Disclaimer : Byakuya Kuchiki n'est qu'un capitaine dans l'univers de Tite Kubo.
Rating du chapitre : M pour scène de sexe explicite à la fin.
Comment la vie de Byakuya Kuchiki a basculé, part 2 / 9
Avec Mayuri, il avait tout de suite ressenti ce besoin viscéral qu'avait le scientifique de faire des expériences et s'était vu à travers les pupilles jaunâtres comme un cobaye idéal. Pour Shunsui, c'était totalement différent. Il avait ressenti sa pression spirituelle pécheresse l'enlacer comme s'il n'était qu'une putain du Rukongai. Pourtant, il n'avait ressenti que respect et la volonté de le soigner chez Isane. Était-ce parce qu'elle était une femme et les deux autres des hommes ? C'était illogique, il savait très bien que certaines femmes comme certains hommes ne se rangeraient pas sagement dans la catégorie qui leur était attribué.
Le médecin revient alors accompagné de sa petite sœur. Sans même se retourner, sa pression spirituelle s'aventura auprès d'elle avec hésitation, ne la connaissant que très peu. Une fois le premier contact amorcé, elle se retira aussitôt. Le brun ne fit aucun geste, ce qu'Isane interpréta comme une bonne chose. Auquel cas, il aurait déjà placé une parole bien sentie pour éloigner l'opportun. Satisfaite, elle fit ressortir sa sœur.
Ainsi, en l'espace de vingt minutes suffisantes, Byakuya Kuchiki avait vu défiler la moitié du Gotei 13 dans sa chambre. Étrangement, lui qui avait toujours gardé ses distances avec le Capitaine de la Deuxième division du fait de ses intentions peu amènes envers la plupart de ses confrères, il fut d'autant plus surpris qu'elle soit si accueillante à son égard. Ce ne fut néanmoins pas le cas pour son vice-capitaine qu'il fit renvoyer aussitôt. Sa simple présence était une agression pour le noble et son reiatsu protecteur.
Vint ensuite Kira qui ne lui sembla pas empli de mauvaises intentions. Son capitaine cependant comprit qu'il n'était pas convié lorsqu'il fut contraint de s'arrêter sur le seuil. Nanao Hitsugaya arriva ensuite, sa fille Kanae âgée maintenant de douze ans avec elle. La petite masqua un bâillement de sa main.
- Sortez-là, grimaça-t-il entre ses dents. Elle… elle…
- Très bien Capitaine.
Isane comprit alors qu'il n'était pas question de la mère mais bien de la fille. Les deux s'en allèrent aussitôt. Il en fut pourtant de même lorsque Toshirô arriva avec Kojirô, le frère jumeau de la petite fille. Le Capitaine Kotetsu saisit alors que l'association de deux reiatsu lui semblait agressive. Ce qui n'était pas le cas des deux reiatsu en question présents séparément. Le père et son fils quittèrent rapidement la division, croisant Rukia au passage.
La brune ne s'embarrassa pas de la distance lorsqu'elle pénétra dans la pièce, venant enlacer son frère. D'ailleurs, ce dernier ne la repoussa pas, refermant ses bras autour d'elle à la surprise des deux capitaines. Ils échangèrent quelques paroles avant que la nouvellement promue capitaine ne rentre chez elle. Au souvenir de sa réaction envers les jumeaux Hitsugaya, il craint un instant ne plus pouvoir approcher sa nièce. Ce ne fut pas le cas, lorsque son vice-capitaine déboula avec Ichika qui, comme sa mère, se jeta sur son oncle.
La Cinquième arriva ensuite mais ne put passer la porte de la pièce que le noble les repoussait d'une phrase irréfléchie. Il en fut de même pour la Huitième et la Neuvième, divisions commandées par des Vizards, mi shinigami mi-hollow. Sans doute la part hollow lui parut dangereuse. Le Capitaine Iba lui se moquait bien d'être recalé ou non, mais ce ne fut pas le cas.
Matsumoto s'approcha lentement dans la pièce, hésitante et impressionnée. Jamais encore elle ne s'était trouvée aussi proche du noble Kuchiki, si ce n'était dans certains de ses rêves. Par son capitaine, elle savait que si le brun ne lui lançait pas de propos bien pendus, elle ne représentait pas une menace pour lui. Elle sentait bien sa pression spirituelle s'enroulait autour de ses poignets, de ses bras, remontants sur les épaules mais elle n'en dit rien. Les sensations étaient agréables sous les caresses de cette énergie. Elle paraissait exploratrice, ne se privant pas de descendre un peu plus bas.
