La chance tourne.
disclaimer: je ne possède pas l'univers de penny dreadful.
tous les personnages n'appartenant pas à cet univers sont issus de mon imagination et m'appartiennent.
toute reproduction, même partielle effectuée sans mon consentement sera considérée comme du plagiat et susceptible d'entraîner des poursuites
judiciaires.
L'histoire se situe après la fin de la série.
Chapitre 7 : justice.
Les jours suivants furent moroses pour la jeune femme : Ophélia lui signala qu'il serait mal vu qu'on sache qu'elle rendait trop souvent visite à son bien-aimé. Chaque jour elle lui écrivait une lettre qu'elle confiait à un coursier qui lui ramenait la réponse quelques heures plus tard. Il lui tardait que cette affaire soit finie... quelle qu'en soit l'issue. Au bout du 5ème jour de ce petit manège sa tutrice l'autorisa à passer une journée avec l'homme de son cœur mais sans elle car soit disant son dos la faisait souffrir. La jeune femme était aux anges et prit le fiacre très tôt pour passer le maximum de temps avec John. Elle revint chez sa tutrice au coucher du soleil comme convenu avec en prime une boite de chocolats et des fleurs pour remercier la vieille dame de sa gentillesse.
Finalement, après 10 jours d'attente, tous furent convoqués chez le juge pour le dénouement de cette affaire. Marie pu ainsi revoir sa mère et ses sœurs et, à sa grande stupéfaction, le docteur Hicks ainsi que Miss Saltpot et quelques amis de la famille Fontenelle. Le juge ouvrit la séance en rappelant les différentes plaintes à examiner. Pour le chef d'accusation d'enlèvement John fut reconnut coupable mais s'en tira avec une amende légère. Pour le chef d'accusation de coups et blessures (beaucoup plus grave que l'enlèvement d'une femme) il fut acquitté car le docteur Hicks ne put que confirmer la fragilité du patriarche Fontenelle et Miss Saltpot mentit sous serment qu'elle avait tout vu et que ça c'était passé comme la jeune femme l'avait dit.
Pour les tentatives d'assassinat ce fut plus compliqué mais les témoignages du docteur Hicks qui l'avait soignée à l'époque ainsi que ceux des amis de la famille furent déterminants. Le respectable Mr Fontenelle fut reconnu coupable mais ne fut que déchu de sa tutelle et légèrement amendé. Le juge demanda à Me Marble si elle désirait avoir la tutelle définitive de Marie et la vieille dame accepta de bon cœur prévoyant déjà de les laisser se marier en paix.
Au moment ou le juge leva la séance et que tout le monde se leva pour quitter la salle, Howard sortit un révolver de sa veste et visa sa fille en plein cœur mais ne réussit qu'à lui toucher l'épaule. Il n'était pas bon tireur et ce fut une chance pour la jeune femme. À la tonitruante détonation, tout le monde se baissa et se mit à crier tandis que Marie s'effondrait en arrière. John se précipita vers sa bien-aimée et le docteur Hicks arriva prestement une fois que les policiers eurent maîtrisé le forcené. Il fit pression sur la plaie pour empêcher une hémorragie. Ophélia s'approcha prudemment et Marie lui dit presque en plaisantant : « je vous avais dit que s'il me revoyait il me tirerait dessus ». Pour la vieille dame s'en fut trop et elle se mit à pleurer à chaudes larmes. Le juge, encore secoué par ce qui venait de se passer, ordonna qu'on emmène cet homme en prison...il serait à nouveau jugé ultérieurement.
Karina et ses filles s'approchèrent prudemment de la blessée, les larmes aux yeux. Circé, elle, pleurait à chaudes larmes aussi : elle avait déjà été choquée la première fois qu'il avait tiré sur sa sœur quand elle avait dix ans et voilà qu'il recommençait. Le docteur annonça d'une voix forte pour l'assemblée que la blessure n'était ''pas grave'' et qu'elle s'en remettrait. Il la fit conduire à son cabinet ou il l'opéra pour retirer la balle et soigner la plaie. Dans la salle d'attente, les larmes coulaient sur les joues de toutes les femmes tandis que John ruminait sa colère. Karina se leva pour venir s'asseoir à côté de lui et lui dit « j'espère que vous serez un meilleur mari pour elle qu'Howard ne l'a été pour moi »
J: « est ce que j'ai votre bénédiction ? »
K: « si elle vous a choisi ...OUI »
John regarda les jeunes femmes assises en face de lui et ne lut plus aucune peur dans leurs yeux... ça lui fit bizarre. Sur ce Karina alla se rasseoir près de ses filles.
