black, déclara l'elfe en faisant léviter ladite valise vers le porte-bagage.
- Merci, Kreattur. Répondit Harry
L'elfe s'inclina et reparti avec un deuxième « pop ! ».
- Tu disais, Ginny ?
Pendant ce temps, au Square Grimmauld :
- Arthur, les affaires d'Harry ont disparu !
Pendant que la matriarche Weasley s'égosillait à propos d'une mallette d'écolier qui n'était plus là où elle était censée être (d'après elle), Kreattur ricanait discrètement mais diaboliquement dans le grenier.
Sorcière idiote.
En arrivant au village, Ginny ressenti une désagréable sensation. Comme si elle était attirée vers un endroit précis. Comme la sensation semblait la diriger vers le château, elle ne s'inquiéta pas. Cependant, une fois dans le château et plus exactement dans la Grande Salle :
- Ginny ? Tu vas où ? demanda Ron à sa sœur
La jeune fille sembla alors se rendre compte du chemin qu'elle prenait. Elle avait atteint la table des Serpentard et semblait à deux doigts de longer le mur comme si…
Comme si elle se dirigeait vers là où était assis Severus Rogue à la table des professeurs.
Ses yeux s'écarquillèrent et elle se précipita pour rattraper le trio. Cependant, son comportement ne passa pas inaperçu.
Harry et Hermione se lancèrent un regard en biais avant de croiser le regard de leur professeur de potions. Celui hocha discrètement la tête.
La clause de proximité s'était activée.
Le reste de la soirée se passa sans soucis. Ginny ressentit toujours cette pulsion à aller vers Rogue durant le dîner mais décida de l'ignorer. La pulsion s'accentua après alors qu'elle se dirigeait vers la Tour Gryffondor mais elle n'en eu que faire.
Une demi-heure après son arrivée dans la salle commune et alors qu'elle songeait à aller se coucher, le professeur McGonagall fit son entrée.
- Miss Weasley, venez avec moi s'il vous plait.
Ginny suivit sa directrice sous les regards étonnés de la plupart de ses camarades. Elle-même se demandait pourquoi demander une discussion aussi alors que le couvre-feu était dans moins de 10 minutes. Il ne pouvait s'agir de ses parents ou de ses autres frères car Ron aurait également été appelé.
- Qu'est-ce que cela pouvait bien être ?
- Professeur ? Qu'est-ce qui se passe ?
- Vous ne vous doutez vraiment pas, Miss Weasley ?
- Non. Je sais juste qu'il n'est rien arrivé à ma famille car vous auriez demandé à Ron de se joindre à nous.
Effectivement, bien que votre famille ait joué un rôle dans ce qui amène notre discussion.
- Madame ?
- Vous n'avez rien ressenti de particulier en descendant du train ?
Ginny regarda la sorcière avec de grands yeux ronds. Minerva ne sut si c'était de surprise à ou d'autre chose.
- Je pense que vous savez que vous êtes liée au professeur Rogue dans le cadre de la loi d'union. Pas la peine de nier, tout le monde ici est déjà au courant. Nous savons également que vous, ou du moins vos parents, n'ont pas été très coopératifs concernant l'établissement du contrat de fiançailles. Mais ce qui nous…vous concerne aujourd'hui, ce sont les conséquences de leurs actes. En décidant de personnellement ignorer les diverses débouchées de la loi et en vous entrainant avec eux, vos parents ont permis l'activation d'une clause particulière de la loi qui ne s'applique qu'aux couples ayant optés pour la signature d'un contrat de promesse et de fiançailles.
Face au visage figé de Ginny, Minerva continua après un soupir.
- La clause en question est une clause de proximité, qui s'active quand la magie de la loi et du contrat détecte que l'un des membres du couple chercher à… se dérober. Vous me suivez, Miss Weasley ?
Ginny était toujours figée, même si Minerva constata que sa respiration s'était accélérée.
