Bonjour à tous,

Bon, je vais vous raconter un peu ma vie depuis la dernière mise à jour. J'ai fini mes examens du 2e semestre (pas bien difficile vu que j'en avais qu'un seul) et j'ai commencé à travailler sur mon mémoire. Mon principal défi est de trouver une entreprise, française ou britannique, pour y effectuer mes recherches. Souhaitez-moi bonne chance.

Mon père organise une cousinade donc environ 20 personnes de 6 à 80 ans en provenance des 4 coins de la planète vont squatter sa maison pendant 10 jours en juillet. Je le pilote à distance pour les courses, j'ai fait les recherches tarifaires pour les musées (mes tantes sont assez choquées de la non-existence d'un tarif senior hors carte Améthyste) et location de voitures etc. Mon père veut que j'arrive en avance pour l'aider avec les derniers détails. Je vous laisse imaginer le clash organisationnel avec mon mémoire, même si je sais que je vais m'en tirer.

J'ai aussi des objectifs de développement personnel (poids, communication etc.) et de recherche d'emploi mais ça, c'est du moyen-long terme donc moins de stress ahah. Ou pas.

Sinon, j'ai initialement voulu poster le chapitre le vendredi 11 mai, juste après le choc causé par Infinity War. (Pour ceux d'entre vous qu'ils l'ont vu, je ne me suis toujours pas remise des 5 premières minutes de film. En particulier de mort n°2, si vous voyez de qui je parle. Sans parler de la fin. Heureusement que les fanfic existent, thérapie à moindre coût XD.) Sauf que je n'avais pas totalement fini le chapitre et mon père est arrivé le lendemain pour 10 jours. Je n'ai fini le chapitre qu'aujourd'hui, après avoir rien fait du tout lundi (pour me reposer d'une semaine à gambader en Ecosse), et utiliser mardi et mercredi pour travailler un peu intensément sur ma revue littéraire et mes questionnaires.

En théorie (je dis bien, en théorie), le chapitre suivant ne devrait pas me prendre trop de temps à écrire car cela fait 10 chapitres que je le visualise dans ma tête, ce qui explique en partie pourquoi j'ai eu du mal avec les autres.

Bon, je vous laisse profiter du chapitre.

A la prochaine,

Rose British


Albus faisait les cent pas dans son bureau. Il ne savait pas comment cette histoire de loi d'union avait pu partir autant de travers. Elphias Doge, son ami de 50 ans, venait de quitter sa cheminée après lui avoir rapporter des nouvelles assez préoccupantes.

Tout d'abord, Arthur avait découvert la gestion par Molly des couples de la famille à la suite de sa suspension. Cette dernière, sous la pression conjugale, avait avoué à son mari la part que les conseils d'Albus avaient joué dans ses prises de décision, à la plus grande consternation et indisposition de ce dernier. Résultat des courses, Arthur lui interdisait tout contact direct avec la famille Weasley en dehors des affaires de l'Ordre et ou de la scolarité de leurs derniers enfants. Mais tout était dans le mot direct. Molly n'avait qu'à contacter un membre de l'Ordre pour lui transmettre des informations. Et c'est ce qu'elle avait fait en contacter Elphias. Mais il devait avouer qu'il se serait bien passé.

A croire qu'il perdait tous ses pions d'une manière ou d'une autre : Harry, Miss Granger, les Weasley et maintenant Severus, qui semblait suivre de bas instinct sang-purs. C'était quoi la prochaine étape ? Kingsley ? En attendant, il pouvait toujours essayer d'interférer, en arguant que le comportement de Severus avait des conséquences sur la vie scolaire de Miss Weasley pour contourner la décision d'Arthur. C'était pour cela qu'il avait convoqué son ancien élève et collègue, qui venait d'entrer.

- Directeur ?

- Severus, asseyez-vous mon cher.

- Que puis-je faire pour vous ?

- On m'a rapporté une nouvelle très grave concernant votre comportement vis-à-vis de Miss Weasley.

