Disclaimer : identique aux chapitres précédents.
Comment la vie de Byakuya Kuchiki a basculé, part 8 / 9
Il ne sut combien de temps il resta ainsi, assis sur ce banc, mais il voyait le jour apparaître derrière les fenêtres du bâtiment. Un nouveau mal de tête le gagna. Se frottant les tempes avec lenteur, il laissa échapper un long soupir. À cet instant, il détestait le fait d'avoir perdu la mémoire. Il avait l'impression de ne pas vraiment prendre conscience de la réalité. Il était père désormais, et pourtant, c'était comme si ça n'avait pas d'importance, que ce n'était que secondaire. Les faits étaient pourtant là, mais l'idée de ne pas avoir souvenir de sa relation avec la rousse le rendait presque incapable de croire en la situation actuelle. Après tout, il avait toujours été froid et distant avec quiconque tenterait de l'approcher, comment aurait-il pu concevoir un enfant avec une femme dans ces circonstances ?
Surtout, question primordiale, comment avait-il pu permettre à la jeune femme de l'approcher si impunément sans lui faire subir préjudices ? Il connaissait maintenant la réponse à cette question. Ses souvenirs de cette époque s'arrêtaient pourtant durant leur quatrième mois de relation, juste après leur officialisation à l'ensemble du Gotei.
- Hey Byakuya ! Qu'est-ce que tu fais ici ? l'interpela une voix qu'il eut dû mal à reconnaître, avant qu'il ne lève les yeux vers l'individu. Ça n'a pas l'air d'aller, tu veux en parler ?
- 'En parler' Capitaine Hirako ? souffla-t-il d'un ton amer. Matsumoto vient d'accoucher et je n'ai pas souvenir de notre relation.
- Oh. Félicitations alors, enfin… je présume que tu dois être heureux d'être père. J'aimerais bien l'être un jour moi aussi, mais faudrait-il avant que je trouve une femme qui veuille bien de moi, grinça le blond en s'installant à ses côtés. Nanao est mariée, Soifon est mariée, Isane est avec Kenpachi, sa sœur est avec Iba, Momo en pince pour Kotarô Ryuji, Lisa n'en parlons pas, ta sœur non plus, et toi t'as mis le grappin sur Rangiku.
- Il n'y a donc que huit femmes dans la Soul Society, je ne m'en étais pas rendu compte.
- Y'aurait bien Yoruichi ou Kûkaku Shiba, fit-il d'un ton songeur et empli d'intérêt, mais-
- Tu ne tiens donc si peu à la vie ?
Le blond gloussa face à cette remarque. Byakuya Kuchiki venait de faire une boutade. Il soupira à son tour. Il comprenait parfaitement les ressentiments du noble. Sa compagne, dont il avait oublié l'importance qu'elle avait eue à ses yeux, venait de donner naissance à leur fils, et pourtant, malgré toutes ces difficultés, il parvenait à garder la tête froide et à assumer son rôle de père. Jamais Shinji n'aurait pu en faire autant, même sous la torture.
En un sens, il l'enviait. Pas parce qu'il partageait la vie d'une sublime femme, mais bien parce qu'il réussissait toujours à rester maître de lui-même, peu importe la situation, qu'il soit un compagnon affectueux ou un noble et distant capitaine. Quand bien même il avait souvenir d'un Byakuya Kuchiki incapable de contrôler ses émotions, dans sa jeunesse ou suite à son premier accident, il était toujours le Capitaine de la Sixième division, sérieux et indétrônable. Il était certes son aînée, mais il ne lui arriverait jamais à la cheville.
- Tu mérites d'être heureux Byakuya, déclara finalement le vizard après quelques minutes silencieuses, attirant l'attention du brun sur lui, comme tu l'as été ces trois dernières années. Tu mérites l'amour qu'elle te porte. Tu la mérites plus que quiconque, c'est elle qui a fait de toi l'homme que tu es désormais.
- Pourquoi dis-tu tout cela ?
