Hey everybody !

Voici le chapître. Je sais, j'avais dit dimanche et on est jeudi. Bah tant pis :p

Avant les commentaires, je voudrais vous parler de quelqu'un de spécial ! Linsy, mon amie, est celle qui a corrigé ce chapître pour vous alors aimez-la xD Et allez lire ses fics ^^ Je sais qu'elle ne lit pas cette fiction, mais si elle lisait ça je lui dirai : Merci. Merci d'être là. Je ne pensais pas pouvoir m'attacher à une personne aussi vite et nous voilà ! 3

Melly : Merciii ! Et contente que tu aimes, c'est important je trouve que Clarke s'entende si bien avec ses sœurs de cœur. La complicité que je crée avec elles est une chose que j'aime beaucoup écrire. Et oui Lexa est différente de la série mais en un sens, c'est assez normal. On a tous une façon d'écrire et de rendre vivants les personnages. La seule fois où nous avons vu Lexa pleurer est LA scène entre Lexa et Clarke. Dans ma tête, elle serait devenue forcément plus tendre avec Clarke mais ILS L'ONT tuée avant ! Désolée je m'emporte ^^

Bref, pour moi Lexa doit profiter d'être comme ça tant que les problèmes n'arrivent pas encore...!

Guest : Merci beaucoup. La voilà ^^

Bonne lecture !


Joyeux anniversaire, aveu & Delfikru

- Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux anniversaire Tim, joyeux anniversaire ! Les applaudissements résonnèrent au cœur de cette forêt. Ils s'étaient arrêtés dès que le soleil avait assez baissé afin d'installer le campement et de fêter, avec leurs maigres moyens, l'anniversaire de Tim.

- 11 ans ! Bravo mon chéri. Lui dit Clarke en lui déposant un baiser sur le front. Il était tellement gentil ! Qui aurait cru que ce jeune homme bâti comme un guerrier entraîné afin de devenir un bloc de glace pouvait être si attentionné et généreux ? Le doute de perdre un des enfants durant ce voyage reprit Clarke mais elle le dissipa rapidement en serrant la fiole d'Alcia contre son cœur. Je redeviens sereine immédiatement.

- Merci Clarke dit-il en rougissant. Il se tourne vers celle qui était devenue sa meilleure amie. Ne boude pas Zélie, tu auras bientôt 11 ans toi aussi. Et puis qui sait nos prochains compagnons seront peut-être plus jeunes que toi ! Zélie garde son air boudeur mais sourit un peu plus à son ami.

- On restera toujours les premiers arrivés. Nous leur apprendrons tout !

- Oulà little girl, calme-toi rit Octavia

- Li.. little girl ? Clarke lança un regard de travers à Octavia pour que celle-ci comprenne qu'elle venait de commettre une faute. Elle s'empressa ensuite de la corriger.

- C'est un langage qu'on a inventé en arrivant sur Terre, little girl signifie petite fille.

- Mais je ne suis pas une petite fille !

- Oui je sais, ce n'est pas moi qui l'ai dit. La blonde sourit en regardant Octavia qui la fusilla du regard.

- Hahaha. Ce rire si soudain aurait presque fait sursauter la fille du ciel si elle n'était pas habituée à être prise par surprise. Zélie en revanche, devint assez pâle et troublée, voire vexée. Et elle ne se gêna pour le faire remarquer une fois remise de ses émotions.

- Tim !

- Désolé mais.. son rire avala ses dernières paroles.

- Tu m'as fait peur ! Et puis pourquoi est-ce que tu ris en plus ?

- Tu n'as pas besoin de bouder parce que tu es plus jeune, nous n'avons que 5 mois d'écarts. Ce n'est pas parce qu'on s'apprête à, peut-être en plus, accueillir de nouvelles personnes dans nos rangs que je vais t'oublier alors arrêtes. Et Octavia et Clarke qui tentent d'être discrètes ! Dîtes-nous c'est un secret mais ça c'était nul ! Puis il rit de nouveau. Encore plus restèrent toutes les trois, assommées par ses paroles. Qu'est-ce qui lui arrive exactement ? Zélie se reprit la première et rit en regardant son ami avec attachement avant de dire :

- C'est vrai que ce n'était pas très subtil !

- Où sont passés nos enfants de 10 ans qui sont de notre côté et qui nous serrent dans leurs bras ? Bouda Octavia.

