Hey tout le monde,
Une longue absence, oui, j'en suis absolument désolée. Je ne vais pas vous expliquer ma vie en long et en large parce que tout le monde s'en fout alors je vais faire vite xD
Mais il y a eu les fêtes, mon anniversaire, le rythme du lycée qui à explosé, un voyage scolaire et pour finir, la grippe. Alors ça, c'était le mieux. La grippe. Sérieusement comment une telle maladie peut exister hein ? Ah ! Et j'ai la tendinite aussi ! Alors pour écrire, autant vous dire que ces derniers mois, c'était pas ça..
Pour les reviews, j'ai répondu à la plupart en MP, maintenant, here are the guests :
Guest : Moi vilaine ? Faut voir. Quant à Tim, je te laisse le découvrir de suite ^^
Melly : L'éternelle Melly, merci de me suivre xD
Au cas où vous seriez perdus par le voyage voici le nom des 13 clans :
Trikru – Azgeda – Floukru – Sangedakru – Yujleda – Boudalan – Trishanakru – Podakru – Ouskejon Kru – Delfikru – Igranrona – Louwoda Kliron – Skaikru
Plus de temps à perdre
Elle n'avait pas été à la hauteur. Clarke entendait les cris de ses compagnons dans son dos, assisse à terre, à seulement quelques pas de la scène, entre Octavia et Raven qui semblaient avoir repris leurs habitudes. Sa tête tournait toujours et la culpabilité remontait, l'étouffait. Elle n'avait pas pu sauver Lexa, et ça ne cesserait jamais de la torturer. Cependant, plus elle y pensait, plus elle se refusait à laisser ça arriver une seconde fois. Tim avait besoin d'elle, et elle restait là, inutile, faible. Elle se redressa donc doucement, décidée, et regarda ses amies pour les rassurer. Leurs regards changèrent en croisant celui de la fille du ciel. Elles la laissèrent passer en s'inclinant. Raven murmura à Octavia.
- Le leader est de retour.
Clarke n'en tint pas compte et se dirigea immédiatement vers sa mère, Tim et Zélie au sol. Sa petite protégée ne semblait pas dépassée bien que bouleversée et écoutait toutes les indications de la mère de Clarke, les mains fermement appuyées sur la plaie béante de Tim. Son bras avait été décoincé, il semblait seulement déboîté mais la plaie au ventre avait l'air importante. La blonde arriva finalement à leurs côtés.
- Comment je peux aider ? Malgré la tâche dont elle s'occupait, sa mère leva des yeux soucieux vers la leader.
- Tu es sûre que tu en es capable ? Clarke plongea ses yeux dans ceux de sa mère, sans sourciller.
- Oui. Dis-moi quoi faire. Elle soupira en remettant d'un coup sec le bras de Tim en place, le faisant gémir de douleur.
- Demande à Jackson les plantes que nous avons ramassées il y a deux jours. Il saura de quelles plantes je parle. Il faut faire un cataplasme sur la plaie, Zélie fera en sorte de bien placer ses mains pour que tu l'appliques. Et prends aussi le kit de suture. La blonde s'exécuta rapidement en sentant les regardes des autres sur elle. Elle fit signe à Ryder de s'approcher tandis que Jackson lui tendait les plantes demandées.
- Nous sommes encore prêts de Delfikru. Va voir si tu peux trouver une charrette et le matériel nécessaire pour l'attacher à un de nos chevaux. Tim ne pourra pas voyager dans cet état. Il s'inclina.
- Shâ Wanheda. Clarke retourna vers le blessé et jeta un coup d'œil à Zélie.
- Prête ? La jeune fille ne quitta pas ses mains des yeux mais hocha tout de même la tête.
- Plus que prête. Soignons-le.
- Place tes mains là. Voilà, comme ça, tu es très douée. Elle plissa les yeux, concentrée, en rougissant. Clarke se concentra et étala la pulpe des plantes, obtenue en chauffant la plante entre ses mains, et en recouvrit toute la blessure, en frottant jusqu'à ce qu'elle rentre dans la plaie.