- Je vous arrête tout de suite, Albus. Etes-vous le représentant officiel de la famille Weasley ?

- Non mais ce n'est pas le sujet.

- Cela en fait partie. Si vous n'êtes pas le représentant officiel de la famille Weasley, je ne discuterais aucunement de ma relation avec Ginevra avec vous, qui ne concerne que sa famille et la mienne. Néanmoins, je vous suis gré de me rappeler qu'il semblerait bon d'informer la famille Weasley que la maison Prince ne souhaite pas voir ses affaires de famille dévoiler à n'importe qui. Maintenant si vous permettez, Albus. Je vous souhaite une bonne fin de journée

Et Severus quitta le bureau.

Albus était quelque vert. Cela faisait plusieurs fois qu'il tentait de faire abolir la loi, ou plutôt tradition codifiée, que venait de lui opposer Severus. Mais toutes ses tentatives avaient échoué car elle était utile à trop de monde, toute obédience politique confondue. Son but était de faire abolir l'ensemble des traditions sang-purs, se mettre à les utiliser relèverait de l'hypocrisie la plus totale mais en même temps, il était au pied du mur.

La principale difficulté restait à en communiquer l'idée à Arthur puis obtenir son accord.


Une fois de retour à son poste, Arthur travailla double pour compenser l'argent qui avait manqué à Noël et alourdi la dette familiale. Cependant, quelle ne fut pas sa surprise, à la fin du mois, de voir que son relevé de compte démontrait un montant beaucoup plus bas que d'ordinaire. En regardant plus en détail, il se rendit compte que ses heures supp' avaient bien été payées mais que le montant des allocations familiales était presque inexistant.

Le premier réflexe d'Arthur fut de prendre une feuille de papier pour écrire une lettre au département des familles au Ministère. Puis il se rappela tout ce que Molly lui avait caché ces derniers temps et se décida à parler en premier lieu à sa femme avant de se ridiculiser encore plus encore auprès de son employeur.

- Molly ?

- Oui, Arthur ?

- Tu peux m'expliquer le montant sur cette ligne ? demanda-t-il en lui montant la ligne des allocations

Molly blanchit

- Disons que…

- Disons que quoi ?

- Disons que j'ai oublié d'informer le Ministère concernant la situation des enfants.

- Depuis quand ?

- Depuis que Bill est majeur. Et comme ils n'ont jamais rien remarqué…


Quelques jours plus tard, Elphias Doge circulait dans les couloirs du Ministère, prêchant la bonne parole dumbledorienne. Cependant, les gens n'y étaient pas très réceptifs ces derniers temps, faisant remarquer qu'Albus n'était pas allé à l'encontre d'une loi dont l'essence allait à l'encontre de sa ligne politique. Elphias accusa le coup sur ceux dont les familles avaient des difficultés relationnelles à la suite de la loi. Alors qu'il s'orientait vers le département de justice magique, il aperçut Perceval, le 3e fils d'Arthur Weasley, en train de parler avec son ancienne compagne, Pénélope Deauclaire, de manière tout à fait décontractée. Au-delà de savoir les deux ex en bons termes, Elphias se dit que leur discussion pouvait leur être utile, à Albus et lui. Après tout, les deux jeunes gens occupaient des postes assez intéressants au sein du système légal et administratif magique.

Un sortilège de camouflage plus tard et Elphias s'approchait du duo.

- Perce, qu'est-ce qui se passe ? Tout va bien avec Audrey ?

- Tout va bien. Nous allons déjeuner avec Père la semaine prochaine.

- Il était temps.

- C'est vrai. Cependant, je préfère encore lui épargner la personnalité de mère… Et de ton côté ?

- Richard est agréable, bien qu'il souhaite limiter au maximum ses interactions avec ma famille moldue. Percy, je sens bien que quelque chose ne va pas. Tu sais que tu peux tout me dire.

