Hello tout le monde,

Tout d'abord, une bonne année 2019 ! Santé, prospérité, amour, fortune etc. et plein de fanfiction Harry Potter ou autres fandoms !

J'ai revu mon plan d'écriture et il reste en fait que 2 chapitres pour la loi de l'amour après celui-ci + l'épilogue. Sinon, je n'ai pas réussi à tenir mon objectif annoncé de finir la fic pour le nouvel an (au cas où vous ne vous en seriez pas rendu compte XD). En tout cas, j'essayerais de prendre le temps d'avoir un peu de stock de chapitres avant de recommencer à publier La Guerre des Contrats.


Le renvoi de Ronald Weasley eu des conséquences imprévues. Que Lucius Malfoy cherche à faire payer le jeune homme était normal et même attendu. La surprise vint cependant de Molly Weasley, qui porta plainte contre la famille Malfoy au titre de l'ensorcèlement d'Hermione Granger et d'Harry Potter, de l'agression physique de son fils et de son renvoi abusif de Poudlard via cet envoûtement mentionné précédemment. En guise de dédommagement, elle demandait la levée du statut de « traitre à son sang » de la famille Weasley, le renvoi de Drago avec casse de baguette, interdiction de passer ses ASPIC même en candidat libre pendant 10 ans ainsi qu'un million de Gallions.

Rien que cela.

Dès le départ, Albus avait été convaincu de la culpabilité du jeune rouquin. Il n'avait tenté de le garder à l'école uniquement parce qu'il savait qu'autrement, cela reviendrait à avoir Molly sur le dos et voir sa vie encore plus compliquée qu'elle ne l'était déjà. Cela n'avait pas manquer. Albus s'était cependant lavé les mains tant bien que mal du problème quand Molly lui avait demander défendre son fils, arguant qu'il était une partie prenante de l'histoire en tant que directeur de Poudlard et qu'il ne pouvait prendre parti d'une manière ou d'une autre. Il renonça également à l'orienter vers un contact pouvant l'aider. Il était suffisamment empêtré politiquement actuellement pour ne pas perdre un pion potentiellement utile pour un jeune homme qui ne pouvait se contrôler.

Néanmois, il espérait que Lucius ne l'emporte pas en justice, du moins pas trop. En l'état actuel des choses, l'expulsion de Poudlard en année d'ASPIC obligeait Ronald à attendre 2 ans avant de pouvoir les passer en candidat libre. Avec ses BUSES, il conservait sa baguette et pouvait trouver un travail bien que certaines portes lui seraient fermer à la suite de son renvoi et son absence d'ASPIC. La plus que probable création d'un casier judiciaire pour le jeune ne ferait que compliquer sa recherche d'emploi.

En effet, une attaque physique vis-à-vis d'une personne officiellement amenée à faire partie d'une famille siégeant au Magenmagot ou faisait partie d'une telle famille valait 3 ans à Azkaban par attaque. Une tentative de viol équivalait à 2 ans chez les Détraqueurs. Le non-respect de la loi coûtait entre 6 mois à 3 ans sur l'île maudite. La combinaison pénitenciére initiale variait entre 5 ans et demi et 8 ans dans l'horrible prison. Le fait que le jeune homme soit coupable d'un combo faisait tirer la possible sentence plus vers les 8 ans, pour ne pas dire les 10 ans. Et Albus aurait définitivement Molly sur son dos si elle se retrouvait séparé d'un de ses enfants pour une décennie dans ces conditions. Même si les Weasley ne pouvaient plus lui être encore d'une quelconque utilité ni ne pouvaient, seuls dans leur coin, lui causer des ennuis, cela serait quand même bien dérangeant.

L'affaire opposant les Weasley (du moins, Ron et Molly) aux Malfoy s'ajouta à l'agenda surchargé du Magenmagot. Poussant Tom à finir ses journées de plus en plus tard, en particulier les jours où il décide de convoquer ses troupes, et à dormir plus au manoir Jedusor ou au château Serpentard qu'à Poudlard. Son sommeil comme celui d'Harry s'en retrouve affecté. Le mage noir en arrivait même à ne plus avoir de week-end. Les seuls contacts qu'il avaient avec Harry étaient via le leur lien mental mais cela ne remplaçait pas le fait d'avoir le jeune lord dans ses bras.