- Tu vas aller mieux Tim, je te le promets. Lui souffla Zélie en caressant ses cheveux. La blonde récupèra le kit de suture à côté de sa mère pendant qu'elle recouvrait le bras de leur petit patient d'un bandage.
- Zélie, viens par ici. Elle revint immédiatement, attendant les ordres de la fille du ciel. Tiens son bras loin de la plaie et garde une main sur son cœur. Elle ne posa pas de questions et fit ce qui lui était demandé. Clarke passa discrètement sa main sur le front de Tim pour ne pas l'inquiéter tandis qu'elle réfléchissait à toute allure. La fièvre était montée, signe qu'une infection s'était sans doute propagée très rapidement. La main sur son cœur leur permettait d'être sûrs de ne pas avoir de mauvaises surprises. Quant à l'infection, la seule chose à faire semblait d'attendre de voir si le cataplasme faisait effet et si la fièvre n'était pas simplement dû au choc sur son bras. La skaikru 'efforça de coudre rapidement sans accroc la plaie et désinfecta avec la gourde d'alcool que Raven avait toujours sur elle comme elle le put. Elle se perdit un peu dans la vague en regardant la plaie, fraîchement soignée.
- Clarke est-ce que c'est bon ? Je reste dans cette position ? Elle se reprit pour Zélie et parce que sa mère la regardait étrangement comme si elle savait ce qui hantait l'esprit de sa fille unique.
- Oui, oui ma chérie. C'est bon, c'est fini. Il va bien. Pour le moment. Clarke ne prononce pas ces mots à voix haute, mais elle peut voir sa mère les murmurer, comme pour finir sa phrase. Elle entendit une succession de soupirs lorsqu'elle se releva, se rappelant soudainement qu'ils n'étaient pas seuls et accessoirement, toujours au milieu d'une forêt, totalement à découverts. Olivia s'approcha la première, et s'adressa directement à la blonde.
- Comment est-ce qu'il va faire maintenant ? Est-ce que son bras est vraiment cassé ? Je n'ai pas vu d'os sor... Humm..
- Ce que ma sœur veut demander c'est, sera-t-il en état de poursuivre la mission ? Termina Henry qui venait de plaquer sa main sur la bouche de sa sœur, qui le fusillait maintenant du regard. Et pardonnez sa curiosité très mal placée.
- J'ai envoyé Ryder chercher une charrette, on transportera Tim dedans le temps qu'il se remette car oui il va s'en remettre. Mais ça prendra quelques temps et il va falloir lui extraire encore moins de sang que prévu vu la quantité qu'il a observé. Mais rappelez-vous que vous êtes des nightblidas, il va vite cicatriser.
- On va faire de notre mieux pour qu'il se rétablisse vite ! S'écria Zélie avec les hochements de tête calmes de Henry et ceux, plus énergiques, d'Olivia. Cette dernière reprit la parole.
- Oui ! Il est trop fort comme Henry. Et on va l'aider à être encore plus fort ! Henry posa une de ses mains sur l'épaule de sa sœur ainsi que l'autre sur celle de Zélie comme pour prouver son soutien. Les larmes montèrent aux yeux de Clarke qui les réprima rapidement, touchée par ces enfants au grand cœur.
- Merci les enfants. Vous êtes de fantastiques amis.
- C'est normal ! On est une famille !
- Oui, c'est vrai. Une grande famille unie.
- Il est là avec la charrette ! S'écria Zélie. En effet, Ryder avançait vers eux, la charrette bien attachée à son cheval.
Clarke soupira en comprenant que leur problème le plus important du moment venait d'être réglé. Elle sourit ensuite lorsque le groupe se rassembla autour d'eux, que Bellamy et Monty portèrent Tim pour l'allonger dans la charrette et que tous les enfants s'assirent à ses côtés. Le voyage s'annonçait encore plus difficile mais ensemble, ils étaient forts. Et Clarke ne laisserait personne contredire ça.
DU CÔTÉ DES ENFANTS, quelques heures plus tard.
- Vous croyez qu'il va se réveiller dans combien de temps ? Demanda Olivia, dans les bras de son frère à la gauche de Tim.
- Je ne sais pas. Bailla Zélie, assise à sa droite. Ça fait longtemps qu'il dort. Il devrait bientôt se réveiller.