- Faîtes-là sortir, laissa échapper soudainement le patient.
La rousse s'immobilisa, comme touchée en plein cœur. Elle n'eut pas le temps de répliquer qu'elle se vit refermer la porte au nez.
- Elle ne m'a paru hostile envers vous, s'étonna Isane, rappelant de ce fait le temps de réaction qu'il avait eu.
- Non, ce n'était pas ça. Elle… ne m'obligez pas à le dire.
- Je vois. Vous avez éprouvé du désir pour elle, conclut-elle dans un sourire.
- C'est invraisemblable.
- D'éprouver du désir pour une femme ? Je ne crois pas. C'est un sentiment humain Capitaine Kuchiki. Vous avez le droit au bonheur, comme votre sœur.
Il balaya la conversation d'un geste de la main. Isane en fut amusée. Ainsi elle avait la réponse à la question que tous s'étaient posé il y avait de cela plusieurs semaines : ses sensations et sentiments ont été exacerbé au contact de cette substance étrangère. Ce n'était pas une mauvaise chose en soit, s'il pouvait s'ouvrir plus facilement aux autres, même si en contrepartie il ressentirait d'avantage la peur et la douleur. Il finirait par apprendre à réfréner et contrôler ces sensations-là.
Nemuri Hachigô, l'assistante de Mayuri, arriva alors, offrant des friandises au noble dans un sourire enfantin qui ne purent que le rassurer. Les enfants, autres que les jumeaux du capitaine de la Dixième, ne pouvaient décemment en vouloir à sa personne. Il ne saisissait pas d'ailleurs pourquoi ces deux-là lui avait paru hostiles. Le fils d'Hisagi ne lui avait pas semblait dangereux, alors que du haut de ses neuf ans, il connaissait déjà le nom de son zanpakuto.
- Donc si je résume bien, seuls les Capitaines Soifon, Hitsugaya et Kuchiki ainsi que les Vice-capitaines Hitsugaya, Kira, Kotetsu, Abarai, Matsumoto, Nemuri, Ichika et moi-même pouvons vous approcher sans risques. Cette liste est bien courte malheureusement.
- Je n'ai pas choisi cela, Capitaine Kotetsu, lui répondit-il d'un ton amer.
- Et j'en suis bien consciente, s'excusa-t-elle prestement. Seulement votre pression spirituelle semble voir un danger en chaque personne qu'elle va effleurer. Qui ne nous dit pas que d'ici une semaine, à cause d'une parole déplacée ou d'un geste mal perçu, vous ne souhaiteriez plus vous faire approcher de personne ?
- Je… je devrais poser la question à Senbonzakura.
- C'est une très bonne idée Capitaine. Je voudrais faire un dernier test si vous me le permettez.
- Ichigo Kurosaki ?
- Pas que. Je reviens d'ici une heure. Prenez le temps d'échanger avec votre zanpakuto, il devrait être en mesure de vous apporter quelques réponses.
Le zanpakuto en question apparut sur le lit du brun avant qu'il n'ait pu demander quoi que ce soit. L'argentée disparut ensuite, le laissant seul pour méditer. Il fut assailli par une sensation de bien-être une fois son sabre en main. Combien de temps avait-il été séparé de lui ? Trop longtemps sans doute. Il dégaina lentement et ne put retenir son envie de l'appeler, souhaitant libérer son shikai. L'arme ne se transforma pas aussitôt à son plus grand regret. Ainsi il allait devoir renouer avec son zanpakuto avant de pouvoir à nouveau l'utiliser.
Apparaissant soudainement dans son monde intérieur, il remarqua que le décor avait quelque peu changé. Les arbres commençaient à perdre leurs fleurs. Il n'allait pas bien et Senbonzakura en était affecté. Il ne tarda pas à le trouver assit contre un arbre, le regard perdu sur le feuillage rouillé d'un cerisier. Il s'approcha lentement, craignant de n'être rejeté par la seule entité n'espérant que son bonheur.
- Te voilà enfin Maître, fit l'autre en posant son regard sur lui.
- Je suis désolé Senbonzakura.
- Ton monde intérieur se meurt, précisa le zanpakuto en se levant pour lui faire face. Tu ne le vois pas encore car j'ai fait tout mon possible pour te protéger.
