Cette fois, c'est vraiment un chapitre !
J'ai pu finir mon mémoire en temps et en heure. Je suis de retour à Paris où je m'accorde au minimum un mois de vacances avant de potentiellement commencer un job. Et la créativité semble être au rendez-vous pour mes fanfics ;-)
Harry tournait dans son lit pour la centième fois (à peu près) de la nuit et la énième de la semaine. Depuis son retour à Poudlard, il avait du mal à s'endormir et il ne savait pourquoi. Il s'était pourtant endormi facilement le premier soir… Harry repassa sa semaine en revue.
Le soir du retour, il veilla tard malgré lui. Tous les Gryffondor à partir de la 4e année environ s'étaient jetés sur lui pour le féliciter, poser tout un tas de questions et faire de nombreuses remarques sur ses fiançailles. Certains y voyaient une suite de la fabuleuse histoire du Garçon-qui-a-survécut, d'autres une affiche au profit du Ministère. Personnellement, il n'avait que faire de leurs opinions, sachant que la plupart d'entre eux lui avait tourner le dos à un moment ou à un autre au cours de sa scolarité. Il n'avait dû son salut qu'à l'apparition de McGonagall vers minuit et quart. Epuisé mentalement qu'il était, il s'était endormi en moins de cinq minutes.
Le lundi, rebelote mais avec le reste de l'école. Du moins, les Poufsouffles et les Serdaigles, sachant qu'il avait croisé une bonne partie des Serpentard lors du bal des Malfoy et qu'en temps normal, aucun d'entre eux ne s'approcherait volontairement d'un Gryffondor, sauf à vouloir lui jouer un tour. Les 7e années virent aux nouvelles personnellement. Les autres années durent faire usage de radio balai mais cela ne les empêcha pas de murmurer sur son passage pendant toute la sainte journée. Ayant peu de cours de lundi, il accusa la difficulté d'endormissement au très faible niveau d'activité physique.
Cependant, il eut encore plus de mal à s'endormir le mardi alors qu'il avait cours toute la journée. Pire pour le mercredi, d'autant plus que Tom lui envoya un bouquet de fleur et une lettre lui annonçant qu'il ne serait malheureusement pas disponible du week-end. Apparemment, compte tenu du nombre de membres du Magenmagot et autres haut gradés ministériels qui étaient personnellement impactés par la loi d'union, l'ouverture de la nouvelle session parlementaire avait été reportée, initialement au mois de Décembre. Cependant, nombreux furent ceux à rappeler que cela coïnciderait avec la fin de la saison sociale et l'ouverture fut alors fixée au retour des vacances. Néanmoins, la période de la session parlementaire n'en avait pas été impactée pour autant, signifiant que les membres du Magenmagot avaient six mois pour débattre et voter ce qui aurait dû l'être en environ dix. Pour compenser, il était donc nécessaire de prendre sur les week-ends. Et comme Tom reprenait officiellement le siège Gaunt… Autant dire que le mercredi soir, il n'avait pas totalement le moral. Le jeudi fut à peine mieux, du fait de la session d'entraînement qui le fatigua quelque peu. Le vendredi puis le samedi, la perspective de la grasse matinée du lendemain ne dû pas aider. Mais nous étions le dimanche… enfin, très tôt le lundi et le sommeil se faisait toujours attendre.
Il pourrait regarder son portfolio bancaire…Mais il l'avait déjà fait il y a deux jours et était donc à bout de son potentiel d'intervention.
Il pourrait lire un livre… Malheureusement, sa Pile à Lire ne comportait aucun ouvrage qu'il pouvait emmener à l'école.
Comment il enviait Tom à ce moment précis, avec l'accès à la bibliothèque…
Tom !
Hormis la rapide lettre et sa réponse pour masquer les apparences, il n'avait nullement interagi de la semaine avec son mari. Et comme celui-ci était un couche-tard, il y avait une forte probabilité qu'il soit encore debout.
Harry fit une légère pression sur le lien. Mais au lieu de la réponse habituelle, à savoir une autre pression ou la voix du Tom, Harry eu l'impression d'être aspiré et de tomber dans le vide. Mais il savait son corps tranquillement allongé dans son lit. A peine eut-il le temps de se demander ce qui se passait avec son esprit qu'il se sentit tomber brusquement sur le sol.