Un samedi un mois après le renvoi de Ron, Harry décida de prendre le taureau par les cornes. Il n'avait pas vu son mari depuis Merlin sait quand et si le rythme du Magenmagot continuait comme actuellement, il n'était même pas sûr que son mari pourrait assister à son anniversaire fin juillet. Après le déjeuner, il remonta à la salle commune puis à son dortoir. Il se changea pour une robe de sorcier à la manufacture classique mais au tissu riche et fit apparaître ses chevalières. En se regardant dans le miroir, il avait tout du Lord sorcier.

Une fois sûr de ses habits, il se dirigea vers l'extérieur du château. Sur le chemin, il croisa ses amis et camarades de classe, tous assez étonnés de le voir ainsi apprêté.

- Euh… Il va où comme ça, Potter ? demanda Pansy Parkinson, au bras de Neville

- Je ne sais pas… C'est comme s'il allait à un rendez-vous officiel, répondit ce dernier

- Oooooh ! Je crois savoir ce qu'il va faire, annonça Hermione

- Et il va faire quoi ? demanda Pansy avec dédain

- Il va faire quelque chose typiquement Harry Potter. Il va aller là où on ne l'attend pas

Harry passa les contrôles au Ministère sans problème. Sa visite avait un double intérêt. Voir Tom en visu était bien évidemment l'une des raisons. L'autre était qu'il avait envie de se faire voir et d'interagir avec ses futures collègues. Certes, il ne comptait pas rejoindre le Magenmagot de suite après sa sortie à Poudlard mais cela ne voulait pas dire qu'il ne commencerait pas la politique à cette occasion. De plus, Harry avait choisi ce samedi précisement car il savait que Dumbledore ne serait pas au Ministère, ayant une réunion avec la Confédération Internationale des Sorciers en dehors du pays. Donc moins de risque d'avoir un vieux fêlé du citron tentant de le faire revenir au château avant qu'il ait pu accomplir ce pourquoi il était venu.

En arrivant à l'aile du Magenmagot, il aperçut un groupe composé de différents Lords et du Premier Ministre.

Parfait.

Deux personnes s'aperçurent de sa présence en même temps. L'une était Fudge, dont le regard s'illumina sans doute à la pensée de son énorme gain de popularité auprès des autres membres du Parlement s'il était celui à les introduire au jeune héros. L'autre était Elphias Doge, le pion de Dumbledore qui occupait le siège Potter. Lui avait un air un peu paniqué, confirmant Harry dans l'idée que le vieux crouton ne devait même pas manger ou aller au WC sans demander l'autorisation du citronné.

- Lord Potter-Black ! Quelle surprise de vous voir ici ! s'exclama Fudge

- Mr. Le Premier Ministre. Je suis de ravi de vous revoir. Quant à ma présence…

- Ooooh, je vois. Vous n'allez pas tenir rigueur à notre gouvernement de retenir votre cher fiancé tout de même ?

- Je ne sais pas, répondit Harry avec un air taquin.

- Puis-je tenter de vous faire changer d'avis en vous présentant à certains des parlementaires ici présents ?

- Volontiers.

- Très bien, parfait. Donc voici Lord Slughorn…

Pendant que Fudge s'épanouissait à développer le carnet d'adresse du sauveur, Elphias retourna vers le bureau attribué au siège Potter. Il fallait qu'il prévienne Albus.

Tom était dans son bureau au Magenmagot, en discussion avec Lady Prince et Lord Carrow quand il entendit le remue-ménage provoquait par la venue d'Harry. Ne s'en préoccupant pas plus que cela, il continua sa discussion jusqu'à ce qu'environ 10-15 minutes plus tard, on toque à sa porte.

- Oui, fit-il d'un air légèrement agacé.

La porte s'ouvrit légèrement pour laisser passer la tête de Consort Avery, qui siégeait au nom de son épouse en voyage.

- Vous devriez venir voir, Lord Gaunt, fit-il avec un sourire

Intrigués par la malice dans la voix d'Avery, les trois parlementaires se levèrent pour voir ce qui se passer dans le couloir. Tom fut dont agréablement surpris d'y voir son époux en train de se sociabiliser avec les politiciens.