- C'était toi ?
- J'ai toujours eu la capacité de ressentir l'hostilité d'autrui, je l'ai simplement mise au service de ton rétablissement.
- Ce n'est pas définitif ? s'enquit le noble.
- Cela durera le temps qu'il faudra. Tu allais mourir si je ne faisais pas quelque chose. Cet arrancar t'a empoisonné, tu as de la chance que ça n'ait affecté que partiellement ton cerveau. Les dégâts auraient pu t'être fatals.
Le silence s'installa entre eux, le temps que les souvenirs lui reviennent à l'esprit. Il se rappelait inconsciemment certains faits, certaines paroles, certains gestes. Avant qu'il ne sombre définitivement dans le néant sur le champ de bataille, il savait qui lui était venu en aide. Il savait qu'elle était la personne qui s'était inquiétée de son sort la première. Et ce n'était pas Renji ou Rukia.
- Tes sensations resteront à jamais décuplées, mais il ne reste qu'à toi de les contrôler. Tout comme ce désir pour le Vice-capitaine Matsumoto.
- Comment faire ?
- Laisse-toi aller dans un premier temps, lui offrit le zanpakuto dans un sourire qu'il ne put voir. C'est en comprenant ce que cela implique que tu trouveras la solution. Si c'est nécessaire, fais-le. Je ne suis pas dans ta tête mais j'ai fini par te cerner. Tu ne pourras plus porter ce masque désormais.
- J'essaierais. Merci Senbonzakura.
- Je me dois de t'aider Maître, c'est mon rôle.
Une brise vint caresser les feuilles des arbres alors que sous les yeux ébahis du capitaine, elles retrouvèrent leurs couleurs singulières de l'époque. Il ne put qu'esquisser un sourire à son tour. Il ferait ce qui était nécessaire pour recouvrer de ses blessures physiques et morales.
Remerciant une dernière fois le sabre pour ses conseils, il s'évapora, retrouvant le moelleux du matelas de sa chambre à la Quatrième. Il ne savait pas combien de temps il était resté à discuter avec Senbonzakura, mais il fut heureux de le voir passer en shikai, jouant légèrement avec les pétales tranchants. Il venait de renouer avec son plus vieil ami et confident. Il repensa alors à leur conversation.
'Se laisser aller' avec une femme alors qu'il se l'était refusé toutes ces années ? 'Se laisser aller' avec Rangiku Matsumoto, et ce parce qu'il n'avait pas pu retenir le désir émanant de lui pour sa personne ? Instantanément, il en eut peur. Et s'il se faisait rejeter pour l'intérêt nouveau qu'il lui portait ? Bien évidemment qu'il voulait en savoir plus à son sujet, mais il ne voulait pas être une victime de plus dans le piège que tendait la rousse aux hommes. Il n'avait jamais encore ressenti cela, pas même avec Hisana. Chercher à atteindre ce qui ne pouvait l'être. Cette femme était un peu comme son zanpakuto : un nuage de cendre que rien ne pouvait retenir indéfiniment. Comment pourrait-il ne serait-ce qu'avoir une chance avec une telle femme ?
La porte de la chambre s'ouvrit, le coupant dans ses pâles réflexions. Le Capitaine Kotetsu réapparut avec le shinigami remplaçant et sa petite famille. Orihime et même Ishida avaient fait le déplacement.
- Ça va Byakuya ? l'interrogea aussitôt le jeune homme.
- Bonjour, murmura sa version miniature en s'approchant avec son père.
- Tu dois être Kazui ? Ichika m'a parlé de toi.
- Orihime, Uryu, les appela Isane, je vais vous demander de sortir s'il vous plait. Toi aussi Kazui. Ça ne sera pas long.
Ils obéirent en silence, sortant de la pièce. Une fois dehors et remarquant l'individu présent en face d'eux, les deux adultes esquissèrent un pas de côtés, le quincy s'armant déjà de son arc, près à attaquer. Ils n'en eurent pas l'occasion car déjà l'individu était conduit dans la pièce qu'il venait de quitter.
- Que fait-il ici ? s'exclama aussitôt Kurosaki.
- Capitaine Kotetsu, pensez-vous que je pourrais accepter que cet individu puisse m'approcher ?
- Jusqu'à preuve du contraire, vous ne l'avez pas empêché d'entrer.
