La chance tourne.

disclaimer: je ne possède pas l'univers de penny dreadful.
tous les personnages n'appartenant pas à cet univers sont issus de mon imagination et m'appartiennent.
toute reproduction, même partielle effectuée sans mon consentement sera considérée comme du plagiat et susceptible d'entraîner des poursuites judiciaires.

L'histoire se situe après la fin de la série.

Chapitre 6 : la séparation.

John et Marie n'eurent pas le temps de profiter de leur bonheur, le lendemain matin la police se présenta à l'hôtel pour rencontrer John Clare avec accusation de coups et blessures ainsi que d'enlèvement. La jeune femme insista bien pour assister à la rencontre et intima à son compagnon de la laisser parler.
Policier : « on vous accuse d'avoir enlevé Melle Marie Fontenelle... »
Marie : « il ne m'a pas enlevée, je suis allée avec lui de mon plein gré »
P: « mais contre l'avis de votre père apparemment »
M: « peut on appeler ça un père un homme capable de vous mettre dans cet état » dit elle en montrant son œil au beurre noir.
P: « il n'est pas dans mes attributions de juger quel genre de père c'est, juste que c'est bien votre père ou non ?»
M: « oui c'est bien mon ''père'' »
P: « donc il vous a bien enlevée ? »
M: « non, je me suis enfuie... et il m'a recueillie simplement »
P: « donc il ne vous a pas enlevée, vous vous êtes enfuie... je note, la raison me semble évidente. Et pour les coups et blessures ? Il vous accuse de lui avoir cassé le bras»
M: « son bras s'est cassé en heurtant le bras de Mr Clare alors qu'il tentait de me protéger d'un coup. Mr Fontenelle à les os très fragiles : l'année dernière il s'est fracturé la cheville en descendant du fiacre ! Demandé au Dr Hicks... c'est lui qui le soigne »
P: « je note, nous vérifierons ça. Je suis désolé Miss mais en attente de résultats vous devez retourner chez votre tuteur légal»
M: « attendez, vous ne pouvez m'y renvoyer si une plainte est en cours n'est ce pas ? »
P: « correct »
M: « alors je dépose plainte pour tentative d'assassinat de la part de mon père »
P: « tentative d'assassinat ? »
M: « faites moi examiner par un médecin et il confirmera que les coups donnés auraient pu être fatals... et je suis sûre que c'était son but ! Il m'a déjà tiré dessus avec un révolver et je peux vous indiquer une floppée de témoins »
P: « vous êtes sûre de votre fait ? Parce que c'est votre père tout de même... »
M: « et moi je suis sa fille tout de même... ça ne l'empêche pas de me maltraiter »
P: « bien, on va donc vous confier à votre plus proche parent qui est ? »
M: « nous n'avons aucun parent d'aucune sorte »
P: « alors un juge vous désignera un tuteur, veuillez nous suivre »
John s'interposa mais Marie lui toucha gentiment le bras « ça va aller »

Le policier emmena la jeune femme jusqu'au palais de justice ou elle attendit (longtemps) son tour pour passer devant le juge. Il examina les faits et prononça à contrecœur un mise sous tutelle externe après avoir mis en doute chacune de ses paroles mais elle savait très bien manœuvrer pour rendre ses dires plausibles. On lui remit le nom et l'adresse d'un tuteur d'état : Me la veuve Marble. Un policier fut chargé de la conduire à sa nouvelle tutrice. Ils arrivèrent donc dans une petite maison du quartier commerçant de Canterdust. Le policier sonna la cloche à la porte et une petite vieille vint ouvrir :
policier :« Me Marble ? »
Me Marble : « oui c'est moi »
P: « vous avez demandé à être tutrice d'état : voici Melle Marie Fontenelle qui sera votre pupille en attente d'éclaircissements sur son affaire »
MM :« oulà en voilà une grande demoiselle, je me voyais plutôt accueillir des enfants »
Marie : « une femme n'est considérée majeure qu'à 21 ans et je n'en ai que 20 »
MM : « entrez donc ma chère, on va pouvoir discuter un peu »
P: « c'est bon alors je vous laisse chez votre tutrice »
Le policier salua les deux femmes puis s'en alla.

