Hey everybody !
Deux semaines après, je suis là ! J'essaye d'instaurer un rythme et même si c'est assez compliqué, me voilà au moins cette fois-ci.
Ce chapître n'est pas exactement ce que je voyais au départ, puisque j'ai dû le couper pour ne pas qu'il soit trop long ( Il dépasse déjà de 1000 mots mes chapîtres habituels )
Bref, j'espère qu'il vous plaira !
Je vais répondre aux reviews et S'IL VOUS PLAIT, je sais que j'ai une légère baisse de vue et j'aimerai que vous laissiez une review, histoire que je vois combien vous êtes. MERCI.
Melly : Merci de toujours me suivre, voilà la suite !
Manoun : Hey ! Alors, déjà, merci beaucoup, ça me fait plaisir que tu aimes autant, je n'avais pas reçu de reviews aussi enjouée depuis longtemps ! Si tu regardes dans les " caractéristiques " de l'histoire, tu peux voir " Update " suivi d'une date, tu peux voir quand j'ai posté pour la dernière fois ! Alors, ça ne fait pas très longtemps et oui, je continue à écrire ^^ Je rentre effectivement en 1ère L cette année, je m'apprcohe de mes 16 ans :) N'hésites pas à te créer un compte si tu veux parler plus, sinon je serai ravie de te lire à nouveau :D
Je.. je ne pensais pas.
Elle est en vue. La première centrale ne se trouve plus qu'à quelques mètres du groupe qui avance difficilement sous la neige qui tombe abondamment, à leur plus grand malheur. Clarke et Indra mènent, comme à leur habitude, mais Ambre se tient fièrement au milieu des deux femmes, les guidant sur ce territoire qu'elle connaît par cœur, bien moins gênée par la neige que les autres.
- On va s'arrêter ! Crie Clarke pour se faire entendre. Peine perdue.
- Par là ! L'interpelle la jeune azgeda, en la guidant jusqu'à une petite grotte tandis qu'Indra s'arrête pour montrer aux autres le chemin.
- Ce temps est infernal ! S'écrit Olivia. Comment tu fais pour vivre tout le temps comme ça ? Demande-t-elle à Ambre.
- C'est une question d'habitude, je suppose. La neige d'aujourd'hui n'est pas vraiment forte.. admit-elle. Quand il neige vraiment, on ne voit pas du tout devant nous. J'ai pu nous guider sans problèmes.
- Génial. Intervient Lyra. C'est quoi le plan, qu'on puisse quitter cet endroit ?
- On va se séparer. Assène Clarke. Maman, est-ce que tu peux commencer à prendre leur sang ? On remplit la première machine et on y va. Mais on ne peut pas y aller à beaucoup, malheureusement. Monty et Harper n'ont pu emmener que quatre combinaisons.
- Moi j'y vais, déjà. Répond Raven.
- Et je peux l'accompagner sans combinaison. Renchérit Luna.
- J'en suis ! S'écrie Octavia.
- Clarke, j'aimerai que tu restes, on va avoir besoin de toi. Intervient Abby en désignant les enfants du doigt tandis que Jackson remplit le premier dispositif de Raven avec le sang d'Henry.
- Bien. Des volontaires ? Raven, de quoi as-tu besoin ?
- Juste du dispositif.. Mais on ne sait pas ce qu'il y aura là-bas, Luna et Octavia pourront se battre si besoin.
- Tu penses pouvoir réussir, en étant avec deux personnes ?
- Oui.
- Jackson ? Ce dernier relève la tête et désigne Henry qui commence à s'endormir, vidé de toutes forces.
- Il m'en faut un autre. Si je continue avec lui, sa santé sera en danger.
- Prenez le mien. S'avance Tim en lançant un regard à la dérobée à Clarke qui hocha la tête pour approuver son action.
- J'en ai pour quelques minutes, et ce sera bon. Dit Jackson, avant de finir de remplir le dispositif, l'essence noire de Tim s'écoulant doucement dans le tube transparent sous les yeux des autres enfants.
Raven et Octavia avançaient dans leurs combinaisons, aux côtés de Luna seulement vêtue d'un manteau supplémentaire pour ne pas succomber au froid de plus en plus mordant.
- C'est quoi le plan ? Demanda Octavia une fois la centrale atteinte.
- A vrai dire, je ne sais pas.. avoua Raven avant de se reprendre sous le regard consterné qu'elle reçut d'Octavia. Je dois juste trouver un moyen de rendre les radiations moins dangereuses, de baisser leur niveau de « radioactivité »
- Tu veux enlever la radioactivité des radiations ? Répéta sa sœur, dubitative, la voix déformée par la combinaison.
- Je sais, je sais. C'est pas crédible. Mais je sais que je peux faire quelque chose Octavia. Il faut que je bloque ce qui est mauvais avec toute la science présente dans le nightblood. Crois en moi.
- Moi, je sais que tu vas y arriver. Intervint Luna, s'attirant un sourire de la part de l'hispanique.
- Je te fais confiance aussi, Ray. Je te suis. Qu'est-ce qu'on fait ?
- Je veux que tu surveilles la jauge qui apparaîtra sur le tableau de bord. Normalement, elle doit être dans le rouge actuellement. Si mon plan fonctionne, la jauge devrait descendre.