Enfin, la porte du cabinet s'ouvrit : le docteur invectivait sa blessée à rester tranquille mais la jeune femme était déjà debout avec juste le bras en écharpe. Lorsqu'elle fut arrivée dans la salle d'attente ses sœurs et sa mère vinrent l'entourer de leur affection. John s'approcha mais resta un peu en retrait. La jeune femme tendit son bras valide pour poser la main sur son bras avec un sourire affectueux. Les femmes comprirent et s'écartèrent pour laisser les deux amoureux se prendre tendrement dans les bras. Ophélia se mit à pleurer de plus belle.
M: « Ophélia voyons arrêtez de pleurer... je vais bien »
O: « je sais mais maintenant ce sont des larmes de joie »
Tout le monde s'attendrit de la pauvre vieille dame si émotive.
Maintenant libre de ses mouvements, Marie ré-emménagea à l'hôtel près de son bien-aimé. Son père fut jugé pour une troisième tentative d'assassinat avec la circonstance aggravante d'avoir fait ça en plein tribunal et condamné à 1 an de prison mais un arrangement financier fut trouvé pour lui éviter ça. John fut révolté d'apprendre qu'il échappait à sa peine avec de l'argent... on avait raison de dire que l'argent pouvait tout acheter même la justice. Il craignait en particulier qu'il organise une nouvelle tentative de meurtre sur la personne de sa future femme et que cette fois...il réussisse. Il ne pouvait laisser faire ça et ruminait sa vengeance.
Au cours d'une de leur longues conversations Marie lui avait parlé d'une petite malle dans laquelle elle gardait quelques affaires importantes à ses yeux. L'immortel trouva que c'était le prétexte rêvé pour approcher sa proie. C'est tout naturellement qu'il se présenta un jour au manoir Fontenelle. Il sonna la cloche de la porte et une bonne vint lui ouvrir. Outre la réaction de peur instinctive qu'il inspirait toujours, elle lui demanda :
Bonne : « que puis je faire pour vous ? » avec une voix tremblante
J: « je souhaite parler à Howard Fontenelle »
B: « je vais voir s'il souhaite vous recevoir... qui dois je annoncer ? »
J: « John Clare »
B: « ne bougez pas, je reviens »
Elle referma soigneusement la porte et se hâta près de son maître
B: « Monsieur, un certain John Clare demande à vous voir. Que dois je faire ? »
Howard : « faites le entrer...et vite ! »
La bonne se dépêcha de retourner à la porte
B: « Mr Fontenelle va vous recevoir »
Elle fit entrer son invité et le conduisit dans le salon ou son maître lisait tranquillement le journal.
B: « Monsieur voici Mr Clare »
H: « ça va je sais, maintenant disposez »
B: « pas de thé Monsieur ? »
H: « non pas de thé, maintenant DISPARAISSEZ »
En effet la bonne disparu aussi vite qu'elle le pu. John compris que sa fille aînée n'était pas la seule à subir les foudres de ce monsieur respectable.
H: « que me vaut l'honneur de votre visite ? »
J: « je suis venu récupérer certaines affaires de Marie »
H: « ''des affaires de Marie'' comme si cette petite traînée pouvait posséder quoi que ce soit... c'est moi qui ai payé tout ça »
J: « peut être mais elle souhaite en récupérer certaines... »
H: « et que seriez vous prêt à me donner en échange de ces précieuses affaires : 10 livres ? 100 livres ? 1000 livres ? »
John se sentait bouillir intérieurement.
J: « ce que vous voudrez »
H: « 1000 livres alors vous voyez je suis un peu serré financièrement ces derniers temps avec...les récents événements »
L'immortel sortit son chéquier, libella un chèque de 1000 livres à l'ordre de Mr Fontenelle et le tendit au despote.