Sur le coup, il ne sut quoi dire. Sa pression spirituelle sournoise fit son petit bout de chemin jusqu'au prisonnier partiellement scellé, cherchant à rencontrer sa consœur. Malheureusement, elle n'obtint pas ce qu'elle voulut et retrouva sa place initiale auprès de son propriétaire. Il vit un sourire illuminé les lèvres de sa collègue, tout comme il ne manqua pas de voir celui sur les lèvres du traître.
D'un geste de la main, il demanda que le prisonnier soit éloigné de lui. Isane confia alors Aizen aux bons soins d'Ichigo. Le roux reconduisit l'ancien capitaine jusqu'à sa cellule où il y croupirait pour encore quelques milliers d'années.
- Avez-vous eu vos réponses ?
- C'est Senbonzakura qui influe sur ma pression spirituelle, expliqua-t-il au médecin. J'ai failli mourir. C'est lui qui m'a protégé pendant tout ce temps. Le poison aurait pu faire d'avantages de dégâts s'il n'avait pas réduit sa concentration au maximum.
- Très bien.
- Quand pourrais-je sortir ? demanda-t-il en la voyant se diriger vers la sortie.
- Je vais vous garder en observation ce soir, pour m'assurer que tout va bien, fit-elle en ouvrant la porte. Si j'ai un conseil à vous donner, parlez avec Rangiku. Vos propos lui ont fait du mal.
Et elle l'abandonna sur ce fameux conseil. Elle était la deuxième personne à lui dire de ne pas repousser celle pour qui il éprouvait du désir. À quoi cela pourrait-il leur servir, si ce n'est entretenir les commérages incessants ?
Pourtant, à l'énonciation du nom de la jeune femme, il n'avait pu cacher son intérêt, ni même s'empêcher de ressentir cette chaleur dans son bas-ventre, réveillant une certaine partie de son anatomie. Il ne pouvait décemment pas avoir une érection à chaque fois qu'il pensait à elle, c'était irrespectueux. Il n'osait imaginer ce qui pourrait se passer s'il se retrouvait seul avec elle. Et là il comprit le sens des paroles de son zanpakuto. S'il voulait comprendre ses sentiments, il devait d'abord leur laisser libre court. Il frissonna à cette idée. Et son yukata ne dissimula alors plus grand-chose.
Isane avait raison. Senbonzakura avait raison. Il devait parler avec Matsumoto avant de devenir fou. Sur le coup, il n'aima pas le fait de voir tous ses sens exacerbés. Il ressentait la peur et le désir avec une force décuplée qu'il crut un instant se noyer sous ce flot de sensations. Soupirant, il invoqua un papillon de l'enfer qu'il fit envoyer à la Dixième division. Le messager parti, ce fut bientôt l'appréhension qui se mêla aux deux autres sentiments. Et s'il était trop direct ? Et si elle le repoussait directement ? Impossible, Kotetsu venait de lui dire qu'elle était bouleversée par son rejet.
Il ne pouvait pas jouer l'indifférence ou l'ennui puisque ses sentiments ne sauraient se taire bien sagement au fond de son esprit. Il ne pouvait plus jouer cette carte, au même titre que la froideur ou le désintérêt. Il ne connaissait plus que deux émotions se découpant en de nombreuses autres : la colère ou le bonheur. Et là, c'était bien la seconde qui prenait le pli, d'une façon qu'il n'avait plus connu depuis fort longtemps.
Il n'eut pas vraiment le temps d'y réfléchir à deux fois que quelques coups étaient donnés à la porte. Sa pression spirituelle ne manqua pas de reconnaître le nouvel arrivant, se libérant dans la pièce pour faire savoir sa présence. Il lui permit d'entrer tout en gardant cette distance qu'il jugea nécessaire.
- Vous souhaitiez me voir Capitaine ?
- Oui. Je voulais m'excuser pour tout à l'heure, Vice-capitaine, commença-t-il en s'asseyant sur le bord du matelas. Lorsque je vous ai demandé de sortir. Ce n'était pas contre vous, c'était contre moi. Je… j'ai ressenti quelque chose de différent qui aurait pu vous paraître offensant.
- Vous êtes excusé, Capitaine, sourit-elle en faisant un pas en avant. Vous n'êtes plus tout à fait le même, et Isane nous avait prévenu que vos sentiments pourraient être exacerbés à un point inimaginable pour nous.