Son corps ? Toujours dans son lit.
- Ouch !
- Je vois que même mentalement, le transplanage ne te réussit pas, fit une voix amusée.
Harry tourna la tête et se retrouva face à son mari, assis sur son trône du manoir Jedusor.
- Rigole pas. Ce n'est pas marrant. Fit Harry en croisant les bras, boudeur.
- Tu devrais voir ta tête. Typique d'un Gryffondor blessé dans son égo, ricana Tom.
Harry fronça les sourcils. S'il pouvait enlever ce sourire de son visage…
Et comme pour répondre à son souhait, une lumière violette parti de sa main et alla frapper Tom aux côtes.
- Ouch ! fit ce dernier en se levant
- Qui l'eu crut ? Le Seigneur des Ténèbres est chatouilleux !
- Chatouilleux ? Moi ? Je ne suis pas un Poufsouffle ! bouda à son tour Tom
- Dans ta bouche, être un Poufsouffle semble être une insulte, commenta Harry
- Normal, ça l'est.
- Retire ça !
- Ah ! Et pourquoi le ferais-je ?
- Au nom de mes ancêtres Poufsouffle !
- Quels ancêtres Poufsouffle, Harry ?
- …Je ne sais pas. Je dois bien en avoir un ou deux, vu comment les familles sorcières britanniques sont apparentées entre elles. Ce qui veut dire que toi aussi, tu dois en avoir.
- Retire ça.
- Non.
- Si.
- Non.
- Si.
- Non.
- …
- …
- On dirait des futurs Poufsouffles de 5 ans.
- Ça doit être le manque de sommeil.
J- e ne te savais pas insomniaque, répondit Tom avec un pointe d'inquiétude
- C'est juste ces derniers jours, j'ai du mal à m'endormir. C'est un peu plus facile après un entrainement de Quidditch mais…
- Viens par ici, dit Tom en tendant le bras.
Harry vient alors s'asseoir sur les genoux de son mari et nicher sa tête dans le creux de son cou, les bras musclés du Seigneur des Ténèbres autour de lui.
- Bien que quelques heures de sommeil me suffisent, j'ai des difficultés à les faire ces derniers temps. Pas que je ne sois pas fatigué, juste que je n'arrive pas à m'endormir non plus… Harry ?
Ledit Harry s'était endormi. Tom sourit, et changea son paysage mental pour qu'il corresponde à sa chambre. Là, il s'allongea avec sa charge sur le lit, et fit bien remonter les couvertures. Et cette fois-ci, quand il ferma les yeux, le sommeil ne se fit pas attendre.
Le lendemain matin, Harry se réveilla frais comme un gardon. Il en fut de même pour Tom. Malheureusement, la nuit suivante et tout le reste de la semaine, leurs sommeils respectifs furent similaires à la semaine précédente.
Le samedi soir, sachant que le sommeil se ferait attendre, Harry veilla assez tard et en profita pour s'avancer considérablement dans ses devoirs et révisions. Quand il décida finalement d'aller se coucher, il était plus d'une heure du matin. N'ayant aucunement l'intention de lire, il ne ferma pas les rideaux de son lit et se contenta de s'allonger sur le dos et de clore les yeux.
Il resta ainsi pendant environ une quinzaine de minutes avant d'entendre un bruit dans l'escalier. Le bruit de quelqu'un montant les escaliers. Or étant en dernière année, son dortoir était au sommet de la tour et tous ses camarades étaient profondément endormi autour de lui. Il y avait toujours la possibilité qu'un élève plus jeune cherche à parler au préfet (Ron), mais il espérait qu'après un trimestre de cours, les élèves avaient compris que ce dernier ne leur serait d'aucune utilité. La seule autre possibilité était une visite féminine. Mais il n'y avait aucun mystère à résoudre cette année qui puisse pousser une Hermione avec l'illumination merlinesque de l'année à venir les réveiller. Cependant, il connaissait une fille en particulier qui voulait se glisser dans son lit, et qui ne laisserait pas une loi se mettre en travers de son chemin…
Faisant semblant d'être profondément endormi, Harry passa la main sous son oreiller pour saisir sa baguette. Il entendit la porte du dortoir s'ouvrir puis se refermer. Il entendit l'intru s'approcher et s'arrêter au pied de son lit, confirmant ses premiers soupçons. Après quelques mouvements non identifiables, la personne sembla prendre appui sur son lit, puis s'approcher…
- Ouch ! Harry, c'est moi !