H: « eh bien vous devez sacrément l'aimer cette souillon pour payer un tel prix... et dire qu'elle n'est avec vous que pour votre argent. C'est vrai, comment se dire qu'une femme puisse aimer quelqu'un d'aussi laid : l'expression ''laid à faire peur'' prend tout son sens »
J: « les affaires maintenant » dit il avec un feint calme
H: « montons au deuxième étage dans les appartements des domestiques »
Les deux hommes gravirent les deux volées de marches qui les séparaient du deuxième étage ou Howard conduisit John dans une minuscule chambre de bonne sous les toits. Un lit étroit, une garde robe, une chaise et une malle constituait l'ensemble du mobilier dans l'espace exigu. John prit son temps pour s'imprégner du lieu : la chaleur étouffante du plein été, un seau disposé juste en dessous d'une fuite du toit, les habits élimés dans la petite garde robe et la précieuse malle qu'il était venu chercher. Cette malle il ne l'ouvrit pas, certain qu'elle partagerait ça avec lui si elle le souhaitait. Il s'en empara et fut surpris qu'elle ne pesa quasi rien .
H: « c'est tout ? Pour le prix que vous avez payé vous pouvez tout avoir même le pot de chambre »
J: « cela suffira »
H: « redescendons alors »
Mais alors qu'ils atteignent le haut des marches John posa la malle au sol.
H: « qu'est ce que vous faites ? »
J: « justice »
Il attrapa la tête de l'homme et lui brisa la nuque. Il alla rechercher son chèque dans la poche du vieux despote avant de précipiter le corps dans les escaliers.
J: « AU SECOURS, il est tombé dans les escaliers ! »
Alertés par le bruit sourd de la chute, toute la maisonnée accouru. Sa femme se pencha sur le corps atterri dans une horrible et improbable position.
Karina : « oh mon dieu, je crois qu'il ne respire plus... »
J: « laissez moi voir... je crois que vous avez raison... je vais le porter jusqu'à son lit et vous ferez venir un médecin »
Sur ce, il empoigna le corps avec un luxe de précautions et suivi la femme en panique qui lui montra leur chambre. Il coucha précautionneusement le corps et tenta d'arranger au mieux les membres disloqués. Marie avait raison : ses os étaient vraiment très fragiles pour se briser ainsi...il aurait presque pu se contenter de le pousser...presque.
K: « Clémence, envoies vite chercher le docteur Hicks. Circé, vas en bas chercher la morphine au cas ou il se réveillerait. Clémentine assures toi que toutes les portes soient ouvertes pour que le docteur arrive au plus vite »
J: « puis je faire quelque chose ? »
K: « non, vous avez déjà bien aidé... pourquoi étiez vous tous les deux au deuxième ? »
J: « j'étais venu récupérer des affaires auxquelles votre fille tiens »
K: « ah oui, sa ''malle au trésor'' »
John acquiesça.
K: « et il vous l'a rendue ? Ça m'étonne de lui ! »
L'immortel sentait venir les doutes.
J: « pas gratuitement, il voulait que je le paie 100 livres... j'allais lui faire un chèque »
K: « alors ça...ça, ça ne m'étonne pas de lui »
J: « je suis navré mais il me semble vraiment qu'il n'y a plus rien à faire... et dans l'état ou se trouve son corps c'est presque miséricorde »
La femme craqua et laissa couler ses larmes « oh mon dieu, que va t-on devenir ? »
John était vraiment désolé pour cette petite famille mais il se disait qu'elles s'adapteraient vite et seraient mieux sans lui. Mais à voir pleurer cette femme à chaudes larmes il regrettait presque son geste... presque.
K: « partez maintenant Mr Clare...s'il vous plaît »
J: « bien sûr, je vais rechercher la malle et je m'en vais »
Il remonta d'un étage, se saisit du bagage et retourna au fiacre qui l'attendait pour rentrer à son hôtel.
Pour ceux qui lisent sans être inscrit, vous pouvez m'envoyer un petit mail à marie_yaoifan arobase hotmail point fr (faut feinter car le site n'accepte pas les mails) et je vous enverrais un petit mot quand il y aura du nouveau ;)