- Tout vient à point à qui sait attendre, déclara Lady Prince

Et comme s'il l'avait entendu, Harry tourna la tête vers Tom.

- Tom ! Tu es en vie ! déclara le jeune homme, déclenchant les rires de l'assemblée

- Tu en doutais ? demanda Tom avec malice

- Eh bien… Cela plus d'un mois depuis notre dernier rendez-vous, très peu de lettres, aucun présent…, répondit le jeune homme en comptant sur ces doigts

- Ça va, j'ai compris, grogna Tom. Veux-tu que je te fasse visiter ?

- Bien sûr !

Après environ 45 minutes de visites, Tom montra son bureau à Harry. Ce dernier alla s'asseoir d'autorité sur le siège en cuir. Tom haussa un sourcil avec un sourire en coin, avant de s'appuyer contre le bureau, juste en face du siège.

- A l'aise ? demanda-t-il

- Presque, répondit Harry avant de se jeter au cou de son mari

Le baiser était passionné, l'expression du manque ressenti par chacun des époux. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Harry se retrouva assit sur le bureau et commença à déboutonner la robe de Tom. Le mage noir se retrouve rapidement torse nu et les baisers et caresses échangés furent tout sauf chastes.

Cependant, leur intimité fut subitement interrompue par l'ouverture avec fracas de la porte du bureau. Alors que Tom se redressait pour insulter l'intru, il reçut un sortilège sur le torse et fut propulsé sur son siège.

- TOM ! cria Harry

La réunion de la Confédération Internationale des Sorciers s'était déroulée à Athènes donc quand il revient à Poudlard, Albus fut heureux de constater qu'avec le décalage horaire, il avait gagné deux heures. Pensant s'attribuer une petite sieste d'une heure, Albus se dirigea vers la méridienne de la mezzanine de son bureau. Cependant, il constata que sa cheminée était illuminée, indiquant que quelqu'un avait chercher à le contacter.

Elphias Doge, avec indication d'urgence. A contacter à son bureau au Parlement

Albus souffla et décida de renoncer à sa sieste. Il pourra toujours se coucher plus tôt ce soir.

- Elphias Doge, Magenmagot.

- Oh, Albus, enfin !

- Elphias, que se passe-t-il ?

Il est arrivé il y a environ 1h30 sans prévenir. Et maintenant, ça fait bien 10 min qu'il est seul dans le bureau de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom !

- Elphias, de qui parles-tu ?

- Harry Potter, Albus ! Harry Potter !

Le sang d'Albus se glaça. Au-delà du fait qu'il soit seul avec Voldemort, la présence d'Harry au Ministère était contre-productive car il risquait d'interagir avec des personnes non-recommandables (comprendre des parlementaires conservateurs ou centre-droit peu du goût d'Albus).

- J'arrive, répondit le directeur.

L'instant d'après, il utilisa la cheminée pour arriver dans l'Atrium du Ministère, passer comme une furie au contrôle avant de se précipiter à l'étage du Magenmagot. Une fois au bon étage, il se précipita vers le bureau qu'il savait être celui de Voldemort. Il ouvrit la porte avec fracas puis envoya un sortilège cuisant et limite noir à son ancien élève et ennemi actuel.

Celui-ci fut envoyé en arrière, atterrissant sur son siège. Albus entendit Harry crier le nom du mage noir avec panique, mais cela ne l'empêcha pas de tenter d'éloigner le jeune homme de l'autre sorcier. Pour lui, il ne faisait pas de doute que Tom riposterait, que sa véritable identité serait dévoilée et qu'il s'attaquerait finalement au jeune Gryffondor. Quand Harry le repoussa pour se diriger vers Tom, Albus constata alors que les habits des deux promis n'étaient pas…ordonnés. Abstraction du fait qu'ils avaient déjà dû être intime un minimum à l'occasion de leur fiançailles, Albus était horrifié du comportement de son jeune protégé et du fait que si les choses étaient allées plus loin, il aurait pu se retrouver définitivement et irrémédiablement liée avec l'assassin de ses parents et de tant d'autre sorciers honnêtes et respectables.

Malheureusement pour Albus, les cri d'Harry ameutèrent les parlementaires encore dans les environs.

