Hello tout le monde.
Je suis désolée pour l'attente, le chapitre a été beaucoup plus difficile que prévu à écrire pour deux raisons. La première est créative. En effet, j'avais une idée dès le début de comment certains points clés de l'histoire devaient se dérouler, l'un d'entre eux étant la découverte de la machination de Dumbledore devant le Magenmagot. Le problème qui est survenu, c'est que j'ai eu du mal à faire coïncider cet évènement avec la route que le chapitre a pris quand je me suis mis à l'écrire. J'y suis finalement arrivée mais je ne suis pas satisfaite du résultat, mais alors pas du tout. Néanmoins, je sais que je ne peux faire plus pour faire coïncider mon imagination spontanée et mon imagination réfléchie (si vous voyez où je veux en venir…).
La deuxième raison est liée à ma vie perso et pro. A la fin de mon CDD en avril, j'ai été contactée pour un intérim d'un mois et demi avec de belles perspectives à la clé si tout se passait bien. Sauf que… décalage énorme comme un basilic entre ce qui m'a été présenté (ainsi qu'à la boite d'intérim) et les projets réels de l'entreprise.
In fine, j'ai eu un contrat d'un seul mois sans perspectives où je me suis littéralement tourné les pousses. Le soir, quand bien même l'entreprise n'était qu'à 30 min direct de chez moi, je revenais épuisée mentalement. Tout en sachant que j'ai dû reprendre ma recherche d'emploi à zéro. J'ai heureusement trouvé rapidement un contrat de 6 mois qui a démarré début juillet (50% déjà réalisé, que le temps passe vite) et qui est en plus grande adéquation avec le type de poste sur lequel je souhaite m'orienter plus tard. C'est juste un poste un peu plus prenant que le précédent. A cela s'ajoute le fait que je me suis ajoutée 2 séances de sport par semaine et que je reprends des cours d'espagnol.
Tout cela pour dire qu'il m'a fallut du temps pour d'un côté, me remettre dans le bon état d'esprit pour écrire, et une fois cette étape atteinte, trouver du temps pour écrire. Et je ne garantie pas une arrivée rapide du prochain chapitre : j'ai toujours un job, 2h de sport/semaine et 30 min de cours d'espagnol + une formation en ligne qui commence le 8 octobre que je compte terminer pour la fin de l'année + de nouveau recherche d'emploi pour début 2020 + préparation d'un éventuel séjour chez ma famille aux USA pour le nouvel an + ne pas reléguer mes autres loisirs au placard.
Bref, je suis overbookée XD. Mais je promets de finir l'histoire dont il ne reste qu'un chapitre et l'épilogue. Après cela, je pense que je vais faire une pause pour revoir mon organisation autour de l'écriture et de la publication en prévision de la reprise de La Guerre des Contrats et autres publications futures.
Cette note d'auteur est enfin finie, je vous laisse avec le chapitre que tout le monde attendait depuis un bail.
Xoxo
Rose British (j'ai le générique de Gossip Girl dans la tête quand j'écris ça LOL)
Note de chapitre : Pour information (je ne me souviens pas si je l'ai déjà mentionné. Si oui, piqure de rappel), au Royaume-Uni, les pensionnats dont JKR s'est inspirée par Poudlard sont autonomes dans leur fonctionnement, y compris pour l'élaboration des programmes scolaires. Ils sont un peu l'équivalent des privés hors contrat qu'on a ici en France. Même si les programmes officiels sont enseignés dans 90% de ces établissements car les élèves doivent passent les mêmes examens que ceux du public pour entrer à l'université, chaque école organise son enseignement comme il lui plait. Par exemple, le programme complet de la classe de 4e peut être enseigné sur 6, 12 ou 18 mois, avec des matières qui sont finies en 6 mois et d'autres qui peuvent passer à la trappe selon la philosophie de l'école. Juste pour vous dire que ce qui est dit dans le précédent chapitre et dans celui-ci concernant l'enseignement à Poudlard est techniquement tout à fait possible au Royaume-Uni.
Note de chapitre n°2 : les statistiques présentées ici sont aléatoires et que partiellement réfléchies.
Note de chapitre 3 : Le titre du chapitre précédent a été changé pour qu'il soit cohérent avec celui-ci.
- Silence dans la salle ! Annonça Percy Weasley en sa qualité de secrétaire pour la session, un marteau de bois à la main. Au nom de Cornelius Fudge, Premier Ministre, et d'Amelia Bones, directrice du département de Justice magique, je déclare ouverte cette session extraordinaire, suprême et totale du Magenmagot ! La parole est au Premier Ministre.
- Mes seigneurs, mesdames, chers membres du Magenmagot…Je vais vous épargner la rétrospective historique concernant la dernière fois qu'une telle session fut organisée. Tous ici présents êtes touchés d'une manière ou d'une autre par la loi d'union que cette noble assemblée a voté l'été dernier. Vous n'êtes pas non plus sans savoir que ces dernières semaines, notre communauté a connu des élans de protestations inédits. Des protestations qui auraient pu être évitées au travers de nos lois.