- Si tu insistes. Je suppose que tu as entendu parler de la suspension de mon père. Il a repris le travail le mois dernier et les sanctions financières ont été levées. Cependant, il a fait une découverte assez… déroutante même si cela n'est pas le meilleur mot pour décrire la situation.

- Qu'est-ce qu'il a découvert ?

- Il a découvert que ma mère, à qui il avait laissé la gestion administrative de la famille, a sciemment oublié de mettre à jour la situation familiale auprès du Ministère à chaque fois que l'un d'entre nous finissait Poudlard. Comme tu sais, l'Administration n'a pas toujours été des plus performante bien qu'elle se soit fortement améliorée avec la loi d'union.

- Tu veux dire que ta mère a usé de la faille des services familiaux pour toucher plus d'allocations familiales ?

- Tout à fait. Mon père, naïf et confiant comme il est, n'a jamais regardé ses relevés de compte en profondeur jusqu'à aujourd'hui. Jusqu'à présent, il n'a nullement été fait mention de rembourser le trop-perçu cependant…

- Cependant ?

- Le train de vie de la famille reposait pour beaucoup sur les allocations. Apparemment, leur montant total équivalait au salaire de Père. Sachant qu'elles ont été réduites par cinq septièmes, le salaire de Père seul n'est pas suffisant pour payer les divers emprunts qu'ils ont à la banque.

- Combien d'emprunt ont-ils ?

- Ils ont dû en faire un pour agrandir la maison quand je suis né, un autre après l'arrivée de Ron puis encore avec Ginny. De plus, une partie de chacune de nos scolarités a été payé également par ce type de financement. Autant te dire que la maison est plus qu'hypothéquée et que si mes parents venaient à disparaitre aujourd'hui, chacun de nous aurait une dette équivalente à un achat immobilier à honorer.

Elphias ne resta pour entendre la réponse de Miss Deauclaire et retourna vers l'aile du Magenmagot. De son bureau, il passa un appel de cheminée vers Poudlard.


Une semaine après cette conversation, une réunion de l'Ordre eu lieu. Elphias lui-même devait avouer qu'elles devenaient de plus en plus inutiles, vu aucune attaque n'avait eu lieu depuis que les résultats de la loi avaient été annoncés. Ils avaient depuis longtemps la liste des personnes couplées avec des mangemorts ou des collatéraux, et elles étaient toutes sous surveillance. Aucune information intéressante n'avait été signalée depuis.

Alors que Molly faisait la vaisselle dans la cuisine (oui, les réunions avaient toujours lieu autour de l'heure du dîner, donc il y avait toujours quelques membres qui mangeaient au frais du propriétaire) juste avant la réunion, Elphias s'approcha après avoir circonscrit Arthur à l'autre bout de la pièce.

- Molly, j'ai appris que vous aviez des difficultés financières avec Arthur.

- Oui… Le Ministère a mis à jour notre dossier familial et cela a réduit le montant des allocations. Or nous les utilisions principalement pour payer les différents crédits que nous avons…

- Vos enfants ne peuvent vous aider ? Je pense surtout aux aînés.

- Non…ces ingrats ont tous répondu que leur père et moi, nous nous étions mis dans cette situation de notre propre chef et qu'ils n'avaient pas à hypothéquer leurs futurs pour nous sortir de l'embarras. De toute façon, je doute que le montant de leur aide aurait été suffisant.

- Je suis désolé de l'entendre. Mais je pense avoir une solution pour vous.

- Vraiment, Elphias ?

- Oui. Ceci, fit-il en sortant un rouleau de parchemin de sa cape, est un accord de représentation. Mon nom est marqué dessus mais il s'agit d'un sort pour masquer celui d'Albus. Je sais qu'Arthur ne veut pas qu'il intervienne dans vos affaires de famille mais il a le pouvoir de tout arranger. Et cela de manière beaucoup plus rapide et efficace que moi. Ainsi, il pourrait, par exemple, contacter les futures belles-familles de vos enfants assujettis à la loi pour obtenir de l'aide. Au-delà de ce petit problème de gallions, cela vous permettra de ne pas être mis en infériorité face à certaines personnes ou familles, si vous voyez ce que je veux dire.