La vieille dame fit entrer Marie dans son petit salon et lui proposa de s'asseoir et de lui raconter son histoire. Ce ne fut que tard dans la soirée (et plusieurs bouilloires de thé plus tard) qu'elle termina son récit avec les plus récents événements. La vieille dame émit à plusieurs reprises des protestations indignées et, à la fin de l'épique récit, elle se leva et vint prendre la main de sa pupille : « et vous l'aimez vraiment ce Mr Claire »
M: « Clare Madame Mr Clare... oui je l'aime vraiment beaucoup. Si vous pouviez le rencontrer vous verriez vous aussi quelle personne exceptionnelle il est... »
MM : « alors je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que vous puissiez être ensemble ! Vous savez... eh bien je vais vous le raconter mais mon histoire est similaire... »
La vieille dame lui conta comment ils s'étaient rencontrés avec son mari, que son père était contre leur union et qu'ils s'étaient enfuis tous les deux et avaient refait leur vie ici. Son mari et elle n'ont jamais pu avoir d'enfant alors elle était devenue tutrice d'état pour accueillir de petits malheureux. Naturellement un homme aussi riche que Mr Clare n'allait pas planter sa fortune comme ça ... c'était plus compliqué.
MM : « nous iront voir cet homme qui fait battre votre cœur après le déjeuner...il doit s'inquiéter de votre sort »
M: « merci, merci Madame »
MM : « oh je t'en prie ma chérie appelles moi Ophélia »
M: « merci Ophélia, cela compte beaucoup pour moi »

Après une très courte nuit, les deux femmes prirent un solide petit déjeuner avant de se mettre en route (à pied vu le peu de moyens financiers) pour voir John. A mi chemin, elles passèrent devant le palais de Justice juste au moment ou John en sortait, mit dehors par deux solides policiers alors qu'il était venu exiger des nouvelles de sa future épouse. Marie le repéra immédiatement « JOHN » appela t-elle aussi fort qu'elle le pu. Il tourna la tête et la vit, il se débarrassa facilement de l'emprise de ses deux gardiens pour se précipiter à sa rencontre. Là sur la place du palais de Justice ils se retrouvèrent dans une folle étreinte. La vieille veuve fut choquée de l'apparence du futur époux mais, lorsqu'elle vit les larmes couler sur les joues de la jeune femme, elle comprit que cette affection n'était pas feinte. Elle s'approcha des deux tourtereaux avec un sourire attendri.

Marie : « oh, John ! Que de tracas je vous impose... vous feriez mieux de me laisser et de trouver une femme moins difficile »
John : « ne dites pas de sottises je n'en veux aucune autre... je vous aime trop pour vous tourner le dos »
une fois leur chaleureuse étreinte terminée, Marie réajusta sa tenue et présenta son bon ami à sa tutrice.
M: « John, voici la tutrice que le juge m'a désigné : Me Marble »
J: « enchanté, Madame »
Me Marble : « enchantée, Mr Claire... non, Clare pardon » ricanna la vieille dame.
J : « venez mesdames, ne restons pas comme ça en pleine rue... allons chez moi »

Il appela un fiacre qui amena notre trio jusqu'à l'hôtel ou John avait sa chambre. Une fois les deux dames installées il mit de l'eau à bouillir dans la cheminée pour servir un thé sommaire. La vieille dame regarda autour d'elle avec stupeur :
MM : « vous vivez donc ici ? J'imaginais... eh bien... quelle que chose de plus luxueux pour un homme aussi riche »
M: « John cherche une maison mais ne l'a pas encore trouvée »
MM : « tout de même, il y a des hôtels plus luxueux »
J: « pour moi c'est déjà le grand luxe à côté de la ou je vivais »
MM : « comment ça ? »
Marie tourna également un regard interrogateur vers lui et John comprit que la vieille dame aimait les histoires alors il entreprit de raconter comment il était devenu riche et ce qui suivit. Me Marble était aux anges tandis qu'il déroulait son récit.
MM : « ah...une belle histoire comme on les aime ! Vous vous êtes trouvés tous les deux : un pauvre devenu riche et une riche devenue pauvre...les contraires s'attirent dit-on ».