- Et comment ? cria quelqu'un dans la salle. Si des lois ont été votées, c'est qu'elles sont, ou du moins étaient nécessaires au moment du vote. Le même argument peut être inversé pour celles qui n'ont pas été votées.
- Le problème n'est pas dans l'idée ou le besoin derrière chaque loi. Le problème vient des petites lignes et des modalités d'exécution de nos lois.
- On ne peut pas faire une loi pour chaque citoyen ! Tout le monde doit être assujetti à la même législation, ainsi qu'au même jugement et punition si nécessaire !
- Les protestations, s'avança Amelia, ont révélé que toutes nos lois étaient écrites en prenant en compte nos traditions !
- Encore heureux, fit une autre voix. Quel pays ne construit pas son droit en fonction de ses traditions ou de sa culture ?
- Aucun, je vous le confirme, répondit Amelia. Le problème vient plus dans le fait qu'une partie de notre population n'est pas initiée à nos traditions.
- Les nés-moldus et autres sang-mêlés n'ont qu'à s'adapter. Ce sont eux qui viennent dans notre communauté, pas l'inverse. Je ne vois pas pourquoi nous devrions nous arrêter au droit moldu sous prétexte que c'est ce à quoi ils sont habitués.
- C'est vrai, ça ! C'est à eux de chercher à s'intégrer, à connaître nos traditions et à s'adapter !
- Mais comment voulez-vous qu'ils s'intègrent s'ils n'ont pas accès à l'apprentissage de nos traditions ?
Cette déclaration lâcha un blanc dans l'assistance. Du fond de la salle, Dumbledore n'aimait pas la direction que les choses semblaient prendre.
- Si je veux bien admettre que les futurs adultes élevés au sein de notre communauté depuis leur naissance se voient inculquer nos traditions plus tôt, déclara Lord Shackelbolt, je ne vois pas quelles barrières à l'apprentissage ou à la réussite professionnelle vont à l'encontre de ceux élevés dans le monde moldu qui nous rejoignent lors de leur entrée à Poudlard.
- Je suis ravie que vous abordiez le sujet Lord Shackelbolt. Nous allons vous citer plusieurs de ces barrières et sachez que certaines sont également valables pour des sorciers venant d'autres contrées. Mr Weasley, si vous voulez bien.
Percy tendit sortit une liste de son porte-document et commença sa lecture.
- Les admissions en maîtrises magiques…
- Tout le monde n'a pas les épaules pour s'investir dan ans de recherches.
- Les conditions d'admissions en université magique sont les suivantes : avoir obtenu, dans la ou les matières requises, les examens de BUSE et d'ASPIC au niveau Effort Exceptionnel minimum chacun, d'être recommandé par les professeurs des matières en question, d'avoir les moyens de payer la scolarité qui est en moyenne de 1.240G par année d'étude mais aussi d'être sponsorisé par un Maître de la maîtrise visée et une famille « ayant une importance certaine » au sein de notre société.
- D'après nos recherches, commença Fudge, nous avons une moyenne sur les trente dernières années de 40% d'une promotion d'ASPIC qui est éligible à l'étude d'une ou plusieurs maîtrises sur la base des notes seules. Mais moins de 5% de ces 40% démarrent le processus d'inscription et seuls 0,1% peuvent le terminer. Pourquoi ? Tout d'abord car le nombre de maîtres, toutes matières confondues, a drastiquement chuté sur cette même période. La plupart de ceux en vie dans les années 1950 et 1960 le sont encore mais ont quitté le territoire et ne sont donc pas reconnu dans le cadre du processus d'admission, même avec leur nationalité britannique. Par exemple, il ne nous reste actuellement sur notre territoire que cinq maîtres de métamorphose, trois de Sortilège, autant de Botanique et dont deux sont également les seuls maîtres de Potions que possède encore le pays. Nous n'avons plus de maître de défense ou d'histoire. Nous avons l'un des seul maîtres alchimistes au monde mais il est nécessaire d'avoir préalablement des maîtrises de potions, botanique et sortilège pour pouvoir atteindre cette maîtrise, sans compter l'ASPIC qui va avec, pour lequel personne n'a souhaité s'inscrire sur les soixante dernières années à Poudlard. Ajoutons à cela le fait que la définition ainsi que la liste des familles désignées comme « ayant une importance certaine » n'est pas enseigné, et il est quasi impossible pour un né-moldu d'obtenir une maîtrise. Le suivant, Mr Weasley, s'il vous plait…
- Moi qui pensais qu'il y avait juste un désintérêt générationnel pour ces filières, chuchota Lord Travers à Lady Avery
- Les concours administratifs…
- Tout le monde peut travailler au Ministère ! cria quelqu'un
- En effet, répondit Cornelius. Corps des aurors et des tireurs d'élite de baguettes exceptés, tout le monde peut entrer au Ministère du moment qu'il y a des besoins à pourvoir. Mais pour progresser au-delà des postes subalternes de comptoir, vous devez passer des examens.