- J'ai 11 ans ! Rétorqua vivement Tim.

- Oh pardon alors, juste parce que Monsieur à 11 ans il ne nous aime plus ? Enchaîna Octavia. L'air horrifié qui passa sur le visage des deux enfants répondit rapidement à la question.

- Moi j'ai pas 11 ans ! Dit Zélie en venant s'asseoir sur les genoux de Clarke tout en enroulant ses bras autour du cou d'Octavia.

- Mais j'en ferais toujours ! S'écria Tim. Il s'assit sur les genoux d'Octavia qui ricana un instant du fait qu'il ne rentrait absolument pas sur ses genoux et passa ses bras autour du cou de leur cheffe blonde, créant un amas de chair pas très esthétique.

- Mais... commença Raven en arrivant avec Luna. Vous faîtes quoi exactement ? Non parce que vous savez la cohésion humaine et tout...

- Et bien quoi ?

- Laisse-moi finir O' ! J'allais dire, c'est génial mais vous avez osé faire ça sans moi ? Sa voix partit dans les aigus sur son dernier mot et elle se joignit à la masse, les mettant tous dans une position délicate et assez.. bancale. Clarke croisa le regard de Luna, totalement décontenancée de voir sa.. petite amie ? Il faut que je demande à Raven, elle les regarda en ne sachant pas si elle devait rire ou pleurer. Clarke rit en observant les expressions faciales de la femme aux cheveux bouclés et les secousses que provoquèrent son rire les firent tous s'écrouler. Les rires continuèrent alors que les autres les rejoignaient. La nuit tomba rapidement et tout le monde rejoignit sa tente. Demain serait un grand jour.


Il faisait nuit noire. Assise sur un muret de pierre, le dos de Clarke reposait sur la poitrine de sa commandante, les deux femmes profitaient de l'air frais sur leurs visages, de la présence de leur âme sœur, du confort qu'être ensemble leur apportait. Lexa savait que Clarke était stressée. Elle tremblait dans ses bras, et son comportement ne cessait de changer en fonction

des actions des enfants, ce que la commandante pouvait comprendre. Ne pas s'attacher à ces enfants est tout bonnement impossible, surtout lorsqu'ils leur rappelaient un autre groupe d'enfants bien particulier. La brune la serra très fort dans ses bras tout en veillant à ce que son voile ne tombe pas. Elle redoublait de prudence, ces derniers temps. Clarke profita de l'étreinte et laissa ses yeux papillonner, jusqu'à tourner la tête afin de coller leur front. Elles restèrent ainsi, bercées par le vent durant quelques minutes, ou bien des heures, avant que Clarke ne se raidisse. Elle se releva à une vitesse incroyable, prouvant une fois de plus à Lexa à quel point ses réflexes de guerrière s'étaient améliorés et resta simplement debout devant la commandante. Cette dernière plissa les yeux pour voir ce qui mettait sa compagne dans ses états, et se heurta à des milliers de sentiments et de souvenirs. Laura. La petite sœur qu'elle avait tenté d'éviter tant bien que mal depuis le début de cette mission pour limiter la souffrance. Et elle se tenait devant elles. Enfin, une ombre noire vêtue comme elle-même et Lincoln. Mais Lexa savait que c'était sa sœur. Par la foi de Becca, pourquoi l'as-tu laissée venir, Indra ?

- Laura... commença Clarke mais l'adolescente la stoppa.

- Alors tu révèles mon identité en plus de salir la mémoire de ma sœur ? Elle tourna la tête vers la commandante et enleva sa capuche, dévoilant son visage d'enfant. Lexa fut frappée par le manque. Sa petite sœur lui manquait. Je ne sais pas qui tu es. Mais Clarke n'est pas pour toi !

- Laura...

- Non ! Comment oses-tu ? Tu as promis ! De quoi parle-t-elle ? C'est moi ta famille ! C'est ma sœur et moi ! Comment oses-tu faire ça ?

- Écoutes-moi Laura.

- Mais..