- Tom ?
- Oui. Range ta baguette, veux-tu ?
- En effet, la baguette d'Harry était pointée et enfoncée dans la gorge de Tom.
- Que fais-tu ici ? Comment tu es entrée ? Attends… mais Dumbledore va savoir que tu es ici !
- En tant que Lord Serpentard, je suis propriétaire d'un quart de l'école et de son terrain. Sans entrer dans les détails, cela signifie que je peux entrer et venir comme bon me semble et cela, sans en informer le directeur au travers des barrières magiques. J'ai hésité un moment à entrer par la Grande Porte mais j'ai finalement opté pour la Chambre des Secrets. Quant à pourquoi je suis ici…
Et en guise de réponse, Tom embrassa Harry.
- Après notre discussion mentale d'il y a huit jours et la nuit parfaitement reposante qui suivi, je me suis rendu compte que notre insomnie était due à notre séparation. Après un petit tour à Gringotts pour connaître les avantages qu'être Lord Serpentard me procure vis-à-vis du château, me voici.
- Donc en tant que Lord Gryffondor, j'ai les mêmes privilèges.
- En effet. Actuellement, cela ne veut pas dire grand-chose car tu es encore étudiant mais une fois diplômé, ton titre te permettra donc d'aller et venir dans l'enceinte du château et le terrain et d'accéder à Tour Gryffondor sans restriction. D'ailleurs, il doit y avoir des appartements secrets quelques part dans le château pour les descendants des fondateurs.
- Très intéressant mais cela ne m'explique pas comment tu as pu entrer ici. Tu ne m'as jamais demandé le mot de passe et tu es Lord Serpentard.
- Et également Consort Gryffondor, rajouta Tom avec un sourire en coin.
- Que suis-je bête, fit Harry en se tapant le front. Donc tu es ici car je suis ton doudou et tu n'arrives pas à dormir sans moi ?
- Je te ferais remarquer que je semble également être le tien, répondit Tom avant d'embrasser de nouveau le jeune homme, plus passionnément cette fois-ci.
Harry se laissa faire volontiers, jusqu'à ce que Tom devienne plus entreprenant et cherche à le dévêtir.
- Tom…on ne peut pas… mes camarades…
- Rien à faire… Deux semaines… tu me manques…
- Tu me manques aussi mais…Ah ! ...Ils vont nous entendre et tu n'es pas censé être là !
- Qu'ils nous entendent et nous dénoncent. D'après la loi d'union, rien n'empêche un promis d'entrer sur le domaine de l'école pour venir voir lié. De plus, comme nous sommes en réalité mariés et d'après le règlement de l'école, le conjoint et éventuelle progéniture d'un élève sont autorisés à résider sur le domaine.
Tom et Harry se regardèrent dans les yeux pendants plusieurs secondes, avant que ce dernier se jette sur son aîné. D'un mouvement de la main, ils furent tous les deux nus et Tom arqua un sourcil.
- Oh, tais-toi, rétorqua Harry
- Je n'ai rien dit.
- Tu penses très fort.
- Vraiment ? Et à quoi suis-je en train de penser ?
- Actuellement, tu réfléchis plus par ton entrejambe que par ta tête donc tes pensées ne sont pas des plus claires… Lubrificatum, deux doigts ?
Et comme pour confirmer ses dires, Tom lança le sort de lubrification puis pénétra l'intimité d'Harry directement avec deux doigts. Ce dernier arqua le dos et étouffa un cri. Tom se contenta de quelques rapides mouvements de préparation avant de remplacer ses doigts par un autre appendice. Une fois enfouit profondément dans son jeune époux, Tom entreprit de lui faire perdre sa retenue. Et il ne suffit que de quelques puissants va-et-vient pour transformer Harry en crieur.
- Je suis surpris qu'ils ne se soient pas réveillés, remarqua Harry environ 1h30 et plusieurs orgasmes plus tard.