M: « John, ça vous dérange si j'empaquette quelques affaires pour aller chez ma tutrice ? »
J: « bien sûr que non... il vous faudrait une malle... je vais demander au propriétaire s'il n'a pas ça sous le coude »
L'immortel laissa les deux femmes pour aller à la recherche d'un bagage.
MM : « il a quand même un physique ''particulier''... comment en êtes vous venue à l'aimer ? »
M: « ça c'est fait tout seul, j'ai été séduite par sa gentillesse et non son physique... le physique n'a pas d'importance tant que la personne est ''belle à l'intérieur''... je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire »
MM : « oh oui, je vois très bien... et, si je puis me permettre, c'est grâce à votre père que vous avez cette optique »
M: « comment cela ? »
MM : « puisque votre père est ''méchant'' et fait beaucoup de mal autour de lui donc vous êtes attirée par un homme à l'opposé de lui : vous pensez que votre vie sera meilleure avec un homme très différent. Un femme dont le père était alcoolique cherchera un mari qui ne l'est pas... vous comprenez ? »
M: « je comprends ... mais admettez que j'ai tiré le gros lot avec cet homme : à part le physique il a tout pour plaire »
MM : « j'admets, j'admets. Vous formez un très beau couple : je vous souhaite tout le bonheur du monde»
M: « j'espère que nous arriverons à nous marier... je sais que si je suis amenée à rencontrer mon père à nouveau...il me tirera une balle dans la tête pour être sûr que je meurs »
MM : « allons, allons...ne pensez pas à cela : vous vous marierez et serez très heureux. J'en suis convaincue »

John revint dans la chambre en portant une petite malle de mauvaise facture mais qui serait suffisante pour empaqueter le peu d'affaires récentes que la jeune femme avait rachetées après sa fuite. Elle s'excusa et emporta la malle dans sa chambre plus loin dans le couloir ; laissant John et Ophélia seuls. Elle arrangea soigneusement toutes ses affaires dans le petit bagage qui s'avéra bien suffisant. Pendant ce temps, Ophélia posait mille question à John qui se trouva en difficulté à plusieurs reprises quand elle lui posait des questions personnelles comme sur ses parents ou l'origine de son nom. Bien vite, il apprit à éluder les question embarrassantes.

À midi, l'immortel emmena les deux femmes manger au restaurant... rien d'extravagant mais une bonne cuisine familiale. Me Marble comprit alors qu'il avait conservé des goûts très modestes en tous points... elle ne manquerait jamais de rien car il ne leur faudrait pas beaucoup pour vivre. Ils continuèrent à discuter jusqu'au crépuscule ou John se résolu à appeler un fiacre pour ramener les deux femmes chez elles. Il descendit la petite malle comme s'il s'agissait d'un bouquin léger et Ophélia remarqua sa grande force physique. Juste avant de se séparer, l'immortel mit de force dans les mains de sa promise un petit rouleau de billets contenant 10 livres (une somme pour l'époque) afin qu'elle puisse acheter ce dont elle avait besoin... et prendre le fiacre pour venir le voir. Ils eurent le cœur déchiré de devoir se séparer à nouveau.

Pour ceux qui lisent sans être inscrit, vous pouvez m'envoyer un petit mail à marie_yaoifan arobase hotmail point fr (faut feinter car le site n'accepte pas les mails) et je vous enverrais un petit mot quand il y aura du nouveau ;)