- Que se passe-t-il ? demanda Lord Greengrass.

- J'ai vu Dumbledore entré avec fracas dans le bureau de Lord Gaunt, puis j'ai entendu Lord Potter-Black crié, commenta Augusta Londubat

- Il l'a attaqué ! confirma Harry

Des cris se firent entendre dans le couloir. Albus eu envie de lever les yeux au ciel face à la crédulité de certains membres du Parlement. Non pas qu'il n'avait pas attaqué Lord Gaunt, mais ce dernier les avait manipulés trop facilement depuis les derniers mois pour que ces moutons suiveurs ne prennent autre chose que son parti ou celui de son fiancé. Pour une fois que la renommée d'Harry n'était pas à son bénéfice…

- Lord Gaunt faisait preuve d'un comportement indécent envers Harry, commença Albus

- On s'embrassait, s'exclama Harry

- Lord Gaunt était relativement peu vêtu, contra Albus. Et il l'est toujours.

- A ce moment-là, c'est plutôt Lord Potter-Black qui devait avoir un comportement indécent avec Lord Gaunt, commenta Lord Carrow, ce qui fit pouffer plusieurs personnes

- Sachant qu'ils sont fiancés, je pense que des débordements peuvent arrivés et sont tolérés, intervint Consort Avery

A ce moment-là, Tom choisit de rappeler sa présence et son état en grognant.

- Est-ce que Lady Prince est là ? demanda Harry

- Je suis là, répondit l'intéressée en s'approchant de Tom.

Elle l'examina, murmura quelques sortilèges, fronça les sourcils, jeta quelques sorts supplémentaires.

- Je pense que ça devrait aller. Je vous invite cependant à vous reposer, Thomas.

- Merci, Eileen.

Les deux chefs de maisons se regardèrent dans les yeux pendant quelques instants avant que Lady Prince hoche la tête puis quitte la pièce, entrainant avec elle la plupart des autres membres de l'assistance.

- Vous devriez partir également, Mr. Le Président-sorcier, fit-elle à l'intention d'Albus.

Albus ne voulut par partir mais plusieurs parlementaires le regardaient de travers, y compris des personnes sensées être fermement dans sa poche. Il finit par se résigner, ne voulant pas aggraver la situation. Cependant, il avait la ferme intention de discuter avec Harry quand ce dernier reviendrait à Poudlard concernant sa présence au sein du Ministère.


Tom ramena Harry à Poudlard de manière que ce dernier puisse entrer dans la tour Gryffondor pile poil pour l'heure du couvre-feu. Il lui annonça qu'il ne pourra le rejoindre durant la nuit pour cause de réunion avec les mangemorts. Le jeune homme bouda légèrement, ayant voulu finir ce qu'ils avaient commencé dans le bureau du Parlement.

Effectivement, Tom avait bien une réunion avec ses partisans mais il ne s'agissait pas d'une réunion normale. En effet, il se réunissait avec Lucius et Severus, mais également Eileen et Narcissa.

- Eileen, quel sort Dumbledore m'a-t-il lancé ?

- Un sort cuisant et borderline. Heureusement pour lui, la couleur du sort est telle que si Harry était interrogé sur les évènements, il pourrait passer pour un simple Repulso avec une bonne puissance.

- L'unique raison pour laquelle Harry puisse être interrogé sur la situation, c'est si je décide de porter plainte. Or Dumbledore a bien fait entendre qu'il n'a agi que pour sauver la vertu d'Harry.

- Qui s'attendrait à ce que Dumbledore utilise un tel sort ? demanda Narcissa

- Personne, ma douce. Il est l'épitome du sorcier blanc, personne ne peut imaginer qu'il connaisse et encore moins qu'il utilise ce type de sorts, déclara Lucius avec dégoût.

- Donc si personne ne peut imaginer qu'il puisse faire usage de ce type de sorts…, commença Narcissa

- Cela veut dire que je ne peux avoir utiliser les bons sorts pour soigner Tom, s'exclama Eileen

Ce qui fit naître un sourire sadique sur les lèvres de Tom.

- J'ai bien reçu ce sort sur le haut droit du torse, non ?