- Et nos recherches ont prouvé que sur les soixante dernières années, intervint Amelia, 99% des nés-moldus et 70% des sang-mêlés ont échoués aux concours internes, particulièrement aux épreuves de droit et de civilisation. Résultat, 65% des postes accessibles sur concours ne sont pas pourvus. Et pour aller au bout du raisonnement… Les postes accessibles sans concours sont pourvus à 45% par des nés-moldus, à 40% par des sang-mêlés et à 15% par des sang-purs. Cependant, dès qu'on passe au niveau des postes accessibles par concours… 80% des postes sont aux mains des sang-purs, 19,99% sont occupés par des sang-mêlés et…0,01% par des nés-moldus. Et ce alors que plus de moitié de notre communauté a été éduqué dans le monde moldu durant la petite enfance. Je rappelle que la seule exception pour occuper un poste accessible sur concours sans passer ledit concours est de disposer d'une maîtrise liée aux missions du poste.
- Comment cela est-il possible alors qu'il y a un cours d'introduction à la civilisation magique pour ceux qui n'ont pas été élevé dans notre culture à Poudlard ?
- En 1938, les enfants élevés dans le monde moldus ne représentaient encore que 30% des élèves de Poudlard, toutes années confondues. Feu le Directeur Dippet a estimé que cela coûtait trop cher de maintenir une classe qui n'accueillait à l'époque que 10 à 15 élèves par promotion, d'autant plus que le contenu abordé était censé être couvert également par la classe d'Histoire de la Magie. Nous ne contestons pas sa décision, qui était parfaitement raisonnée et pertinente à l'époque. Cependant, ces cours auraient dû être rétablis dès les années 1950 quand la proportion d'élèves nés ou élevés dans le monde moldu a bondi pour atteindre les 52% et sans censé d'augmenter depuis. Et je suis sûre que les plus jeunes d'entre nous ne pourrons que reconnaître que le Professeur Binns, aussi bien de son vivant que de sa mort, a toujours consacré la moitié de ses cours chaque année aux guerres contre les Gobelins. Ou trouver le moyen de ramener ses cours sur ce sujet d'une manière ou une autre. A titre personnel, je n'ai pas souvenir d'avoir étudier l'organisation juridique de notre communauté en première année ou à tout autre moment dans ma scolarité à Poudlard.
- A ce moment-là, c'est au Directeur Dumbledore d'en répondre, annonça Lord Greengrass. Après tout, il dirige l'école depuis 1956, et fut même directeur adjoint pendant presque 20 ans avant cela.
Et à ce moment, toute l'assistance se tourna d'un coup vers Albus, dont le sang se glaça.
- Ah ! Il y a un dernier élément que je souhaiterais ajouter ! déclara Fudge. Si, d'après les registres d'état civil et les listes d'inscription à Poudlard, notre communauté est composée en moyenne de 70% d'individus ayant un lien avec le monde moldu sur les vingt dernières années, ces derniers ne sont plus que 20% à travailler dans notre communauté 5 ans après la réception de leurs ASPIC et…5% à participer activement à la vie de notre société et donc à voter. En parallèle, les infractions à la Loi du Secret ont augmenté de 500% sur cette même période. Les coupables, si l'on puisse réellement les dénommer ainsi, sont à 95% des nés-moldus ou des sang-mêlés vivant de l'autre côté du Chaudron Baveur.
- Il y a clairement un problème avec l'intégration des nés-moldu dans notre communauté, déclara Lady Londubat. Qu'importe que le problème réside in fine chez les nés-moldus eux-mêmes ou les autres membres de notre communauté, son origine réside forcément dans l'éducation donnée à nos jeunes générations. Or, malgré la présence de plusieurs d'entre nous au sein du Conseil d'Administration et le fait que les examens soient passés en collaboration avec le Ministère, Poudlard est une institution indépendante qui est libre de l'élaboration de son programme éducationnel. Que rien n'ait été fait sur une aussi longue période alors que le directeur est également le président de cette assemblée est préoccupant. Je veux savoir. Nous devons savoir. Je demande une audition immédiate d'Albus Dumbledore concernant sa capacité à répondre aux besoins de notre communauté !
Albus n'en revenait ! Une personne de son propre camp, qui fut jadis membre de l'Ordre comme le reste de sa famille, doutait ouvertement de lui !
- J'appuie cette décision ! déclara Lady Avery
- J'appuie également cette décision ! déclara Lord Greengrass
Une demande faite par une faction politique et appuyée par les deux autres. C'était inédit.