- Laissez-le tranquille les filles, si il dort encore, c'est qu'il en a besoin. Zélie s'apprêtait à répliquer mais elle fut interrompue par un faible murmure.
- Soif...
- Oh Tim ! Elle s'empressa de prendre la gourde que lui tendait Olivia pour faire boire son meilleur ami. Comment tu te sens ?
- Question stupide. La nargua Henry.
- Oh toi ça va, je peux bien lui demander comment il va non ? C'est pas toi le blessé !
- Ah parce que tu aurais fait pareil si c'était moi ?
- Bien sûr que oui mais qu'est-ce qui te prend ?
- Hé ! Cria Olivia. Vous allez arrêtez oui ? Ça fait 5 minutes qu'il essaie de parler !
- Oh pardon Tim. S'excusa Zélie avant de jeter un regard courroucé vers Henry et de désigner Tim du regard.
- Oui.. Désolé.. bougonna ce dernier. Ce dernier, assez sonné, ne leur en voulu pas.
- Je suis inconscient depuis longtemps ?
- Depuis quelques heures. On peut voir le village de Boudalan où nous nous rendons d'ici. Le renseigna Zélie
- Boudalan, c'est un peuple qui vit dans les collines non ?
- Oui, notre mère nous racontait souvent des histoires à propos d'eux. S'enthousiasma Olivia. Elle disait que lorsqu'une guerre se profilait, ils rouvraient de vieux tunnels dans les collines remplis de provisions pour cacher les femmes et ainsi protéger les enfants.
- Oh, ça doit être fantastique ! Dit Zélie en regardant les collines autour de la charrette formant un chemin distinct jusqu'au village tandis que des postes de gardes étaient de temps en temps sur leur route.
- Il faudrait leur demander si c'est vrai Olivia. Lui dit son frère.
- Et s'ils prenaient ça comme une menace ? Qui voudrait révéler un secret pareil à des inconnus ? Rétorqua Tim
- Des jeunes femmes du peuple Boudalan qui ne voit en Olivia qu'une simple petite fille curieuse !
- Hé, je suis pas une petite fille !
- Une petite fille avec un groupe de soldats connus, et Wanheda avec des skaikru ?
- Stop, arrêtez, on arrive. Ils écoutèrent Zélie et regardèrent s'étaler devant eux, des dizaines de maisons accrochées aux parois des collines, et les habitants qui rentraient chez eux suite aux ordres de guerriers.
- On dirait qu'ils ont peur de nous. Chuchota Olivia. Aucun enfant ne lui fit la remarque qu'elle venait de chuchoter. Ils se contentèrent de se regarder.
- C'est super étrange... finit par dire Zélie. Et malgré leurs chamailleries, ils furent tous d'accord avec elle.
Le village principal de Boudalan, Biéroc était décrit dans les légendes de Polis comme un bunker. L'endroit où se réfugier mais certainement pas le plus chaleureux. Lexa sentit Clarke frissonner à ses côtés lorsqu'ils passèrent sous un rocher plus haut que les autres, qui les enveloppa de son ombre, tout à son image. Froide, longue et sombre. Si elle réfléchissait bien, ces mots pouvaient également décrire la cité qu'était Biéroc. Les habitants se terraient chez eux sur leur passage, les enfants curieux étaient réprimandés, poussés à rentrer et les soldats restaient à leurs postes, sans amorcer un geste de sympathie, armés jusqu'aux dents. Ils arrivèrent vers la maison du chef et finirent par nous arrêter, enfin. Le chef sortit et se dirigea droit sur Clarke, qui descendait déjà de cheval. Ils se rapprochèrent et des gardes du chef se rapprochèrent tandis qu'Octavia gardait une main sur son épée. La tension était présente dans chaque particule de l'air, coupant la respiration de tous ses utilisateurs. Puis son visage changea, il fait signe à ses gardes qui reculèrent et il parla :
- Clarke kom Skaikru. Clama-t-il d'une voix forte et grave
- Je n'ai pas connaissance de votre nom. Répondit Clarke, restant sur ses gardes. L'homme éclata d'un rire gras.