- Bon, je ne vais pas aller par quatre chemins… La clause vous pousse à être proche du professeur Rogue, afin que vous puissiez apprendre à vous connaître. C'est la sensation que vous, mais aussi Severus, ressentez en ce moment. Le Ministère est au courant et a informé l'école dans la soirée. Il est nécessaire, afin de satisfaire la magie de la clause… que vous emménagiez dans les cachots. Vous serez dans les appartement de Severus. Rassurez-vous, vous aurez votre espace personnel. Et vous serez toujours membre de la maison Gryffondor. Bien évidemment, vous connaissez l'étendue du moulin à parole de l'école, tout le monde sera au courant d'ici demain midi. Je suis vraiment désolée, Ginevra. Vos parents vous ont mis dans une situation bien délicate. Je n'aurais jamais cru cela d'Arthur et Molly…
Le cerveau de Ginny avait parfaitement enregistré ce que le professeur de métamorphose disait. Mais la jeune fille était dans une sorte d'état de choc, de fait, la signification ainsi que l'implication de ses paroles n'avaient pas atteint tous les neurones concernés. Elle fonctionnait tout bonnement en mode automatique.
Aussi, quand la jeune fille se réveilla le lendemain matin dans une chambre avec des murs de pierre et sans décoration, elle paniqua pendant quelques instants, le temps que les informations de la veille fassent leur chemin. Une fois que cela fut fait, la jeune fille fut à peine calmée.
A l'instar de l'annonce des fiançailles d'Harry, sa situation actuelle l'éloignait de son rêve et l'embourbait un peu plus dans le cauchemar dessiné par le Ministère.
Comment faire pour se sortir de là ? Pendant les vacances, sa mère lui avait avoué que la famille s'était vue infligée une sanction financière dans un premier temps pour l'histoire du contrat avant que son père soit suspendu sans paie pour la journée de rencontre. Ils étaient dans le collimateur du Ministère et au moindre problème supplémentaire avec la loi…BAM ! Son père, le gagneur de pain, perdrait son emploi et toute la famille (ou, moins, les parents, Ron et elle) serait dans la bouse d'hippogriffe. Apparemment, Percy et les jumeaux étaient au courant de la situation à la suite de la journée de rencontre et s'étaient ouvertement dissociés de la famille sur ce point. Pas que cela soit étonnant en provenance de Percy mais les jumeaux, eux qui avait plus qu'enfreint le règlement à l'école… Ginny ne s'en remettait toujours pas. Autant qu'elle sache, Bill et Charlie n'étaient pas au courant mais son père avait été très remonté quand il avait découvert le pot aux mandragores, donc il pouvait très bien les avoir mis au courant entre temps. Ce ne serait-ce que pour demander de l'argent pour payer les cadeaux de Noël.
Ginny regarda sa montre : 7h55. Le petit déjeuner avait débuté il y a dix minutes. Pas qu'elle était pressée de se rendre dans la Grande Salle avec ce qui lui arrivait. De toute façon, elle n'avait pas cours le lundi matin. Elle s'approcha de la porte et tendit l'oreille : aucun bruit de l'autre côté, ce qui voulait dire que la voie était libre. Il était de notoriété publique que Rogue était un lève-tôt (et aussi un couche-tard, vu le nombre de personnes qu'il chopait régulièrement après le couvre-feu) et qu'il restait dans la Grande Salle durant toute la durée du petit-déjeuner, sauf à ce qu'il est cours après et dans ce cas, il partait cinq minutes avant la fin. Mais Ginny voulait tout de même vérifier.
Confiante, elle sortit tranquillement de la chambre… pour tomber sur la personne qu'elle souhaitait éviter, assise sur le canapé.
- Ah, Ginevra. Assieds-toi, fit Rogue en lui désignant un fauteuil de la main.
Ginny ne bougea.