Et Albus détestait ce type de cohésion.
Moins de 10 minutes plus tard, Albus était installé sur l'estrade, assit sur le siège habituellement réservé aux criminels en attente de jugement. La seule différence était le fait que ses poignets n'étaient pas enfermés dans les menottes. Il n'empêche, il n'appréciait pas le fait d'être traité un tant soit peu comme un criminel. Encore heureux qu'il n'allait pas être questionné sous Veritaserum…
- D'après l'article 2468 alinéa 39z du code de protection des populations magiques, il est indiqué que le Veritaserum peut être utilisé afin d'obtenir le plus de renseignements possibles afin de protéger la communauté, intervint Lord Shackelbolt
- Usage du Veritaserum accepté, annonça Amelia Bones.
« Purin d'hippogriffe » pensa Albus.
Et 15 minutes plus tard, le temps que l'ordre soit envoyé puis exécuté, Albus se voyait administré le sérum de vérité.
- Votre nom et fonction, demanda Amelia
- Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore. Directeur de Poudlard, Sorcier-chef du Magenmagot, Manitou Suprême de la Confédération Internationale des Sorciers.
- La potion fonctionne, confirma Amelia.
- Mr. Dumbledore, nous avons invoqués plusieurs éléments préoccupants concernant la place des membres nés-moldus et sang-mêlés de notre communauté. Etiez-vous, avant aujourd'hui, au courant de ces éléments et, si oui, depuis combien de temps.
- Oui, j'étais au courant de ces éléments et d'autres. J'ai commencé à prendre conscience de la situation lors de mes études en métamorphoses et alchimie.
L'aveu provoqua des exclamations outrées dans l'assistance.
- Silence ! demanda Fudge. Depuis vos études post-Poudlard ? Donc depuis…
- Depuis le début du siècle, oui.
- De quels autres éléments concernant la situation avaient vous eut connaissance ?
- Le fait qu'il n'y ai aucun né-moldu embauché au sein du département des Mystères et que les rares sang-mêlés qui y sont employés le sont à des postes de gratte-papiers. Le fait que ces mêmes nés-moldu ou sang-mêlés élevés dans le monde moldu ont 1 chance sur 5 de trouver un emploi dans notre communauté, et 1 chance sur 100 d'y évoluer professionnellement et que donc sauf à épouser quelqu'un ayant une meilleure position sociale au sein de notre société, i chances sur 5 pour que ces mêmes personnes quittent notre communauté pour repartir dans le monde moldu. Monde moldu dans lequel ils sont tous aussi désavantagés dans la mesure où ils ne sont pas titulaires des versions non-magiques des BUSES et des ASPICS et qu'en fonction de l'âge auquel ils ont décidé de quitter notre communauté, il leur est fortement difficile de passer les examens en question pour ensuite s'inscrire dans des formations. Ils sont donc dans une situation difficile qu'importe la communauté dans laquelle ils s'établissent. Je sais également que les rares dont la famille a les moyens de les envoyer à l'étranger se trouvent dans une autre forme de difficulté, car tous les pays membres de la Confédération Internationale des Sorciers à l'exception de Britannia suivent le programme des BUSES et ASPIC Internationaux.
- Et quel est le problème ? Ils peuvent bien obtenir des équivalences.
- En comparant le programme de Poudlard à celui du syllabus de la section éducation de la Confédération, éditrice des examens internationaux, nos ASPIC ne donnent qu'une équivalence avec les BUSES Internationales, donnant donc accès à des postes à peine plus intéressants que ceux auxquels ils auraient eu accès en restant parmi nous. Ils doivent donc engagés des frais de formation supplémentaires qui sont assez conséquents, qui retardent ou annulent l'effet escompté du séjour à l'étranger pour la plupart d'entre eux.
- Donc vous êtes en train de dire que qu'importe les solutions mises en place, ils n'ont aucune chance au sein de la communauté magique internationale ni vraiment au sein de leur communauté d'origine ?
- Effectivement.
- Vous savez tous cela depuis des décennies et vous n'avez jamais cherché à améliorer la situation ? Pourquoi ?
- Le programme de Poudlard est très bien comme il est. Et de toute façon, dans une décennie ou deux, le problème ne sera plus.
Fudge fronça face à cette réponse mais Amelia fut celle qui soutira la vraie réponse à Albus.
- Mr. Dumbledore, pourquoi n'avez-vous pas voulu et ne voulez sans doute toujours pas appliquer le programme international ?
- Parce qu'il inclut l'apprentissage, certes théorique, mais l'apprentissage tout de même de la magie noire et qu'il est hors de question que les jeunes générations soient perverties. Certains sont déjà perdus à cause des habitudes familiales mais il est inimaginable que ce type de connaissance soit enseignée à qui arrive dans notre communauté. La magie noire pervertie, qu'importe ce que les chercheurs peuvent dire.