- C'est qu'elle est maligne la petite, je comprends pourquoi tu plaisais bien à not' commandante ! Lexa se tendit. Que veut-il dire par là ? Prendrait-t-il le risque de parler ainsi s'il me voyait, devant lui ?
- Votre commandante comme vous le dîtes était très forte et respectée. Annonça Clarke. Je suis celle qui a dû guider son peuple sur une terre inconnue alors je sais que je ne plais pas à tout le monde mais c'est comme ça. Je ne sais pas ce que vous voulez dire par « plaisais bien » mais j'ose espérer que votre commandant voyait en moi, une leader avec du potentiel.
- Oui, oui. Du potentiel. Il noua ses mains derrière son dos et marcha derrière Clarke de façon à se poster derrière son dos. Et votre potentiel, Wanheda. Il va vous servir à quoi ? Ici, on se prépare à la guerre. On sait se cacher, on sait tout dissimuler, on sait passer partout. Mais vous ? On aimerait savoir nous ! S'écria-t-il comme animant une foule invisible. Dîtes-le enfin. Que fait la grande Skaiprisa chez nous ?
- Notre mission à fait le tour de plusieurs clans.
- Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, on est assez isolés ici. Au cœur de la pierre, on partage tout. Mais si vous êtes autour... Il haussa les épaules, fatidiquement.
- Nous voulons certains enfants. Expliqua Clarke sans se laisser démonter par cet étrange homme, chef, qui parlait et agissait de manière totalement relaxée, ou même déplacée. Nous formons un groupe de nightblidas visant à stopper un événement imminent.
- Un événement imminent. Répéta l'homme en accentuant chacun des mots. Quel événement ?
- Cela doit rester du domaine privé. Seuls les participants à la mission peuvent le savoir. Le fait reste que c'est important et que cela doit être arrêté. Il repassa devant elle en effleurant son bras et la commandante serra les dents. Le jour où je reviens, un changement s'imposera pour Boudalan.
- Et si cet événement ne nous dérangeait pas ? Vous faîtes toujours des histoires pour rien, vous les Skaikrus. Nous avons des bunkers ici. On se protège de votre soi-disant arrivée dangereuse plus facilement que vous ne pouvez l'imaginer. Vous ne voulez pas nous le dire ? Très bien ! Je m'en carre de votre mission. Vous avez compris ? Je m'en fous.
- Je crois que vous n'avez pas bien compris. Répondit Clarke toujours avec une voix impassible. Nous ne sommes pas là pour écouter vos états d'âmes. Se trouve-t-il un ou une nightblida dans ce village ?
- Wanheda est plutôt mignonne quand elle est sévère vous ne trouvez pas ? Rit-il à l'attention de ses gardes. Une seconde plus tard, Clarke tenait un couteau sous sa gorge.
- Je vais répéter une dernière fois. Se trouve-t-il des nightblidas dans ce village ? L'arrogance avait disparu du visage de l'homme qui regardait Clarke dans les yeux tandis que les deux gardes ne bougeaient pas, bloqués par Octavia d'un côté et Indra de l'autre. Clarke approcha la lame d'un peu plus près et rasa la joue droite de l'homme laissant une goutte de sang perler.
- Il y en a peut-être une...
- Où ?
- Ou peut-être pas.. Clarke posa son pied bien à plat sur l'abdomen de l'homme et le projeta au sol.
- J'ai dit Où ? L'homme déglutit et leva le bras pour pointer du doigt une vieille enseigne en bois, celle d'une taverne en plutôt mauvaise état. Clarke la poussa dans les bras de Bellamy qui le récupéra, qui lui lança un regard désapprobateur avant de se diriger vers le pub, Niylah, Harper et sa compagne sur ses traces.
L'intérieur de la taverne était complètement divisé. Une partie représentait totalement sa façade. Meubles démontés, verres brisés au sol, papiers déchirés, bière renversée.. Et de l'autre côté, une taverne typique comme celles de Polis avec au centre, ramassant des morceaux de verres, une jeune adolescente aux cheveux noirs tressés. Elle releva la tête et posa directement ce qu'elle avait dans les mains en nous voyant.
- La taverne n'est pas ouverte. Elle ne le sera pratiquement plus jamais. Clarke s'approcha.