Après un hochement de tête, elles rentrèrent à l'intérieur du « bâtiment », se composant principalement de ruines gelées entourant la centrale. Raven repéra la cuve principale et les commandes rapidement, analysant la situation tandis qu'Octavia et Luna cherchait le tableau de bord. Un bruit sourd se fit entendre.
- Ray ?
- Quoi ?
- Je crois que j'ai trouvé le tableau.
- Génial ! Alors, c'est dans le rouge ?
- Disons que.. je sais pas vraiment.
La tête de Raven émergea de là où elle s'était baissée, déjà au travail, et chercha les deux autres femmes du regard. Elle les trouva rapidement et soupira. Tenter de « désactiver » des radiations était déjà compliqué, mais en croisant le regard de sa compagne et la situation dans laquelle elles étaient, elle comprit que tout allait être bien plus dur que prévu.
- Ok. Dit-elle. Pas de panique, on a affronté bien pire. Luna, qu'est-ce qu'on fait ? Elle lança un regard assez paniqué à sa compagne qui lui fit les gros yeux.
- Je sais pas.
- La glace, c'est comme de l'eau, Lu. C'est juste solide. Elle ignora le regard consterné qu'elle reçut après cette remarque et s'approcha des deux femmes. Enfin, de Luna.
Octavia se tenait sur un bloc de glace détaché des autres sur lequel se trouvait le tableau de bord, dont l'écran restait invisible aux yeux d'Octavia. Une grande fissure la séparait de sa sœur de cœur. Le cœur de Raven s'accéléra subitement, comme l'implorant de sortir son amie de là mais elle avait vraiment besoin de savoir ce que disait le tableau de bord.
- On va trouver une solution avec Luna. Finit par dire la guerrière, ayant décelé le dilemme présent chez sa sœur. Toi, désactives cette centrale de malheur et sauve la vie de plusieurs centaines de personnes. Raven laissa échapper un rire nerveux.
- Ouais, on va faire ça, ouais. Mais pour savoir si j'ai réussi, j'ai besoin de savoir dans quelle couleur est l'aiguille du tableau, O'. Et il faut que je sache la couleur avant et après.
- D'accord. Attends. Octavia fit un pas prudent sur la glace, se rapprochant de l'objet tant désiré, et le bloc de glace descendit soudainement d'un cran, provoquant un cri de la part des deux Skaikru. Luna resta silencieuse mais apporte une main sur son cœur, récitant doucement des prières de son peuple. La compagne de Lincoln souffla dans sa lourde combinaison avant de se remettre en mouvement dans une lenteur insoutenable pour sa sœur qui semblait mourir de l'intérieur. Elle posa finalement la main sur l'objet de sa convoitise et finit par y accouder tout son poids, après avoir vérifié sa solidité, pour se déplacer plus aisément. C'est rouge, Ray. L'aiguille est dans le rouge.
- Oo, ok. Je.. C'est bien, très bien. Je m'y mets tout de suite. Raven croisa le regard inquiet de Luna et lui en renvoya un implorant. Elle l'implorait de sauver Octavia. La Floukru le comprit et hocha la tête, résolue, envoyant toute la volonté et la détermination qu'elle le pouvait à la Skaikru, sur laquelle la survie de l'humanité et celle de sa sœur, dépendait.
Zélie tenait fermement la main d'Henry dans la sienne. Raven, Luna et Octavia étaient parties depuis presque une heure maintenant et l'agitation commençait à se ressentir dans la grotte où ils étaient tous abrités. Un espace plus petit de l'endroit avait était réservé à l'espace médical où Henry et Tim dormaient, épuisés après avoir donné leur sang, appuyant les peurs de Clarke qui craignait que les enfants ne tiennent pas après une prise, d'où son besoin de trouver le plus grand nombre d'enfants possible. Et tout tombait parfaitement. Il y avait six centrales et ils étaient douze enfants. Ils auraient tous leur rôle à jouer. Mais même si personne n'osait le dire à voix haute, tous craignaient pour Olivia. La petite était certes une guerrière mais son corps ne pouvait pas tout suivre et un si gros prélèvement de sang était déjà dangereux et difficile pour des garçons de la carrure de Tim et Henry, le corps d'Olivia n'aurait aucune chance de tenir. Zélie s'inquiétait pour Henry également. Son petit-ami, pour lequel elle avait enfin reconnu ses sentiments après l'histoire avec Tim, n'hésiterait certainement pas à donner de son sang pour diminuer la charge de sa sœur. Il en avait déjà tant donné. Que se passerait-il si il devait, encore une fois, se laisser prélever ? Résisterait-il à la mort ou à la maladie, dans l'espoir de sauver sa sœur ? Pourrait-elle s'empêcher de lui demander de ne pas le faire au risque de mettre leur relation en péril ? La jeune fille soupira. Il lui tardait de venir à bout de cette mission et vivre en paix avec ses amis et sa nouvelle famille. Après tout, ils retourneraient sûrement tous à Polis, après toute cette histoire.
- Hmmmmm.
- Henry ! C'est moi, Zélie.
- Hey acquiesça-t-il faiblement.
- Comment tu te sens ?