- Les chercheurs ? Quels chercheurs ? demanda Fudge
- Principalement des américains. Ils disent que la classification noire/blanche des sorts ne provient pas de l'usage qu'il en est fait mais réside dans la construction du sort et la manière dont il est alimenté par notre noyau magique. Ainsi que dans la manière dont le sort s'applique. Chaque sort noir aurait un équivalent blanc et inversement. Pure fadaise.
- En y pensant, fit Lady Londubat, Confringo est un sortilège à la limite de la magie noire et il a le même effet que Bombarda, qui est de la magie blanche. Et Confringo demande plus de puissance magique ou une forte émotion afin d'être jeté correctement tandis que Bombarda serait à la porte d'un enfant de 5 ans.
Face à cette déclaration venant de son bord politique, Albus blanchit encore plus.
- Il n'empêche, fit en se levant Lady Avery, que s'il est possible de comprendre le raisonnement logique de Mr Dumbledore compte tenu de ses idéologies, je ne comprends pas pourquoi il a consciemment diminué la place de notre pays sur la scène internationale. Je comprends mieux pourquoi personne de notre pays n'a été accepté dans le programme de formation de la Confédération Internationale ou même de l'Union Européenne depuis des lustres. Mais comment espériez-vous, Mr Dumbledore, que le problème se résorbe si vous ne faisiez rien en ce sens ?
- En 1940, le ratio des premières années entrant à Poudlard était de 3 personnes éduquées dans la culture moldue pour une 1 éduquée dans la culture magique. Actuellement, le ratio est de 6 pour 1. Les sangs-purs se marient tôt, ne divorcent pas et rares sont ceux qui font plus d'un enfant. En parallèle, les familles sang-mêlés font en moyenne presque 3 enfants et les moldues à deux la plupart du temps. Il est de plus en plus récurrent de récupérer une fratrie complète de nés-moldu en quelques années à Poudlard. En ajoutant le fait que la précédente guerre contre Voldemort a décimé quantité de familles 100% magique dans les deux camps, ainsi que la consanguinité, notre communauté sera bien obligée de recruter une part non négligeable des personnes qu'elle dédaigne actuellement si elle veut continuer à fonctionner un minimum. Et de fil en aiguille, notre communauté sera dominée par des personnes ayant grandi dans le monde moldue autant d'un point de vue numéraire que d'un point de vue politique, et il n'y aura plus aucun problème pour révéler notre communauté aux moldus. Malheureusement, le fait que les nés-moldus retournent quasi tous dans leur monde d'origine ralentit le processus donc j'ai décidé d'accélérer les choses avec la loi d'union, leur fournissant un lien permanent et inébranlable avec le monde sorcier. Le fait que certaines familles sang-pur adeptes de la magie noire soient vouées à disparaitre parce qu'elles ont reniées leurs enfants couplés avec des non sang-purs est un bonus calculé.
La déclaration d'Albus déclencha un tollé dans l'Assemblée auquel même Fudge et Amélia succombèrent. Les insultes fusèrent dans tous les sens et de toutes les factions. La faction des Ténèbres enrageait à l'idée d'avoir été la cible invisible d'une loi officieusement génocidaire. La faction de la Lumière se sentait trahie par son chef et l'usage de sa position à des fins personnelles, ce qui allaient à l'encontre des valeurs qu'il avait prêchait jusqu'à présent. Quant à la faction Neutre, elle protestait principalement sur le fait d'avoir été utilisé comme de la chair à canon entre les deux camps.
Finalement, Lord Malfoy se leva et le silence se fit dans la salle.
- Mr. Dumbledore… Qu'espériez-vous gagner de cette loi qui va à l'encontre des idéaux que vous et la faction dit Blanche avaient prêché jusqu'à récemment ? demanda-t-il
- Le pouvoir absolu sur notre communauté. Avec ceux élevés dans le monde moldu unis à des personnes n'ayant connu que notre communauté, ils auraient été obligés de rester. Et avec le pouvoir des familles de la faction noire diminué de manière irréversible avant leur disparition ultime d'ici deux générations, j'aurais été le chef de file et l'idole de la population. Le nouveau Merlin
- Mais vous n'êtes pas éternel, Mr. Dumbledore. Il vous reste quoi… tout au plus 5 à 10 ans à vivre compte tenu de votre âge ? Demanda Tom après s'être levé à son tour
- Harry Potter était destiné à prendre ma suite. Mais ces dernières années, il s'est un peu trop émancipé et prenait une direction qui ne me plaisait pas. Il devenait de plus en plus neutre. C'était d'ailleurs le but premier de la loi, avant même d'assoir ma domination sur la communauté via les nés-moldus. Lier le héros national à une famille totalement à ma botte et qui pourrait prendre les commandes si besoin.
- Laissez-moi deviner, commença Tom en cachant difficilement sa rage. La famille en question est la famille Weasley et vous auriez lié Lord Potter-Black avec leur unique fille, Ginevra.