- NON ! La voix de Clarke était tellement montée tout en restant dans le registre du chuchotement que Lexa se demanda si elle ne s'était pas fait mal en criant de la sorte. Tu Vas M'écouter. C'est clair ? Elle s'arrêta de parler, le temps que Laura acquiesce, résignée malgré son air énervé. Ta sœur est le seul et unique grand amour de ma vie. La commandante sursauta presque et tourna vivement la tête vers le blonde, ne manquant pas le sourire en coin de Laura à sa réaction. Et je ne fais rien de mal. Mais si jamais j'avais décidé de cicatriser, tu n'aurais pas le droit de réagir de cette façon Laura. Tu n'aurais pas le droit de me demander de rester malheureuse toute ma vie. Je n'ai pas oublié notre promesse. Je suis ta famille. Mais de quelle promesse parlent-elles ? C'est la deuxième fois qu'elles la mentionne. Mais je n'ai pas trahi ta sœur. Alors, ne me parle pas comme ça.

- Mais et c'est quoi ça ? Rétorqua Laura en désignant sa propre sœur sans le savoir. Un ami pour te réconforter ? Laisse-moi rire !

- Non. Clarke se tourna vers sa compagne comme pour savoir ce qu'elle comptait faire. La commandante hocha la tête et commença à défaire son voile. Regarde. Elle laissa le voile tomber au sol et observa le visage de sa petite sœur changer. Beaucoup d'émotions trop fortes pour ses traits d'enfant délicats passèrent sur son visage. Elle s'arrêta finalement sur un mélange d'incompréhension, de désespoir et de tristesse.

- Je.. ne comprends pas. C'est cruel comme blague Clarke. Je..

- C'est moi Laura. C'est Lex'. Son aînée s'approcha d'elle pas à pas, pour finalement se poster à mi-chemin entre elle et Clarke.

- Ce n'est pas possible. Pourquoi est-ce que tu me fais ça ? Laisse-moi tranquille ! Tu n'es pas ma sœur ! Son regard devint plus translucide et elle se mit à trembler. Lexa devina tout de suite ce qui était en train de se passer. Elle devient paranoïaque, elle panique, crise d'angoisse. Elle la prit dans ses bras et la serra fortement contre elle tandis qu'elle se débattait. Lâche-moi ! Cria-t-elle à répétition. Elle se mit à pleurer. Pourquoi est-ce que tu ne fais rien Clarke ? Ne la laisse pas me faire du mal. Comment peux-tu croire qu'une autre que Lexa est ma sœur ? Aide-moi ! Ses paroles et ses sanglots brisèrent le cœur de la commandante pendant que sa sœur commençait à se calmer. Pourquoi n'était-elle pas allée la voir plus tôt ? Tu avais peur lui souffla une voix. Elle se reconcentra sur sa sœur qui avait arrêté de se débattre et qui pleurait maintenant à chaudes larmes. Pourquoi ? Pourquoi es-tu partie, pourquoi ? Tu m'as abandonnée. Tu m'as laissée toute seule, pourquoi Lexa ? Pourquoi ? Clarke s'approcha et fit signe à sa compagne de la lâcher. Lexa obéit, chamboulée et observa celle qu'elle aimait envelopper sa petite sœur de ses bras et la bercer doucement.

- Je suis là, Laura. Et je sais que c'est difficile à comprendre et à croire. Mais nous en avons parlé. Tu sais que je l'aime plus que tout au monde. Tout ceci est vrai. Je ne plaisanterai pas là-dessus. Fais-moi confiance, c'est moi.

- Mais Clarke, elle est partie. Tu étais là. Elle est partie, on doit s'en convaincre, tu te fais du mal. Ne me fais pas de mal s'il te plaît. Sa voix brisée planta mille dagues dans le cœur de sa grande sœur. Qu'est-ce que j'ai fait ? Elle regarda Clarke qui vit son désespoir et lui fit le même signe que quelques instants auparavant. Celui qui voulait dire, laisse-moi faire, ça va aller.

- Jamais je ne te ferai de mal Laura. Tu es la sœur de la femme que j'aime plus que personne. Une femme qui a été une grande Heda. La plus grande qui ait jamais existé. Cette femme était forte, courageuse et magnifique. Elle a lié le destin de tous les clans. Elle a été redoutée, adulée, aimée. Elle a été là pour son peuple toute sa vie et c'est ce qui a fait d'elle l'une des plus grandes. Et c'est pour cela, qu'à cause de ce qui se profile, les commandants l'ont fait revenir. Ils savaient. Ils savaient que nous avions besoin de cette figure. Elle est ce symbole pour qui chaque personne se bat. Elle est cette flamme qui s'allume en haut de la tour et qui redonne espoir. C'est ta sœur. Et elle est de retour car il n'y a qu'elle qui sois née pour nous aider. C'est sa destinée.