- Tu dois ouvrir les yeux Byakuya. Ta mémoire n'est rien d'autre qu'un livre que tu as volontairement fermé. Tu peux vivre sans tes souvenirs, mais crois-moi, tu ne pourras pas vivre sans elle.
Le blond se leva alors, lui répétant ses derniers mots avec insistance, avant de disparaître au bout du couloir. Le but recherché avait au moins été atteint, le noble n'aurait pas été capable de réfléchir à autre chose. 'Vivre sans elle'… sans Rangiku Matsumoto ? L'avait-il seulement envisagé ? Elle venait de mettre au monde leur fils, à quel moment aurait-il pu l'abandonner à son sort et renier son propre sang sans même le regretter ? Instinctivement, la colère le gagna.
De quoi Shinji Hirako se mêlait-il ? Espérait-il le voir sombrer dans une quelconque démence et profiter ainsi de sa faiblesse ? À moins qu'il n'ait déjà avancé ses premiers pions, le brun ne lui laisserait pas de possibilités de retraite. Jamais il ne permettrait à un individu, peu importe son rang dans la hiérarchie du Seireitei, de s'immiscer dans sa tête ou bien au cœur de sa famille.
Une nouvelle douleur l'accabla. Mais point d'images dans son esprit. Et il comprit.
En vérité, Shinji ne cherchait pas à lui nuire, il lui offrait les clés d'une renaissance.
Se redressant brusquement sur ses deux jambes, il rejoignit la chambre de la rousse en quelques foulées, ouvrant la porte doucement pour ne pas réveiller les deux occupants de la pièce. Il referma derrière lui avec autant de précaution, s'approchant du berceau. Le nourrisson dormait à poings fermés, littéralement. Un faible sourire naquit que ses lèvres, qu'il s'autorisa à conserver.
- Tu es revenu, souffla la jeune femme d'une voix endormie en se redressant sur le matelas.
- J'étais dans le couloir.
Il vint s'asseoir sur le bord du lit, alors qu'elle saisissait sa main pour la serrer dans la sienne. Elle réalisait enfin qu'ils étaient parents d'un petit garçon né la veille au soir. Elle était mère. Un sourire ourla sur ses fines lèvres, alors qu'elle usait d'un peu de force pour enlacer le brun, sa tête reposant contre l'épaule ferme de capitaine, tandis qu'il refermait à son tour son bras autour de sa taille.
- Mes souvenirs n'ont pas d'importance.
- Mais-
- Je n'ai pas besoin d'eux, admit-il soudainement, la faisant reculer d'appréhension. Peu importe ce qui s'est passé durant ces trois dernières années, c'est du passé. Je n'ai pas besoin de ces souvenirs, j'ai besoin de Ryō. J'ai besoin de toi Rangiku. Vous êtes mon avenir. Vous êtes ma famille. Je dois me reconstruire, et ressasser le passé ne m'aideras pas. Mon avenir est à vos côtés, à Ryō et toi, souffla-t-il, se passant une main sur le visage pour chasser ses doutes, plongeant ensuite son regard dans celui brillant de la jeune femme. J'ai fini par comprendre. C'était toi. Ça a toujours été toi Rangiku. Et je n'ai pas besoin de mes souvenirs pour savoir ça. Tu as toujours été intrigante à mes yeux, malgré mon désintérêt. C'est sans doute pour ça que je m'efforçais d'être froid et distant. Je ne voulais pas qu'on comprenne que je n'étais pas indifférent. Qui l'aurait cru de toute façon ? Mais à mon réveil, après cet accident, j'ai tout de suite regretté cette indifférence. J'aurais pu mourir sans essayer de comprendre les sentiments que tu éveillais en moi.
- Bya… sanglota la rousse devant à un tel discours.
- Je t'ai aimé à l'instant où tu es entrée dans cette chambre, il y a trois ans. Et même si je n'ai pas souvenirs des trente derniers mois, ils n'ont pas d'importance à mes yeux. Le seul que je veux chérir est celui-là, celui où j'ai enfin compris qui j'étais, qui je devais être. Rangiku, je-
- A-arrête… geignit-elle entre deux tressautements, enfonçant son visage dans l'épaule du noble, j-je vais finir par réveiller Ryō à-à pleurer autant.
