La chance tourne.
disclaimer: je ne possède pas l'univers de penny dreadful.
tous les personnages n'appartenant pas à cet univers sont issus de mon imagination et m'appartiennent.
toute reproduction, même partielle effectuée sans mon consentement sera considérée comme du plagiat et susceptible d'entraîner des poursuites judiciaires.
L'histoire se situe après la fin de la série.
Chapitre 5 : la demande.
Comme promis, John rejoint Marie sur le marché chaque semaine. La jeune femme ne lui parla pas de sa mésaventure avec son père mais du quand même prévenir son ami qu'elle disposait de moins de temps pour les courses car elle avait un programme chargé. Alerte, l'immortel subodora néanmoins que quelque chose s'était passé pour changer ses habitudes si radicalement. Au bout de 6 semaines de rdv secrets et devant les inquiétantes cernes sous les yeux de la jeune femme, il se décida à lui demander :
« vous me semblez de plus en plus épuisée mon amie, y a t-il un problème ? »
M: « on c'est juste mon père qui a augmenté ma charge de travail »
J: « encore plus de travail ? Que lui a t-il pris ? »
M: « je préfère ne pas en parler pour ne pas vous faire de peine »
J: « allons, je peux tout entendre : je suis votre ami n'est ce pas ? Racontez, cela vous fera du bien »
M: « d'accord mais rappelez vous que c'est vous qui l'avez voulu ! Quand je suis rentrée de la brocante avec un livre mon père a vu rouge : il a commencé par baisser l'argent qu'il me donne sous prétexte que j'achetais des ''sottises'' et quand je lui ai répondu qu'un ami me l'avait offert il a dit que j'avais trop de temps libre pour me faire des amis et qu'il devait aussi augmenter ma somme de travail »
J: « mon dieu, ai je fait tant de mal en partant d'une bonne intention ? Pourquoi ne pas avoir dit que c'était moi qui vous l'avais offert ? »
M: « je ne l'ai pas dit car mon père aurait compris que c'est pour ça que Circé était revenue plus tôt et elle aurait été punie pour ne pas avoir tenté sa chance afin de vous séduire et ainsi assurer le mariage rêvé. Père ne digère toujours pas que vous n'ayez pas choisi l'une de ses filles... »
J: « ça ne m'étonne pas qu'il aurait puni cette pauvre enfant mais vous souffrez tant pour protéger votre sœur...c'est admirable »
La semaine suivante, John arriva avec une robuste femme inconnue mais les présentations furent vite faites : il avait engagé Miss Saltpot pour faire les courses à la place de la jeune femme et pendant ce temps elle irait se ''poser'' un peu au salon de thé avec lui. Marie était gênée de toute cette attention mais du admettre que c'était bien agréable de passer un peu de temps libre avec un ami. Durant trois semaines, le subterfuge fonctionna mais, au cours de cette semaine là, un ami de son père rapporta à celui-ci qu'il avait vu sa fille au salon de thé avec un homme un matin où elle aurait du être au marché. Cela le mit dans une colère noire : il appela sa fille et la roua de coups jusqu'à ce qu'elle perde connaissance malgré les supplications de sa mère.
Cette semaine donc c'est bien abîmée qu'elle alla faire les courses chaperonnée par son père qui voulait savoir qui était le mystérieux homme qui invitait sa fille au salon de thé. John sentit immédiatement le piège dès qu'il vit le père de la jeune femme avec elle mais il ne pouvait supporter de la voir si mal en point. Il s'approcha donc comme d'habitude en souriant malgré les discrets signes de tête de Marie pour lui intimer de partir.
J: « Marie, ma chère, vous voilà ! Mais que vous est-il donc arrivé ? Et vous monsieur Fontenelle je suis ravi de vous revoir »
Howard : « moi aussi je suis ravi de vous revoir mais je m'étonne que ce soit dans de telles circonstances »
J: « pourquoi cela vous dérange t-il que je fréquente l'une de vos filles ? Vous sembliez pourtant très désireux que ce soit le cas »
H: « certes certes... mais pas cette fille là ! »
J: « ah le cœur a ses raisons que la raison ignore »
H: « vous devriez arrêter de vous voir, c'est peine perdue : je ne la laisserais pas se marier. Choisissez plutôt Circé, Clémentine ou Clémence... Catherine, elle, a trouvé un époux »
J: « je n'en choisirais aucune autre ; je vous le demande officiellement : puis je avoir la main de votre fille Marie ? »
H: « non, je ne le permets pas je vous l'ai dit elle n'est pas à marier »
J: « très bien. Marie, ma chère, venez avec moi et nous nous marierons sans le consentement de votre père ! »
M: « vous n'y pensez pas ! Il vous attaquera en justice ! »
H: « je le ferais croyez moi ! »
J: « je me fiche des poursuites judiciaires je ne vous laisserais pas aux mains de cette brute. N'oubliez pas que je suis suffisamment riche pour engager les meilleurs avocats et gagner un procès»
Marie était perplexe mais préféra largement tenter sa chance plutôt que rester dans sa position actuelle. Elle fit un pas en avant, puis un deuxième et alla se jeter dans les bras grands ouverts de son ami si cher.