- Mais ce n'est pas possible. Une personne ne revient pas à la vie.

- Tu as raison. Mais elle n'est pas une simple personne n'est-ce pas ? Le cœur de la concernée se serra de plus en plus aux paroles de Clarke et manqua de s'arrêter quand Laura releva son beau visage strié de larmes vers elle.

- Alors tu es vraiment là ?

- Oui, c'est moi. L'espoir apparut dans ses yeux.

- Que disait maman pour t'endormir le soir et que tu utilisais pour m'endormir ?

- Le soleil se couche à l'horizon, il est temps pour toi de le rejoindre ne crois-tu pas que j'ai raison, ne te réveille que grâce à la douceur de ses rayons. Elle pleura de nouveau et se jeta, enfin, dans ses bras.

- Tu as vraiment là ! Chuchota-t-elle. Mais.. les guerriers masqués.. Vous êtes là depuis le début ! Pourquoi n'es-tu pas venue me voir ?

- Je n'ai aucune excuse. Je suis vraiment désolée Sis'. Son visage s'éclaira à l'entente de ce surnom si particulier à leurs yeux. Elle capta le regard de Clarke, attendrie et lui sourit.

- Tu ne pars plus maintenant ?

- Non. Je suis là.

- Promis ?

- Promis. Elle lui embrassa le front et la serra contre elle en avançant vers Clarke. A son grand étonnement, Laura se détacha d'elle pour atterrir dans lesbras de Clarke qui lui sourit tendrement.

- Merci Clarke. Et, maintenant, notre promesse devient plus vraie que jamais !

- Quelle promesse ? Osa enfin demander la commandante.

- Clarke m'a promis de m'aimer comme elle m'aurait aimée si tu étais encore là. Comme une famille. Toujours là l'une pour l'autre. Clarke posa un regard brillant et ému sur Laura et sa compagne qui, si elle n'avait pas appris à se contrôler, aurait sûrement le même regard. Une famille. Le sourire éblouissant de sa sœur, et Clarke à ses côtés, la vie rêvée. Elles parlèrent encore, collées les unes aux autres jusqu'à ce que Laura ne baille. Une fois qu'elle tomba de fatigue, elles partirent toutes dormir. Et c'est dans les bras de Clarke que Lexa sombra, en rêvant d'une ville faite majoritairement de bois. Delfikru.


C'était magnifique. Ce n'était pas du tout coloré et joyeux comme Yujleda mais sobre et calme. Des villages qui se succédaient, se reliant tous. Des passerelles en bois le long des rivières, des cabanes dans les arbres, des champs particulièrement bien soignés. C'était reposant et Clarke aimait ça. Très vite, plusieurs silhouettes se dessinèrent un peu plus loin et deux guerriers les rejoignirent.

- Votre mission a fait le tour des clans Clarke kom Skaikru. Vous avez le soutien ouvert du Trikru et de Yujleda. Notre chef est prêt à vous recevoir. Il a l'enfant.

- Comment savez-vous ce que je veux ?

- Alcia s'est assurée que vous aurez ce dont vous avez besoin. Notre chef lui fait confiance. La blonde acquiesça et les suivit. Au bout de quelques mètres, une femme arriva.

- Je vais conduire vos amis au prochain village pendant que vous vous entretenez avec Jack. La fille du ciel buta sur le prénom. Jack. C'était tellement près de celui de son père ! Jake Griffin, vous êtes en état d'arrestation pour trahison. Elle avait entendu, encore et encore, ces paroles dans sa tête qu'elle était sûre de ne jamais oublier. Ses mains tremblaient légèrement sur les rênes et elle se reprit tant bien que mal lorsque les deux hommes lui firent signe de les suivre. L'homme était grand et brun. Oh papa... Elle baissa les yeux sur l'enfant à ses côtés… sauf qu'elle ne les baissa pas vraiment. Il était plus grand que Tim ! Brun en revanche. Il s'avança de lui-même instinctivement.

- Je m'appelle Henry. Je suis un nightblida et je suis disposé à vous aider.