- Tout à fait. Je ne sais pas ce qui est allé de travers pour que Ginny finisse avec Severus, Hermione avec cette fouine de Drago et Harry avec vous !
Toute la faction Noire se leva et commença à invectiver Dumbledore, demandant réparation au nom de Lord Gaunt et de Lord Potter-Black. Et seul le fait que ce dernier se leva à son tour fit taire tout le monde de nouveau. Et le sang d'Albus se glaça comme il ne s'était pas encore glacé depuis le début de cette horrible séance.
Harry le regarda dans les yeux, silencieux pendant presque une minute. Tout le monde frissonna dans l'assistance. Puis il brisa le silence avec juste deux mots.
- Sirius Black.
Comme d'un commun accord, tout le monde transféra son regard d'Harry à Albus. Sentant le Veritaserum agir de nouveau, le vieux sorcier ne put qu'avouer la vérité.
- J'aurais pu le faire innocenter et libérer dès la fin des évènements de ta troisième année. Une pensine et le tour aurait été joué. Mais à l'époque, j'avais peur que son séjour à Azkaban ne l'ai fait tomber dans les mœurs familiales. Après tout, la cellule de sa cousine Bellatrix était juste en face de la sienne. Sans compter que sa foi dans la faction de la Lumière était à ce moment-là plutôt diminué. Ce qui ne pouvait lui être logiquement reproché vu les conditions dans lesquelles il avait été enfermé. Mais la révélation de cette erreur judiciaire aurait pu coûter son poste à Fudge, quand bien même il n'était pas au pouvoir à l'époque de l'enfermement. Je ne savais pas sur quel type de profil le vote de la population aurait pu se porter. Et je ne voulais pas perdre l'emprise que j'avais sur le gouvernement. Mais la véritable raison pour laquelle j'ai fait fuiter sa localisation, c'était parce qu'il devenait trop proche de toi. Et je ne voulais pas qu'il te relève des choses dans des conditions autres que celle que j'avais prévues.
- Quelles informations ?
- Le fait que la famille Potter fait partie de l'aristocratie magique, ainsi que le statut social et la fortune qui vont de pair.
- L'ensemble de l'assemblée fit des bruits d'outrage face à la déclaration de celui qui dirigeait officieusement leur pays depuis 60 ans. Quelque chose venait de s'effondrer pour beaucoup de monde. Même Elphias Doge ne savait plus quoi penser.
- Chers membres du Magenmagot, commença Tom qui s'était relevé. A l'écoute des dernières révélations, je vous demande humblement de juger Albus Dumbledore pour les crimes suivants : mise en danger de notre communauté, volonté délibérée de briser la Loi du Secret, d'avoir sciemment agis pour la rupture du principe d'égalité des chances au sein du système d'éducation de notre pays, de s'être rendu coupable de vol et de tentative de vol de lignées vis-à-vis de chacun des familles disposant d'un siège héréditaire au sein de cette assemblée, ainsi que de l'homicide indirect de Sirius Orion Black, ancien héritier et de jure chef de la famille Black.
- Qui soutient cette mesure ? demanda Fudge
- Je la soutiens ! firent en cœur Lord Shackelbolt, la Douairière Londubat, Lord Greengrass mais aussi Amelia Bones et Lord Malfoy.
- Très bien. Que ceux qui considèrent Albus Dumbledore comme coupable lèvent leur baguette.
Toutes les personnes autorisées à voter levèrent leur baguette. Sans exception.
- Que ceux qui considèrent Albus Dumbledore comme non-coupable lèvent leur baguette… Que ceux qui s'abstiennent lèvent également leur baguette, demanda Fudge pour la formalité mais aucune baguette ne fut levée à ces deux demandes.
- Albus Dumbledore, vous avez été reconnu coupable par cette humble assemblée. Compte tenu de la sévérité des crimes commis contre notre communauté, vous êtes condamné à vie à Azkaban dans les cellules de haute sécurité. Votre magie sera scellée à l'aide de bracelets magiques. Gardes, emmenez-le.
Albus écarquilla les yeux. C'était le même sort que Gellert avait subi.
Tellement abasourdi par le fait d'avoir été totalement abandonné par ceux qu'il pensait totalement sous son influence, Albus ne tenta même pas de contester sa sentence ni d'échapper à son escorte. Et quand il eut enfin assimilé la réalité, il était déjà dans sa nouvelle demeure à Azkaban.
Après avoir bu un peu d'eau croupie du minuscule bol d'eau à sa disposition, Albus essaya tant bien que mal de s'installer sur le matelas de fortune dont disposait sa cellule. N'ayant jamais mis les pieds à Azkaban auparavant, il n'avait jamais su que les cellules étaient aussi inconfortables. Et maintenant, il n'avait aucun moyen de remédier à la situation.