- Ce n'est pas cela Vice-Capitaine, reprit-il, tentant de conserver cette même expression, je…
Il ne savait comment lui expliquer cela. Son reiatsu se fit donc un plaisir de combler cette lacune, s'enroulant autour du corps de la jeune femme, la recouvrant de sa douce chaleur, alors même qu'il ne savait que faire. Il avait l'impression de ressentir les courbes de la rousse sous ses doigts alors qu'il se tenait à plus d'un mètre d'elle. Sournoise, l'énergie vint même caresser la peau à divers endroits interdits. Matsumoto s'étrangla en ressentant le reiatsu du capitaine essayant littéralement de s'approprier son corps.
- J'éprouve du désir pour vous, Matsumoto, déclara-t-il finalement en plongeant ses orbes orageux dans les siennes. Et je ne peux pas empêcher ma pression spirituelle de vous le faire savoir. C'est assez dérangeant pour moi de la voir agir ainsi et je m'en excuse.
- Je… Vous-
- Oui, je vous désire, et je n'en saisis pas encore la raison. Et comme vous venez de le dire, mes sentiments sont exacerbés à un tel point qu'il m'est devenu impossible de retenir toutes les réactions qui m'assaillissent en votre présence.
- Je ne sais pas quoi dire, finit-elle par dire, encore secouée par cette révélation. Je vous ai toujours respecté Capitaine, vous étiez si près mais en même temps si loin. Je-
La pression spirituelle du brun poursuivait ses inspections, s'aventurant où elle n'aurait pas dû. Byakuya espéra que son excitation ne soit pas visible de la jeune femme, auquel cas elle s'enfuirait aussitôt. Était-ce seulement possible de se retenir si longtemps en présence de la femme pour qui vous éprouver un féroce désir ? La rousse dû d'ailleurs elle aussi resserrer les cuisses pour éviter que le reiatsu brûlant ne s'approche de son entrejambe déjà bien excité par les paroles du Capitaine Kuchiki.
- Cédez pour moi.
- Oui, soupira-t-elle instinctivement en se mordant la lèvre inférieure.
Comment pourrait-elle résister à son unique fantasme ? Combien de fois avait-elle rêvé de passer une nuit chaude d'ivresse avec le capitaine de la Sixième ? Elle ne les comptait plus mais se souvenait de chaque réveil qui ont suivi ses nuits-là. Et il était évident que les sensations ressenties ces lendemains-là ne pourraient qu'être décuplées dans la réalité.
Matsumoto fit un pas en direction du noble, ignorant totalement la pression spirituelle rassasiée, satisfaite de son travail. Après tout, elle n'avait fait qu'appâter le poisson pour qu'il morde plus facilement à l'hameçon. Une fois face au capitaine, ce dernier légèrement plus bas qu'elle du fait de sa position assise, elle ne put manquer la lueur incandescente de désir dans les prunelles de l'autre. À quel point pouvait-il la désirer alors qu'elle n'avait jamais eu d'importance à ses yeux ?
- Pas ici.
- Allons chez moi alors, souffla-t-elle contre ses lèvres.
Il ne répondit pas mais se laissa gentiment conduire à destination. Une fois arrivés, ce fut sans doute par sécurité d'autrui qu'il installa un kido de restriction autour des appartements de la jeune femme pour ne laisser filtrer aucun reiatsu, que ce soit le sien ou bien celui de la rousse.
Une fois cela fait, il n'eut pas le temps de s'y préparer qu'il se retrouva cloué à la porte du logement, la bouche gourmande du vice-capitaine sur la sienne. À ce simple contact, il crut s'être libérer dans son yukata. Comment allait-il pouvoir gérer toutes ses sensations sans paraître si… rapide aux yeux de son amante ? Il ne pouvait pas vraiment y réfléchir, la langue de la jeune femme ne lui en laissait pas vraiment le temps. Ragaillardi, il inversa leur position pour retrouver une certaine supériorité que la rousse ne put réfuter.
Ses mains mues par leur propre volonté commencèrent leur exploration, le rendant incapable de retenir le moindre grognement d'envie. À ce stade, il ne saurait même pas comment faire pour la repousser. Son désir avait complètement pris le dessus sur ses instincts, ne lui permettant qu'une seule chose : l'assouvir. Il ne perdit donc pas de temps pour défaire le shihakusho de sa partenaire, de même que le kosode. Ses épaules furent dénudées sans même qu'il ne s'en rende compte.