- Bonjour Henry. Quel âge as-tu ?

- 12 ans.

- Je ne vais pas te le cacher, ce que tu me dis me fais plaisir, j'ai vraiment besoin de toi. Mais je me dois de vérifier si tu es sûr à propos de ton choix.

- Je le suis. Emmenez-moi.

- Très bien. Avez-vous un quelconque lien de parenté avec l'enfant ? demanda la blonde à Jack.

- Non. Je l'ai rencontré quand Alcia m'a parlé de la mission. Je ne savais pas qu'il y avait un nightblida dans mon village. Sinon, il aurait été envoyé à Polis auprès d'Heda.

- Je vous crois. Je vous remercie de votre confiance. Nous n'allons pas rester plus longtemps, nous avons encore beaucoup de route à faire.

- Je comprends. Nous allons vous donner deux chevaux supplémentaires, vous en aurez sûrement besoin, si vous trouvez d'autres enfants.

- Je, oui, merci.

- Je vous en prie, Wanheda. Mebi oso na hit choda op nodotaim ( Puissions-nous nous revoir ).Clarke lui sourit et quitta la tente, l'enfant sur les talons.


Henry était un enfant calme, un bon élément et il croyait dur comme fer au succès de cette mission. Mais il y avait autre chose. Il cachait quelque chose, Lexa en était persuadée. La manière dont il regardait de gauche à droite, comme s'il avait peur. Mais peur de quoi ? En tant que Heda, il fallait savoir déceler qui est un traître et qui ne l'est pas. L'attitude d'Henry n'était pas malveillante. Mais elle était suspecte et ne pas arriver à mettre le doigt sur le problème agaçait profondément la commandante. Cependant, elle n'eut pas à attendre longtemps. Un éclair de panique passa dans les yeux du jeune garçon et il se mit à regarder, en tentant d'être discret, tout le temps à droite. Lexa plissa les yeux mais ne perçut que les villageois. Aurait-il aperçu quelqu'un qu'il connaît ? Elle le regarda tandis qu'il marchait légèrement plus vite, ne semblant même pas s'en rendre compte. Puis, tout s'enchaîna. Le cri d'Harper et la silhouette qui s'arrêta à quelques mètres devant le groupe. Une petite fille, habillée comme une guerrière, coutelas à la main.

- Vous n'auriez pas perdu ça par hasard ? Dit-elle en désignant le coutelas. Lexa ne bougea pas lorsque les autres fouillèrent leurs poches pour voir si leurs coutelas étaient toujours en place.

- C'est.. c'est à moi répondit Monty. La commandante leva les yeux au ciel. Bien sûr que c'est à lui.

- Attrape ! Sourit la petite fille en lui lançant de manière parfaite et contrôlée l'arme.

- Merci. Lui dit Clarke. Comment t'appelles-tu ? On peut faire quelque chose pour toi ? Elle sourit en coin.

- En fait, oui vous pouvez. Si vous acceptez, vous saurez mon nom. Clarke fronça les sourcils puis pencha légèrement la tête sur le côté en gardant un air impassible.

- Dis-moi.

- Vous le voyez lui ? Elle désigna Henry. C'est mon frère ! Elle ne laissa pas le temps au groupe de montrer leur surprise qu'elle s'entailla le bras. Et vous voyez ça ? C'est mon sang ! Son sang était noir. Donc, lui là ! Il a voulu partir pour me protéger. Bref, c'est bien beau mais son numéro de grand frère protecteur, non merci. Moi aussi je veux venir. Son visage enfantin expliquait le fait qu'elle parlait de cette manière, mais restait étonnement sérieux. Qu'avait-elle bien pu traverser ? Alors ? Clarke se tourna vers Henry.

- Pourquoi nous l'as-tu caché ?

- Elle a dit la plus grande raison. Grommela-t-il. Elle va avoir 10 ans. Mais commença-t-il en voyant sa sœur ouvrir la bouche pour rétorquer quelque chose elle ne les a pas encore. Je viens avec vous, laissez-la s'il vous plaît.

- Non ! Je suis assez grande pour me battre !

- Bien sûr que non !

- Si !

- Hé. Tenta Clarke. Les enfants continuèrent leur débat. Hey, stop ! Henry, où sont vos parents ? C'est à eux de décider. Il inspira comme pour parler mais la petite fille le prit de court.