- Vide. Il se redressa soudainement, retombant presque instantanément sur son lit de camp, ses muscles n'ayant pas suivi le geste.
- Henry, doucement ! Protesta Zélie. Tu dois te reposer.
- Est-ce que ça a fonctionné ? La centrale est neutralisée ?
- Pas encore. Du moins, on ne sait pas. Elles sont parties il y a un peu moins d'une heure et on ne distingue plus leurs silhouettes à l'extérieur du bâtiment. Elles doivent être en pleine action.
- Où est Olivia ?
- Avec les autres, près du feu. Ils écoutent Ryder raconter les anciennes guerres et les précisions d'Indra les captivent.
- Je n'en doute pas. Peu importe si nous avons été entraînés, nous sommes des guerriers nés de part notre sang.
- Tu crois qu'on devra se battre les uns les autres comme l'a dit Lyra ?
- Je ne sais pas.
- Je ne pourrai pas. Je ne te blesserai pas. Ni aucun des autres. Henry lui lança un regard mi-attendri mi-triste.
- Nous n'aurons peut-être pas le choix.
- Nous avons toujours le choix.
- Non, pas toujours. Résonna une voix derrière eux.
- Ambre ? Demanda Zélie, surprise par la tristesse visible sur le visage de leur nouvelle amie, toujours munie d'un visage sérieux de guerrière ou amical d'une amie.
- Nous n'avons pas toujours le choix, Zélie. Je ne l'ai pas eu, et je doute que nous l'aurons une fois toute cette histoire terminée.
- Qu'est-ce que tu racontes ? De quel choix parles-tu ? L'azgeda soupira.
- Est-ce que tu arriverais à marcher jusqu'au feu, Henry ? Si je vous le dis, les autres voudront savoir et je ne serai peut-être pas d'humeur à tout répéter. Malgré l'envie évidente de Zélie de protéger le garçon qu'elle aimait, la curiosité prit le dessus et elle se leva pour l'aider à marcher prudemment jusqu'au feu. En l'espace de quelques instants, les adultes et les enfants, y compris Tim qui avait été réveillé par Mia, se rassemblèrent, curieux d'en apprendre plus sur une de leurs nouvelles recrues.
- Tout à commencé lorsque j'étais très jeune.
Flashback :
Ambre avait 5 ans. Fille de deux guerriers et espions respectés de son peuple, Ambre avait toujours été respectée malgré son jeune âge. Elle marchait aux côtés de son père qui lui tenait fièrement la main, la guidant jusqu'à l'arène de combat. Elle ouvrit de grands yeux en voyant vers qui son père la menait.
- Ma Reine. S'inclina-t-il, entraînant sa fille à se pencher vers le bas.
- Tristan kom Ageda. Et que voilà ? Ton sang viendrait-il se battre pour moi, guerrier ?
- Voici ma fille Ambre, ma Reine. Elle a fêté son cinquième printemps il y a peu et je souhaiterai l'initier à l'art du combat. Un sourire glacial se plaqua sur le visage de leur souveraine.
- Aimerai-tu cela, mon enfant ? Ambre n'eut nul besoin de regarder son père avant d'hocher la tête.
- Sha, ai Kwin. ( Oui, ma Reine. )
- Elle sait ce qu'elle veut. Ricana celle-ci. Suivez-moi. Ordonna-t-elle. Elle les guida jusqu'à une pièce recluse, éloignée des autres où une jeune fille aux cheveux noirs de jais se battait contre un guerrier de dix fois sa taille, vu des yeux d'Ambre. Ontari ! Intima la Reine d'une voix sèche. La jeune fille se retourna vers sa Reine, quittant son ennemi des yeux qui n'hésita pas une seconde avant la faucher et de poser sa lame sur la gorge de la jeune fille, une fois affalée au sol. Relèves-toi, tu payeras cet échec plus tard.
- Oui, ma Reine.
- Ambre, je te présente Ontari, mon élève âgée de 8 ans. Elle est comme ma fille et je place de nombreux espoirs en elle. Elle t'apprendra les premières choses à savoir avant que ton apprentissage ne commence réellement. La petite fille hocha la tête en guise de salutation à Ontari puis à sa Reine en guise d'acceptation.
- Bien. Nous allons vous laisser faire connaissance. Tristan, Kygor, suivez-moi. Ambre suivit son père des yeux jusqu'à sa sortie de la pièce avant de se retourner vers Ontari. Cette dernière lui fourra brusquement une épée dans les mains.
- Je peux t'apprendre à te battre, si ma Reine me l'ordonne. Mais n'espère même pas être mon amie, je n'aime personne. Ambre écarquilla les yeux devant tant de brutalité mais n'osa pas dire un mot.
Fin Flashback
- C'était Ontari, ton choix ? Demanda Zélie, perdue.
- Quel choix ? Suivit Tina.
- Non, ce n'était pas ça. Attendez la suite.