- Crois-tu vraiment que j'aurais oublié un sort de silence ? Ton plaisir m'est exclusivement réservé. Maintenant, dors. Tu en as besoin.
- Tyran, rigola Harry.
- Mage noir, répondit Tom en l'embrassant sur le front
Les jours et semaines qui suivirent, Tom et Harry trouvèrent le sommeil sans problème. Cela est sans doute dû au fait que le premier décida d'user de son statut d'héritier de Poudlard pour dormir dans un certain dortoir.
Albus préparait la prochaine réunion de l'Ordre. Il était cependant inquiet. Certaines personnes étaient beaucoup moins présentes que d'habitude. L'une de ses personnes était Kingsley. Il n'avait pas vu ce dernier aux réunions depuis l'annonce des fiançailles d'Harry. Mais si ce qui se disait dans les couloirs du Ministère était vrai – à savoir, que Knightley Shackelbolt était le père de Dean Thomas – il pouvait imaginer l'effet que la nouvelle avait due avoir dans la famille. Sans doute devait-il commencer à porter plus attention au jeune étudiant.
Une autre personne qu'il n'avait pas vu depuis plus longtemps, ou plutôt groupe de personnes, c'était la famille Londubat. Au départ, il n'en avait rien pensé, ils étaient tous inutiles au-delà de leurs dons monétaires et n'étaient pas forcément présents à toutes les réunions. Par habitude, la famille faisait acte de présence une à deux fois par semaine, que cela soit avec présence d'Augusta ou de quelqu'un d'autre. Mais depuis Novembre, aucun Londubat n'avait pointé le bout de son nez au QG. Et cela commençait à l'inquiéter, d'autant plus que les deux derniers dons trimestriels de la famille n'étaient toujours pas arrivés sur le compte de l'Ordre.
Regardant la grande horloge derrière son bureau, Albus remarqua qu'il était temps pour lui d'aller au Ministère pour une nouvelle séance du Magenmagot.
Une fois dans la salle du Parlement magique, Albus s'installa pendant quelques minutes à son siège avant de se décider à faire un tour de l'assemblée, étant donné que plus de la moitié des parlementaires était encore manquante. Et la chance étant de son côté, Augusta faisait partie des présents.
- Augusta ?
- Albus. Comment se porte l'avenir de notre communauté ?
- Très bien, très bien. Mais cet avenir sera inexistant sans effort. C'est pour cela que je suis inquiet de l'absence de la maison Londubat ces derniers mois aux…
- Ah oui. Cela m'était sorti de la tête. Albus, la maison Londubat dans sa totalité se retire de l'Ordre du Phoenix.
- Com…Comment ?
- J'ai convenu d'un accord avec ce cher Patrick.
- Patrick ?
- Parkinson, voyons. Sa fille va devenir la prochaine Lady Londubat.
- La jeune Pansy, je me souviens. Quel accord avez-vous conclu ? Vous auriez dû m'en parler, Augusta, j'aurais pu vous aider…
- Je doute fortement. Le contrat a été fait de manière à éviter que nos deux familles puissent être amenés à… être opposée l'une à l'autre en dehors du Magenmagot ou d'une vulgaire partie de cartes.
- Vous savez très bien que Voldemort ne laisse partir personne. Par conséquent, vous vous mettez en difficulté inutil…
- C'est pour cela que je me suis arrangée pour que Patrick fasse partie de la nouvelle équipe consulaire en Australie.
Albus resta estomaqué. D'après Severus, Patrick Parkinson était un mangemort de seconde zone qui ne devait que son peu de pouvoir qu'au fait que son père avait été de la troupe originelle. Bien évidemment, avoir sa fille unique comme future épouse de l'héritier Londubat ne pouvait que jouer en sa faveur. Il ne pouvait vraiment imaginer ce dernier ou même Tom accepter qu'il parte à l'étranger, en particulier en dehors d'Europe. Mais en même temps, il devait admettre qu'il n'arrivait plus à saisir les plans du mage noir, que cela soit à la grande ou la petite échelle.