En parlant de situation, il se demandait à quel moment il avait perdu le contrôle de celle qui l'avait mené à être dans cette lugubre cellule. La logique voudrait que les manifestations diverses et variées liées à la loi d'union soient à l'origine de sa perte de pouvoir. Après tout, il y a eu tellement de réactions diverses et variées au sein du Ministère qu'il n'avait pu les faire surveiller toutes. Mais en même temps, il ne pouvait accepter d'avoir perdu sa position aussi rapidement, sans qu'il ait eu vraiment le temps de réagir d'une manière ou d'une autre. L'autre possibilité voulait faire remonter le début de sa perte de pouvoir lors de l'annonce des couples, vu que tous ceux qu'il aurait voulu et pu manipulés n'avaient pas été créés. Et en même temps, rien n'indiquait que Tom ait réussi à manipuler Harry à ce point contre lui sans se dévoiler au jeune homme. Il avait fait écouter le jeune homme au maximum et tout ce qu'il avait pu constater, c'était que le jeune homme était éperdument épris de son promis. Il l'avait testé à son insu pour des sortilèges ou des potions de contrôle de l'esprit ou de manipulation mais les résultats étaient tous revenus négatifs. Idem pour la jeune Hermione : aucune des conversations qu'elle avait eu avec le fils Malfoy et qu'elle avait pu partager avec Harry n'étaient préjudiciables. Le jeune Londubat n'avait jamais eu de conversations réelles avec la fille Parkinson, les Greengrass et les Goyle étaient d'une inutilité aboutie. Severus était trop intelligent pour avoir le genre de conversations qui l'intéressaient avec Ginny.
Non, vraiment il n'arrivait pas à détermine l'exact moment où la roue avait tourné.
- Le 24 juin 1995. C'est la date où tu as perdu. C'est ce que tu voulais savoir, non ?
Albus se releva et vu le regard carmin de Thomas Elvis Gaunt aka Tom Elvis Jedusor aka Lord Voldemort.
- C'est la date de la troisième tâche du Tournoi des Trois Sorciers…, commença Albus
- Des quatre sorciers tu veux dire, vieux sénile. Je suis toujours abasourdi par la facilité que Barty a eu pour soumettre le nom d'Harry. Si l'enseignement à Poudlard apprenait aux jeunes générations à réfléchir, plus d'un auraient trouvé la faille pour déposer leur nom. Encore heureux que Durmstrang et Beauxbâtons avaient instauré un système interne plus rigoureux.
- Je ne vois pas en quoi tu as gagné à cette date. Sauf si tu considères rétroactivement que la date de ta renaissance est également celle de ta victoire mais je dois avouer que cela est très présomptueux, même pour toi, Tom.
- J'ai touché le front d'Harry, ce soir-là et j'ai vu des choses, Dumbledore. J'ai vu que tu as refait les mêmes erreurs. Différemment certes, mais toujours les mêmes erreurs. Tu as laissé un jeune orphelin dans des conditions de vies déplorables.
- Et pourtant Harry n'a pas tourné comme toi, Tom.
- Non car tout en continuant à refaire les mêmes erreurs encore et encore, tu as tout de même réfléchi un minimum autour. Je sais de sources sûres que tu savais pertinemment que les sœurs Evans ne s'entendaient plus du tout depuis l'inscription de la jeune Lily à Poudlard et que cela c'était aggravé dans les dernières années. Tu savais parfaitement que Pétunia et surtout son mari a en horreur tout ce qui peut être considéré comme anormal. Donc tu devais te douter de comment Harry allait être traité. En voyant son cousin être choyé tandis qu'il était maltraité par ses plus proches parents de sang, il était assuré qu'Harry s'attacherait rapidement aux premières personnes à le traiter décemment. C'est donc pour cela que tu as envoyé Hagrid lui apporté sa lettre. Et je ne parle pas des contournements du règlement effectués pour que ce gros balourd soit chargé de la tâche.
- Je ne vois pas en quoi envoyé Hagrid faire un détour pour récupérer Harry a été préjudiciable à ce dernier. En quelques heures, il en a appris plus sur sa famille, et par extension lui-même, qu'en 10 ans de vie chez les Dursley.
- Et pour cela, on devrait te décerner une médaille ? Car « grâce » à toi, il a juste appris qu'au lieu d'être une prostituée droguée et son proxénète alcoolique tués dans un accident de voiture, ils étaient des sorciers assassinés par un mage noir ?
- Il a également appris que son père avait été capitaine de l'équipe de Quidditch.
- Cette information a été fournie par ses amis. Sinon, il lui aurait fallu attendre encore 2 ans pour en savoir plus sur sa famille. Tu es même allé à demander aux Weasley de ne pas révéler la véritable connexion entre Sirius Black et lui. Idem pour Remus Lupin. Je continue ?
- Il ne fallait pas qu'il soit submergé ! Il découvrait un autre monde, il était plus important qu'il s'intègre !