- Je vois très bien, Elphias. Merci, je tâcherais de faire signer le parchemin à Arthur dans la semaine, répondit-elle en le rangeant dans son tablier.


Arthur revint dépité de la banque. Les gobelins refusaient de renégocier le montant des mensualités, arguant qu'autant qu'ils étaient concernés, la situation de la famille s'était améliorée (mois d'enfants à charge couplé à quelques substantielles augmentations au fil des ans), qu'Arthur était donc en théorie capable de payer des mensualités plus élevées et que ce n'était pas leur faute s'il avait pris en compte des prestations sociales dont la vocation avait toujours été temporaire.

Il était perplexe quant à la réaction que ses 5 aînés concernant une aide financière. Certes, la force des choses faisait que certains d'entre eux avaient vocation à avoir une famille à charge plus tôt que prévu mais il pensait avoir inculqué des valeurs d'entraide et de partage à tous. Oui, la situation actuelle était fortement due à des erreurs passées de sa part couplées au récent comportement de leur mère mais il n'empêche que leurs réponses lui restaient en travers de la gorge.

- Que dise les gobelins ? demanda Molly en le voyant de retour.

- Ils refusent de baisser les mensualités dans la mesure où le montant fixé des mensualités ne reposent pas sur une évaluation officielle des capacités de remboursements et qu'autant que les données communiquées par le Ministre soient concernées, la situation globale de la famille s'est améliorée du fait de notre désormais faible nombre d'enfants à charge sans compter les quelques augmentations que j'ai eu.

- Oh…Je pense avoir peut-être une idée.

Arthur haussa les sourcils. Les dernières « idées » de Molly les avaient poussées dans leur situation actuelle.

- La loi d'union a étendu les termes de la loi d'entraide familiale. Techniquement parlant, nous pouvons demander un soutien financier de la part des futures belles-familles des enfants.

- Je doute que la plupart d'entre elles y soient réceptives et tu te doutes pourquoi.

- Je sais. C'est pourquoi j'ai pensé à l'usage d'un représentant. De nos connaissances, Elphias Doge est l'un des seuls qui a la stature adéquate. J'ai…j'ai même écrit un brouillon pour un possible contrat, fit Molly en lui tendant le parchemin ensorcelé d'Elphias.

- Je vais y réfléchir.

- D'accord mon chéri. Le dîner sera prêt dans 20 minutes.

Arthur fut assez étonné de la proposition de sa femme. Tout d'abord parce qu'elle était bien plus censée que ses actions des derniers mois. Ensuite parce qu'elle reposait sur une tradition sang-pur codifiée par la loi et que malgré leur ancienne bourgeoisie, les Prewett étaient connus pour être tout sauf des traditionnalistes même du plus faible degré. Lui-même, bien qu'aillant une mère née Black, estimait que ses connaissances des traditions étaient proches du néant. Il ne connaissait celle-ci que parce qu'il y était parfois confronté dans le cadre de son travail.

Si l'idée de Molly avait du bon, le recours à Elphias Doge le mettait particulièrement mal à l'aise mais il ne savait pas vraiment pourquoi. Sans l'Ordre du Phoenix, jamais il n'aurait interagi avec lui. Certes, il avait toujours connu le nom de Doge du fait du Magenmagot et du nombre d'affaires où il avait dû représenter son département devant le tribunal magique mais cela n'allait pas plus loin. En vérité, même avec leur participation respective au sein de l'Ordre, il ne pouvait dire qu'il connaissait Elphias Doge. Un grand ami d'Albus dont le grand âge ne lui permettait pas de fournir une grande contribution à la lutte contre Vous-Savez-Qui. Tout au mieux, il faisait du soutien moral pour le reste du groupe…

Arthur savait maintenant pourquoi avoir Elphias comme représentant le mettait mal à l'aise. Ce dernier était ce qui se rapprochait le plus d'un meilleur ami pour Albus et le choisir revenait à choisir Albus, dont il se contenterait de rapporter la ligne de conduite. Arthur avait besoin de trouver quelqu'un d'autre et il avait une idée sur qui pouvait le renseigner.