Le lendemain matin, alors qu'il descendait les escaliers avec Hermione pour prendre son petit déjeuner, Harry croisa Luna.

- Il n'y a aucune inquiétude à avoir, Harry. Dit la jeune blonde. Tout est prévu, il faut juste suivre le mouvement.

Puis elle partit en sautillant.

- Euh… fit Harry

- Ils ont Bella, on a Luna, fit Hermione en lui tapant le dos. Allez, viens manger.

Le duo alla s'asseoir à la table des Gryffondor et commença à se servir et à discuter avec leurs camarades. Les hiboux étant déjà passés, Harry emprunta une Gazette présente sur la table et la parcourra distraitement.

Cependant, environ 10 min après l'arrivée d'Harry et Hermione dans la Grande Salle, les hiboux refirent leur apparition en nombre, semblant tous transporter une nouvelle édition du quotidien entre leurs talons.

Harry attrapa son exemplaire en vol et le déroula rapidement. Il était très rare que la Gazette ait besoin d'éditer une nouvelle édition si peu de temps après l'édition de la régulière.

LORD GAUNT ADMIS A STE-MANGOUSTE APRES UNE ATTAQUE AU MINISTERE !

Quelques secondes après avoir lu ses lignes, Harry perdit le contrôle de sa magie, les paroles de Luna ne lui venant pas à l'esprit. Toute la vaisselle actuellement en usage dans la Grande Salle commença à trembler et même tomber à terre.

- Harry…, tenta Hermione, l'air inquiet.

- C'EST VOTRE FAUTE ! hurla Harry en se levant et se tournant vers la table des professeurs, les yeux rivés sur le directeur

- Mon garçon, voyons… fut la réponse du directeur

- VOUS LUI AVEZ JETER UN SORT ! J'ETAIS LA ET IL Y A D'AUTRES TEMOINS !

- Harry, mon garçon, calme-toi… tenta une nouvelle fois le directeur

- JE DOIS ALLER LE VOIR ! JE DOIS SAVOIR S'IL VA BIEN ! Pour marquer ses dires, Harry se tourna et commença à avancer vers la sortie.

- Mon garçon, tu ne peux pas quitter l'école…

- SI, JE PEUX ET JE LE FERAIS ! VOUS NE POUVEZ PAS M'EN EMPÊCHER ! ÇA IRAIT CONTRE LA LOI D'UNION ! cria l'intéressé, en se retournant

L'instant d'après, une lumière rouge traversa la Grande Salle et frappa Harry de plein fouet. Les yeux de ce dernier s'arrondirent avant qu'il ne bascule en arrière et s'effondre sur le sol.

Pendant 10 longues secondes, un silence de mort régna dans la Grande Salle. Jusqu'à ce qu'un pauvre Poufsouffle de 2e année se mette à hurler :

- LE DIRECTEUR A TUE HARRY POTTER !

Et le chaos s'empara de la Grande Salle.

En fin de journée à Ste-Mangouste, Tom faisait semblant de dormir dans sa chambre privée. Il avait été « admis » la veille vers 23h30, officiellement parce qu'il se plaignait d'une sensation de brûlure au torse, à l'endroit où il avait reçu le sort de Dumbledore, et d'une difficulté à respirer. Une fois en consultation, il s'était avéré que tout le haut de son torse semblait brûlé ou à vif, bien au-delà de la zone directe d'impact du sort. Quant à ses difficultés respiratoires, cela était dû au fait que le sortilège s'était propagé à ses poumons et les empêchait de marcher correctement. Ce qui n'aurait jamais dû arriver avec un simple Repulso.

Bien évidemment, il avait pu être « soigné » à temps et les médecins le gardait en observation car le sortilège en question peut avoir des effets à retardement si la personne qui l'a lancé est très puissante. Et Tom pouvait dire ce qu'il voulait à propos de Dumbledore, il devait reconnaître que le vieux chnok était puissant magiquement parlant.

Bien évidemment, Tom « ignorait » que son état faisait la Une d'une édition spéciale de la Gazette. Cependant, il avait réellement espéré voir Harry à son chevet. Après tout, il avait inscrit ce dernier comme contact d'urgence. Et nous étions un dimanche, ce n'est pas comme si ses cours le retenaient à l'école.