- Vu le niveau d'intégration des nés-moldus, il ne serait pas aller très loin. Et ce n'est pas en côtoyant uniquement les Weasley comme famille 100% magique que le processus allait s'améliorer.
- Hormis l'usage de la magie ainsi quelques particularités ci et là, il n'y a pas de différence entre le monde moldu et le monde magique.
- C'est pour cela qu'il y a un cours d'étude des moldus mais pas d'étude des sorciers ? Et nous savons tous deux que les cours d'histoires enseignés par Binns ne comptent pas. Peut-être devrais-tu faire un tour dans le monde moldu, Albus. Tu serais étonné.
- Après toi.
- Déjà fait et à plusieurs reprises. Mais revenons à nos hippogriffes. Pourquoi n'as-tu rien dit à Harry concernant son héritage jusqu'à ce que tu découvres que Fudge avait « vendu » la mèche ? Après tout, tu as réalisé beaucoup de choses illégales pour t'assurer qu'il soit un minimum sous ton contrôle idéologique. Normalement tu n'aurais eu aucun problème à le faire voter ce que tu voulais. Ou craignais-tu que son sens moral très développé lui fasse aller contre toi ?
- Le plus tôt Harry était éduqué sur les tenants et aboutissants de son héritage, le plus tôt il pouvait reprendre ses responsabilités une fois diplômé. Il aurait même pu décider de devenir un Lucius Malfoy et se consacré totalement à la politique. Et il aurait découvert des choses… problématiques.
- Problématique comme le fait que tu votes…Excuse-moi, votais en faveur de lois qui restreignent fortement les nés-moldus et une bonne partie des sang-mêlés dans la mesure où le curriculum de Poudlard a été extrêmement réduit sur le dernier siècle et que donc ils ne reçoivent pas les savoirs nécessaires ?
- Entre autres chose. Le plus tard Harry était informé de son héritage, et plus j'avais de chances qu'il décide d'une carrière incompatible avec la gestion directe d'un siège au parlement, permettant à Doge de garder le garder. Me permettant de le garder.
- Merci pour la confirmation, fit une voix dans l'obscurité. Vu ce qui a été dit au Magenmagot aujourd'hui, je crois que je peux officiellement dire que vous, Albus Dumbledore, êtes un Mage Noir encore plus dangereux que Grindelwald ou Tom ici présent.
- Non… fit Dumbledore
- Bonsoir, directeur, répondit Harry en arrivant à la grille de la cellule.
- C'est impossible…comment ?
- Tom l'a dit : 24 juin 1995. Quand il a touché ma cicatrice, il a vu les grandes lignes de ma vie. Et moi les siennes. J'ai donc entendu les premières lignes de la prophétie, entre autres choses. Puis on a discuté. Un peu au cimetière et plus tard par hibou. Et de fil en aiguilles…
- Nous sommes de jeunes mariés heureux, fit Tom en prenant le jeune homme dans ses bras pour l'embrasser à pleine bouche
- Il a tué tes parents, Harry !
- Ils sont au tant responsable de leur sort que lui. Ils ont décidé de continuer à participer activement à une guerre alors qu'ils avaient un enfant en bas âge à charge. Ils auraient pu quitter le pays plutôt que de dépendre uniquement d'un simple Fidelius. Sans parler de faire confiance à la mauvaise personne. Tom a toujours été honnête avec moi, même quand il cherchait à me tuer. Cependant, on ne peut pas en dire autant de vous alors qu'aux yeux de tout le monde, vous avez ma protection et celle du monde magique à cœur.
- Je t'ai toujours dit ce qu'il été convenable de te dire en fonction de ton âge !
- Je ne vois pas le rapport avec la suppression des cours de droit magique.
- C'était pour le plus grand bien ! Je suis là pour guider les gens !
- Et comment la population aurait fait à ton décès ? rétorqua Tom Sauf à ce que vous ayez décidé de recourir à la magie noire pour continuer à nous « guider » ?
L'absence de réponse du vieux sorcier fut une réponde suffisante.
- J'ai eu mes réponses, Tom. Je veux rentrer.
- Très bien. Eh bien Dumbledore, on vous dit adieu. On vous inviterait bien à notre mariage pour remuer le couteau dans la plaie mais vous ne sortirez jamais d'ici donc autant économiser du parchemin et de l'encre.
- D'autant plus que… nous sommes déjà mariés, fit Harry avant de rire d'un rire plutôt diabolique
Et l'instant d'après, le héros national et son ennemi-devenu-mari disparurent de la prison.
Le lendemain, lors de la ronde des aurors dans son aile de la prison, Albus tenta de leur parler des évènements d'hier. Mais il ne pouvait faire sortir aucun son de sa bouche dès qu'il cherchait à vraiment aborder le sujet. A la 5e tentative, il comprit.