- On n'en a pas. Et je peux décider toute seule, moi ! C'est Olivia au fait.

- Oh. Vous vivez tout seuls ?

- Oui. Notre père est mort quand j'avais 9 ans. Olivia en avait 6. Notre mère est partie quelques mois après la mort de notre père.

- Mais papa nous avait appris à nous battre ! S'écria Olivia. On a su rebondir. Je sais que je peux être utile. Ne me laissez pas ici, sans rien faire, en emmenant mon frère avec vous !

- Mais c'est dangereux ! Clarke se tourna vers sa compagne puis soupira, prenant conscience du fait qu'elle ne pouvait pas lui parler devant toutes ces personnes. Elle la questionna néanmoins du regard et la commandante acquiesça. Olivia état forte, cela ne se voyait rien qu'à son regard déterminé et son allure de guerrière. Elle lui fit penser à elle-même lors de ses débuts auprès d'Anya.

- Elle peut venir. Trancha Clarke. Les deux réactions fusèrent en même temps, bien que très différentes.

- Quoi ? Non !

- Merci ! Je donnerai mon maximum !

- Trop cool ! C'est la voix de Zélie qui résonna. Venez voyagez avec nous à l'avant, on va tout vous expliquer ! Tim, présent à ses côtés, hocha la tête.

- Non attendez. Octavia s'avança avec Bellamy. Olivia, voici mon grand frère Bellamy. Je m'appelle Octavia. Clarke, je pense que ce serait bénéfique si je parlais avec elle et Bellamy avec Henry.

- Allez-y. On part quand même, écartez-vous du groupe pendant le trajet. On ne peut pas se permettre de ralentir. Tout le monde se prépar& et c'est sous le choc ou dubitatif qu'ils partirent tous avec des états d'esprits différents.


Les bras de Lincoln étaient toujours accueillants. Parfois, Octavia croyait que leur amour avait atteint son apogée. Mais elle avait tort. C'était cette chose au fond d'elle qui grandissait chaque jour. Elle grandissait grâce à ses sourires, grâce à son rire qu'elle était la seule à connaître, grâce à leurs discussions, grâce à lui. Elle l'aimait. Elle, cette petite fille cachée toute son enfance sous un stupide plancher. Elle n'avait aucun avenir en tant que Skaikru. Elle n'était rien, littéralement. Et aujourd'hui elle était là, devant ce cas si similaire.

- A quoi tu penses ? Demanda Lincoln en embrassant son cou.

- Olivia. Elle est comme moi. Une petite fille sous la tutelle de son frère qui a de grands rêves. Elle a, enfin elle doit, avoir plus d'avenir que moi. Tu l'as vu ? Une vraie petite guerrière !

- Oui O', je l'ai vu.

- J'ai envie de l'aider tu comprends ? Elle est si.. petite et courageuse ! Si tu l'avais entendue...

Début Flashback :

- Je sais ce que tu penses. Je te fais de la peine n'est-ce pas ? La pauvre petite orpheline élevée par son frère ! Mais je sais que je suis capable d'accomplir cette mission que seuls les nightblidas peuvent faire.

- Ma mère s'est faite tuée pour m'avoir donnée naissance. Je viens du ciel. Là-haut, les gens n'ont le droit d'avoir qu'un seul enfant. J'ai été cachée toute ma vie sous le sol avec pour seule distraction, mon grand frère. Je ne sais même pas qui est mon père et je ne le saurai jamais. Je ne suis pas là pour te juger.

- Alors que veux-tu ?

- T'aider. Elle ouvrit la bouche. Laisse-moi parler. Tim et Zélie t'expliqueront sûrement qu'ils suivent des cours de combat, de tir à l'arc.. Je les entraîne pour qu'ils soient prêts. Sais-tu ce qu'est le second d'un guerrier ? Ses yeux brillèrent quelques instants mais elle ne bouge pas, comme n'osant pas y croire.

- Oui.

- Je veux que tu sois la mienne. J'ai tellement de choses à t'apprendre. Tu iras loin Olivia kom Delfikru. Apprends à mes côtés. Olivia garda la tête haute quelques instants avant d'ébaucher un sourire.

- Oui !

Fin flashback :

- Elle quoi ?