- Tu ne me connais pas, n'est-ce pas ? La jeune fille leva le menton et la jugea du regard.
- Non. Je devrais ? Une lueur brillait dans ses yeux. Une lueur de défi.
- Tout dépend. Je suis Wanheda. La lueur s'éteignit.
- Tu as tué tout un peuple. Es-tu là pour faire pareil avec celui-ci ?
- L'idée ne semble pas t'affecter plus que ça. La jeune fille haussa les épaules.
- Je ne vais pas me battre pour un peuple qui a passé sa vie à gâcher la mienne. Mais il y a des gens sympas ici, des enfants. Ce n'est sûrement pas ça qui te pose un problème mais... Lexa pouvait deviner sans mal que ces paroles atteignaient Clarke. Becca, j'aimerais tellement me montrer au grand jour et la protéger.
- Tu te trompes. La voix de Clarke résonna. Pour commencer, cela me pose problème. Et je ne suis pas là pour exterminer ton peuple. La jeune fille, qui avait en même temps commencer à balayer, posa de nouveau son instrument de travail brusquement.
- Alors.. vous voulez quoi ?
- Ton aide. Répondit Clarke et le rire de la jeune fille s'éleva.
- Mon aide ? Vous avez dû vous tromper de chemin, je ne suis personne. Elle fixa Clarke qui la fixa en retour en quelques secondes passèrent. Puis Clarke fut la première à détourner le regard pour s'adresser à Harper.
- Va me chercher Zélie, s'il te plaît. Cette dernière opina et Clarke se retourna vers la jeune fille. Nous ne nous sommes pas trompés normalement. Cette jeune fille qui va arriver à quelque chose en commun avec les autres enfants avec nous. Et je crois que toi aussi.
- Qu'est-ce qu'ils ont en commun ?
- Notre sang. C'est la voix de Zélie qui lui répondit. Nous sommes des nightblidas, et accessoirement aussi, les seuls capables de les aider. La jeune fille se tut, probablement consciente que c'était, effectivement, elle que ces étrangers étaient venus chercher.
- Les aider pour quoi ? Zélie demanda à Clarke son approbation mais celle-ci parla avant.
- Pour sauver la Terre. La jeune fille leva un sourcil, incrédule.
- Rien que ça ?
- C'est vrai. Renchérit Zélie. Nous n'avons que quelques mois. On est déjà 4 enfants. Qu'on vienne de Trikru, Podakru ou Delfikru.. on se serre les coudes.
- En quoi est-ce que notre sang peut sauver la Terre ?
- Il a des propriétés sans égales. Avec une quantité suffisante, la population pourrait être sauvée. Mais ce serait trop dangereux pour un seul enfant. Cependant, on travaille en même temps sur une autre alternative où vous ne seriez pas indispensables à la survie de l'humanité.
- Alors quoi ? On vous suit et on obéit à chaque ordre donné par Wanheda ? Zélie ricana.
- On pourrait croire. Mais non. On apprend à se battre avec de nouvelles techniques, à se connaître car oui les liens sont importants sinon nous ne sommes pas coordonnés, on apprend à se soigner et on avance progressivement, tous ensemble. Bien sûr qu'on obéit, mais nous ne sommes pas des esclaves non plus.
- Vous allez m'emmener de force ? Demanda-t-elle même si la méfiance précédemment aperçue sur son visage avait disparu.
- Bien sûr que non. Reprit Clarke. Je te le demande.
- Je ne suis toujours pas convaincue de pouvoir vous servir à quelque chose.
- Laisse nous te le prouver. La jeune fille soupira puis releva la tête.
- Lyra. Huh ?
- Quoi ?
- Lyra. Je veux dire, on va passer une aventure ensemble. Autant connaître mon prénom. Bon.. elle prit un châle sur une chaise et nous regarda. Je suis prête.
