Hello tout le monde,

Bonne nouvelle : au lieu des 2 chapitres qui devaient normalement restés après celui-ci, il y en aura 3 ! En effet, j'ai décidé de coupé ce chapitre en 2 pour laisser un peu de suspens mais également pour éviter qu'il soit trop long. La 2e partie n'est pas encore écrite mais bon, je pense que tout le monde saura ce qui va se passer une fois les 2500 mots (note d'auteur ici présente non comprise) de ce chapitre finis !

Bonne lecture ;-)


À la suite de son acte contre Harry, Albus remarqua que les sentiments à son égard de la part des habitants du château avaient radicalement changé.

Tout d'abord de la part des professeurs, dont la plupart le regarder avec dégoût, mécontentement et autres variantes. Leurs discussions avec sa personne étaient désormais réduites au minimum syndical nécessaire au bon exercice de leurs positions respectives. Minerva l'ignorait complètement, préférant faire passer des messages via ses collègues ou hibou ! Même Severus refusait de venir le voir pour parler de son rôle d'espion ! Il n'y avait que deux exceptions dans le lot. Hagrid continuait certes à lui parler mais le vieux sorcier avait bien réalisé que le demi-géant était désormais mal à l'aise en sa présence et ne répondait que par courtoisie. L'autre exception était Sybille. Mais comme leurs récentes discussions avaient toutes eu lieu quand cette dernière sentait fortement le Xérès ou la liqueur de cerise… Autant dire qu'Hagrid était la seule exception.

Venait ensuite les fantômes et les personnages de tableaux, qui avaient jusqu'ici l'habitude de faire un peu d'espionnage pour lui. Ils l'ignoraient complètement et quand, par chance, ils ne le faisaient pas, ils l'insultaient copieusement ! Il s'était rapidement rendu compte que tout ce beau monde même pas/plus vivant allait faire ses rapports aux directeurs de maison et que son autorité n'était plus reconnue. Pour preuve, il n'arrivait pas à faire taire les tableaux et le Baron Sanglant avait demandé à Peeves de le prendre comme cible. Exclusive.

Et pour finir, il y avait les élèves. Bien évidemment, il n'était pas étonné de la réaction d'Harry, de ses amis et de ses nouvelles accointances Serpentard qui le regardaient avec dédain et irrespect. Pour le reste des élèves, c'était un mélange de dédain, dégoût, inquiétude… Dès qu'ils circulaient dans les couloirs, les plus jeunes criaient et tentaient de se cacher comme s'il était Voldemort en personne !

Mais ce n'était pas le pire. Non, le pire arriva une semaine après ladite attaque avec le dernier article de Rita Skeeter dans la Gazette du Sorcier.

LORD GAUNT ET LORD POTTER-BLACK ATTAQUES PAR DUMBLEDORE

Mes chers lecteurs, vous vous souvenez tous de mon article de la semaine dernière rapportant que Lord Thomas Gaunt, fiancé de notre héros national, avait été attaqué en plein Ministère. Bien qu'il ait rapidement reçu des soins sur place, son état s'était aggravé dans la soirée et il avait dû être admis à Ste-Mangouste dans la nuit. In fine, le sort jeté, initialement considéré comme un simple Repulso du fait de sa couleur et de son effet, était en fait un sort de classification grise d'aspect et de résultats similaires (bien que plus violent) qui, à plusieurs reprises, échappa de juste à sa classification comme magie noire et donc à une interdiction sous peine de séjour à Azkaban.

Vous me demanderez : mais qui est assez fou pour agresser un membre de notre gouvernement un sein même du Ministère avec un tel sort et surtout, pourquoi cette personne n'a toujours pas été inquiété à cette date ?

Je vais y venir.

Quand j'ai appris l'hospitalisation du jeune et charmant Lord Gaunt, je me suis rendu à l'hôpital espérant y voir rapidement son tout aussi jeune et charmant fiancé, le seul et unique Harry Potter (Lord Potter-Black) et obtenir plus de détail sur la situation de sa part. Bizarrement, Lord Potter-Black est arrivé tardivement à l'hôpital. Par tardivement, je dis qu'il est arrivé un peu plus de 24h après la parution de l'édition spéciale de la Gazette. Étonnant, me direz-vous ? Effectivement, surtout que mes talents de journaliste m'ont permis de découvrir que Lord Potter est inscrit comme contact d'urgence et aurait dû être mis au courant dès qu'humainement possible.