Quelques jours plus tard, Molly demanda à Arthur sa décision concernant le recours à un représentant. Ce dernier, les pensées dispersées, se contenta de répondre que la famille ferait effectivement appel à un représentant. Ravie, Molly envoya un peu plus tard une lettre à Elphias pour lui annoncer la bonne nouvelle. Ce dernier ne perdit pas de temps à annoncer la nouvelle à Albus.


Eileen Prince passait en revue son courrier quand elle tomba sur une lettre qui sortait de l'ordinaire.

En effet, bien qu'elle ait peu vu l'écriture en question sur les 40 dernières années, il lui était impossible d'oublier l'écriture de son ancien directeur d'école, le « grand » Albus Dumbledore.

Une fois le double des vérifications magiques habituelles effectué, elle se pressa de lire la lettre. A moitié étonnée par son contenu, elle reposa la lettre et chercha minutieusement dans le tas de lettres encore intacts une missive particulière, qu'elle trouva au milieu de la pile. Cependant, le contenu de cette deuxième lettre ne correspondait pas à certains éléments clés de la lettre de Dumbledore. Ou plutôt, les éléments clés de la lettre de Dumbledore contredisaient ceux de cette seconde lettre.

Voulant connaître le fond de l'histoire, Lady Prince se décida à passer quelques appels de cheminée.


- Severus, entre, fit Tom en lui présentant un siège face à son bureau. Quelles nouvelles m'apportes-tu ?

- Mon Seigneur, vous vous souvenez comment Molly Weasley a financièrement et légalement mis sa famille en difficulté ?

- Oui car elle attendait que ce vieux citronné de Dumbledore fasse usage de son influence pour satisfaire ses espérances matrimoniales concernant ses enfants.

- Effectivement. Il s'avérerait que quand la vérité fut révélée, Arthur Weasley a formellement et magiquement interdit à sa femme d'interagir avec Dumbledore en dehors des affaires de l'Ordre ou de la scolarité de leurs deux derniers rejetons. Cependant, une faille a été trouvée en usant d'Elphias Doge comme hibou.

Tom haussa les sourcils avec un sourire en coin. Elphias Doge avait effectivement un physique de hibou, en particulier quand il portait son grand manteau de fourrure.

- Il a été récemment découvert que Molly avait « oublié » de déclarer la fin de la scolarité de ses aînés à l'Administration, conservant par la même occasion les allocations familiales correspondantes. Pour donner suite aux sanctions, le dossier de la famille Weasley a été actualisé. Or, il semblerait qu'Arthur Weasley, lors de ses nombreuses souscriptions de crédit, n'a jamais fait d'évaluation officielle de ses capacités de financement et a toujours fourni un montant que les gobelins considèrent comme arbitraire. Un montant dont le calcul était fait en prenant en compte lesdites allocations…

Tom commença à ricaner. Il allait adorer la chute, il en était sûr.

- …Avec un mois où les mensualités de crédit n'ont pu être payé, Arthur se retrouve avec un taux d'emprunt plus important ainsi que des mensualités dont le montant est trop lourd pour la famille. Bien évidemment, les gobelins n'ont rien voulu négocier puisque d'après leurs calculs, la situation de la famille s'est améliorée à la suite des départs des aînés et les augmentations qu'Arthur a pu connaître dans sa ridicule carrière. Les aînés ont refusé d'aider leur parents…D'une manière ou d'une autre, Dumbledore a eu vent de cette histoire. Et comme je lui avais fait comprendre qu'il n'avait aucune autorité pour se mêler de ma relation avec Miss Weasley sauf à être le représentant de la famille, il a décidé d'avoir recours à cette tradition.

- L'hypocrite.