Il ne dit rien, répondant à son étreinte avec ardeur. Inspirant le doux parfum de sa chevelure, il ferma un long instant les yeux pour profiter de sa présence. Il s'était réveillé la veille d'un long sommeil, maintenant il pouvait profiter de sa vie comme il l'entendait. Enfin, il renaissait. Un véritable sourire élargit ses lèvres à cette pensée. Il faudra qu'il pense à remercier le capitaine de la Cinquième pour le coup de pouce.
La rousse s'écarta brusquement de lui, le fixant étrangement. S'ajouta à cela les premiers hurlements du nourrisson qui se réveilla au même moment.
- T-ton congé, tu l'as posé ?
- Je suis resté dans le coma pendant plus d'un mois et je n'ai pas souvenir des trois dernières années, sourit-il devant sa question, se levant pour prendre leur fils -dans ses bras, je devrais plutôt te retourner la question : l'as-tu fait pour moi ?
- Bordel Bya, tu ne retournes pas au boulot aujourd'hui ! lui ordonna-t-elle hargneusement, ne tolérant pas le refus.
- J'irais à la réunion, histoire de leur donner un os à ronger.
Cajolant un moment son fils, il le confia finalement à sa mère pour retourner au manoir et se vêtir. Il avait une réunion à mener, et des 'chiens' à faire saliver.
[…]
Le calme plat régnait dans la grande salle de réunion. Comme à l'accoutumée, l'immanquable retardataire qu'était le Commandant était attendu pour débuter. Shunsui Kyoraku aimait se faire désirer, peu importe la manière. Les autres officiers fixaient silencieusement leur homologue de la Sixième, tout juste remis sur pieds. Il semblait se porter bien, ayant retrouvé ce port de tête hautain et ce regard froid de ses débuts. Mais rien de bien surprenant depuis la dernière réunion et le rapport d'Isane Kotetsu.
Le Commandant arriva avec une dizaine de minutes de retard, sa seconde le tirant par la manche pour le forcer à avancer plus vite. Tous comprirent aisément que Monsieur ne s'était pas réveillé à tant ce matin et avait eu droit à un réveil personnalisé et musclé de la part de Nanao Hitsugaya. En voyant cela, le jeune prodige en sourit. Il était maintenant habituel de voir sa femme disparaître assez tôt le matin pour aller remonter les bretelles de son supérieur.
- Excusez mon retard, panne de réveil.
- Tu penses bien que le vieux serait jamais arrivé en retard, ricana Shinji.
Encaissant la remontrance de son camarade, il n'ajouta rien. Il osa un coup d'œil dans son dos, là où la brune se tenait en retrait, mais elle le fusillait du regard au même titre que les autres capitaines.
- Bien, nous allons pouvoir commencer.
- Commandant, puis-je prendre la parole ?
- Vas-y Byakuya, nous t'écoutons.
Le noble fit un pas en avant pour se démarquer.
- Oubliez l'homme que j'ai été, il n'existe plus. Aussi, ceux qui se permettaient certaines choses à mon égard, de quelle nature que ce soit, je vous prierais de cesser immédiatement. Je parle surtout pour vous Commandant, dit-il froidement en fixant le brun alors que ce dernier essayait inutilement de se justifier, et toi Kenpachi. Je ne suis plus ton 'pote' ou ta 'princesse'. Tu connais ma puissance, ne me teste pas.
- Okay Byakuya, sourit étrangement le concerné.
- Je prends note, répondit le Commandant.
- Bien. Venons-en au plus important.
L'attention de son auditoire captée, il prit le temps de faire mariner chaque individu présent pour son plus grand plaisir. Quelle joie de voir ces être dénués de conscience, sans doute les pires commères de toutes la Soul Society, pendus à ses lèvres, imaginants déjà la teneur de ses prochains propos.
- Rangiku a accouché hier soir.