- Je sais à quoi tu penses et sache qu'aucune des portes de cet appartement donnant sur l'extérieur ne s'ouvriront avant que nous ayons discuté. Ou du moins, que j'ai dit ce que j'ai à dire.
Ne voyant aucun échappatoire, Ginny se dirigea vers le fauteuil. Elle croisa les bras tel un enfant boudeur et regarda son lié.
- Bah parlez.
- Aucun de nous n'ait ravi que les désaccords entre nos deux familles concernant la loi d'union aient débouché sur cette situation. Mais nous allons devoir faire avec. Je vais juste énoncer quelques règles. Je veux que tu sois ici au maximum 5 minutes avant le couvre-feu. Pour information, sache qu'il faut exactement 8 minutes pour faire le trajet d'ici à la Tour Gryffondor. Tu n'invites personne ici. Tu prendras tes repas dans la Grande Salle comme d'habitude sauf les dimanches, que tu passeras ici, avec moi. Il serait ridicule d'aggraver la situation vis-à-vis de la clause. J'espère également que tes devoirs seront faits en temps et en heure et d'une qualité suffisante. Je ne te donnerais aucun passe-droit. Cependant, si tu as besoin d'aide, je te l'offrirais volontiers. Des questions ?
Ginny se contenta de souffler avec colère.
- Une dernière chose. Dans l'intimité de ce logement, nous nous appellerons par nos prénoms : Severus et Ginevra. Je pense qu'il est encore trop tôt pour les surnoms et autres diminutifs. Bien évidemment, à l'extérieur, je redeviens le Professeur Rogue et toi Miss Weasley. Est-ce bien compris ?
Ginny se contenta d'acquiescer par vocalise.
- Ah, j'oubliais. Je veux des réponses verbales.
- C'est bien compris et je n'ai aucune question. Severus.
Ce dernier décida de ne pas relever, pour cette fois, le ton sur lequel lui parlait sa liée.
- Tu peux aller prendre rejoindre tes amis.
A peine avait-il fini sa phrase que Ginny ouvrait déjà la porte.
Le lendemain de son retour à Poudlard, Harry fut convoqué dans le bureau du directeur à sa grande non-surprise. Hormis la lettre qu'il avait laissé à Remus et Hermione qu'il avait croisé au bal des Malfoy, il n'avait contacté personne pour leur dire qu'il était en parfaite santé (à l'exception de quelques suçons et d'un anus délicieusement meurtri). En même temps, personne n'avait cherché à le contacter non plus et ils ne pouvaient mettre la responsabilité sur les barrières autour du château Serpentard. Tom disposait de l'équivalent magique d'une boite postale à Gringotts et tous les jours, les elfes de maison vérifiaient l'arrivée de courrier. Sachant qu'il était légalement son mari, son courrier aurait également atterri au même endroit. Mais rien du tout, hormis une lettre de Remus disant « Félicitation. Aurais-je l'honneur de t'amener jusqu'à l'autel ? », ce à quoi il avait bien évidemment répondu par la positive.
En début de matinée, tout le monde voulait avoir des détails croustillants sur ses fiançailles mais en fin de journée, alors qu'Harry se dirigeait vers le bureau du directeur, tout le monde ne parlait que du fait que Ginny avait dû emménager dans les cachots. Harry n'avait pas de réelle opinion sur le sujet, les deux protagonistes étant tous deux à plaindre pour des raisons différentes. Il espérait juste que Ginny ne resterait pas butée sur sa position actuelle, au risque de se retrouver face à la part la plus sombre de Rogue, celle qui justifiait son appartenance aux mangemorts.
Une fois dans le bureau du directeur, Harry dû une nouvelle fois faire face aux habituelles question (du Thé ? Bonbon au citron ?) qu'il en venait à se demander s'il ne dosait pas le tout de véritaserum…
Bonne question… Il fallait qu'il obtienne des précisions de Severus.