Après moult investigations, j'ai découvert que Lord Potter ainsi que plusieurs membres du Magenmagot étaient présent lors de l'attaque contre Lord Gaunt et connaissent donc le responsable. J'ai également découvert que malgré son inscription dans le dossier médical de Lord Gaunt, Lord Potter n'a appris son hospitalisation que lors de la réception au matin de la Gazette, qu'il a voulu directement quitter Poudlard pour se rendre à son chevet mais qu'il en a été empêché de telle manière qu'il a passé 24h dans l'infirmerie de l'illustre école avant de pouvoir se rendre auprès de son bien-aimé. Oui, chers lecteurs, Harry Potter a été agressé au sein même de l'école parce qu'il a voulu rendre visite à quelqu'un qui est, par la loi d'union, considéré comme de la famille ! Mais par qui, demanderez-vous ? Par la même personne qui avait, la veille, agressé Lord Gaunt.

Albus Dumbledore.

Mais pour quelles raisons le chef sorcier du Magenmagot, vainqueur de Grindelwald, a agi ainsi ? Certains proches de lui avancent que Lord Gaunt a eu un comportement « déplacé » envers Lord Potter pour justifier la première attaque. Mais quel geste peut être considéré comme déplacé entre fiancé ? D'autant plus qu'il apparait que Lord Potter a réfuté l'absence de consentement de sa part vis-à-vis des gestes de son futur mari.

L'âge est-il derrière ce manque de discernement ? Ou quelque chose de plus sinistre se cache derrière cette barbe blanche de grand-père gâteux ?

Comme toujours, chers lecteurs, je vais aller jusqu'au bout des choses pour vous apporter la vérité. Soyez prêts pour de nouvelles révélations très prochainement.

À la suite de cet article, Albus avait cherché à convoquer Harry dans son bureau pour lui demander des comptes. Mais Minerva l'en empêcha (lui parlant, par la même occasion, pour la première fois depuis une semaine), lui rappelant que le jeune détestait Rita Skeeter depuis le Tournoi des Trois Sorciers. Et que même s'il avait suffisamment de raisons pour porter l'affaires devant les aurors, il n'avait pas non plus confiance dans les autorités du pays depuis la même période et que donc il ne pouvait être à l'origine du contenu de l'article. Il rétorqua que Lord Gaunt pouvait être responsable de la fuite mais Minerva contra son argument avec le fait que ce dernier était plus qu'amouraché de son jeune fiancé et ne ferait rien que ce dernier réprouverait.

Mais cet article n'était que le début des problèmes pour Albus. Dans les semaines qui suivirent, plusieurs petits articles par d'autres journalistes parurent dans la Gazette concernant l'évolution de la loi et son impact sur la société. Et il devint rapidement assez clair que la loi n'était pas une réussite. Nombre des nouveaux couples semblaient misérables et avouaient aux journalistes que l'un si ce n'était les deux membres du couple avaient dû mettre fin à des relations, certaines sérieuses et très avancées, sous prétextes qu'elles n'avaient pas respectées les traditions magiques. Tous les couples en question étaient composés de membres dont la connaissance de la société sorcière s'arrêtait à ce qui était enseigné à Poudlard ou qui ne suivaient pas traditions. Une chose en menant une autre, quelqu'un se pencha sur l'ensemble des lois passées sur les 5 dernières années. Puis 10, 20, 30 et 50 ans. Et le constat fut alarmant pour les nés-moldus et la plupart des sang-mêlés : toutes les lois passées se basaient d'une manière ou une autre sur une tradition dont ils ignoraient l'existence. Pires, quelques lois reposaient sur des traditions qui, sans être officiellement prohibées, n'étaient pas bien perçues et suivies par très peu de monde (officiellement parlant, bien sûr).