- Du fait de la demande de non-ingérence d'Arthur, il a demandé à Elphias Doge d'approcher les Weasley à ce sujet, contrat clé en main et en se proposant comme représentant. Arthur a semble-t-il était conquis par la proposition mais…

- Mais ?

- Il est fort probable que le contrat présenté par Doge fusse ensorcelé, son nom cachant celui de Dumbledore. Et je ne sais comment, ils en sont arrivés à croire qu'Arthur avait signé le contrat truqué et Dumbledore s'est permit de contacter à ma mère en tant que représentant. Cependant, Arthur eu la bonne idée d'envoyer une lettre au préalable pour informer de l'existence d'un représentant, qui n'est cependant ni Doge ni Dumbledore.

- Qui est le représentant ? Quel type de requête a-t-il envoyé à Eileen ?

- Lord Richard Shafiq, un cousin issu de germain de Lord Shakelbolt. Une requête où, se basant sur la loi d'union et la loi d'entraide familiale, il réclame une assistance monétaire pour la famille Weasley.

Tom éclata de rire, au point qu'il en pleura presque. Sourire aux lèvres, Severus conclu son histoire.

- Mère a lui a renvoyé une lettre, enregistrée au Ministère, dans laquelle elle l'informe que suites à ses nombreuses et injustifiables interférences dans les affaires de la famille, elle refuse toute interaction avec quiconque qui recourra à ses services de représentant.

- Je doute que Dumbledore soit ravi quand il apprendra la nouvelle. Les Shacklebolt, hormis l'héritier actuel, sont réputés pour osciller entre neutralité et opinions blanches, les laissant plutôt en dehors de sa sphère d'influence.


Molly ne comprenait pas ce qui se passait. Arthur lui avait confirmé que la famille aurait recours à un représentant un il y a une semaine et elle en avait automatiquement déduit qu'il avait signé le contrat d'Elphias. Cependant, ce dernier était passé dans l'après-midi pour l'informer qu'une requête envoyée par Albus en leur nom avait été rejeté sous le prétexte qu'il n'était pas le représentant de la famille Weasley. Ce qui n'était pas logique. Elphias et lui étaient les seules personnes de la connaissance d'Arthur ayant le calibre pour assumer ce rôle.

Molly attendit d'être à table avec son mari pour aborder le sujet.

- Arthur chéri… Tu as signé le contrat de représentation d'Elphias ?

- Hum ? Non, je ne l'ai pas signé. L'idée est très intéressante et pertinente mais je préfère ne pas avoir recours à Elphias comme représentant.

- Pourquoi ? Et qui peux-tu choisir d'autre ? Nous ne connaissons personne d'autres qui a les compétences pour ce type de responsabilité.

- Elphias est un ami de longue date d'Albus et je suis sûr que tu peux te douter de pourquoi je ne souhaite lui donner de nouveau accès à nos affaires de famille. Alors j'ai demandé à Kingsley s'il connaissait quelqu'un qui pourrait nous rendre ce service. Un de ses cousins sera notre représentant. De surcroît, Lord Shafiq est le lié de Pénélope, l'ancienne amie de Percy. Rien qu'au nom de cette forte amitié, nous pouvons espérer que Lors Shafiq sera un bon représentant.

- Oh, très bien.

Molly changea de sujet en demandant à son mari de lui raconter sa journée de travail. Elle ne connaissait rien de la famille Shafiq, qui était assez discrète. Tout au mieux la famille était neutre, s'étant matrimonialement alliée aussi bien au Black et Malfoy qu'au Bones ou Shackelbolt, faisant de son chef la personne tout à fait appropriée pour traiter avec aussi bien des nés-moldu comme les Mellowy que des sang-purs tels les Patil et surtout les Prince. Néanmoins, le fait qu'un parfait inconnu soit au courant et gère ses affaires de famille mettait Molly plus que mal à l'aise. Mais elle devait reconnaître qu'elle avait un minimum poussé son mari à faire appel à quelqu'un d'extérieur à l'Ordre et donc à la sphère d'influence d'Albus. Elle espérait juste que cela porterait ses fruits.