Le lendemain, Albus révisait ses plans concernant l'Ordre. L'argent des Londubat représentait une partie significative du financement de l'Ordre et il se retrouvait désormais avec un choix difficile : réduire les dépenses, ce qui incluait de réduire les missions et donc l'effort de guerre, ou recherchait une nouvelle source d'argent, ce qui impliquait de se révéler auprès des riches familles non affiliée à l'Ordre et donc, potentiellement, se dévoiler la situation à Voldemort par personne interposée et de lui donner la possibilité de prendre une longueur d'avance. Sachant que ce dernier, en tant que Lord Gaunt, était la coqueluche du Parlement magique et semblait tisser des liens en dehors de son cercle d'influence habituel, le risque en était d'autant plus accru.
Une autre solution était de demandé aux familles en ayant les moyens d'augmenter leur contribution. A l'heure actuelle, Kingsley était le seul à remplir ce critère. Cependant, le montant donné par les Londubat équivalait à presque 4 fois le montant de Kingsley, qui avait rejoint l'Ordre à titre privé et non familial. Il y avait dont une limite à ce qu'il pouvait demander à l'auror. Il y avait bien Harry mais faire introniser le jeune homme avant même que sa scolarité soit achevée l'exposait au côté mère poule de Molly d'une part, et à la volonté de Miss Granger et du plus jeune fils Weasley à également rejoindre l'organisation d'autre part. L'exposant encore plus à Molly, ce qu'il voulait éviter vu comment les choses tournaient pour les Weasley avec la loi. Et cela, c'était sans compter la proximité du jeune homme avec l'ennemi.
Autant dire qu'Albus était dans une impasse.
Et quand Kingsley se présenta dans son bureau quelques heures plus tard, il eut comme un mauvais pressentiment.
Après le cœur à cœur avec sa femme, Kingsley s'était posé de nombreuses questions sur sa position d'auror, son appartenance à l'Ordre du Phoenix, ses obligations familiales… Quand il avait appris le retour de Vous-Savez-Qui il y a deux ans et demi, il venait de célébrer ses deux ans de mariage et fonder une famille était la prochaine étape logique. Bien évidemment, cela avait remis à plus tard. Mais Kingsley devait reconnaître que s'il attendait une nette amélioration de la situation avant de procréer, cela risquer de ne pas arriver de sitôt. Le Ministère avait déployé très peu de moyen de sécurité après avoir reconnu le retour du mage noir, laissant presque carte blanche à ses troupes pour ravager le pays. Le calme des derniers mois était d'autant plus préoccupant car personne ne savait ce qui se tramait et Harry Potter lui-même était compromis.
Kingsley s'était résolu à profiter de la vie et de sa famille, et cela impliquait de l'agrandir mais aussi de réduire les risques d'en être séparé. Il était déjà une cible étant donné sa profession, être membre de l'Ordre du Phoenix relevait du suicide.
- Albus, je vous annonce que je quitte l'Ordre.
- Kingsley, nous avons besoin de vous et de vos compétences d'auror…
- Vous avez Alastor et Tonks.
- Le Ministère ne fait rien contre Voldemort et il revient à l'Ordre de lutter…
- Qu'avons-nous fait depuis l'annonce de la loi d'union ? Juste de la surveillance qui n'a rapporté aucun élément probant.
- C'est en étant en veille que nous en savons plus sur l'ennemi…
- C'est pour cela que je suis le seul à connaître la véritable identité du fiancé d'Harry ?
Albus ne suit quoi répondre.
- Les mangemorts ont plusieurs longueurs d'avance sur nous. Tactiquement, nous n'arrivions pas à comprendre leurs schémas, leur stratégie bien avant l'annonce de la loi d'union. Depuis, c'est bien pire. Ils ont fortement été avantagés par la loi d'union et pourtant, nous savons très bien qu'ils étaient majoritairement contre. Quelque chose ne tourne pas rond dans notre communauté. Cela ne date pas de maintenant mais les actions du gouvernement ces dernières années démontre à quel point la situation est hors de contrôle. Ce n'est pas un groupe tel que l'Ordre, avec ses maigres ressources et sa clandestinité qui pourra y changer quelque chose. En réalité, nous affaiblissons le Ministère encore plus. Et compte tenu de ma profession, je ne peux faire partie d'une telle entreprise. Plus maintenant. Ne vous inquiétez pas, je ne dévoilerais rien à mes supérieurs. Bonne chance, Albus.