Flashback :
Le son des épées qui s'entrechoquent, la sueur sur leurs fronts, leurs bras entaillés de toute part. Ambre et Ontari se battaient depuis plusieurs heures, sans relâche. Le cœur de la fille aux cheveux de neige battait à tout rompre. Aujourd'hui était le jour de ses 10 ans, et Ontari lui avait enfin révélé pourquoi elles ne s'étaient jamais battues l'une contre l'autre après cinq ans de cours communs. C'était une nightblida, une enfant capable d'être la prochaine commandante. Ambre avait découvert à l'âge de ses six ans qu'elle en était une, après un entraînement trop brusque contre son père qui lui avait fait promettre de garder le secret. Mais quand Ontari lui avait révélé, les larmes aux yeux, qu'elle lui faisait confiance au point de lui confier son plus grand secret, elle avait craqué et lui avait révélé la vérité. Les deux filles s'étaient ensuite lancées dans un combat amical qui n'en finissait plus, leurs niveaux étant horriblement proche. Elles avaient la chance d'être nées à quelques jours d'intervalle, et ces secrets révélés ainsi que ce combat étaient ce qu'elles pouvaient s'offrir de plus beau en guise de cadeau. Alors les deux jeunes filles se battirent, fêtant leurs 10 et 13 ans, ainsi que leur amitié nouvelle, débarrassée de tout mensonge et secret.
Ambre fêtait son onzième anniversaire sans Ontari, cette année là. La jeune fille avait fêté ses quatorze printemps avant d'être envoyée en mission à Polis par la Reine. Malgré cette absence qui lui plombait le cœur, Ambre était heureuse. Elle avait rencontré ce garçon, Liam, fils d'un des gardes de la Reine. Il avait treize printemps et était en pleine formation pour suivre les traces de son père. Elle lui était presque rentrée dedans, au détour d'un couloir, alors qu'il s'y était perdu. Après l'avoir conduit où il devait se rendre, lui sauvant son honneur et sa vie, elle s'était rendue chez Ontari pour lui en parler. Chez Ontari.. cela signifiait sa chambre. Dans le palais.
- Hodness laik kwelnes, Ambre. ( L'amour est une faiblesse )
- Je n'ai pas parlé d'amour !
- Non, pas encore. Mais tu viens à peine de le rencontrer et tu ne vis déjà plus que pour lui.
- C'est faux !
- Fais ce que tu veux, Ambre, tu n'as pas la Reine sur ton dos. Mais les sentiments sont une faiblesse à laquelle tu ne devrais pas te laisser aller. Garde bien ça en tête.
- Promis.
Ambre fêta ses treize printemps quelques semaines avant ses deux ans d'amour avec Liam. Aujourd'hui âgé de quinze printemps, le jeune homme avait été promu garde à la place de son père lorsque celui-ci devint Lieutenant après la création de la Coalition. La princesse des glaces, étant le surnom que Liam donnait à Ambre, était devenue une guerrière aguerrie et avait dû passer le test que chaque enfant soldat de la Reine passait à l'heure de leurs douze printemps. Elle avait dû exécuté des traîtres, sans savoir quel était leur crime, à coup de lame. Si la jeune fille en était sortie victorieuse aux yeux de sa Reine, elle ne cachait pas son émoi après son acte auprès d'Ontari et de Liam. Elle s'était liée à eux. Ils étaient sa famille, sa faiblesse. Quelques jours après son épreuve, ses parents avaient été capturés par les hommes de la montagne et elle ne souhaitait jamais les revoir, si cela signifiait les affronter en tant que reapers. Le jour de leur anniversaire fut mouvementé, et pas seulement pour eux. La capitale était en effusion et jamais leur Reine n'avait semblée si heureuse. Ambre fut convoquée avec Ontari dès que midi fut annoncé.
- Mes guerrières, mes fiertés. Dit la Reine Nia à leur entrée. Aujourd'hui est un grand jour pour moi, pour nous !
- Que se passe-t-il, ma Reine ? Demanda Ontari.
- Si tout se passe comme prévu, toi, ma guerrière, sera la prochaine Heda de la Coalition ! Cette garce de Lexa va enfin souffrir, et comme jamais elle n'a souffert ! Ambre, j'ai entendu que ce jour était important pour toi et Liam. Tu es autorisée à le rejoindre, il garde les cachots. Ontari, tu vas l'accompagner et me faire plaisir en torturant un peu notre jolie prisonnière. Est-ce clair ?
- Oui, ma Reine. Répondirent-elles d'une seule voix.
- Parfait, tout est parfait. Allez-y ! leur intima-t-elle.
Les filles marchaient côte à côte jusqu'aux cachots. Ambre effleura la main d'Ontari de la sienne, lui faisant part de son courage. Ontari avait aujourd'hui seize printemps, mais torturer une personne n'en devenait pas moins facile pour la guerrière. Cette dernière comprit le geste de son amie et lui offrit un demi-sourire, seul marque d'affection qu'elle s'autorisait avant de se cacher derrière son maque de froideur.
- Ambre. Sourit Liam à leur arrivée. La jeune fille sourit et l'embrassa avant de faire face à Ontari. Elle comprit que quelque chose n'allait pas dès qu'elle vit le masque de son amie tomber. Ontari poussa Ambre à terre et planta une dague dans le cou du deuxième garde qui travaillait aux côtés de Liam.