Fudge, le département de justice et le Magenmagot commencèrent à recevoir en grand nombre des lettres plus virulentes les unes que les autres. Face à l'absence de réponses pour la majeure partie d'entre elles, un mouvement de protestation se créa dans la communauté sorcière britannique. Les fonctionnaires nés-moldus et sangs-mêlés se mirent en grève. Puis à manifester sur le chemin de Traverse et à Pré-au-Lard au point que les sorties au village pour les élèves de moins de 17 ans furent suspendues. Face à une administration centrale fonctionnant au ralenti, Fudge prit une décision pour sauver sa carrière : lâcher quelqu'un en pâture au peuple. Il songeât tout d'abord à Dumbledore lui-même car, après tout, il était celui qui avait les rênes du programme de Poudlard et était donc l'origine même du manque de connaissance des manifestants et de leur malheur via la loi d'union. Mais il eut une réflexion intelligente, quelque chose d'assez rare chez lui qu'il fallait le souligner : abandonner Dumbledore a la fureur du peuple ne calmerait les foules qu'un moment. Après tout, bien que cela fasse 50 ans que Dumbledore appauvrissait le programme scolaire, et que tous les sang-purs et autres traditionalistes s'en plaignaient, cela n'avait pas empêché des centaines de lois continuant de prendre les traditions en compte d'être votées régulièrement jusqu'à aujourd'hui, la loi d'union étant la dernière en date. Il chargea donc le peu de travailleurs restants de recenser toutes les loi problématiques (la dernière loi d'union incluse) et d'en analyser le décompte des votes. L'idée était, pour une loi donnée, de mettre le blâme sur la personne l'ayant proposée, celles l'ayant ouvertement soutenues et, dans une moindre mesure, sur le parti l'ayant porté aux nues.

Quand Amelia Bones prit connaissance du projet de Fudge, elle y ajouta son grain de sel. Si cela était possible (la première guerre contre Vous-Savez-Qui avait sérieusement touché le Magenmagot), elle interrogeait la personne ayant présenté la loi pour vérifier si elle était vraiment l'instigatrice ou si elle servait de prête-nom.

Résultat : le Premier Ministre et la directrice du département de Justice magique firent une découverte des plus déconcertantes.

Fin Avril, un employé du Ministère fit son entrée dans la Grande Salle. Il remit plusieurs lettres en main propre à plusieurs personnes résidant actuellement dans le millénaire château écossais. Parmi ces personnes : Albus Dumbledore, Harry Potter, Severus Rogue, Drago Malfoy, Neville Londubat, Vincent Crabbe, Gregory Goyle, les sœurs Greegrass, ou encore Susan Bones et Pansy Parkinson pour ne citer que des têtes connues.

Cette lettre était une convocation en bonne et due forme pour une session extraordinaire, suprême et totale du Magenmagot. Les lettres de personnes telles que Daphné ou Goyle mentionnait le fait qu'ils pouvaient venir accompagnés de leur promis.

Quand il eut lut sa convocation, Dumbledore pâlit et monta directement dans son bureau, avec la ferme intention de chercher à faire révoquer la session. Sans grand succès.

Juste après le départ du directeur, le Professeur Rogue invita/ordonna à tous ceux ayant reçus une lettre ainsi que leur promis si présents de les suivre dans la salle de potions, annonçant par la même occasion l'annulation de ses cours pour la journée. Cela entraîna pas mal de murmures dans la Grande Salle. D'autant plus quand Severus força Ginny à suivre le groupe.

Pour ceux qui n'ont pas de lettres entre les mains, sachez que le Ministère a convoqué une session extraordinaire, suprême et totale du Magenmagot et que les promis des convoqués sont les bienvenus, fit-il avec un regard soutenu vers Ginny.

Qu'est-ce qu'une session extraordinaire, suprême et totale du Magenmagot, professeur ? demanda Dean

Quelqu'un veut-il répondre ? demanda Severus aux sangs-purs et initiés du groupe

Une session extraordinaire, c'est quand le Magenmagot se réunit en dehors des dates prévues au calendrier. Généralement, c'est pour discuter de quelque chose de grave concernant la communauté, répondit Pansy, fière d'elle. Une session extraordinaire est dite suprême si l'appel est fait au nom d'au moins deux responsables ministériels donc soit le Premier Ministre et/ou des chefs de départements et/ou du chef sorcier.