Harry renforça ses barrières d'occlumens juste au moment où Dumbledore s'attaqua à la raison de sa convocation :
- Nous nous sommes faits beaucoup de souci pour toi, Harry.
- Comment ?
- Je disais, que nous nous sommes inquiétés. Quand tu n'es pas revenu à Square Grimmauld après la soirée du Ministère. Je ne savais d'ailleurs pas que tu y serais présent.
- En tant que chef des maisons Potter et Black, pas que cela signifie grand-chose vu que l'une d'entre elle se limite à ma personne et l'autre à 3 femmes mariées, j'ai reçu une invitation. Et je me suis dit que cela serait bien utile de rencontrer la plupart des hauts fonctionnaires mais aussi les autres Lords et Ladies du Magenmagot. Certes, les discussions étaient plutôt à sens unique…
- Je comprends l'intérêt que tu puisses trouver à la bureaucratie ministérielle mais tu dois encore finir ta scolarité…
- Professeur, il s'agit de ma dernière année. Juste les ASPIC avant de devoir trouver un job ou de manager à temps plein mon héritage. Commencer doucement à construire mon carnet d'adresse n'est pas si terrible.
- Oui, oui. Mais Molly s'est fait un sang d'encre. Tu as été un très mauvais hôte à Noël, Harry.
- J'adore les Weasley, professeur, n'en doutez pas. Mais ils se sont en quelques sorte invités pour Noël. Je suis profondément touché qu'ils aient voulu éviter que je passe les festivités seul après les évènements de cet été mais…
- Mais quoi, Harry ?
- Mais à l'exception des quelques réunions que vous auriez pu organiser, je souhaitais être seul. J'avais un programme, même si la demande de Tom l'a quelque peu chamboulé. Depuis que Fudge m'a dévoilé mon héritage, je n'ai pas vraiment eu le temps d'en connaître les tenants et les aboutissants. J'avais prévu de faire des visites à Gringotts, éventuellement dans les résidences dont j'ai hérité en plus de Square Grimmauld. Non vraiment, c'était sympa de leur part mais ils n'étaient pas ma priorité.
- Comme tu sembles avoir passer la majeure partie de tes vacances avec Lord Gaunt, je doute que tu aies pu suivre ton programme. Félicitation d'ailleurs.
- Merci. Oh si, j'ai pu faire la plupart des choses que j'avais prévu, sauf consulter la bibliothèque à Square Grimmauld en profondeur. Mais la bibliothèque au Manoir Gaunt a amplement fait l'affaire.
- Oh, je suis ravi que tu aies pu tout de même suivre ton programme malgré cet heureux imprévu. Cependant, je ne peux m'empêcher de me demander…
- Vous demandez quoi, professeur ?
- N'est-ce pas un peu trop tôt ? Lord Gaunt et toi ne vous connaissez que depuis 3 mois environ et la loi du Ministère vous laissez encore 9 mois pour les fiançailles, sans compter les 2 ans avant le mariage.
- Eh bien, pour avoir consulter avec Hermione les textes de la loi ainsi que les autres législations concernant le mariage… J'ai été assez étonné de découvrir que le divorce n'existait pas en tant que tel. Certes, il y a possibilité de faire annuler le mariage pour certains critères bien précis mais la procédure semble tellement fastidieuse que je me demande combien de personnes vont jusqu'au bout. En fin de compte, la seule véritable date limite est celle concernant le mariage, dans la mesure où la loi fiance automatiquement tous les couples. Il s'agit juste d'une manière de donner un peu de normalité à des couples qui n'ont pas été formé naturellement.
- Je comprends et partage ton point de vue mon garçon mais… Accepter ce niveau d'intimité à ton âge et avec un total inconnu…
- Professeur…Vous savez quelque chose sur Tom ?
Harry fit une danse de la joie intérieure pour se complimenter de son jeu d'acteur. Il venait de tendre une perche à Dumbledore et il voulait voir si celui-ci allait la prendre ou non.