- Liam ! Cria Ambre en s'apercevant de sa blessure. Driano, l'autre garde maintenant mort, avait réussi à lui planter son épée dans le ventre. Non, non, non ! Cria-t-elle en rampant jusqu'à lui. Ontari, va chercher de l'aide, s'il te plaît ! La guerrière n'hésita pas avant de partir en courant des cachots, laissant Ambre tenir Liam entre ses bras, impuissante.
- Il faut compresser la blessure. S'exclama une jeune fille aux cheveux châtains d'une des cellules. Ambre, malgré la situation, eut le temps de penser que c'était celle qu'Ontari devait torturer. Elle obéit malgré tout et posa ses mains fermement sur la blessure de Liam. Bien. Je suis guérisseuse de là d'où je viens. Je ne désire en aucun cas aider un peuple de barbares mais votre amour semble sincère et je ne peux laisser quelqu'un mourir sous mes yeux. Garde une main sur la blessure et déchire un bout de son pull avec l'autre. Elle se tut quelques secondes, attendant qu'Ambre agisse. C'est ça, maintenant enroule le autour de sa taille juste au dessus de la blessure. Parfait. Maintenant, attends les secours. Dis à ton guérisseur d'utiliser des algues rouges, cela aidera pour la plaie. Ambre hocha simplement la tête, incapable de dire un mot.
Lorsque l'aide arriva enfin, Ambre les laissa emporter son amour loin d'elle quelques instants avant de parler à Ontari, sous les yeux de la captive.
- Ne la tortures pas, elle m'a aidée.
- Je ne peux pas désobéir à la Reine, Ambre.
- Je sais. Mais elle est guérisseuse. Elle peut te montrer où marquer sa peau sans lui faire très mal. N'est-ce pas ? Demanda-t-elle à la jeune femme.
- Oui, je le peux.
- Alors fais-le, je t'en prie. Elle a sûrement sauvé la vie de Liam, j'ai une dette envers elle. Ontari hésita avant de regarder la prisonnière.
- Je le ferai.
- Merci.
- Oui, merci. Répéta la captive. Pourquoi m'aides-tu ? Que j'ai sauvé ton homme ou pas, je mourrai probablement, de toute façon.
- Je suis Ambre kom Azgeda. Toutes mes dettes sont rendues, et je te donnerai le temps que je pourrai avant tes adieux à la vie.
Fin Flashback
- Est-ce que Liam à succombé à sa blessure ?
- C'était elle, le choix ? La prisonnière ?
- Elle n'était pas n'importe qui. Son nom était Costia.
- Je connais pas. Répliqua Olivia.
- Continue. Ordonna Clarke d'une voix calme. Ambre hocha la tête.
Flashback :
Ambre avait passé ses après-midi à veiller Liam, qui se rétablissait doucement, et à discuter avec Costia, qui lui parlait de choses qu'elle n'aurait jamais pu imaginer. La captive subissait les coups des hommes de la Reine, mais Ontari adoucissait le tout lorsque c'était son tour, ne frappant que là où Costia lui indiquait pour la ménager. Elle aussi s'était rapidement attachée à Costia, qui ne l'aurait pas pu ? La jeune femme était très belle malgré son état et malgré la haine qu'elle vouait à Azgeda, sa gentillesse ne diminuait pas lorsqu'elle passait du temps avec les filles ou Liam. Mais le jour vint où la Reine en eut marre d'attendre, au plus grand malheur des trois amies. Une après-midi où Ontari « torturait » Costia, Kygor, l'ancien mentor d'Ontari fit son entrée dans la salle.
- Attaches-la. La Reine veut en finir avec cette histoire. Ontari s'exécuta en silence, ne voulant pas attirer la colère de la Reine sur elle, mais lança un regard triste à son amie, qui comprit que son temps était fini.
Costia fut emmenée dans la salle du trône, par Ontari et Ambre, qu'elles avaient rencontrée dans un couloir. Les deux amies d'enfance n'osaient parler, réellement affectées par ce qui allait arriver. Elles se posaient aussi beaucoup de questions. Excepté le commentaire de la Reine sur le mal que la mort de Costia allait causer à la commandante Lexa, elles ne savaient toujours pas pourquoi. Costia leur avait parlé de bien des choses, mais jamais de la cause de son kidnapping. Les filles n'avaient pas cherché à en demander plus, consciente que leurs questions pourraient blesser leur sauveuse et amie. Elles atteignirent donc la salle dans un silence complet, devenant mal à l'aise dès qu'elles aperçurent le sourire diabolique de leur souveraine.
- Costia. Énonça-t-elle en articulant chaque syllabe plus que nécessaire. Es-tu prête à parler ?
- Non. Clama bravement la prisonnière, se redressant sous le regard horrifié d'Ambre qui avait remarqué l'étincelle dans le regard de sa Reine à son redressement.