Ses lèvres grignotèrent la moindre parcelle de peau, le moindre endroit passant sous sa langue. Il avait faim d'elle à un tel point que son érection douloureuse se frottait sans retenue contre la cuisse de la jeune femme. Tous deux comprirent que leur première fois ne serait que libératrice, sans aucuns préliminaires que ce soit.
Matsumoto l'éloigna pour le guider jusqu'à sa chambre où ils seraient mieux installés. Elle le poussa sur le lit, retirant de son chef les derniers vêtements l'habillant. L'heure n'était plus aux caresses appuyées. Le brun, allongé sur le lit, la vit approcher à pas de loup, l'enjambant sans attendre. Et ce fut également sans attendre qu'elle descendît sur son sexe sans aucune préparation, l'avalant tout entier. Il se redressa brusquement, enroulant ses bras autour de son corps alors qu'un fort grondement lui échappait. Il s'en était fallu de peu pour qu'il se libère en elle.
Mais lorsqu'elle entama ses ascensions, il ne contrôla plus rien. Ses grognements inlassables ne laissaient aucun doute quant à ses nombreuses pensées. Il la laissait faire, incapable de mener la danse tout en étant noyé sous les sensations. La rousse n'était pas mieux lotie, tentant de taire ses gémissements sur les lèvres du brun. Le noble se retenait de se libérer trop tôt, refusant de paraître précoce aux yeux de son amante. Au bout de vingt minutes, comprenant qu'il n'était plus question de longévité, il ne put retenir son grognement de plaisir, se répandant en elle, lui arrachant une troisième libération jouissive et sonore.
Il retomba sur le matelas, la rousse en fit de même. Ils ne dirent rien durant de longues secondes, avant qu'elle ne coupe ce silence.
- C'était génial Capitaine.
- Rangiku, je ne pourrais pas me contenter de cela, annonça-t-il en se tournant vers elle, l'intriguant davantage. Ce que je veux dire, c'est que je ne parviendrais jamais à retenir ce désir que j'ai pour toi, peu importe sa provenance ou son apparition.
- Je-
- C'est toi que je veux, pas une autre.
Elle se sentit rougir à cette énonciation. C'était un peu comme une déclaration mais plus du ressort physique qu'émotionnel. Néanmoins, elle ne s'en formalisa pas, appréciant de devenir le centre d'intérêt du noble Byakuya Kuchiki. Elle n'aurait jamais imaginé cela deux heures avant, alors qu'il la faisait sortir promptement de la chambre où il séjournait.
Il avait vraiment changé, ne se cachant plus derrière ce masque impénétrable de froideur et de dédain. Maintenant il éprouvait avec plus d'intensité et il lui était bien impossible de le cacher aux autres, tout du moins à elle pour l'instant.
- J'aurais aimé que cela reste entre nous, mais je ne suis pas sûr d'en être capable, soupira-t-il en se redressant.
Elle n'en croyait pas ses yeux. Était-il en train de vouloir officialiser une quelconque relation ou un truc du genre ? Parce qu'honnêtement, même si une histoire avec le Capitaine Kuchiki ne lui déplaisait pas, elle se voyait mal l'assumer devant le clan de ce dernier, craignant de passer pour une croqueuse de diamant. Pourtant, elle s'inquiétait peu de l'avis du reste de la Soul Society. Après tout, si elle avait réussi à attraper dans ses filets le plus distant et insensible des capitaines, c'est que finalement elle avait eu les bons arguments.
- On y pensera demain, trancha-t-elle en se redressant à son tour, l'enlaçant.
Elle posa son menton sur son épaule et inspira longuement. Ils auraient tout le temps d'y réfléchir le lendemain, à tête reposée. Elle ne voulait pas y penser, seulement savourer la présence de son amant à ses côtés, amant ne filtrant plus ses émotions, les exposant oralement au grand jour. Se laissant retomber en arrière, l'entrainant avec elle, Matsumoto vint de suite se blottir contre lui pour profiter encore un peu de sa chaleur corporelle. Ce n'était pas tous les jours qu'on redescendait d'un nuage de sensations avec le chef du Clan Kuchiki. Au moins devait-elle admettre qu'il savait y faire, et rare savait tenir sur la durée.
Le noble lui rendit son étreinte, embrassant son front dans un geste affectueux, acquiesçant à ses paroles. Elle n'avait pas tort. Ils y réfléchiraient le lendemain, une fois la nuit terminée.
La suite en part 3.
MariieFBLM