- Elle est devenue ma seconde.

- Mais, O'.

- Je suis prête Linc, crois-moi. Je ferai de mon mieux pour être un aussi bon mentor qu'Indra. Mais je veux être mon propre mentor. On a tellement à apprendre toutes les deux !

- Je suis sûr que tu y arriveras.

- J'espère ! Ils verront tous à quel point les petites filles insignifiantes deviennent féroces. Il prit son visage entre ses mains et approcha ses lèvres à quelques centimètres des miennes.

- Tu n'es pas insignifiante. Il les frôla. Dis-le.

- Je l'étais. Mais je ne le suis plus. Il soupira et l'embrassa enfin. Le baiser dura quelques secondes avant qu'il ne se recule et que ce soit au tour de la guerrière de soupirer.

- Je t'aime mais tu me causes des soucis Octavia du peuple.. Il s'arrêta. Ne savait-il donc pas quoi dire ?

- Octavia du peuple du ciel au niveau natal, Okteivia kom Trikru dans mon cœur. Et puis, bientôt Okteivia kom Skaikru en Trikru..

- Notre union prouvera à tous ceux qui en doutent que tu es importante maintenant. Tu fais partie des deux peuples après tout.

- Je t'aime. Il sourit et elle l'embrassa encore et encore jusqu'à ce qu'elle ne s'endorme. Toujours à sa place, en sécurité au creux de ses bras.


Ils étaient tous sur leurs chevaux. Des groupes s'étaient formés en fonction des discussions de chacun. L'annonce de la prochaine destination était tombée. Boudalan. Olivia était plus excitée que jamais, chevauchant aux côtés d'Octavia, elle ne cessait de poser des questions et de sourire, sous l'œil vigilant de son frère qui parlait avec Zélie et Tim, quelques mètres plus loin. Ils avaient tous la tête remplie de tracas, de souvenirs et de questions. Ils étaient tous là, toujours soudés avec une complicité qui se renforçait de jour en jour et ils avaient tous peur d'une seule et même chose. Et s'ils échouaient ? Si la méthode de Raven grâce au nightblood ne marchait finalement pas ? Tout était dur, trop compliqué. Et, obnubilés par leurs pensées ils ne le virent pas. Ils ne virent pas cet immense rocher dévaler la colline. Seul Lexa et Indra s'en rendirent compte mais l'une ne pouvait pas parler et l'autre le vit trop tard. C'est le cri de Zélie qui alerta tout le monde, une fois le mal fait.

- Tim ! Le cheval de ce dernier s'était cambré et il gisait au sol, le bras sous le rocher et une plaie béante le long de son ventre. Abby, en tant que médecin, fut la première à réagir. Elle se précipita vers lui pour examiner les blessures du jeune garçon. Clarke la suivit mais son regard resta bloqué sur la blessure au ventre. Elle se revoyait les mains pleines d'un sang aussi noir que celui-là, elle revoyait Lexa sur ce lit qui lui disait que c'était trop tard. Elle ne pouvait pas. Elle délirait. Elle avait mal. Elle étouffait. Octavia et Raven la sortirent de là, laissant Abby gérer la situation. Situation qui ne présageait rien de bon.

- Zélie, si tu ne t'écartes pas, je vais avoir du mal.

- Mais j'ai des connaissances médicales ! Laisse-moi t'aider Abby s'il te plaît. Elle soupira.

- Très bien. Lie tes mains ensemble et maintiens la pression sur la blessure. Zélie s'exécuta. Voilà, comme ça. Lincoln, Bellamy, Ryder, Monty, Jackson, venez aider. Déplacez le rocher, je dois voir l'état de son bras.

Les respirations de tout le monde se bloquèrent, sauf celle de Clarke qui devint plus saccadée qu'elle ne l'était déjà. Ils attendirent dans un silence glacial, seulement entrecoupé par les gémissements discrets de Tim et les sanglots de Zélie. Le bruit sourd du rocher qui glisse, l'exclamation de surprise et le sang qui jaillit furent les derniers souvenirs de Clarke avant qu'elle ne s'effondre avec comme dernière parole entendue :

- Oh, Tim, non je t'en prie !


Voilààà, ne me tuez pas, ou envoyez-moi au moins votre avis d'abord ^^

Oubliez pas des reviews !

Je vous embrasse,

Marina.