- Ontari. Dit la Reine. Approches. La jeune fille s'exécuta et fut bientôt sous l'emprise physique de sa Reine, qui lui serra le cou. Pourquoi marche-t-elle ? Se tient-elle debout ? Tu avais pour ordre de la torturer, pas de t'amuser avec son corps ! Elle claqua des doigts et un serviteur entra, un fouet à la main. Elle le prit sans ménagement des mains du domestique qui s'enfuit rapidement une fois sa tâche effectuée et le fourra dans les mains de sa protégée au sans précieux. Frappes ! Ontari ne bougea pas. FRAPPES ! Hurla cette fois la Reine, faisant ressurgir des centaines de mauvais souvenirs dans l'esprit de la guerrière qui marcha jusqu'à Costia, le fouet en main. En voyant les yeux emplis d'acceptation de Costia, Ontari leva le fouet et l'abattit sur la peau de la jeune fille, qui serra les dents pour ne pas crier. Encore ! Ontari recommença et les coups s'enchaînèrent jusqu'à ce que l'agacement de la Reine ne grandisse trop. Gardes ! Amenez-moi le garçon. Le cœur d'Ambre stoppa lorsque les gardes rentrèrent avec un Liam toujours en convalescence, traîné. Tu veux me désobéir, Ontari ? En voilà le prix. Choisis. Choisis lequel des deux vivra entre ta chère nouvelle amie et le garçon que la fille avec laquelle tu as été élevée aime. Ce fut au cœur d'Ontari d'avoir mal. Elle savait que les sentiments étaient une faiblesse, elle l'avait répété encore et encore à Ambre en grandissant. Et aujourd'hui, la Reine avait raison, elle en payait le prix. En sentant une main se poser sur sa cheville, Ontari leva les yeux sur Costia, à terre. Elle put voir dans ses yeux qu'elle lui demandait d'en finir, de la laisser partir, de sauver Liam. Elle prépara sa lame, la cœur serré dans sa poitrine. Non. L'arrêta Nia. Lui. Tues-le, lui.
- Non ! Protesta Ambre. Ma Reine, je vous en prie, Liam est innocent ! Il se bat pour vous !
- Peut-être qu'il se battait pour moi, oui. Mais il a succombé à ses sentiments, en faisant de toi son « amour ». Dit la Reine en crachant son dernier mot. Il est faible, regarde-le ! Ontari, tues-le ! Et libère ton amie de ce fardeau qu'est ce garçon.
- Ontari, non !
- Je n'ai pas le choix. Affirma sèchement la guerrière tout en jetant un regard larmoyant à son amie, que la Reine ne put voir. « Je suis désolée » mima-t-elle de ses lèvres.
Ambre tenta d'intervenir mais fut maîtrisée par plusieurs gardes. Elle aurait pu les tuer, mais serait-elle plus efficace, une fois morte exécutée ? Ontari releva sa lame, priant pour que sa Reine l'interrompe encore, mais rien ne vint. Elle entendit Costia être battue et plongea sa lame dans le cœur de Liam. Lorsqu'elle releva la tête, ce fut pour voir une épée s'abattre sur la nuque de Costia et sa tête rouler sur le sol. Le cri d'Ambre déchira son âme et elle laissa les ténèbres l'envahir. Les sentiments sont une faiblesse, idiote.
- Qu'est-ce que tu as fait ? Sanglotait Ambre. Qu'est-ce que tu as fait ?
- Je n'avais pas le choix.
- On a toujours le choix ! Tu te bats pour ce en quoi tu crois, ou tu es lâche. Regarde ce que tu as fait ! Non, non..
- Je suis désolée.
- Viens par ici, Ontari. Ambre regarda son amie marcher vers sa Reine, qui l'accueillit avec un sourire éclatant. Elle intima à un garde de lui rapporter ce qui jonchait le sol et en sourit d'autant plus. Je suis si fière de toi, ma fille. Ria la Reine. Les yeux d'Ambre s'écarquillèrent d'horreur, lorsqu'elle vit la Reine caresser la tête qui reposait entre ses mains. La souveraine se leva ensuite et appela un de ses gardes. Suivez-moi. Une nouvelle ère se lève ! La bien-aimée de notre chère commandante est morte. Vive Azgeda !
- Vive Azgeda ! Reprirent en chœur les gardes. Nia sortit de la pièce, se tenant bien droite, fière, victorieuse.
- Allons préparer l'envoi de ce colis à notre Heda. Elle quitta la pièce laissant une Ambre dévastée aux côtés du corps de Liam, une Ontari toujours debout à côté du trône, et le corps sans tête de Costia.
- Comment as-tu pu faire ça ? Souffla-t-elle en direction d'Ontari.
- Je n'avais pas le choix.
- Tu n'avais pas le choix, tu n'avais pas le choix. N'as-tu que cela à dire ? Tu as TUE Liam ! Tu as condamné Costia ! Ontari encaissa sans réaction. On avait le choix ! On a toujours le choix !
- Non, Ambre. Certainement pas à Azgeda. Et tu le sais, je n'avais pas le choix. Pas avec une Reine comme ça.
Fin Flashback :
Le silence emplissait la grotte. Ambre s'assit aux côtés d'Olivia, essuyant les larmes qui avaient coulées sur ses joues.
- Après ce jour, la Reine à réussi à faire d'Ontari sa marionnette. Je suis retournée auprès d'Écho et de Roan, qui avaient été mes mentors et j'ai travaillé plus dur encore. Tu as dit tout à l'heure que vous aviez le choix, Zélie. Mais c'est faux. Si un conclave doit se préparer, tu ne pourras pas y échapper au nom de l'amour. Pouvoir choisir, c'est un luxe que nous n'avons pas. Et je doute que nous puissions l'avoir un jour, à moins de devenir Heda. Conclut Ambre.