Clarke, Harper, Zélie, Niylah, Lyra et Lexa sortaient de la taverne et se dirigeaient vers le reste du groupe resté à l'endroit initial de leur discussion avec le drôle d'homme qu'était le chef du village. Clarke leur expliqua la suite du programme, c'est-à-dire reposer les chevaux et éviter exclusivement le galop jusqu'à atteindre la capitale du clan d'Ouskejon Kru, avant d'annoncer le départ tout en couvant d'un regard presque maternel les enfants écoutant Zélie leur présenter Lyra et poser des questions celles-ci. Il semblerait que cette dernière ait eu 15 ans et qu'elle soit donc la plus âgée du groupe. Ils quittèrent ensuite le village et la route commença. Mais alors que les chevaux avançaient, au milieu des discussions et des guerriers, impassibles, surveillant le chemin, Ryder donna l'alerte. Ils stoppèrent tous leurs cheveux ainsi que la charrette où reposait les enfants et Clarke et Indra mirent pied à terre pour s'approcher d'un groupe. Clarke dû se retenir d'accourir cacher les yeux des enfants lorsque le groupe fut assez près pour que tout le monde les voit distinctement. Ils étaient, sans aucun doute, touchés par les radiations. Si leur groupe à eux n'était pas si soudé, la panique aurait été semée lorsqu'un homme du groupe en face se mit à cracher du sang. Ils se firent face quelques instants avant qu'Abby ne descende et ne s'approche de l'homme.
Clarke ne bougeait pas, scrutant chaque membre du groupe pour être sûre qu'ils soient inoffensifs. Elle s'apprêtait à dire aux siens que tout allait bien lorsque sa mère s'avança. La blonde posa sa main sur son bras.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Tu sais, tout comme moi, qu'ils sont affectés par les radiations Clarke. Je ne crains rien, ça na se propage pas juste comme ça. Laisse-moi aider cet homme. Clarke la relâcha et hocha la tête, lui donnant son consentement. Elle jeta un coup d'œil à Lexa derrière, sous ses couches, puis se tourna vers les autres.
- Avancez un peu plus et trouvez où on peut s'arrêter pour la nuit. Vous pouvez faire le camp une fois trouvé.
- Sans te concerter ? Demanda Bellamy
- Allez-y Je vous confiance pour choisir un endroit judicieux. Je garde les guerriers d'Indra et Octavia. Les autres allez-y et prenez les enfants.
- Je veux rester aussi ! Protesta Luna. Clarke vit dans son regard tout le bouleversement qu'une personne qui a déjà tout perdu dans une situation pareille doit pouvoir ressentir. Elle hocha alors la tête et Raven lui fit comprendre un en regard qu'elle resterait aussi. Il restait donc Octavia, Lincoln, Raven, Luna, Lexa, sa mère et elle-même. Après leur départ, la skaikru s'approcha d'une femme semblant être la chef ainsi que la moins atteinte.
- Est-ce que je peux vous aider ? Elle la regarda et Clarke put voir tout le poids du monde sur ses épaules et ses yeux fatigués.
- Le reste de notre groupe s'en est déjà allé. Nous savons que notre heure arrive.
- D'où venez-vous ?
- Kala ? Luna se posta aux côtés de Clarke et celle-ci fronça les sourcils. Elles se connaissent ?
- Luna !
- Hum hum. Toussota Raven. Tu seras jalouse plus tard Ray, ils sont en train de crever et on ne sait pas d'où ils viennent.
- Hum, Kala voici Raven et Clarke plus connue chez nous sous le nom de Wanheda. On va trouver un moyen d'arrêter les radiations. Je ne pensais pas que vous seriez touchés par les radiations sinon je vous aurais avertis. Je suis désolée.
- On m'a dit pour le Floukru. Je suis désolée. Clarke regarda Luna serrer les dents.
- Je n'ai rien pu faire. Tout comme toi, je suppose.
- Exactement.
- Clarke ! La blonde laissa les deux amies pour se rendre auprès de sa mère.
- Qu'est-ce qu'il y a maman ?
- C'est récent. Regarde Clarke, regarde. Elle se pencha sur le corps, sans comprendre.
- Maman qu'est-ce que ça veut dire ?
- Je ne sais pas d'où ils viennent Clarke. Mais il ne peut pas nous rester plus d'un mois. Un mois et demi peut-être, pour les régions les plus éloignées.
- Attends, explique-moi.