H: « Marie, reviens ici c'est un ordre »
Devant l'absence de réaction de sa fille qui ne faisait pas mine de revenir vers lui, il se précipita vers le couple, se saisit d'un poignet de la jeune femme et leva la main pour lui assener un coup. John se intercepta son bras levé et le brisa comme un fétu de paille dans un grand cri de douleur . « partons » dit il à la jeune femme blottie dans ses bras. Miss Saltpot, qui avait assisté à toute la scène, cracha dédaigneusement aux pieds de l'homme qui se tenait le bras de douleur. John appela un fiacre pour les ramener tous les trois vers le quartier modeste où il avait élu domicile.
J: « je suis désolé Miss Saltpot mais nos arrangements prennent fin »
Miss Saltpot :« ne vous en faites pas Mr Clare... le plus important était de sortir cette petite de là »
Il conduisit la jeune femme jusqu'à son hôtel et lui réserva une chambre. Il l'emmena ensuite dans la sienne (il fut un peu gêné du désordre qui y régnait mais cela n'avait aucune importance).
J: « Melle Marie, je suis désolé de vous prendre par surprise comme ça mais j'avais de toutes façons l'intention de vous le demander... j'attendais juste le bon moment. Mais vous voir dans cet état... je n'ai pas pu me contenir ! C'est lui qui vous a fait ça ?»
M: « oui, il n'est pas tendre quand il est en colère... c'est pour ça que je crains pour la sécurité de mes sœurs et de ma mère : il passera ses nerfs sur n'importe qui »
J: « quelle brute... je me demande comment une personne aussi bonne et lumineuse que vous peut être issue d'un tel monstre de brutalité et de lâcheté »
M: « vous vivez ici à l'hôtel ? »
J: « pour le moment oui... je cherche à acheter une maison mais aucune ne m'a plu jusqu'à maintenant. Mais je vais me dépêcher d'en trouver une pour que vous ayez votre propre toit »
Marie triturait nerveusement le bord de sa robe de bonne : « vous désirez vraiment m'épouser ? Je veux dire pas seulement par pitié pour me soustraire à mon père... mais m'aimez vous vraiment ? »
J: « bien sûr que je vous aime, qui pourrait résister quand on connaît la merveilleuse personne que vous êtes »
M: « mais m'aimez vous d'amour...romantique ? »
J: « je crains de n'être pas doué pour ça... j'ai trop de fois été repoussé. Mais oui je vous aime... timidement encore mais ça grandit de jour en jour tandis que je passe du temps à vos côtés. Vous êtes la seule personne qui m'accepte comme je suis ... sans rien demander en retour ».
Le lendemain matin, John s'absenta pour aller acheter une bague de fiançailles. Il fut bien tenté d'en trouver une énorme qui montrerait à quel point il l'aimait mais il savait qu'elle n'était pas du genre à porter des bijoux voyants. Il jeta son dévolu sur un simple anneau avec un petit diamant et le symbole de l'éternité ciselé de chaque côté. Il refit sa demande en mariage dans les règles, un genoux à terre en lui présentant l'anneau. Cette fois elle lui dit ''oui'' sans réserves et il put lui passer la bague au doigt. Pour le mariage proprement dit ils attendraient que les horribles marques de coups aient disparu.
L'après midi fut consacrée aux boutiques qu'ils écumèrent pour trouver des toilettes qui iraient à la jeune femme ainsi que tout le nécessaire féminin puisqu'elle était partie sans rien emporter. Dans la première boutique, le conseiller glissa à l'oreille de John « et nous serons d'une totale discrétion vis à vis de votre femme » ; il glissa ces mots à Marie qui éclata d'un rire cristallin : « il pense que vous êtes marié et que je suis votre maîtresse...il ne voit aucune autre raison pour qu'un homme riche amène une bonne dans une boutique chic ». John se sentit révolté par de telles pensées : il se rendit près du conseiller et lui dit : « inutile de cacher ça à ma femme... c'est elle ma femme ».
Pour ceux qui lisent sans être inscrit, vous pouvez m'envoyer un petit mail à marie_yaoifan arobase hotmail point fr (faut feinter car le site n'accepte pas les mails) et je vous enverrais un petit mot quand il y aura du nouveau ;)