- Non, mon garçon. Je ne sais rien sur Lord Gaunt qui soit inquiétant. Je m'inquiète juste pour toi.
Rangeons la perche, les amis.
- Merci directeur mais ne vous faites pas de souci pour moi. Sachant que je vais passer la majeure partie de l'année ici, je pense que célébrer les fiançailles maintenant ou en septembre reviendrait au même. Et puis, j'arrive à tirer parti des situations les plus compliquées parce que je suis un survivant. Le survivant. Ahah.
- Ahah, ta blague est bien bonne, Harry. Bien, maintenant que tu as apaisé mon vieil esprit grincheux, je ne vais pas te retenir longtemps. Je doute que tu arriverais à tirer parti d'une retenue avec le professeur Rogue si tu te balades après le couvre-feu.
- Effectivement, il y a des limites. Bonne soirée, directeur.
- Bonne soirée, Harry, mon garçon.
Les semaines qui suivirent pour le couple Severus/Ginny ne furent pas de tout repos. La jeune fille s'arrangeait pour être hors des cachots le plus tôt possible et n'être de retour que 5 minutes pile poil avant le couvre-feu, avant de s'enfermer directement dans sa chambre. Au moins, Severus était sûr qu'elle avait se heures de sommeil par nuit. Comme prévu, elle passait les dimanches dans les cachots mais cela demanda un peu d'intervention de la part de Severus pour que cela se passe correctement.
Le premier dimanche, elle se leva avant Severus (un exploit), prit son petit-déjeuner seule puis s'enferma dans sa chambre pour s'atteler à ses devoirs. Elle sortit pour le déjeuner puis retourna s'enfermer. Au dîner, Severus lui fit remarquer qu'ils étaient censés utiliser le dimanche pour passer du temps ensemble et que cela été difficilement réalisable s'ils étaient dans des pièces différentes. Il reçut également une beuglante de sa future belle-mère, lui interdisant de s'approcher de sa fille ou même de lui adresser la parole, y compris en classe ou dans les couloirs.
Le deuxième dimanche, Ginny se leva (ou du moins, sortie de sa chambre) après que Severus eut fini son petit-déjeuner. Elle mangea seule puis disparu 1h dans sa chambre avant de ressortir et s'installer avec de quoi travailler sur ses devoirs de la semaine. Comme elle semblait travailler et Severus, pour sa propre santé mentale, décida de fonctionner dans son sens, il ne lui posa pas énormément de questions. Juste quels devoirs elle avait à faire et le sujet (toujours 2-3 matières qui lui prenait la majeure partie de la journée), lui demander si elle avait besoin d'aide (non) et mentionné qu'il disposait de livres utiles dans sa bibliothèque personnelle (pas qu'elle s'en soit approcher).
Le troisième dimanche, même manège. Severus ne dit rien mais ayant très bien compris le manège de la jeune rouquine, cela commençait à l'agacer. Il mentionna juste le fait que sa mère souhaitait la rencontrer et qu'elle passerait dans deux semaines au plus tôt. Il obtint « Qu'elle prenne son temps. Je ne suis pas pressée. » comme réponse.
Le quatrième dimanche, Severus en avait ras le bol. La pression due à la clause de proximité s'était fortement amoindrie mais elle était toujours présente, montrant bien que la magie n'était pas totalement satisfaite. Le matin, il laissa Ginny à son programme habituel. Mais à midi :
- Pas que te voir te consacrer autant à tes études me déplaise, mais concentrer son travail sur une seule et même journée n'est pas une bonne organisation et ne présage pas un résultat maximal pour chaque devoir.
- Qu'est-ce que vous en avez à faire des notes que j'obtiens à mes devoirs ?
- En étant promis l'un à n'autre par la loi d'union, nos actions et comportements mutuels ont un impact sur l'image et la réputation de l'autre, bien que mes actions aient beaucoup moins d'impact sur toi que la situation inverse. Sans compter que le fait que le jour en question soit le jour où nous sommes censés discuter est quelque peu… dérangeant pour ne pas dire insultant.