C'est donc un peu vexé que Tom continuât à faire semblant de dormir.

- Ah, Mr Potter ! Ravie de vous revoir parmi nous ! fit Mme Pomfresh

- Aïe, ma tête…, fut la réponse du jeune homme

- Ah, il fallait s'y attendre. Vous avez méchamment percuté le sol en pierre de la Grande Salle et récupérer une jolie concussion.

- La dernière fois que j'ai eu une concussion, je suis restée 2 jours dans les vapes.

- Vous vous améliorer, dans ce cas. Uniquement vingt-quatre heures cette fois.

- Vingt-quatre… Mais Tom !

- D'après le professeur Rogue, votre fiancé est toujours à Ste-Mangouste. Mais je vous garde jusqu'à nouvel ordre.

- QUOI ? Mais la dernière fois…

- C'est mon infirmerie, c'est moi qui décide, Mr Potter.

- Oui, Mme Pomfresh.

Pendant que l'infirmière vaquait à ses occupations, Harry reçu la visite d'Hermione, qui lui raconta la débâcle qui suivit son agression.

- Est-ce moi ou les premières années sont de plus en plus idiots ? Sérieusement, « Le directeur a tué Harry Potter ».

- Je ne sais pas mais cela a pris plus de 15 min pour que les professeurs McGonagall et Rogue arrivent pour t'amener à l'infirmerie. Entre temps, Dumbledore avait quitté la salle ni vu ni connu. Personne ne l'a revu depuis et pour t'avoir emprunté la carte, il s'est cloîtré dans son bureau.

- Je n'ai pas eu à une édition spéciale de la Gazette ?

- Ah ah, non. A vrai dire, aucun hibou n'est capable de quitter le domaine depuis hier. Sans doute un coup du vieux fou… Mais qu'est-il arrivé à Tom ?

- Pour faire court, je suis allé au Magenmagot samedi, je me suis montré puis Tom m'a amené dans son bureau. Entre temps, Elphias Doge a cafté à Dumbledore, qui a débarqué en trombes dans le bureau, jetant un sortilège qui m'avait l'air d'être plus qu'un simple Repulso, si tu vois ce que je veux dire. Mais la mère de Rogue a soigné Tom rapidement.

- Tu te rappelles ce que Luna t'as dit juste avant le petit-déjeuner, hier ?

- …Maintenant oui et avec le recul, je comprends de quoi il en ressort.

- Très bien, fit Hermione. Il faut maintenir les apparences et malheureusement, Dumbledore a jeté un pavé dans la mare. Mais si les choses sont bien faites, l'arroseur se trouvera arrosé.

- Luna, sort du corps d'Hermione ! fit Harry, faussement horrifié, ce qui fit éclater les deux jeunes gens de rire

Environ 10-15 minutes après la visite de sa meilleur amie, Harry fut libéré de l'infirmerie manu militari, à son plus grand étonnement. Mais ce n'est pas ce qui l'étonna le plus. Non, ce qui l'étonna le plus, fut de trouver le professeur McGonagall en train de l'attendre et lui intimant de la suivre dans son bureau. Ce que fit le jeune homme, sans broncher.

- Le mot de passe est « Chimère », fit le professeur de métamorphose une fois la porte fermée.

- Comment ?

- Je disais que le mot de passe de ma cheminée est « Chimère ». Quand vous reviendrez, pensez bien à dire « Bureau de métamorphose ». Sinon, vous finirez dans le bureau du directeur et cela créera trop de soucis.

Comprenant ce que son professeur principal venait de lui dire, le regard d'Harry s'illumina. Il alla serrer la dans ses bras avant de s'engouffrer dans la cheminée.

- Hôpital Ste-Mangouste !

Et c'est ainsi que moins de 10 minutes après avoir quitté le château écossais, Harry était dans les bras de son mari.

- Mais regardez qui pointe enfin son nez ! fit Tom d'un air moqueur

- Désolé, j'ai voulu revenir plus tôt mais…

- Mais… ?

Et alors, Harry lui raconta ce qui était arrivé la veille pendant le petit-déjeuner.

A l'insu et au bénéfice des deux sorciers, un scarabée se trouvait sur la porte de la chambre d'hôpital.