Après l'histoire d'Ambre, qui semblait avoir un effet assommant sur les natifs et sur certains autres, Clarke s'était isolée, entre la sortie de la grotte et la pièce où ils étaient tous réunis. Personne n'avait fait attention à la silhouette noire qui l'avait rejointe, ni à leur conversation, ni à leur étreinte.
Tina, Kilian, Olivia et une bonne partie des nightblidas étaient maintenant rassemblés dans un coin, emmitouflés dans leurs manteaux de fourrures, posant diverses questions à leur amie sur sa vie. Mais s'ils étaient passionnés par cette histoire, d'autres comme Zélie et Henry ne l'étaient pas. Après avoir parlé durant plusieurs longues minutes, Henry s'était de nouveau endormi, laissant Zélie seule et rongée par l'inquiétude. Tim s'était alors approché, il avait mendié son pardon. Lasse de se battre, la jeune fille avait rouvert les portes à son meilleur ami, lui confiant ses doutes et ses peurs. Malgré son cœur battant la chamade, d'inquiétude et d'amour, elle s'était peu à peu endormie aux côtés d'Henry, sous le regard de Tim, heureux de l'avoir retrouvée malgré les circonstances.
Bip bip bip bip bip bip...
Le bruit strident fit se rassembler tout le monde au centre de la pièce, recherchant l'origine du vacarme. Seul Clarke reconnut le signal et se dirigea droit vers les affaires de Raven, qui avait laissé quelques outils mécaniques dans un coin. Elle chercha et trouva rapidement l'objet recherché. Elle arrêta l'appareil et laissa échapper un soupir de soulagement, résonnant avec celui des autres.
- C'était quoi, ça ? S'écria Olivia, une main sur l'oreille droite.
- C'est un signal d'alarme. Expliqua Clarke, sans révéler la raison de cette invention. Il existe deux boîtiers, celui de Raven, et celui d'Octavia. Si celui-ci sonne, c'est qu'Octavia a demandé de l'aide. Mon aide.. souffla-t-elle plus doucement.
- Alors il faut y aller l'aider !
- On va y aller. Les enfants, ceux qui veulent venir, viennent. Vous n'avez pas besoin de combinaisons, toi, dit-elle en montrant Lexa, grimaçant intérieurement de lui parler ainsi, tu viens aussi, elle ignora les regards interrogateurs qu'elle reçut et continua, Indra, tu peux venir si tu le souhaites, mais avec une combinaison. On y va.
La blonde se hâta de mettre sa combinaison, et sentit une poigne sur son bras, la faisant se retourner. Lincoln.
- Tu ne peux pas venir, Lincoln. On te verrait dans ta combinaison. Et en plus, il ne m'en reste plus aucune autre.
- Ils trouveront ça bizarre, si tu prends un seul des trois guerriers masqués. Et je veux venir, Octavia est en danger.
- Nous n'en sommes pas sûrs.
- Si. Je le sens. Clarke, je te le demande, laisse-moi venir.
- Tu pourrais mourir. Il y a trop de radiations.
- Je survivrai. Devant le regard insistant du guerrier, Clarke faiblit.
- Si je ne te laisse pas venir, tu nous suivras n'est-ce pas ?
- Oui.
- Bien. J'apprécie ton honnêteté. On s'en va.
- Merci, Clarke.
- Oh non, ne me remercie pas. Si tu ne meurs pas, et qu'Octavia survit, on va avoir des problèmes tout les deux, crois-moi.
Indra, Clarke, Lincoln, Lexa, Ryan, Lyra, Tina et Ambre partirent pour la centrale, prêts à défendre leur amie. Olivia voulait protéger son mentor, ce qui ne passa pas aux yeux de son frère et de sa petite-amie qui la coincèrent dans la grotte, clamant qu'elle devait rester au calme si elle voulait donner son sang la prochaine fois. Elle râlait encore, à leur départ. Maintenant, ils étaient trop loin pour savoir.
Lorsqu'ils s'approchèrent de l'entrée, Clarke effleura la main cachée de noir de Lexa, s'insufflant le soutien dont elle avait besoin, tentant de tirer un réconfort de cette amour, afin d'éloigner la peur qui la tenaillait. Celle de perdre sa sœur.
En entrant, la situation leur sauta aux yeux, si fort qu'ils auraient tous souhaiter les fermer. On ne voyait d'Octavia que son buste et sa tête, émergeant d'un large trou. Autour de ce creux, une longue et large fissure la séparait de Luna et Raven, dont la plus jeune semblait dépassée par la peur et l'effroi.
- Enfin ! S'écria Octavia, en les voyant entrer. Je sais, ça a pas l'air mais la situation est pas si terrible. L'aiguille est dans le vert. Ce qui signifie que le remède que notre chère Rae à inventé fonctionne ! Seul point noir, si vous vous approchez de moi, la glace sur laquelle je suis, elle tombe. Ricana-t-elle.
- Ce n'est vraiment pas drôle ! Rétorqua Raven, une main sur le cœur.
- Je suis d'accord. Renchérit Clarke.
- Comment on la sort de là ? Demanda Tina, prête à aider.