- C'est vrai ?! s'écria sa sœur en s'avançant vers son frère.
- Oui Rukia. Ryō et elle se porte bien mais ils ont besoin de repos. Donc, exceptée vous Capitaine Kotetsu, le premier qui s'approchera de leur chambre verra sa capacité à procréer réduite à néant, suis-je clair ? Commandant, mon congé débutera à la fin de cette réunion, et je m'excuse de ne pas avoir pu le poser avant mais les circonstances m'en pardonne.
La menace sous-jacente refroidit un peu plus l'assemblée. Tous déglutirent, même la brute ou le scientifique. Satisfait, il recula dans le rang. Malgré ses dires, certains restés surpris par cet esprit protecteur qu'il s'employait à conserver malgré son amnésie. Il s'était pourtant réveillé la veille d'un long coma éprouvant, ses souvenirs envolés, mais prenait encore à cœur son rôle de capitaine et sa paternité, même après avoir oublié la relation qu'il avait eue avec la mère de son enfant. C'était époustouflant et effrayant.
La plus sidérée fut sans doute Lisa Yadomaru. Cette dernière n'ayant que peu connu le Capitaine Kuchiki avant sa nomination à la tête de la Huitième, elle était d'autant plus surprise de voir que, malgré l'absence de ses souvenirs, il restait identique à l'homme qu'elle avait côtoyé pendant trois ans : celui se préoccupant davantage de la rousse qu'il ne voudrait le montrer. Elle avait appris à lire entre les lignes, à regarder derrière le masque, et ce qu'il y vit à cet instant, malgré la ligne droite barrant ses lèvres, était bien de l'affection et de l'amour pour cette famille enfin constituée. Cela la fit sourire.
La réunion se termina sous de meilleurs hospices, la menace planant encore sur la tête de chacun. Chaque capitaine prendrait le soin de l'annoncer à son vice-capitaine, tout en précisant que leur présence n'était pas désirée à l'hôpital.
Byakuya retourna donc à la Quatrième division pour y retrouver la rousse et leur fils. Quelle ne fut donc pas sa surprise de trouver sur le seuil de la chambre trois capitaines du Gotei, observant à distance la mère et le nouveau-né. Soupirant, il s'avança vers l'attroupement dans l'optique de le déloger. Dégainant lentement son zanpakuto, il n'eut pas le temps de l'appeler que l'un des gêneurs se retournait avec lenteur dans sa direction.
- N'ai-je pas été assez clair, Capitaine Kuchiki ?
- Byakuya, je-
- Sortez d'ici. Je ne le répèterais pas une deuxième fois.
Tremblante de peur, Rukia quitta aussitôt la division, suivie de près par Toshirô Hitsugaya. Un individu persistant l'ignorait pourtant, allant même jusqu'à entrer dans la chambre pour s'approcher du berceau.
- Capitaine Yadomaru, souhaitez-vous mou-
- Eh, à d'autres Kuchiki, l'alpagua-t-elle en se tournant vers lui. Tu n'as pas changé, tu es le même qu'il y a trois mois.
- Pardon ?
- Ton amnésie ne justifie rien du tout, les autres ont juste de la merde dans les yeux. Tu l'aimes encore.
Il s'avança dans la chambre, refermant la porte derrière lui. Comment cette femme avait-elle pu faire une telle déduction en moins de deux minutes ? Avait-il fait une erreur qui l'avait de suite trahie ? Mais à quel moment l'aurait-il commise ? Lassé, il laissa échapper un soupir et rengaina Senbonzakura. Que pouvait-il y faire ? Si la vizard avait déduit cela, c'est qu'elle pouvait voir à travers son masque, ce que personne n'avait jamais été en mesure de faire. Il la trouva terrifiante.
- Lisa, tu veux bien garder ça pour toi s'il te plaît ? intervint la rousse devant le visage crispé du brun.
- À une condition : je veux être sa marraine.