En effet. Pour information, les convocations sont faites pour une session qui aura lieu dans deux semaines, à la demande du Premier Ministre et d'Amelia Bones, directrice du département de justice magique. Je vous laisse imaginer l'importance d'une telle session, d'autant plus que la dernière session extraordinaire date du 1er novembre 1981 à la demande du chef-sorcier. Et qu'est une session totale, Miss Parkinson ?

Euh…j'ai oublié, fut la réponse penaude

Une session totale est une session pour laquelle la présence de tous les membres des familles disposant d'un siège héréditaire est obligatoire, à l'exception de celle des enfants de moins de 10 ans, répondit Astoria Greengrass. Cela inclut donc toute personne à partir de 10 ans officiellement reconnue comme faisant partie de la famille. Un vieillard mourant de 150 ans ne pourra être exempté de se présenter qu'avec certificat médical vérifié par au moins deux soigneurs différents, dont un désigné par le Ministère et/ou travaillant à Ste-Mangouste. La dernière session totale a eu lieu en XVIIe siècle, pour l'intronisation au Magenmagot de la famille Shackelbolt.

Bonne réponse Miss Greengrass. Pour conclure cette petite séance culture, sachez qu'il n'y a pas eu de session qui soit à la fois extraordinaire, suprême et totale depuis l'instauration de la loi du Secret.

Tout le groupe, y compris Ginny, se rendirent subitement compte du moment historique qu'ils allaient vivre mais aussi de la gravité de la situation ayant généré la convocation. Quelle qu'elle soit.

Plusieurs choses se firent au Ministère durant les 2 semaines séparant la remise des convocations et la session. Tout d'abord, tous les membres siégeant reçurent notification du report de toutes les sessions initialement prévues à une date ultérieure conditionnée en fonction de la fin de la session EST. Ensuite, la répartition des sièges fut changée. Initialement, les sièges étaient répartis par affiliation politique et, ainsi d'un même groupe, par ordre alphabétique. Les règles des sessions totales, du fait du plus grand nombre de personnes présentes, demandaient que les sièges soient rangés par ordre alphabétique. Rien de bien difficile jusqu'à ce qu'un stagiaire fasse remarquer qu'avec la présence des promis de certains, la répartition par ordre alphabétique et même par affinité politique allait poser un problème : en effet, où devait s'asseoir quelqu'un dans la situation de Pansy Parkinson ? Avec sa famille ou celle de son promis ? Finalement, il fut décidé que les familles s'installeraient comme bon leur semblait, avec comme seule indication d'être à proximité des futures belles-familles de certains de leurs membres.

Et c'est ainsi que le 15 Mai, lorsque toutes les familles du Magenmagot au complet furent assises dans l'illustre salle agrandie :

Les Parkinson furent à côté des Londubat

Les Greengrass se placèrent derrière les Shackelbolt, révélant aux personnes présentes la parenté de Dean.

Lord Gaunt, Lord Potter-Black (avec Andromeda Black et Ted Tonks) et les Malfoy (avec Hermione) furent assis sur la même ligne. Ce fut également la première fois en plus de 20 ans que Narcissa était physiquement aussi proche de sa sœur aînée.

Plusieurs autres familles des Ténèbres ou Neutres-sombres s'installèrent autour du triumvirat Gaunt-Potter-Malfoy

Bien que la présence de Lord Potter annulât son rôle de représentant pour la session, la présence d'Elphias Doge fut également requise. Il dû s'asseoir juste derrière ce dernier, le laissant physiquement à la merci de ses ennemis politiques.

Plusieurs aurors et tireurs de baguette étaient présents, répartis à divers endroits de l'assemblé. Leur présence en fut pas remarqué par tout le monde.

Voulant faire une arrivée grandiose comme il en a l'habitude, Albus arriva le dernier. Cependant, il avait oublié qu'une session EST était présidée par ceux qui la réclamait, le laissant avec un siège classique tel n'importe quel autre membre du Parlement. Il eut donc l'horreur de voir les positionnements de certaines familles qu'il pensait dans son camp, mais aussi que le dernier siège disponible se trouvait tout au fond de l'hémicycle.

Dès qu'il fut assis, les portes se fermèrent.

La session allait commencer.