- On envoie quelqu'un marcher tout doucement pour l'attraper avant que la glace cède. Décide Clarke, absolument pas sûre d'elle. Je.. je vais y aller.
- Non. Dit Indra en désignant Lincoln. Laisse mon guerrier y aller. Il aura plus de force que toi.
Clarke hoche la tête, consciente que le physique de Lincoln sera, effectivement, bien plus efficace que le sien. Elle regarde le guerrier s'avancer pendant de longues minutes, qui paraissent des heures, et arriver à Octavia.
La glace se fissure sous son dernier pas. Il se fige. Le souffle des autres s'arrêtent. Il ne bouge plus. Il tend juste un bras, porteur d'espoir. La main frêle de la guerrière se fixe dans la sienne. La glace cède. Elle appuie sur son voile, en équilibre. Les souffles se bloquent de nouveau. Ceux qui savent, savent pourquoi. Dans cette situation, ils l'ont bien compris, c'est le voile ou Octavia.
Le guerrier ne lève pas les yeux vers Lexa. Il lève les yeux vers Clarke. Elle ne peut pas voir son regard, mais elle en devine la question. Elle inspire. Réfléchis ! Elle expire. C'est Octavia ! Elle hoche la tête. Elle fait reculer les autres. Elle place Indra, Raven et Lexa devant à ses côtés. Elle croise le regard noir de Luna, qui se laisse écarter. Elle regarde. Elle n'ose pas regarder. Elle ouvre les yeux en grand. Le bras tire la guerrière. Le bras tire le voile. La musculature se devine sur le tissu léger porté par le guerrier. Octavia peut presque toucher le bon sol. Le voile dépasse les épaules. Clarke ferme les yeux. Lexa prend sa main. Elle les ouvre de surprise. Quoi ? Octavia est sortie. La tête de Lincoln, elle, est maintenant bien visible.
Ils marchent vers la grotte. Les enfants chahutent, pourquoi les adultes ont-ils réagit aussi étrangement ? Pourquoi Luna a-t-elle laisser la surprise envahir ses traits ? Qui est cet homme ? Et si il est si important, qui sont les autres guerriers masqués ?
Lorsqu'ils entrent dans la grotte, le silence règne, l'inquiétude masque les traits. Abby et Olivia sont les premières à réagir. Elles se jettent sur leur fille, sur leur mentor.
La voix de Zélie brise le silence.
- Lincoln ?
- Tu le connais ? S'écrit Tina à une Zélie très troublée.
- Je ne comprends pas. Continue-t-elle sans prêter attention à sa camarade.
- On va tout expliquer. Dit Clarke. Et malgré la faible hauteur de sa voix, tout le monde ressent l'ordre et s'assoit autour du feu.
- Mais.. proteste Zélie. Lincoln est mort. Si il y a plus silencieux que le silence, c'est ce qu'il se passe.
- Effectivement, Lincoln était mort. Octavia et Kane peuvent le confirmer. Il à été renvoyé parmi nous pour effectuer une mission.
- Avec lui ? Demande Kilian en désignant Lexa.
- Oui. Répond Clarke, sans le corriger. Pour l'aider.
- Je.. Zélie commence à parler mais laisse échapper un cri, le regard fixé sur Lexa, toujours sous ses couches noires.
- Zélie ? Demande Henry, inquiet.
- Je crois que je sais qui elle est. Chuchote-t-elle.
- Pourquoi crois-tu ça ?
- Je.. je suis une Trikru. Je la connaissais, elle venait de chez moi. Elle se retourne et regarde Ambre. Comme Costia. Je sais parfaitement qui était la fille dont tu nous as conté la mort. Elle était connue, en tant que guérisseuse évidemment, mais aussi...
- Continue. Intime Clarke, comme si elle savait que Zélie pensait bien à la bonne personne.
- Elle était connue pour être l'amante de la Commandante Lexa.
- La commandante est morte. Rétorque Ryan.
- Comme Lincoln l'était ! Lui répond Olivia en retour. Vas-y, Zélie !
- Les Trikru sont fiers de ceux qui font partis de notre peuple. Et la commandante.. était une des nôtres. Alors ils ont toujours tenu à surveiller ses progrès.. sa vie. Et je sais, que Clarke..
- Finis ce que tu as commencé. L'encourage celle-ci.
- Que Clarke était devenue ce que Costia était pour la commandante. Le regard des enfants se fixent sur la blonde. Clarke dort avec la guerrière masquée. Elle la consulte du regard, pour les décisions importantes. Je pensais que c'était seulement.. son amante. Mais..
- Dis-le.
- Mais je pense que la personne cachée, n'est autre que Lexa.
Petite précision sur les âges, au cas où vous vous le demandez !
Si Lexa avait 20 ans, Ambre en avait 13 et donc Ontari 16 ans. ( MORT COSTIA )
Lexa 22 ans, Ambre 15 et Ontari est donc morte à 18 ans. ( ACTUEL )
Voilà, voilà ! J'essaie de revenir dans deux ou trois semaines !
Ecrivez-moi s'il vous plaît, comme je vous l'ai dit, je veux savoir pour qui j'écris.
J'espère que vous aimez toujours et je vous dis à bientôt !
Je vous embrasse,
Marina.