- Mais vous croyez quoi ? Que j'ai envie de devenir Mrs Severus Rogue ? Que je rêve d'avoir un Serpentard comme mari ?...
- Donc le problème est que je suis un ancien élève et le directeur de la maison Serpentard ? Si j'avais su, j'aurais laissé le choixpeau me mettre à Serdaigle il y a toutes ces années…, ricana Severus
- … Que j'ai envie d'être mariée à un homme qui à l'âge d'être mon père ? NON ! Je voulais un jeune garçon de mon âge, beau, riche, Gryffondor bien qu'un Serdaigle ou un Poufsouffle aurait pu faire l'affaire.
- Quelqu'un comme Harry Potter ?
- Oui. Harry aurait été parfait. Il ressemble tellement à son père et j'ai les mêmes cheveux que sa mère, nous aurions été...
- Les nouveaux James et Lily Potter ? Mais qu'est-ce qui vous dit que Mr Potter a envie de suivre la voie de son père ? Que savez-vous de James Potter ?
- Tous les fils veulent ressembler à leur père ! Et mes parents m'ont dit qu'il était un auror et que dans Vous-Savez-Qui est venu les attaquer, il s'est battu vaillamment pour protéger sa famille !
- Tous les fils ne veulent pas ressembler à leur père. Je doute que tous vos frères aient voulu ressembler à votre géniteur. Personnellement, JE ne veux pas ressembler à mon père et je sais que Mr Potter a honte de son père sur certains points. Mais si vous vous arrêtez à ce que vous ont dit vos parents, qui n'ont étudié qu'une seule année en même temps que James et Lily Potter…
- Pourquoi mentiraient-ils ?
- Oh, je n'ai pas dit qu'ils mentent… Juste qu'ils ont une vision très restreinte. Après tout, vos parents ont rejoint l'Ordre juste au moment où les Potter se sont cachés dont je doute qu'ils aient eu de nombreuses occasions de bavarder. Et si j'en crois la rapidité avec laquelle l'actuel Mr Potter s'est fiancé, je doute qu'il ait été réellement intéressé par la gente féminine. Qu'il ne t'en en déplaise.
- Harry a été ensorcelé ! Jamais il ne rêverait de s'abaisser devant un autre homme, comme jamais je ne m'abaisserais devant vous.
- Oh, vraiment ? fit Severus d'une voix dangereuse en se levant de table
Ginny prit subitement peur alors qu'il s'approchait doucement d'elle. Soudainement, il tourna la chaise de la jeune fille de manière que le dossier soit contre le mur et appuya ses mais au mur, de chaque côté de la tête de rouquine.
- Merci beaucoup, Ginevra, de m'avoir éclairé sur les raisons entourant… le manque de considération de tes parents concernant la loi. Merci également de m'avoir éclairé sur tes aspirations de vie. Je t'annonce tout de suite que tu ne pourras dilapider l'argent de mes ancêtres. Quand bien même tu serais veuve avec enfant à charge, ton accès au patrimoine Prince sera énormément limité. Et en parlant d'enfants…
L'instant d'après, Severus était à genoux devant Ginny. Il lui avait écarté les jambes et comme elle portait une robe, il avait une vue parfaite sur sa lingerie.
- Je ne sais pas si tes parents t'ont fait lire notre contrat de promesse mais le franchissement de chaque étape dépend totalement de mon bon vouloir. J'étais prêt à aller à ton rythme mais tu as fait preuve de tellement de mauvaises volonté ces dernières semaines, susurra-t-il en faisant descendre la culotte en toile.