- S'ils ont pu arriver jusqu'ici, c'est qu'ils sont les plus robustes de leur groupe. Mais ils ont dû mettre une ou deux semaines pour partir de leur camp quand les premiers ont commencé à tomber malade. Ce qui veut dire, que les radiations se déplacent plus vite que prévu et prennent plus de territoire. La bonne nouvelle c'est que s'ils ont vécus aussi longtemps, même atteints, les radiations sont moins fortes au début de leur nouvel itinéraire. Et avec l'invention de Raven pour neutraliser les centrales avec le sang et le remède trouvé avec Luna et Jackson, on pourra arrêter ça.
- Je sens venir le « mais » dans ta phrase...
Il faut plus d'enfants Clarke. Et plus rapidement. Nous n'avançons pas assez vite si on prend en compte le temps qu'il nous reste et le temps qu'il faut pour atteindre toutes les centrales. Il nous reste six clans à explorer ! C'est une course contre la montre, et on doit être plus forts.
- Qu'est-ce qui se passerait si on embarquait encore un seul enfant avec nous et qu'on filait dès maintenant ? Le regard que sa mère lui lança répondit à sa question mais Clarke avait besoin de l'exprimer à voix haute, de le rendre réel, douloureux comme une plaie à ouvrir pour devenir plus fort. Dis-le maman.
- Cela fait six enfants. Il en faut au moins dix pour qu'ils soient seulement affaiblis et pas en danger de mort. Alors si on fait ça Clarke, ça causera au minimum la mort de deux enfants. Jamais Clarke ne s'était retrouvée si proche du ciel depuis leur arrivée sur Terre. Elle avait l'impression littérale qu'il descendait et tombait sur sa tête.
- Alors on va aller plus vite. Elle laissa tomber ses tentatives pour garder une voix sans tremblement de peur, de tristesse ou de colère. On récupère encore au moins cinq enfants mais vite. Très vite. Une fois fait, on charge les sacs de sérum et de dispositifs de Raven. On se divise en plusieurs groupes, on part tous vers une centrale, on la désactive, distribue le remède dans les clans les plus touchés et on rentre. On fera passer le message d'aller dans les clans les plus éloignés dès maintenant. On limite les dégâts, on se tient au plan mais on se dépêche. La blonde crut soudain n'avoir jamais été aussi sûre et peu sûre d'elle à la fois pour un discours. Elle se tourna vers ses compagnons, restés en retrait pendant la conversation mais écoutant. Elle regarda Luna qui semblait se retenir d'exploser en soutenant son amie qui pleurait la mort de son propre ami sur le sol. Elle accrocha son regard à celui de Clarke, comme une promesse.
- On va exploser ces centrales. Lui dit Clarke en la fixant yeux dans les yeux.
- Jus drein, jus daun.
- Ogeda ?
- Ogeda. (ensemble ).
Les amis de Luna décidèrent de ne pas les accompagner. Ils allaient faire passer le message de rejoindre les clans désignés comme les plus éloignés du danger, à savoir Skaikru, Yujleda et Polis, bien que ce ne soit qu'une ville. Kala était aussi priée de faire passer le message à Alcia, d'ouvrir les portes de sa ville aux gens les plus démunis. Clarke n'oubliait jamais la petite fiole autour de son cou, se rappelant cette femme aussi étrange qu'attachante. L'heure des au revoir passée, le soleil descendant à l'horizon, ils rejoignirent leurs compagnons pour dormir. Et c'est le cœur battant de toutes ces responsabilités nouvelles et de ce stress supplémentaire que la blonde réussit à s'endormir, tout près du cœur de Lexa, battant à l'unisson avec le sien, la faisant s'endormir le sourire aux lèvres malgré tout ça. Ogeda... Oui, ogeda, ils régleraient tous ces problèmes, les supporteraient pour que d'autres n'aient pas à le faire, encore une fois.
Hey, voilà. C'est pas le pire chapître que j'ai écrit, ça va. Tout s'accélère pour nos héros préférés.
Le chapître suivant sera plus concentré sur l'émotion et le danger imminent alors vous pouvez souffler.. encore un chapître.. ou deux.. mais... je garantis rien après...
A bientôt ! Et les reviews, ça fait toujours plaisir. Ecrivez et je verrai bien les fidèles ^_^