La veine battante sur la tempe du noble prit un peu plus d'ampleur, menaçant d'exploser. Pour qui se prenait-elle à exiger une telle chose ? Elle n'était qu'une vulgaire femme à ses yeux, un demi-hollow, et un hollow n'avait en aucun cas le droit de réclamer. Elle n'était plus terrifiante, elle était inhumaine, au sens propre.
- Ryō, je suis désolé que tu aies à assister à cela à ton âge, chuchota-t-il en saisissant son zanpakuto, le tirant lentement pour y dévoiler sa lame aiguisée.
- Byakuya, arrête ça.
- Je ne vais pas laisser un hollow décider de l'avenir de mon fils.
- Oh là, s'exclama aussitôt la brune en levant les mains devant elle, calme-toi, c'est bon, je vais rien dire.
- Lisa, tu ferais mieux d'y aller, lui souffla son amie.
La brune ne se fit pas prier, sautant par la fenêtre de la chambre. Le noble rangea son sabre dans son fourreau dans un nouveau soupir. Il s'avança vers le lit de la jeune femme, s'y asseyant sur le bord. La rousse le regardait faire avec un petit sourire. Malgré ses grandes menaces, jamais il n'aurait osé lever son sabre devant son fils. Elle avait rapidement appris à cerner le personnage. Et il avait appris de ses erreurs. Ne pas lever sa lame contre son propre sang, sa famille, ou le Gotei. Et encore moins devant les yeux purs d'un enfant.
La jeune femme attrapa son bras pour l'attirer à elle, voulant l'enlacer. Le brun l'en empêcha, posant une main sur le mur derrière elle pour ne pas lui tomber dessus. Elle était encore fragile, inutile de la brutaliser un peu plus. Non, au lieu d'une étreinte délicate, la main posée sur le mur vint se glisser dans le cou de la rousse, alors qu'il posait ses lèvres doucement sur les siennes, la surprenant encore une fois. Elle reprit rapidement ses esprits, savourant le contact initié par son compagnon. Depuis combien de temps ne l'avait-il pas embrassé de la sorte ?
Leurs bouches ne voulurent pas se quitter, appréciant enfin de se retrouver. Ils s'embrassaient avec lenteur et fougue, durant de longues secondes, peut-être même des minutes. La notion de temps n'existait plus, Rangiku refusait qu'il s'écarte d'elle pour reprendre son souffle, préférant encore mourir asphyxiée qu'interrompre un tel baiser. Elle retrouvait enfin le Byakuya Kuchiki qu'elle aimait du plus profond de son âme, il fallait qu'elle s'y accroche pour ne pas le voir repartir.
- Hum, je suis désolé de vous déranger, commença la voix incertaine d'Isane Kotetsu sur le pas de la porte, les obligeant à s'écarter, mais il faut que je fasse quelques examens complémentaires Rangiku, pour déterminer si tu peux rentrer dès demain matin.
- Je vais vous laisser.
Le noble quitta la pièce, laissant les deux jeunes femmes seules avec le nourrisson. L'argentée en profita pour l'observer gigoter dans son sommeil.
- Il est si mignon, sourit-elle en lui caressant la plante des pieds. Il te ressemble tellement.
- Mais il a la chevelure des Kuchiki, bouda la jeune mère en passant une main dans ses cheveux de feu.
Elles en rirent ensemble, tandis que le médecin commençait son auscultation.
À l'extérieur, le noble demeura incapable d'attendre sagement à la porte que son homologue ait finie. Aussi, il se mit à parcourir les longs couloirs de l'hôpital, sans réel but. Marchant silencieusement, parfois salué par un shinigami au détour d'un corridor, il passa devant les bureaux des officiers de la division sans même s'arrêter, y jetant tout de même un coup d'œil anodin. Il stoppa sa marche soudainement, faisant trois pas en arrière pour se s'arrêter devant le bureau d'Isane Kotetsu. Il ne l'avait pas imaginé. Mais alors, que faisait le Capitaine Zaraki ici, immobile, le visage incliné vers le sol ?
L'histoire arrive à son terme, rendez-vous en dernière partie.
MariieFBLM