- S'il vous plait…
- Et puis, en tant que directeur de Serpentard, j'ai découvert certaines de tes activités nocturnes… et moins nocturnes des années passées. Tu as beau craché officiellement sur mes serpents mais tu les laisse sans aucun remords se faufiler entre tes cuisses. Je pense qu'il est grand temp que j'ai un aperçu de Slutty Ginny… Moi, Severus Tobias Rogue-Prince, héritier de la Très Ancienne et Très Noble famille Prince, souhaite unir ma vie à Ginevra Molly Weasley et la présenter, avec la bénédiction de la magie Mère, comme ma future épouse.
Et juste après, Severus plongea la tête entre les cuisses de Ginny et elle cria.
Quelques minutes plus tard, Severus se redressait et se léchait les lèvres.
- Humm… Je crois que je commence à comprendre pourquoi certains élèves faisaient la queue pour sortir avec toi, Ginny.
Il se releva et arrangea ses vêtements, y compris son pantalon dont il ferma la fermeture. Ginny le regarda horrifiée. Elle aperçut même une longue trace blanche sur la jambe gauche du pantalon. Suivant son regard, Severus aperçu la tâche et passe le doigt dessus, en récoltant un petit peu.
- Tu veux ? fit-il d'un ton sarcastique à sa fiancée
En guise de réponse, Ginny se leva et tenta de sortir de la cuisine mais trébucha à cause de sa culotte, restée sur ses chevilles. Elle s'en débarrassa de quelques coups de jambes avant de ramper jusqu'à la porte de la cuisine, se redresser et courir s'enfermer dans sa chambre.
Severus haussa des épaules et d'un coup de baguette, fit disparaitre toute trace blanche et autre de sa personne. Il avait des personnes à informer de ses fraiches fiançailles. A commencer par sa mère.
Ginny était recroquevillée sur son lit, tremblant comme une feuille.
En soi, elle n'était pas étonnée que Rogue l'ait violée. Car ce qui venait de se dérouler dans la cuisine était tout bonnement et simplement un viol, indépendamment du fait qu'il ne sera légalement pas considéré comme tel du fait du contrat de fiançailles. Elle n'était pas étonnée car il était un Serpentard et un mangemort de surcroit. Ces gens-là n'ont pas de morale ou, pire, une morale inversée. Elle était cependant étonnée qu'il ait agit sachant qu'il avait une position à maintenir dans l'Ordre du Phoenix d'un côté, et qu'ils étaient à Poudlard avec Dumbledore à portée de main de l'autre. Elle s'était plus attendue à une attaque de sa part durant les vacances de Pâques, pendant lesquelles cette fichue clause de proximité l'aurait sans doute obligé d'aller en vacances dans une résidence mangemort quelconque en sa possession, sans aucune aide à proximité.
Au-delà du choc lié à l'acte lui-même, Ginny tremblait car elle était révulsée par sa réaction durant l'acte. Elle avait joui. Son corps avait aimé la danse des lèvres et de la langue de Rogue sur et en elle. Et le pire dans tout cela, c'est que ce salaup le savait. C'était pour cela qu'il lui avait présenter son doigt couvert de sperme. Sans compter qu'étant au courant de ses exploits sexuels au sein des 4 maisons, il savait qu'elle était plutôt douée pour donner des fellations.
Ginny balança un oreiller à l'autre bout de la pièce en hurlant de rage. Que faire ?
Elle pouvait bien sûr se plaindre à McGonagall ou à Dumbledore, envoyer une lettre à sa mère mais qu'est-ce que cela changerait à la situation ? D'un point de vue légal, il n'avait rien fait de mal, et elle était officiellement sa fiancée. Il ne semblait pas avoir pris à cœur les interventions de Dumbledore à une époque où les choses auraient encore pu être bougées alors maintenant…
Ginny se força à se lever et se dirigea vers son bureau. Même si cela ne changerait pas grand-chose à sa situation, elle devait informer sa mère. Avec un peu de chance, elle obtiendrait de Dumbledore de convaincre Rogue de garder ses mains dans ses poches jusqu'au moment où elle n'aura pas d'autre choix que de l'épouser.
